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mercredi, 16 novembre 2016

DÉSOLÉ : ENCORE L’ISLAM 3/3

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Lettre grande ouverte à ceux qui gardent les yeux grands fermés (eyes wide shut).

3 – Les agissements des islamistes en France.

L’invention récente des « phobies » morales a donc ouvert un boulevard à un certain nombre de groupes islamiques (Frères, Salaf, Takfir, Wahab, Tabligh, …), activistes très militants et missionnaires prosélytes, qui se font une concurrence acharnée pour accroître leur influence au sein de toutes les communautés musulmanes, et la surface de leur emprise sur "la communauté des croyants". Elles sont là, les forces à l’œuvre dont l’action autorise à dire que l’islam est reparti à la conquête du monde. C’est reparti comme en 632 (victoire de Mahomet sur ses ennemis, qui précède la conquête de la moitié du monde connu à l'époque) ! Daech, avec son djihad, sa férocité, ses cruautés, ses bombes humaines, n’est que la forme la plus extrême de cette guerre.

Ces forces, en France, sans le crier sur les toits, restent bien à l’abri derrière la majorité silencieuse des musulmans qui, comme toutes les majorités silencieuses, tient d’abord et surtout à sa tranquillité. Les tolérantistes à tout crin, qui crient à la moindre critique à « l’amalgame », à la « stigmatisation », ont cependant raison sur un point : la plupart des musulmans qui vivent en France veulent vivre en paix, qu'ils soient pratiquants, juste croyants ou simplement "de culture musulmane".

En revanche, les femmes qui se voilent et les barbus en longue robe qu'on voit de plus en plus dans nos rues manifestent par leur tenue vestimentaire, au minimum, le refus de s’intégrer. Le refus de la France. C'est là que commence le problème de la France : avec l'ostentation de l'islam sur le sol national, s'installe, qu'on le veuille ou non, une forme d'extraterritorialité (dans les mosquées salafistes, notamment). Les autres religions se sont fondues dans le paysage. L'islam est la seule à rester ostentatoirement visible, comme en terrain conquis.

La preuve que c'est un vrai et gros problème nous est donnée régulièrement par les empoignades féroces (dernière en date : le "burkini") que cette ostentation provoque entre différentes composantes de la société. Empoignades qui font apparaître la France comme un pays profondément divisé (ce qui ne peut que réjouir les islamistes). Empoignades qui ont surtout l'avantage, en déplaçant le débat sur les questions de tolérance et de concurrence des définitions de la "laïcité", de laisser dans l'ombre le fait que, derrière le rideau des musulmans pacifiques et plus ou moins pieux, de vrais islamistes veillent et agissent.

Entre ce point minimal et celui qui marque le départ pour le djihad, il y a une foule de points intermédiaires qui, au total, forment un ensemble très flou, aux limites indécidables et multiformes. C’est dans ce flou et ce brouillard que nagent les poissons-pilotes, les sergents recruteurs de l’islam rigoriste, de l’islam prosélyte, de l'islam qui grignote l’espace national, et qui s’installe dans la république comme dans un fromage.

Toute la mouvance reste ainsi dissimulée, bien à l’abri 1 - derrière le rempart formé par les musulmans inoffensifs, bien à l'abri 2 - derrière l'accusation d' « islamophobie » toujours prête à être dégainée et à servir à flinguer l'adversaire, et bien à l’abri 3 - derrière les « grandes valeurs » de tolérance et de laïcité qui structurent, au moins sur le papier, la société française. Essayez donc de distinguer le pacifique du militant, dans ce magma ! Le sceptique du fanatique !

La preuve que ces gens malintentionnés sont bel et bien « En Marche » (bien plus que la nouvelle PME Macron, dont "En Marche" est la raison sociale) a été publiée dans Le Canard enchaîné du 2 novembre, dans un article de page 4 intitulé « Surtension de Coran dans les Yvelines ». Le contenu de l’article, qui a de quoi donner froid dans le dos, est ainsi résumé en sous-titre : « Coups de force salafistes dans les mosquées, infiltrations de Frères musulmans, multiplication des écoles intégristes : les barbus prolifèrent dans les anciens bastions ouvriers du département ».

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L’article cite quatre villes du département : Trappes, Guyancourt, Les Mureaux et Ecquevilly. Guyancourt est la seule, pour l’instant, à avoir échappé à l’emprise : quand les salafistes ont tenté un coup de force sur l’association des musulmans de la ville, la majorité des fidèles sont partis pour fonder une autre structure avec le soutien du maire PS. Les communautés musulmanes, dans les trois autres, sont désormais tenues bien en main, parfois avec le soutien complice des mairies, qui ne veut pas perdre un tel réservoir d’électeurs.

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Dessin d'Aurel dans Le Canard enchaîné du 3 novembre.

A Trappes, « les Frères musulmans ont pris le contrôle des plus importantes » associations de fidèles : l’UMT tient la grande mosquée d’une main molle, qui « a permis aux intégristes de devenir très influents à Trappes ». Les Frères enseignent la religion à 500 personnes, dont des enfants. L’enseignement à domicile a explosé (80 familles déclarées, combien au total ?). L’Education nationale et le maire PS (Guy Malandain, 79 ans) ferment les yeux et gardent le silence sur tous ces agissements. On dirait même qu’ils se félicitent de ce que l’installation de l’intégrisme aille de pair avec « une baisse générale de la petite délinquance ». Des élus républicains délèguent donc, dans une ville française, le maintien de l'ordre aux islamistes ! Encore bravo ! 

Aux Mureaux, la mosquée peut accueillir 1500 personnes, et contrôle une école hors contrat, où le programme d’enseignement est débarrassé de matières aussi futiles que les maths, l’anglais, l’histoire-géo, les sciences, et se soucie de procurer « une éducation basée sur les principes et les valeurs de l’islam ». François Garay est le maire, il est « divers-gauche », et tient aux voix des musulmans comme à la prunelle de ses yeux.

Moralité : il est trop content de laisser faire. Et l'Education Nationale de madame Najat Valaud-Belkacem accepte lâchement l'existence de ce qu'il faut bien appeler une ÉCOLE CORANIQUE, sur le territoire d'une république qui a inscrit l'instruction obligatoire au fronton de ses principes. Mesdames, messieurs, j'ai l'honneur de vous présenter la première école coranique installée en France avec la bénédiction du gouvernement de l'Etat. La suite suivra.

Ecquevilly est logé à la même enseigne : les barbus se pressent pour écouter les prêches de Youssef Abou Anas. Un élu est inquiet de constater que le groupe est tenu par à peine quelques personnes, mais « puissantes » (le mot interroge). L’imam ci-dessus refuse de serrer la main de la maire. La nouvelle équipe municipale a mis fin à une trouvaille de l’imam : il occupait le parc de la mairie « pour y célébrer la prière de l’Aïd ».

Voilà un tout petit bout d’état des lieux. Conclusion : on est en train d'assister à l'essor irrésistible d'une offensive qui vise à enrôler les musulmans de France (y compris les convertis) dans les rangs de l'islam le plus affirmé, le plus rigoriste, le plus à cheval sur les principes religieux. Le plus conquérant.

Je pose une question : en France, combien y a-t-il de départements des Yvelines ? Et la Seine-Saint-Denis ? Et ailleurs ? Combien de villes aux prises avec cette offensive mahométane ? A ceux qui le nieraient, j'oppose 1-le cas de Gilles Kepel, 2-l'instrumentalisation islamique des "phobies", 3-la situation en Yvelines telle que rapportée par Le Canard enchaîné. Difficile, je crois, de balayer ces éléments concrets d'un revers de main méprisant, aussi ténus qu'ils puissent sembler.

Entre l'aveuglement des politiques soucieux d'éviter les vagues et les motifs de division, et de maintenir la paix civile, la lâcheté électorale de certains maires et les appels incantatoires des bonnes âmes à la tolérance envers les "différences", le ver islamiste a encore de belles perspectives pour s'empiffrer du fruit français.

D'autant que la concurrence est rude.

Voilà ce que je dis, moi.

NB : on constatera que j'ai ici renoncé à utiliser comme argument le roman Soumission de Michel Houellebecq, bien que le recours à ce roman prophétique eût été tout à fait pertinent.

lundi, 14 novembre 2016

DÉSOLÉ : ENCORE L’ISLAM 1/3

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Lettre grande ouverte à ceux qui gardent "les yeux grands fermés" (piqué à Stanley Kubrick, qui a réalisé sous le titre Eyes wide shut un très curieux film à partir de La Nouvelle rêvée d'Arthur Schnitzler).

1 – Les surprises de Gilles Kepel

Pour parler franchement, j’en ai un peu assez de parler des musulmans, du Coran, d’Allah, de Mahomet. J’ai autre chose à faire que de m’occuper de religion en général, et de l’islam en particulier. Les religions, à commencer par le catholicisme (dont je suis issu), il y a fort longtemps que je les ai abandonnées. Sans regret. Je n'ai guère de goût pour la spiritualité, pour le rituel de la messe, pour les homélies, pour les prières, pour les curés. La seule chose que j'aime dans l'Eglise, ce sont les églises. Romanes si possible : Orcival ; Saint Nectaire ; Saint Austremoine, à Issoire ; Saint Philibert à Tournus ; Vézelay ; Paray-le-Monial ... 

J’aspire quant à moi à respirer un air débarrassé des miasmes de l’encens, que ce soit dans ses variantes catholique, protestante, orthodoxe, juive, musulmane, bouddhiste, taoïste, shintoïste, animiste, mécaniste, tabagiste, bagagiste, pompiste, biologiste, motocycliste, royaliste, existentialiste, humoriste, alarmiste, séparatiste, je-m'en-foutiste, orthopédiste, dadaïste, maoïste, lampiste, harpiste, bouquiniste, récidiviste, anarchiste, conformiste, illusionniste (j'arrête là, mais je pourrais ...).

Je préfère quant à moi m’aérer les poumons quand l’air est animé, par exemple, de cet élan motorique, de cette puissante marche en avant qui habite et caractérise le choral de Leipzig BWV 656. Quand il est joué convenablement. Et pourquoi pas sur l'orgue Kern de la cathédrale de Bourges (concession au gothique).

Oui, j’en ai un peu assez des miasmes religieux qui empuantissent l'atmosphère. Seulement voilà, je lis, j’écoute, je regarde ce qui se passe alentour. Et voilà-t-il pas que ce matin (3 novembre), j’entends monsieur Gilles Kepel revenir sur la question du djihadisme en France. Kepel, je connaissais vaguement, principalement pour avoir lu en son temps La Revanche de Dieu (Seuil, 1991), qui se penchait sur ce qu’on a appelé « le retour du religieux ». Et pour l’avoir maintes fois entendu intervenir sur les antennes des médias. Comme on dit, Kepel est une « voix autorisée » pour parler de l’islam. 

Dans les débats autour du voile, de la burka, et de la présence grandissante de l’islam en France, je le rangeais parmi les tièdes, les défenseurs timides de la « laïcité à la française ». Pour tout dire, je trouvais qu’il manquait de nerf et de lucidité.

Ce matin donc, sur l’antenne france-culturelle, Gilles Kepel raconte qu’il est allé à Bondy (Seine-Saint-Denis, alias 9-3), pour participer à un débat avec les gens qui animent le « Bondy-blog », ce truc "génial" fondé en 2005 après les émeutes banlieusardes, avec l’aide, je crois, de deux journalistes suisses, pour « donner la parole » à la « jeunesse des quartiers ». Tout se passe bien dans un premier temps. Et puis, au cours du débat, il pense tomber de sa chaise quand il s’entend traiter d’ « islamophobe ». Voilà le grand mot lâché.

Islamophobe, ce grand connaisseur de l'islam, s’il en est, et des pays arabes de l’Atlantique à l’Irak, dont il a une longue pratique ! Je ne savais pas qu’on pouvait passer trente-cinq ans de sa vie à travailler sur un sujet qu’on déteste. Il n’en revient pas. C’est la sidération. Du coup, s’il a manqué de lucidité auparavant, les peaux de saucisson sont tombées de ses yeux. Il constate (enfin !) que le « Bondy-blog » s’est vu, progressivement, infiltré par des copains des Frères musulmans.

En fait, l’accusation d’islamophobie est devenue une étiquette commode dans la bouche des musulmans purs et durs à l'encontre de quiconque émet des idées qui leur déplaisent, qu’ils soient « frères », wahabites, salafistes, takfiristes, que sais-je encore. Une étiquette qui vise à disqualifier d'avance tout ce que pourra dire la personne. Il n’a sans doute pas tort : on a déjà vu ça avec, entre autres, Edgar Morin qui se fait traiter d'antisémite parce qu'il ose critiquer la politique d'Israël à l'égard des Palestiniens. Ou avec, dernièrement, Christine Boutin, qui se fait condamner en justice pour homophobie parce qu'elle a osé émettre l'opinion que « l'homosexualité est une abomination ». 

Les activistes musulmans ont vite compris tout le parti qu'ils pouvaient tirer de l'extraordinaire engouement de toutes sortes de groupuscules pour un mot qui fait des ravages dans les têtes et dans les "débats de société".

Le mot "phobie" fait rage.

Voilà ce que je dis, moi.

mardi, 18 octobre 2016

ISLAM : ENCORE UNE COUCHE !

DERRIÈRE LES FRANÇAIS MUSULMANS 

Non, l’islam, de façon radicale, n’est pas une religion ni une croyance « comme les autres », dont il faudrait tolérer la pratique, à égalité avec toutes les autres, sur le territoire européen en général, et français en particulier. N’en déplaise à tous les tolérantistes enragés, toujours prêts à dégainer l’accusation d’islamophobie, la religion musulmane est inassimilable par l'estomac de la République.

Deux exemples entre bien d'autres : 1 – En Grande-Bretagne, pays où le communautarisme est la règle, les islamistes se sont infiltrés dans les rangs du parti travailliste (la tactique typiquement trotskiste de l’ « entrisme »), ce qui leur a permis de prendre progressivement le contrôle d’un certain nombre de municipalités. J’ai envie d’ajouter : pour commencer, et en attendant mieux.

2 – Une jeune française (Leïla ?) se réclamant du féminisme ose poster sur les réseaux sociaux une vidéo dans laquelle elle déclare qu’elle considère l’islam, la religion dans laquelle elle a été élevée, comme une duperie et un mensonge, et qu’elle le rejette désormais, au même titre que toutes les autres religions, au motif qu’elle refuse de vivre dans la perspective d’un futur et hypothétique paradis, et veut vivre pleinement sa vie terrestre.

Une belle audace ! Mais que n’a-t-elle mesuré le risque avant de se lancer ? Aussitôt, en effet, elle voit déferler dans sa direction un Niagara d’insultes et même de menaces de mort. Elle se voit dans l’obligation de poster une autre vidéo, dans laquelle elle présente ses excuses à tous ceux qu’elle pourrait avoir blessés (une bande-son, entendue le 17/10 aux matins de France Culture). En matière de tolérance, messieurs les musulmans, tirez les premiers ! Mais j'ai l'impression qu'en la matière, on peut attendre qu'il pousse des dents aux poules.

Le seul musulman autorisé à quitter l’islam est le honteux qui tient surtout à ce que nul n'en sache rien : non seulement il ne se vante pas de ne pas faire le ramadan, voire de manger du jambon ou de s'envoyer un whisky, mais il ne tient pas à ce que ça se sache. En revanche, gare aux malotrus qui ont le toupet de crier sur les toits qu'il se soucient comme d'une guigne d'Allah, de Mahomet et du paradis promis. Le grand pianiste turc Fazil Say en sait quelque chose, lui qui a subi un procès pour blasphème envers l'islam parce qu'il avait osé déclarer publiquement qu'ils faisait aussi grand cas de celui-ci que de sa première chemise. Tant que les nations musulmanes laisseront inscrits à leur Code pénal les crimes de blasphème et d'apostasie, on ne pourra rien en attendre de bon. Et je ne parle pas de la "charia".

Je conclus de cette intolérance ahurissante (et potentiellement violente) que l’islam, que les Français sont invités à admettre comme une réalité banale, est une belle saloperie. J’ajoute que je dis ça d’autant plus volontiers que j’ai lu le Coran, invraisemblable puzzle fait de pièces et de morceaux sans queue ni tête, de sentences péremptoires et de rengaines obsessionnelles, et dont le message peut se résumer à cette commination : « Prosternez-vous, ou il vous en cuira ! ».

Soit dit en passant, je voudrais savoir à quoi ressemble le cerveau de tous ces enfants des écoles coraniques sommés d’apprendre par cœur un texte à ce point haché menu, et en combien de morceaux est fragmenté le dit cerveau. A ce sujet, il faudrait remettre en circulation la belle pensée de Thomas d’Aquin : « Timeo hominem unius libri » ("je crains l’homme d’un seul livre", a fortiori d’un seul Livre). Je crois fortement que les prêcheurs de tolérance sont avant tout des salopards, tout prêts à faire entrer la horde des loups dans la bergerie.

Non, trois fois non, la religion musulmane n’est pas comme les autres. Elle est organisée en réalité comme une mafia, qui punit sévèrement tous les membres qui montreraient des velléités de la quitter, comme si l’apostasie ressemblait en quoi que ce soit à la trahison d’une cause sacrée. Chez les catholiques au moins, ça fait belle lurette que l'excommunication ne défrise plus grand monde dans la population, et que l'autorité papale n'ose plus brandir cette arme devenue loufoque.

Cela dit, admettons par hypothèse désintéressée que les Français musulmans qui s’affichent comme tels sont sincères et seulement animés de bonnes intentions. Admettons. Cela ne doit pas nous amener à oublier à quoi tient l’expansion de l’islam depuis l’accession de Khomeiny au trône spirituel et temporel de l’Iran en 1979, et la transformation de la religion en instrument de conquête politique.

Cela ne doit pas nous faire oublier que, derrière tous ces bons musulmans sincères qui se disent français, s’agitent un certain nombre de forces, qui ne sont pas forcément animées des meilleures intentions du monde. Derrière les Français musulmans, on voit en effet à l’œuvre des réseaux d’influence qui ne veulent pas que du bien à l’Europe et à la France.

Ce n’est un mystère pour personne que beaucoup de mosquées construites chez nous depuis vingt ans et plus ont été financées par l’Arabie saoudite, le Qatar, le Maroc, que sais-je ; que les imams qui mènent le prêche, d’une part, le font souvent en arabe, et d’autre part, sont d’obédience wahabite ou salafiste, quand ils n’appartiennent pas à la secte des « frères musulmans ».

C’est cet islam-là, le plus rigoriste, le plus rétrograde, qui, sous couvert de piété et de stricte observance des préceptes de la foi, creuse peu à peu le fossé qui éloigne les Français musulmans des Français « de souche ». C’est cet islam-là qui, en provoquant l’adhésion des femmes, les amène à porter le voile soi-disant islamique, et à se faire ainsi, qu’elles le veuillent consciemment ou non, de simples propagandistes, de vulgaires "femmes-sandwichs" bénévoles, des militantes enthousiastes qui se chargent de faire la publicité gratuitement.

Le voile qui se répand dans nos villes n’est que le signe le plus visible de l’efficacité de la propagande conçue à l’extérieur de nos frontières, par des gens de pouvoir, calculateurs, qui se moquent bien des principes républicains en général, et de la laïcité française en particulier.

Des gens qui doivent se dire qu'il n'est jamais trop tard pour se venger de Poitiers, de 732, de Charles Martel et de toutes les « humiliations » subies au cours de l'histoire. La différence est que l'argent qui leur vient du pétrole qu'ils vendent leur donnent barre sur leurs clients, forcés d'être gentils avec eux (voir Hollande, voir Sarkozy), et leur permet, très pacifiquement cette fois, de poser une botte sur les démocraties. Quelle lâcheté, quel aveuglement, voire quelles compromissions guident ceux qui nient cette réalité qui fait pourtant tache d'huile ? 

Autant les croyances des individus sont respectables (quoique ça puisse se discuter), autant les calculs de ceux qui font de l’islam un instrument de conquête politique sont à combattre sans faiblesse, et surtout sans lâcheté. Les Français qui prêchent la tolérance à tout prix à l’égard des musulmans, qui brandissent le délit d’islamophobie à la moindre occasion, qui récitent les prières du bréviaire des bons sentiments, font semblant de ne pas voir, derrière la foi pourquoi pas sincère des individus, les manœuvres de ceux qui instrumentalisent la religion à des fins politiques.

Ils sont juste coupables de félonie envers la France.

Voilà ce que je dis, moi.

vendredi, 22 avril 2016

UNE IGNOMINIE DU MONDE

Le Monde ne pouvait pas laisser passer l’occasion : à l’approche de la date anniversaire de la Bérézina de Jospin en 2002, le « journal de référence » (quelle blague !) ne pouvait faire moins que fêter dignement la raclée. Et je dois dire qu’en matière de célébration mémorielle, le journal Le Monde s’y connaît, et s’est dignement hissé à la hauteur de l’événement. Pour s’en rendre compte, il suffit de se pencher sur la « une » du numéro daté 21 avril. 

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En flash de gros titre, l’angoisse de voir se répéter le scénario de 2002, où Le Pen avait coiffé Jospin sur la ligne. « 21 avril », ça pète, ça claque, un peu comme « 11 septembre » ou « 13 novembre ». Mais l’attention est bientôt attirée, pour ne pas dire aimantée par le magnifique portrait photographique qui trône superbement en plein milieu de la page. Un portrait réalisé par l’Ukrainienne Olya Morvan : bravo pour la photo ! 

Mais le nom du bonhomme m’a glacé : Tariq Ramadan. Oui, oui, la figure des Frères musulmans. C'est même le petit-fils de leur fondateur. Une intelligence hors du commun, à ce qu'il semble. Le diplomate de l’islam de velours. La tête de pont en Europe de l’offensive musulmane sur le vieux continent. Le Monde lui déroule le tapis rouge de toute une double page au centre du journal. Je trouve que cette obséquiosité journalistique sent très mauvais, même si Le Monde présente le personnage comme un « intellectuel controversé ».

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 Ah, la controverse ! … C’est la même chose dans l’industrie : rien de tel qu’une belle controverse sur le tabac, l’amiante, les émanations des centrales thermiques, les OGM, pour enfumer le public et éviter de mettre les responsables politiques face à leurs responsabilités, et de les obliger à prendre des décisions qui risqueraient de nuire gravement au « climat des affaires », le grand rival du « climat du réchauffement ». 

Pour dénoncer la chose, Naomi Oreskes avait intitulé son excellent livre Les Marchands de doute. On pourrait de la même manière dire que Le Monde participe activement à cette méchante entreprise : faire que les Français doutent de plus en plus d'eux-mêmes, et que la France soit de moins en moins sûre de sa légitimité. C'est un des principaux réflexes conditionnés de la rédaction du Monde : on va traiter le problème sérieusement, et on va dire que telle personne ou tel événement "relance le débat". Vous comprenez, au Monde, on est journalisse (Céline écrivait "communisse", je crois que c'est dans D'un Château l'autre) : pour avoir une idée d'Auschwitz, il faut donner le même temps de parole au nazi et au juif. C'est peut-être cette "neutralité" qu'on apprend au Centre de Formation des Journalistes.

Le débat ! Bande de rigolos ! Exactement ce qu'attendent des gens malintentionnés, prêts à profiter d'une faiblesse de l'adversaire. Qui sommes-nous, bon sang ? La force de Tariq Ramadan, c'est précisément qu'il emprunte le masque débonnaire et imparable de l'objectivité. Ou, à tout le moins, celui d'une "neutralité bienveillante". Qu'est-ce que c'est qu'un débat imposé par l'adversaire, mais surtout admis comme tel par l'interlocuteur crédule, intègre et naïf, qui a fait du "débat" l'un des piliers de la "démocratie" ? Le "débat" sur l'islam en France ressemble comme deux gouttes d'eau à la technique du "pied-dans-la-porte", excellemment décrite par Beauvois et Joule dans leur Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens.

Tariq Ramadan, ce type au nom si révélateur, c’est en effet l’avers suave et velouté de la médaille islamique dont Daech, Al Qaïda, le djihad et la décapitation comme mode de gouvernement sont le revers terrifiant et totalitaire. Mais l’avers et le revers, ça fait une seule et même médaille. Donner la parole sur la durée (la lecture des deux grandes pages, ça prend du temps) à Tariq Ramadan, c’est participer à l’offensive musulmane contre la France. 

Mais le pire de cette « une » du Monde vient juste en dessous : « Pédophilie : la parole se libère au sein de l’Eglise ». Attention, je ne suis pas Paul Claudel derrière son pilier un soir de Noël : je n’ai pas eu d’illumination. La foi catholique m’a quitté depuis longtemps. Il n’empêche que, quand je me demande qui je suis, toutes les réponses à la question, sans exception, me réfèrent aux racines chrétiennes, et même catholiques de la culture européenne en général, française en particulier : je suis entièrement tissé de tout cela, même si des curiosités m’ont poussé à m’intéresser à autre chose, par exemple les musiques arabes. 

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Ce n’est pas non plus parce que je prends la défense des pédophiles. J’observe malgré tout que notre époque a érigé la pédophilie en dernier rempart moral, en ultime tabou sexuel, en même temps qu’elle confère à l’enfant tous les caractères du sacré qui l’a désertée. Faire d'un enfant un objet sexuel est répugnant et punissable, nous sommes d'accord.

Ce qui me fait réagir vivement à la composition de cette « une » du Monde, c’est le caractère caricatural de la balance qu’elle présente : d’un côté l’abominable flétrissure qui se grave dans l’épaule d’une institution qui porte les traces d’une longue histoire, comme la fleur de lys marquait autrefois l’épaule des galériens. Je note au passage que le titre est un décalque de "La parole libérée", cette association fondée, entre autres, par un haut personnage du ministère de l'Intérieur, peut-être son attaché de presse, par ailleurs journaliste,semble-t-il. Tant soit peu suspect, vous ne trouvez pas ? Il en faudrait peu pour voir là une opération commando, genre "La Légion saute sur Kolwesi" (film de Raoul Coutard, 1980).

De l’autre, la glorification iconique d’un individu dont l’unique préoccupation est de faire en sorte que l’islam pousse en terre française des racines toujours plus profondes. Je l’ai déjà dit : on ne déracinera pas l’ivraie musulmane. Ce qui est fait est fait. Et comme le "bon grain" a tendance à se faire rare ...

En revanche, participer à la banalisation et à la popularisation du fait islamique sur le sol français, tout en jetant la plus vieille des institutions qui ont fait la France en pâture au mépris général, voilà une bien vilaine action. 

Je ne sais pas vous, mais moi, la juxtaposition de ces trois thèmes en « une » du Monde (21 avril, Ramadan, pédophilie catholique) ne me semble pas l'effet du hasard. Le message de la « une » du Monde daté 21 avril est clair : elle invite à mettre à la poubelle l’Eglise catholique et à se prosterner devant l'homme qui se présente comme celui qui prépare le chemin d’Allah en France. Peut-être pour contrer la montée de l'extrême-droite. Qui veut la peau de l'idée catholique ? Qui veut la peau de l'Eglise en France ? Qui veut l'extension de l'islam en terre chrétienne ? Je ne sais pas, mais j'entends la meute : « Crucifiez Barbarin ! ». Il y a des précédents.

L’hypothèse de l’élection d'un Ben Abbes à la présidence de la France en 2022, qu’on trouve à la fin de Soumission de Michel Houellebecq, devient de moins en moins farfelue, qui voit au second tour s'affronter l'islamo et le facho. Si l'hypothèse devient un jour réalité, on le devra, au moins en partie, à l’empressement déférent du Monde. 

Tout se met en place. Vivement 2022, semble-t-on se dire au Monde.

Voilà ce que je dis, moi.

mardi, 05 avril 2016

ISLAMISATION, MAIS EN DOUCEUR

Ainsi, jour après jour, l’islam trouve de nouveaux moyens de nous boucher l’horizon et de nous empuantir l’atmosphère. Quand ce n’est pas à coups de kalachnikov et de bombes humaines prêtes au « sacrifice », c’est à coups de maillots de bain « islamiques », vous savez, cet uniforme de ninja (le mercenaire féodal du Japon ancien)

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Il ne manque pas grand-chose pour en faire une guerrière (voir illustration suivante).

fabriqué exprès pour que les dames qui se réclament de la religion musulmane puissent se joindre, dans les piscines, aux femelles lubriques qui ont la coupable impudeur d’offenser les yeux d’Allah et du prophète en ne couvrant leurs parties honteuses (est-il besoin de préciser que "honteuses" désigne les seins, le pubis et le cul ?) que du triangle exigu de quelques morceaux d’étoffe, au risque d'attiser la convoitise et la concupiscence des mâles (on suppose des gens à sexualité normale). 

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Un ninja, un vrai de vrai, pour sûr. Sa tenue, masque compris, s'appelle-t-elle un "burkini" ? Se baigne-t-il ainsi vêtu ?

Après les bombes de Zaventem, donc, le tout dernier cri de la mode qui se donnera à voir sur les plages d’aussi charmants pays que l’Arabie saoudite et du Qatar. Ah, on me dit que ce sera sur nos plages ? Bah, au point où nous en sommes … Blague à part, que nous apprend la mousse médiatique qui vient de se répandre sur ce thème ? 

Je crois que c’est très simple : après le « hard power » (attentats, massacres, bombes, etc.), le « soft power ». Pendant l’offensive islamique armée, l’offensive islamique en douceur continue. Il faut vraiment se voiler la face pour ne pas voir ça. Regardez par exemple ce qui se passe sur les « réseaux sociaux » après que madame Laurence Rossignol (ministre des familles, de l'enfance et des droits des femmes) leur a étourdiment jeté des propos que les dits « réseaux sociaux » attendaient pour pouvoir monter leur mayonnaise. 

Le Monde (3-4 avril) s’est fait l’écho de la chose : « Bien sûr qu’il y a des femmes qui choisissent, il y avait aussi des nègres américains qui étaient pour l’esclavage ». Je trouve que ce n’est pas mal envoyé. Il paraît qu’on a surtout reproché à madame Rossignol l’emploi du mot « nègre ». Les flics du « politiquement correct » font régner l’ordre dans la langue. Pour un peu, ça me réconcilierait presque avec certaines féministes (pas toutes, loin de là, il ne faut pas exagérer). 

Rien de tel qu’une bonne controverse pour asseoir l’objet du débat directement en plein milieu de l’avant-scène, juste sous les feux de la rampe. L’inquiétant, dans cette affaire, c’est que des marques commerciales aient jugé une telle innovation potentiellement assez rentable pour se lancer dans l’aventure en y investissant. Je conclus de cette décision que les marques en question jugent qu’il existe un « marché » pour un tel produit. 

S’il en est ainsi, ça veut dire que le ver est dans le fruit. Que l'ichneumon islamique (à moins que ce ne soit la rhysse persuasive musulmane), perçant de sa tarière notre si fragile verni de civilisation chrétienne, a déposé ses œufs mahométans parmi les larves en lesquelles nous avons dégénéré. Et ça veut dire que notre réalité est en train, paisiblement, de se rapprocher de la fiction que Michel Houellebecq mettait en scène dans son roman « scandaleux » Soumission, paru au moment de l'attentat de Charlie Hebdo : la société française s’accoutume à la soumission à des normes qui contredisent tout ce qui définit la civilisation que son passé lui a transmise. Le simple fait qu'il y ait controverse montre notre affaiblissement "culturel". Et alors ? Où est le mal ? Il faut s’adapter, voyons, vivre avec son temps. 

Madame Badinter est sûrement bien intentionnée en appelant au boycott des marques promotrices du « burkini », mais elle se fourre le doigt dans l’œil : s’il y a un « marché », c’est qu’il y a des clients. J’attends juste de voir à quoi ressemblera la plage l’été prochain : comment réagiront les femelles honteusement dénudées face à des baigneuses vêtues de pied en cap et aux formes soigneusement effacées par la coupe vestimentaire ? 

Comme le déclare Hélène Agésilas : « La France a un retard sur la mode islamique ». La dame a créé la marque Fringadine, « qui vend des vêtements longs typiques de cette mode dite pudique. "Il y a une réelle demande des femmes", souligne-t-elle dans un entretien à l’AFP, citant une étude selon laquelle le marché mondial de la mode islamique, évalué par un cabinet à 230 milliards de dollars (202 milliards d’euros) en 2014, pourrait atteindre plus de 320 milliards en 2020 ». C’est ainsi que se conclut l’article du Monde (je passe sur "une étude" et "un cabinet" : tout ça est bien flou). J'aime beaucoup la formule "la mode dite pudique" : c'est sans danger, voyons, c'est à ranger dans les futilités de la mode. Et puis, s’il y a du beurre à se faire … 

Les mahométans n’ont pas fini de grignoter notre espace et de nous bouffer l'air que nous respirons. Les mahométans se frottent les mains en serinant à leur profit nos beaux slogans sur la "tolérance". Quand ce n’est pas brutalement, c’est tout en douceur, exactement comme dans les interrogatoires : le bon flic (la marque vestimentaire) et le flic méchant (le djihadiste) se partagent la tâche. La stratégie fait que le malfrat (le bon peuple) finit par se confier au premier parce qu’il craint le second (en se disant : "ce sera moins pire"). On peut compter sur la lâcheté et la veulerie morale de Hollande, Valls et compagnie pour leur faciliter la tâche. 

Les djihadistes de l’Etat Islamique qui commettent des attentats et les marques qui lancent la mode du « burkini » ne sont pas ennemis : ils marchent main dans la main, ni plus ni moins que, pour bien cuisiner un suspect, les flics se répartissent les rôles du bon et du méchant. 

La bombe et l’esthétique de la mode sont les deux faces de la même médaille stratégique. Au motif que la recherche vestimentaire est moins pire que l’assassinat de masse, l’Européen, le Blanc, le Français préfèrera la « non-violence » inoffensive du maillot de bain (le flic gentil) agréable aux yeux d’Allah, dans l'espoir que ça lui permettra d'échapper à la folie meurtrière (le flic méchant). 

Sarkozy a beaucoup à apprendre de tout ça : pour ce qui est d'occuper le terrain et de faire parler de soi, il n'arrive pas à la cheville des fervents de l'islam, que celui-ci se présente sous les dehors conviviaux et pacifiques de la tolérance façon Tariq Ramadan, ou qu'il brandisse d'un bras vengeur la kalachnikov ou la bombe. L'islam aujourd'hui a une seule idée en tête : la conquête. Instaurer le débat en France autour de la question de l'islam est en soi une victoire de l'islam : pendant que je discute avec les tolérants, j'avance mes pions. Les esprits européens commencent à se faire à cette perspective. Au fond, pourquoi pas, semblent-ils se dire ?

Si j’ai bien compris, c’est pour demain, l’élection de Mohammed Ben Abbes, patron de "La Fraternité musulmane", à la présidence de la République française. Réalisant point par point le scénario imaginé dans Soumission. 

Ben Abbes président. Et Michel Houellebecq est son prophète. 

Voilà ce que je dis, moi.

vendredi, 13 février 2015

L'ISLAM N'AIME PAS LA FRANCE (5)

2/2

 

J'évoquais la tribune du professeur de philosophie Soufiane Zitouni, parue dans Libération. Il donnait les raisons pour lesquelles il a démissionné de son poste au lycée Averroès de Lille après cinq mois d'exercice.

 

S’il faut l’en croire, le lycée Averroès de Lille fonctionne comme une antenne des Frères Musulmans en territoire français : au CDI, pas un livre de ou sur Averroès, grand humaniste du 12ème siècle, ange éponyme et tutélaire, qui plus est, de l’établissement. Averroès, l’Egyptien Youssef Chahine lui avait consacré un beau film en 1997. On pourrait dire que ce film faisait bilan de ce qui s'est passé dans l'islam au 12ème siècle (sorte de stase de l'esprit), et qu'il annonçait ce qui se laissait déjà présager du siècle présent.

 

En revanche, en veux-tu en voilà, des ouvrages des frères Tariq et Hani Ramadan (tiens, j'ai vu avant-hier la photo de Frère Tariq dans Le Monde). Les deux éléments mis bout à bout, on admettra que c’est mauvais signe. Les frères Ramadan, autrement dit les porte-parole des Frères Musulmans en terre européenne, même s'ils s'en défendent à hauts cris.

 

Je mentionnerai deux points en particulier du propos de Zitouni : 1 - un antisémitisme assez généralement partagé et banalisé parmi les élèves ; 2 - l’impossibilité d’aborder les choses de la religion, à commencer par la personne du prophète Mahomet, pour cause de tabou absolu. Je passe sur les ablutions rituelles dans les toilettes communes et la prière devant la machine à café. Il conclut : « En réalité, le lycée Averroès est un territoire "musulman" sous contrat avec l’Etat ». La phrase est à retenir. Tout ce que dit Soufiane Zitouni est au moins possible, pourquoi pas vraisemblable, et mérite au moins l’attention que requiert tout témoignage.

 

Mais l’affaire se complique : Libération publie, le lendemain même, un article signé Haydée Saberan, intitulé « A Lille, le lycée Averroès attaque un prof de philo en diffamation », suite à la conférence de presse organisée dans l’urgence par les responsables de l’établissement. Il n’y a aucune raison de soupçonner la rédactrice de l’article de partialité : elle a fait son boulot, elle est allée sur place, a rencontré des responsables, des professeurs, des élèves. Je retiens malgré tout du texte l’effet d’amortisseur qu’il produit sur le lecteur, qui a tendance à se dire que oui, peut-être que Zitouni exagère.

 

Car Soufiane Zitouni, selon plusieurs, exagère, monte en épingle, généralise à partir de quelques cas. Ils soulignent que les problèmes soulevés ici ne sont pas spécifiques à l’établissement, mais largement répandus dans le secondaire français, ce qui est hélas probable. Le "principal" du lycée (je croyais qu’on disait « proviseur ») découvre étonné que ce professeur de philosophie parlait beaucoup de l’islam en cours, au point qu’il demande au rectorat de diligenter une enquête.

 

Qui croire ? C’est parole contre parole. Ah, un indice peut-être : les relations que le lycée entretient avec la maire de Lille, Martine Aubry, sont exécrables. Pour quelle raison ? Elle pense que Amar Lasfar, recteur de la mosquée de Lille-Sud, pratique le double langage. Or Amar Lasfar est d’une part un fondateur du lycée Averroès, et d’autre part le président de l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF). Tirons ce fil.

 

Il se trouve que l’UOIF n’a pas très bonne réputation, d’un point de vue républicain. C'est en effet la branche française des Frères Musulmans. J'ai tendance à comparer le fonctionnement de la confrérie des Frères Musulmans à celui de la franc-maçonnerie, et pourquoi pas d'une secte : même ritualisation, même cérémonie d'allégeance, même présence d'un « projet » plus ou moins global. Tiens, ça se précise, on dirait.

 

Si l’on se souvient que Tariq Ramadan, cette belle incarnation de la notion d'"homme d'influence", cet avocat de la cause musulmane en terre "chrétienne", est un proche des « Frères », qu’on trouve ses ouvrages au CDI du lycée Averroès (Averroès l'humaniste étant le grand absent des rayons), et qu’il est passé maître dans l’art d’adapter son discours aux circonstances et aux interlocuteurs, et de retourner les griefs à son encontre contre leurs auteurs, on commencera à se dire que Soufiane Zitouni est loin d’avoir tort sur toute la ligne.

 

« Le lycée Averroès est un territoire "musulman" sous contrat avec l’Etat » : il se pourrait même qu’il ait raison. Combien de temps nous faudra-t-il pour aboutir à la conclusion que la fantaisie d'anticipation à laquelle se livre Michel Houellebecq dans Soumission n'est qu'une préfiguration de ce qui nous attend ?

 

Naomi Oreskes a publié Les Marchands de doute pour montrer la terrible virtuosité des industriels les plus polluants et mortifères de la planète dans l’élaboration de discours et d’argumentaires destinés à semer le trouble dans l’esprit des responsables et des décideurs pour les empêcher de signer des interdictions ou même des restrictions nuisibles à leurs affaires.

 

Rien de tel qu’une bonne plainte en diffamation pour introduire le doute. Devinette : à qui profite le doute ?

 

Conclusion : le problème de l'islam n'a pas fini de se poser à la France. Car le problème de la France, c'est que, en même temps que les frères Kouachi et Coulibaly se réclament de l'islam pour commettre leurs assassinats, des "responsables" musulmans sunnites (Université Al Azhar, Le Caire) comme chiites (ambassadeur d'Iran à Paris) déclarent à l'unisson que Kouachi et Coulibaly, de même que tous les terroristes, ne sont pas musulmans.

 

Comment je fais, moi, pour m'y retrouver ?

 

Pas d'amalgame et pas de stigmatisation, je veux bien, mais qu'on me dise comment on fait pour s'y retrouver entre ceux qui combattent et tuent au nom d'Allah, et ceux (du même bord ?) qui disent que ce n'est certainement pas au nom d'Allah. Que disent-ils, les musulmans pacifiques ? « Ces assassins ne sont pas musulmans ». Que disent les assassins ? « Allah Akbar ». Et certains nient qu'il y ait un problème. Et certains publient des livres intitulés Pour les Musulmans (Edwy Plenel).

 

C'EST QUOI L'ISLAM ? La question commence à me courir sur le haricot (de mouton de panurge).

 

Peut-être que la réponse est dans le Coran : comme dans la Bible, on y trouve autant d'invocations à la paix que d'appels à la guerre.

 

C'est comme l'histoire des historiens : on y trouve tout ... et le contraire de tout.

 

Moralité : la religion est bien comme la langue d'Esope, à un détail près : c'est bien la pire et la pire des choses.

 

Voilà ce que je dis, moi.

 

vendredi, 28 septembre 2012

DU RACISME ANTI-FRANçAIS

Pensée du jour :

« Entre l'absence et la chemise,

Le temps d'une exhalaison,

Fume le corps de gourmandise

De nos appétits sans raison ».

 

 

Ainsi, monsieur JEAN-FRANÇOIS COPÉ, un clone de NICOLAS SARKOZY, drague les voix d’extrême-droite en soutenant qu’il existe un racisme anti-blanc, sur le territoire même de la République Française, une et indivisible. A entendre, les bouchons dans les oreilles, les hurlements des accusateurs, on se dit que JEAN-FRANÇOIS COPÉ est un salopard fasciste.

 

 

Je ne crois pas que JEAN-FRANÇOIS COPÉ soit un salopard fasciste. Il est juste un politicien français. Pour lui, la présidence de l’UMP n'est qu'une rampe de lancement. En direction du perchoir national : la Présidence de la République. Avec son « racisme anti-blanc », il se contente de répliquer à l’annonce surprise de FRANÇOIS FILLON de 45.000 parrainages en vue du prochain congrès de l’UMP. « Il faut lâcher le congrès », lisait-on jadis dans l’Album de la Comtesse, du Canard enchaîné (contrepèterie relativement facile).

 

 

Il faut le comprendre, COPÉ : FILLON lui a grillé la politesse, en annonçant dans les médias un nombre pharamineux de signatures et de soutiens. Cramé, COPÉ. Obsédé par la Présidence, que vouliez-vous qu’il fît ? Son raisonnement ? « Comment vais-je lui faire manger ses dents, à ce Néandertal ? » Une petite séance de « brain-storming » avec son « staff » (je cause moderne), et voilà le racisme anti-blanc qui arrive sur le devant de la scène. Vas-y à fond, coco ! C’est tout bon ! La best réplique sur l’échelle de Richter. Enfoncé, FILLON.

 

 

C’est entendu : COPÉ drague les voix du Front National, c'est-à-dire la frange droite des militants UMP. Il n’est pas fasciste pour autant. Monsieur COPÉ est un pur produit de la politique à la française : la politique considérée comme une carrière. En son temps, ALFRED JARRY avait écrit un article paru dans Le Canard sauvage, n° du 11 au 17 avril 1903, intitulé « La Passion considérée comme course de côte ». De nos jours, tout est possible, et l’horizon de l’ambitieux s’élargit au-delà des dimensions humaines, comme l’horizon russe au moment où monsieur HITLER se mit dans l’idée fixe de l’envahir.

 

 

COPÉ ? Il va juste à la pêche. C’est, comme on dit, une opération de communication. Elaborée dans un bureau de petit comité. Les penseurs de ça sont dix au maximum. FILLON  dispose d’une équipe identique. Tout le monde est grassement payé, en spéculant sur l’avenir, comme MANUEL VALLS et ARNAUD MONTEBOURG l’ont fait avant l’élection de HOLLANDE. Aucune de ces personnes n’a, à proprement parler, de « ligne politique ». Exercer le pouvoir est le seul objectif.

 

 

Reste, paraît-il, le « débat ». On parle ici de faits et de réalité. Existe-t-il, aujourd’hui en France, un racisme anti-français ? Existe-t-il un racisme anti-blanc ? Eh bien, mesdames et messieurs, au risque de choquer, je dis que la réponse est OUI. Il faut, certes, relativiser : le racisme anti-français se développe dans des portions très délimitées, et même très limitées du territoire national. Il n’empêche, il existe. La haine de la France se développe dans certaines villes de France.

 

 

Maintenant, regardons un peu ce qui s’est passé dans les principaux pays arabes pendant les trente dernières années : l’Egypte de ANOUAR EL SADATE, l’Algérie de CHADLI BENJEDID, la Tunisie de ZINE EL ABIDINE BEN ALI. La Libye de KHADAFI est un cas à part : j’aurais envie d'opérer un rapprochement entre le « Guide de la Révolution » et un certain JOSIP BROZ, dit TITO (Yougoslavie). Tant que le dictateur fait régner son ordre, les populations vivent dans une unité relative. Lui disparu, l’Etat central et unificateur a tendance à se désagréger.

 

 

Mais ailleurs ? SADATE, et MOUBARAK après lui, achète la paix à coups de mosquées, réprimant les Frères Musulmans, mais en ayant soin de leur laisser gérer la misère sociale, l’entraide mutuelle, les associations de secours à la population. Si la situation diffère en Tunisie, et surtout en Algérie, elle s’en approche. Tunisie ? Mosquéisation à fond la caisse, gestion du social aux islamiques. Algérie ? Arabisation à fond la caisse pour éradiquer le souvenir même de l’infect colonisateur, gestion du social aux religieux.

 

 

Vous avez repéré les termes de l’équation ? Le clan au pouvoir (MOUBARAK et sa famille, BEN ALI et sa femme, la redoutable LEÏLA TRABELSI et toute sa parentèle, une clique de généraux puissants et BOUTEFLIKA qui leur sert de faux-nez) vit sur le tas d'or qu'il a piqué, achetant ici et là les bonnes volontés influentes et utiles ;  la population, pour l’essentiel, croupit dans la misère et le chômage ; l’Islam progresse, prospère, croît et embellit sur le fumier du social, négligé par le pouvoir.

 

 

Maintenant regardez les « quartiers » français. Ôtez le clan prédateur de l’équation, reste quoi ? L’Islam d’un côté, de l’autre, la misère et le chômage. Ajoutez à l’équation la guerre israélo-palestinienne : MOHAMED MERA est une exception du fait qu’il passe à l’acte, c’est le moins qu’on puisse dire.

 

 

Mais le sentiment anti-français qui l’animait, la motivation qui était la sienne, pensez-vous qu’ils demeurent une exception, dans nos banlieues ? L'identification aux Palestiniens comme victimes est largement répandue. Et imaginez maintenant cette misère chômeuse, trafiquante et islamisée avec des kalachnikovs dans les mains. C’est juste une image. J’espère.

 

 

C’est sur ces entrefaites (tiens donc !) qu’on apprend, ces derniers jours, que le Qatar, qui a déjà acheté, entre beaucoup d’autres, le P.S.G., a proposé au gouvernement de créer un fonds d’investissement qui serait là pour aider des jeunes des banlieues (d’origine essentiellement maghrébine) à créer leur entreprise. Le dit gouvernement s’est empressé d’accepter, en précisant évidemment qu’il serait présent dans le financement pour contrôler. Mon oeil !

 

 

Sans même parler des prêches dans les mosquées le vendredi, est-il vrai que les responsables politiques français, nationaux et territoriaux, laissent des « associations » plus ou moins confessionnelles s’occuper des populations « issues de l’immigration » ? Oui ou non ? Une petite subvention par-ci, on ferme les yeux par-là ? Que croyez-vous qu’il arrivera, à la longue ?

 

 

Et monsieur HARLEM DESIR (avec ses congénères prêcheurs stipendiés de la diversité, de la mixité sociale, du « métissage » et de la tolérance) s’indigne (le mot est faible) qu’un politicien français « droitise » son discours et récupère des idées du Front National.

 

 

Ces idées ne sont celles du Front National que parce qu’une portion non négligeable de la population française « de souche » a l’impression, en certains lieux, de ne plus être chez elle. Car le Front National n’existe que parce qu’il a une clientèle : toute demande suscite une offre qui se propose de la satisfaire. C’est la loi du marché.

 

 

Maintenant, prenez un politicaillon – mettons qu’il s’appelle JEAN-FRANÇOIS COPÉ – qui désire progresser en direction du pouvoir et qui, pour cela, a besoin d’occuper un poste-clé au détriment de son principal rival – mettons FRANÇOIS FILLON. « Ah, FILLON me grille la politesse en proclamant le nombre de ses soutiens UMP ? Puisque c’est comme ça, je me mets « au centre du débat » (pour parler comme les « journalistes ») en claironnant sur le thème ». Car il ne s’agit que de rassembler des voix sur son nom. Pas de résoudre un problème.

 

 

Mais cela ne veut dire en aucun cas que le problème n’existe pas.

 

 

Voilà ce que je dis, moi.

 

 

vendredi, 23 mars 2012

MOHAMED MEHRA, MUSULMAN DE FRANCE ?

Musulmans de France, avant toute autre considération, vomissez publiquement et officiellement MOHAMED MEHRA ! Dites une bonne fois qu'il n'est pas musulman. C’est une condition pour vivre en paix.

 

 

Introduction 

 

En France, les homosexuels de tous les nombreux sexes, les femmes de tous les innombrables « genres », y compris le genre féministe, les musulmans de toutes les multiples religions musulmanes réclament l’égalité de traitement avec les autres sexes, les autres genres, les autres religions.

 

 

Tous ces gens crient à l’égorgement, voire au crime historique, quand on fait mine de s’en prendre, par exemple et au hasard, aux cinq prières de l’Islam, quand elles ont lieu dans la rue ; ou bien quand une des deux lesbiennes d’un couple se voit refuser l’autorité parentale par un tribunal ; ou encore quand une agence de publicité lance (c’était il y a déjà un moment) une célèbre campagne de publicité pour la crème fraîche semi-épaisse Candia « Babette » :

 

 

« Babette, je la lie, je la fouette,

et parfois elle passe à la casserole ».

 

BABETTE BLEUE.jpg 

 

Dans les trois cas, la catastrophe, mes amis ! Si vous aviez vu les chiens (et les chiennes) de garde se déchaîner en concerts d’aboiements rageurs et haineux. Le paradoxe, qui n’est pas du tout amusant, c’est que tous ces gens avaient l’énorme culot de se présenter comme des « victimes » et de hurler à la « stigmatisation ».

 

 

Il est aussi arrivé que les critiques de mode ne soient pas tendres, mais alors pas tendres du tout, avec certaines manifestations publiques de la dernière mode vestimentaire coranique. Pourtant, nombreuses étaient les voix qui acclamaient les superbes modèles, inspirés par Allah, retouchés par son prophète, caractérisés par l’ampleur des lignes, la profondeur des plis, le moiré des tissus.

 

 

Et cette fente dans les étoffes, si habilement conçue pour donner tout son éclat à l’intensité du regard, soulignée par le trait charbonnant du khôl du meilleur goût, ah, quelle trouvaille ! Ah, cette fente dans les étoffes, qui fait trépider le cœur du fiancé le soir des noces : « Vais-je dénuder Vénus en personne ? Vais-je tomber sur un boudin moustachu ? ». On ne dira jamais assez combien il est nécessaire de préserver le mystère de l’amour jusqu’au dernier moment.

 

 

Bon, je cesse de tourner autour du pot tout en noyant le poisson, c’est de l’Islam que j’avais l’intention de parler. Pour dire mon ras-le-bol. Islam par-ci, musulman par là, mosquée par ailleurs : la nausée, je vous dis ! On nous fait bouffer de l’imam, de l’UOIF, du CNCM, du DALIL BOUBAKEUR, de l’islamisme fondamentaliste, du Frère Musulman et du salafiste jusqu’à nous en fourrer dans les trous de nez.

 

 

Plus possible d’écouter la radio ou de regarder la télévision sans se faire apostropher sur le « nécessaire dialogue des religions ». Plus possible de déambuler en ville sans tomber sur ces insultes ambulantes que constituent des femmes couvertes de tissu et des hommes habillés d’une grosse barbe et d’une longue robe. Je me dis : « Il est en train de se passer quelque chose ».

 

 

Je vais vous dire, moi, le « dialogue des religions », je m’en tape, pour la bonne raison que les religions, toutes les religions, déjà et d’une, je m’en tape. Et que j’estime avoir le droit de vivre et de marcher dans la rue sans me faire bassiner par des religieux, quelle que soit la mitre dont ils sont coiffés.

 

 

L’Europe n’a pas réussi, après de longs siècles de travail guerrier, à se laïciser, pour que des outrecuidants, le plus souvent venus d’ailleurs (c’est le simple constat d’une vérité de fait), viennent piétiner en rangs serrés le devant de la scène médiatique. Si les outrecuidants parviennent à y rester, sur le devant de la scène, c’est qu’il se passe quelque chose. Quoi ?

 

 

Voilà ce que je dis, moi.

 

 

A finir demain.

samedi, 17 mars 2012

INTEGRISTE, MAIS SEULEMENT EN PUBLIC

Tiens, je vais vous en narrer une bien bonne sur les musulmans. L’action se passe en Egypte. On sait que les Frères Musulmans et les « Salafistes » se sont partagé les sièges de députés.

 

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ÇA, C'EST AVANT L'HISTOIRE 

 

Pour être clair, disons que les salafistes sont à l’Islam ce que Monseigneur LEFEBVRE est au catholicisme : tous prêchent le retour à la pureté des origines de la religion. Il est vrai que, plus les siècles passent, plus ce que fut la pureté originelle se couvre de brumes, de brouillards, voire de purées de pois. La Fraternité Sacerdotale Saint Pie X du catholique ne vaut-elle pas le retour des salafistes à Mohamed et aux cinq premiers imams ? Qui va être habilité pour authentifier la source ? On sera sans doute d'accord : tout ça est de la reconstruction a posteriori. Du fantasme.

 

 

L’individu qui se déclare salafiste (« salaf » veut dire « ancêtre », paraît-il) a donc l’interdiction stricte, formelle et absolue de modifier quoi que ce soit à ce que le créateur a voulu faire de lui. Il n’a pas le droit de modifier le plus petit atome qui le compose. D’où, sans doute, la pilosité, qui tend, en particulier sur les joues et le menton, vers l’infini. Le même genre de sottise que celle qui pousse les Témoins de Jéhovah à refuser les transfusions sanguines et la crémation, à cause de la Résurrection des Corps au Jour du Jugement.  

 

 

Voici l’histoire : ANWAR AL BILKIMY a donc été élu député. Un jour, le visage couvert de bandages et de pansements, il déclare à la télévision qu’il a été sauvagement agressé dans sa voiture par une bande armée qui lui a, au surplus, volé 100.000 livres (égyptiennes, comme la télévision). Résultat, un déluge de témoignages d’amitié et de solidarité.

 

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N'EST-CE PAS, QUE ÇA FAIT VRAI ?  

 

Seulement voilà, tout est faux. Le personnel de l’hôpital où a été soigné ANWAR AL BILKIMY a prévenu les autorités, qui ont ouvert une enquête judiciaire, qui a ému violemment le parti salafiste Al Nour, qui a demandé des explications au député, qui, sous les diverses pressions qui commençaient à s’exercer, est passé aux aveux.

 

 

Et vous savez quoi ? Ce député à cheval sur la loi coranique, ce député faisant la leçon à tout le monde, ce député, tout simplement, s’est fait refaire le nez. Dans une opération de chirurgie esthétique. Honnêtement, je ne suis pas sûr que le Coran dise explicitement si de telles opérations chirurgicales sont autorisées ou interdites. Mais ce qui est sûr, c’est que c’est si mal vu parmi les siens que c’est rigoureusement interdit.

 

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Ce qui a le plus de mal à passer, dans la population, c’est que le monsieur a englouti dans l'opération l’équivalent de quatre ans de salaire d’un Egyptien moyen, d’autant plus que la pauvreté a littéralement explosé depuis la chute de MOUBARAK, et que la violence et la délinquance se sont répandues. Inutile de dire qu’il a été obligé de démissionner illico de son parti et de son mandat de député, c’est bien le moins.

 

 

Il a été, pour faire bonne mesure, obligé de présenter des excuses solennelles et publiques « aux médecins de l’hôpital, à son parti, à tous les membres du Parlement, aux médias, aux forces de sécurité et au peuple égyptien ». Il me semble qu’on a oublié les femmes et les ratons laveurs, mais bon. Il y a des femmes qui n'aimeront pas la phrase précédente, je m'excuse auprès d'elles.

 

 

Ce qui me fait le plus plaisir dans cette histoire, c’est que, si celle-ci a fait scandale, c'est que d’autres se sont sans doute déroulées en coulisses mais sans en sortir. La bulle qui éclate à la surface prouve l’accumulation de gaz dans l’épaisseur de la vase au fond de l’étang. C'est bien connu, il n'y a pas de fumée sans vase.

 

 

Tiens, dans le « Proxi » (épicerie arabe) de la rue d’Austerlitz, le gérant a placé juste en vitrine, bien visible, une étagère avec un ébouriffant alignement de flasques de divers alcools forts. Et le gars que j’en ai vu sortir, très barbu et très gandoura grise, portait une grosse bouteille d’une boisson gazeuse américaine dans la main droite, et dans la manche gauche de son vêtement, il s’efforçait de dissimuler la petite bouteille de whisky achetée en même temps.

 

 

 

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La religion, d'accord, mais surtout comme signe extérieur. Tout dans l'affiche, rien à l'intérieur. C'est curieux, mais c'est comme ça que m'apparaissent tous ces gens qui tiennent à faire savoir à tout le monde qu'ils sont pieux, en arborant des symboles, des vêtements, des barbes ou des ratons laveurs.

 

 

J’en conclus qu’il ne faut pas confondre le principe et la réalité. Le Coran, c’est pour le principe. Pour votre gouverne, je rappelle que le principe, c’est ce qui se respecte quand on est en public. Si vous êtes en public quand la réalité se met à contredire le principe, vous êtes mal, honte à vous, shame on you. Vous méritez les fers, l'estrapade, le pilori, l'ostracisme, le bûcher, la flagellation et, pour finir, l'infamie infamante.

 

 

D'ailleurs, « Enfer et damnation, je suis fait », s’exclame Blondeaux Georges Jacques Babylas, régulièrement dénoncé en public à la fin des enquêtes du commissaire Bougret (« Ah, patron, c’que vous êtes fort ! », s’exclame le brave Charolles, béat d’admiration). La présente allusion, qui ne se trouve pas dans le Coran (pourtant j'ai bien cherché), s’adresse exclusivement aux bienheureux et aux initiés, bienheureux parce qu’initiés, cela va sans dire.

 

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ALLEZ, JE VOUS DONNE UN INDICE 

 

Et j’en conclus qu’être musulman, y a pas de sot métier. « L’islam, ça mène à tout, à condition d’en sortir ». Il va de soi que le présent apophtegme, empreint de la componction et de la nitescence que confère la sagesse populaire, vaut pour toute autre croyance religieuse.

 

 

Voilà ce que je dis, moi.     

 

 

 

samedi, 04 février 2012

LE FLEAU DU DROIT DE VOTE (3)

 

Les tribulations d’un bulletin de vote en Afrique et ailleurs.

 

Le Sénégal est une démocratie, c’est entendu. C’est en toute indépendance que le Conseil Constitutionnel de cette démocratie exmplaire a validé, au mépris de la Constitution, la candidature d’ABDOULAYE WADE à un troisième mandat (il a 80 ans bien tapés), tout en refusant celle de YOUSSOU N’DOUR, sans doute trop chanteur pour être assez avide de pouvoir. Ne pleurons pas trop sur ce dernier, qui possède à peu près tout ce qui se fait dans le pays en matière de musique et de spectacle On est entre puissants. Entre puissants, on se respecte. Habituellement. Enfin, c'est ce que dit la rumeur.  

 

Prenez la République Démocratique du Congo, c’est presque pareil : de nombreux témoins affirment que le camp du président sortant, JOSEPH KABILA, a bourré les urnes. Son adversaire de toujours, ETIENNE TCHISEKEDI, se proclame vainqueur mais, le jour où il va prêter serment dans un grand stade de Kinshasa, qu’est-ce qu’il fait, KABILA ? Eh bien c’est tout simple, il envoie les chars. C’est normal, c’est lui, le chef des armées. Et les armées, elles obéissent démocratiquement. 

 

 

Tout le monde se souvient de la Côte d’Ivoire, de LAURENT GBAGBO (il paraît qu’on prononce « babo »), d’ALASSANE OUATTARA, de l’armée française, des troubles dans le quartier de Yopougon, de la femme du président en place, SIMONE GBAGBO, de la filière cacao, d’un journaliste français, GUY-ANDRÉ KIEFFER, qui enquêtait sur le côté obscur du dit cacao, de la disparition du dit journaliste, je ne reviens pas sur tous ces événements palpitants. 

 

 

L'affaire ne nous dit pas ce que ça va devenir, car le plus beau brevet de démocrate qu'on peut adresser à un dirigeant, dans certains pays, c'est quand, battu aux élections suivantes, il laisse la place à son successeur, sans faire d'histoires. Pas comme GBAGBO. On verra OUATTARA à l'oeuvre. 

 

  

Bon, on ne va pas énumérer les « présidents à vie » des 59 pays africains. Surtout qu’ils ne sont pas tous des méchants, loin de là. Certains ne le sont qu’un tout petit peu, méchants. Quelques-uns, peut-être, pas du tout. Pas assez puissants pour faire du mal. Et même gentils, va savoir.  

 

L’affaire des « biens mal acquis » a révélé les incroyables fortunes accumulées (hôtels particuliers, châteaux, Rolls-Royce,...) par ces vampires du continent, ces nababs confortablement assis au sommet de tout qu’ils ont confisqué à leur propre population. Tout le monde a entendu des noms comme EYADEMA, MUGABE, SASSOU-NGUESSO, BIYA, DEBY et quelques autres, peu recommandables en général.

 

 

Ceux-là, si quelqu’un veut leur ôter le trône de sous le derrière, ça fait du boulot de force armée en perspective. Avis à la population : ils ne se laisseront pas faire. Si si, on vous l'a dit, le suffrage universel, c'est le fin du fin.

 

 

En Egypte, c’est génial : les Frères Musulmans, triomphalement élus, font désormais figure de grands démocrates et d’extrêmes modérés, depuis que les Salafistes ont obtenu aux élections démocratiques une minorité confortable à la Chambre. On ne rappellera pas les scores « soviétiques » et « brejnéviens », du temps de HOSNI MOUBARAK et de ZINE ELABIDINE BEN ALI, en Egypte et en Tunisie.  

 

Les tribulations d’un bulletin de vote dans les « grands pays ».

 

Cette appellation de « soviétique » et de « brejnévien », en ce qui concerne un score électoral, n’a absolument rien d’usurpé. Que ce fût en U. R. S. S. ou dans les pays du Pacte de Varsovie, aucun « chef bien aimé » n’aurait accepté d’être « élu » avec moins de 99,9 % des voix. Mais c’était pour montrer aux chiens capitalistes que tout un peuple adhérait unanimement à la doctrine du dit « chef bien aimé ».

 

 

La Russie de VLADIMIR POUTINE, on peut dire qu'elle est dans la continuité. A la différence près qu'aux dernières élections, on a l'impression que les urnes n'ont pas été bourrées de « bons bulletins », mais au contraire vidées, puisqu'il arrivait entre 50 et 60 % et que le bizarre, c'est que ça a fait très bizarre aux électeurs. 

 

 

La preuve, c'est que ça n'empêche pas les Russes de manifester en nombre, à pied pour se faire embarquer à trente par cellule, ou en voiture, en opération escargot, sur les boulevards extérieurs de Moscou, pour protester contre des fraudes massives. On a même vu une manifestation, dans je ne sais plus quelle ville, de jouets, avec des chèvres en plastique et des personnages Playmobil brandissant des pancartes portant un seul mot : « DEGAGE ». On est quasiment dans Le Dépeupleur de SAMUEL BECKETT.

 

NICOLAE CEAUCESCU en Roumanie, ENVER HODJA en Albanie, JOSIP BROZ TITO en Yougoslavie, WLADISLAW GOMULKA en Pologne, ERICH HONECKER en Allemagne de l’Est, bref, tous, ils ont mouché à la pèlerine du « grand frère » soviétique, et tous ils ont tâté du 99,9 %. Le 0,1 %, c’était pour les « malades mentaux » et « inadaptés » du régime, et autres gras pensionnaires des villages de vacances de Sibérie et de l’archipel du Goulag. 

 

 

Remarquez, aux Etats-Unis, GEORGE WALKER BUSH, malade mental (en tant que fondamentaliste chrétien), a bien accompli deux mandats de quatre ans chacun : c’est bien que des Américains ayant le droit de vote l’ont élu, même s’il est avéré que de jolies fraudes ont été commises en Floride, dont le gouverneur s’appelait JOHN ELLIS BUSH (dit JEB), propre frère du précédent. 

 

 

En Floride, en 2004, le recomptage des bulletins (les électeurs doivent perforer, parmi les cases prévues à cet effet, celle qui a leur préférence) avait donné lieu à des joyeusetés inédites. Je ne sais plus quelle expression les Américains avaient trouvée pour désigner les cases pas tout à fait perforées, mais ça voulait dire quelque chose comme case « enceinte », ou « au ventre gonflé ». On peut dire que ça a pinaillé et chinoisé à mort.

 

 

 

Qu'est-ce qui s'est passé en coulisse, quelle menace a pu être proférée, pour que JOHN KERRY et le camp démocrate mettent la queue entre les jambes et s'esbignent ? La fraude était flagrante, mais l'énormité des enjeux aussi. La limpidité de la démocratie américaine a tout d'un coup été troublée, mais pas trop. J'en conclus que la démocratie américaine échappe pour une large part au peuple américain. Et ce n'est pas le film sur JOHN EDGAR HOOVER, le grand prêtre du F. B. I. cornaqué en coulisse par les plus gros pontes de la mafia, qui va arranger l'image.

 

 

 

Voilà ce que je dis, moi.