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lundi, 15 janvier 2018

HEURTOIR A LA CROIX-ROUSSE

Les petits métiers qui disparaissent : heurtoir de porte.

CEUX QUI SONT PARTIS ...

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... ont parfois laissé des traces, sauf quand la porte est devenue moderne, ou bien carrément métallique, ou encore vitrifiée (bien que pas toujours transparente) ...

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... ET CEUX QUI RESTENT (voir 4 décembre dernier).

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La porte du haut semble régulièrement nettoyée (même le nettoyage laisse des traces, à force). Celle du milieu regorge de messages d'affection ou d'amour, du moins essayé-je de m'en convaincre. Celle du bas, en dehors d'une telle déclaration de flamme, qui figure pourtant hors-champ, saisit le spectateur par le tracé audacieux et sobre des sentiments exprimés (ah, la symbolique rupestre du triangle pointe en bas !).

Petite histoire ancienne de heurtoir : elle remonte aux années 1970. Il était une fois une fille très baba-cool qui habitait dans le dernier immeuble de la rue du Doyenné (Lyon 5) un appartement couvert d'étoffes orientales, de coussins et d'odeurs d'encens. Ses fenêtres donnaient sur la rue Saint-Georges.

L'édifice faisant partie d'un projet de "réhabilitation" complet de ce quartier ancien, et tous les occupants ayant quitté les lieux, elle s'en trouvait la seule et unique habitante. Du coup, elle fermait systématiquement la porte de l'allée (à Paris, il paraît qu'on dit "entrée d'immeuble"), en ces temps où personne encore ne la verrouillait.

Ceux qui lui rendaient visite ne disposaient pas d'interphone pour la joindre ou de digicode pour ouvrir. Seul restait le heurtoir de la porte massive, dont les coups résonnaient dans la cage vide de l'escalier. Il leur fallait compter sur la finesse de son ouïe ou bien s'armer de patience au cas où elle aurait écouté de la musique.

Je crois bien qu'elle avait fini par quitter l'appartement : elle l'avait pris en horreur après avoir découvert, en rentrant chez elle, pendu à une poutre, le corps d'un copain qu'elle hébergeait.

vendredi, 05 janvier 2018

JE L'AI RETROUVÉ ...

... L'ANCIEN KIOSQUE A FLEURS, PLACE BELLECOUR,

... avec ses marronniers superbes.

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Photo sur papier, prise il y a bien longtemps avec les moyens du bord, puis scannée de même. J'avais à l'époque un petit Voigtländer acheté 50 DM à Annweiler-am-Trifels (Rheinland-Pfalz), dont le format 18x24 permettait de faire 72 photos à peu près potables (optique fixe, assez rustique donc, mais Zeiss !) sur une pellicule de 36, et qui a fini son existence sur une maladresse impardonnable : il a peut-être mal supporté la température de l'eau du torrent franchi au cours de la belle traversée de Sixt à Chamonix. Peut-être l'eau tout court, après tout, allez savoir, avec les appareils photo ? Du matériel allemand, pourtant ! 

Comme l'accident s'est produit au moment de quitter le sentier du plan et des chalets de Sales pour bifurquer vers le col et les chalets d'Anterne (n'oublions pas le lac), c'est-à-dire à peu de choses près au début du parcours ou pas loin (j'avais fait le même, mais en sens inverse, quelques années auparavant), l'aventure s'est vue privée d'une immortalisation méritée, la pellicule mouillée ayant fait apparaître au développement (il ne faut jamais perdre espoir) d'intéressantes formes gaufrées, intéressantes pour qui apprécie ce qui ressemblerait aux nids d'abeilles, mais impropres à produire quelque image un peu déchiffrable, si l'on reste attaché à la représentation figurative.

Il n'y avait pas que des kiosques à fleurs, à Lyon. Il y avait aussi des « kiosques de musique » sur les places (Bellecour, Morand, devenue Liautey, Monplaisir rebaptisée Ambroise Courtois, ...). Quand j'étais gamin, on voyait encore ces kiosques, mais plus personne n'y jouait de musique, et sans doute depuis longtemps. La radio l'avait déjà apportée à la maison : on n'en avait plus besoin au-dehors. Manquent-ils ? Pas forcément, quand on voit, sur la carte postale ci-dessous, qui faisait la musique. Quel genre de musiciens se hasarderait aujourd'hui à jouer en képi (et en uniforme) ? La légende : "L'heure de la musique à Bellecour".

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mercredi, 03 janvier 2018

UN "M" QUE LE MONDE N'AURA PAS

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, le magazine du Monde, consent noblement à publier chaque semaine une photo prise quelque part dans le vaste monde par un de ses lecteurs. Une photo représentant obligatoirement, c'est la condition, un M, en même temps ou au choix, original et majestueux, allusif et spectaculaire, remarquable et modeste, douteux et péremptoire, drôle et surprenant, mais qui autocélèbre la revue, si possible de la façon la plus valorisante. Et ça marche ! Les lecteurs, magnanimes ou fiérots, consentent à abandonner entre les mains de M-le-magazine les œuvres que le hasard ou leur recherche fiévreuse leur a fournies.

C'est le même principe qui pousse les adeptes de la consommation à se promener dans les rues, au sortir de leurs achats, en portant un grand sac en papier avec en gros, gras, grand, épais et large le nom de la marque qu'ils viennent de subventionner de leurs deniers. En récompense de leur emplette plus ou moins onéreuse, la dite marque les autorise à faire pour elle de la publicité, en leur permettant de déambuler en ville, au vu et au su de tous, avec au bout du bras l'aveu de leur défaite morale en lettres énormes. Car on l'admettra, il ne faut pas une grande force de caractère pour, en plus d'avoir fait l'honneur au commerçant d'acheter le vêtement chez lui, se sentir honoré qu'on lui permette de jouer les hommes-sandwichs au bénéfice de celui-ci. On s'étonne de voir des gens distingués ou cossus, ou qui veulent le paraître, arborer comme des étendards, avec une feinte indifférence ou une authentique fatuité, leurs maroquineries Louis Vuitton.

En quelque sorte, photographier des "M" de toute sorte pour les envoyer à la revue à des fins de publication éventuelles, en dehors de se chatouiller l'ego à peu de frais, revient à subventionner sans rétribution la campagne publicitaire pour un véhicule de cadre supérieur, dont la rutilante carrosserie, dessinée par quelque styliste à la mode, laisse longuement résonner dans l'espace, après son passage, la même longue réverbération creuse que le pas du vicaire désœuvré qui arpente les dalles de sa cathédrale désaffectée en se demandant ce qu'il fait là.

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J'ai donc ici l'honneur de déclarer à la face du Monde que j'autorise son magazine du samedi, le plus souvent plein à ras bord de la vacuité de l'air du temps, de la mode et des gens en vue, à ne pas publier la photo ci-dessus : l'enduit plus très blanc d'un passage piéton lyonnais, qui n'avait que le tort d'avoir été encore un peu tendre au passage d'un pneu forcément malveillant et trop pressé. 

lundi, 01 janvier 2018

MES MEILLEURS VŒUX ...

... POUR 2018 !

Qu'on me permette d'offrir cette petite carte de vœux envoyée de la lune, cachet de la poste faisant foi, une lune qui n'était pas "dans le caniveau" (Goodis).

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dimanche, 24 décembre 2017

JE VOUS PARLE D'UN TEMPS ...

 

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On peut voir une autre photo du même sujet ici (11 septembre dernier).

Je vous parle d'un temps où il était permis de se gausser doucement de ces salauds de fonctionnaires qui, comme des rats dans un fromage, se la coulaient douce, narguant les honnêtes travailleurs à la chaîne en fournissant, depuis une embauche de copinage jusqu'à une retraite de feignant – et sans trop se forcer –, leur Petit Travail Tranquille. On en a heureusement fini avec ces temps obscurs. Pour cela, on a recouru à d'épais badigeons qui ont mis l'époque en phase avec son époque, en recouvrant la précédente d'une bonne couche d'oubli (enfin presque : il aurait fallu y mettre les moyens, mais). Place a ainsi été faite à la Modernité, place à l'Entreprise, place à la Productivité, place à la Rentabilité, place à la Concurrence. Bref, disons-le une fois pour toutes : place au Management décomplexé.

photographie,lyon,croix-rousse

Dans cette perspective, la photo ci-dessus (lumière rasante, 19 août 2017 à 19h 29) est à considérer comme une espèce singulière de "retour du refoulé".

jeudi, 21 décembre 2017

GRAPHISMES

Mon art contemporain.

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Aujourd'hui : mon "outre-toute-noire".

mardi, 19 décembre 2017

ÇA FAISAIT DES BULLES

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samedi, 16 décembre 2017

MURS DE LA CROIX-ROUSSE

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Cette ballerine a eu plus de chance que ses petites sœurs. La sélection naturelle est impitoyable.

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vendredi, 08 décembre 2017

FIDÈLE MALGRÉ TOUT

Trop de vent ce soir pour le tremblotement de nos flammes.

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Le 8 décembre (et seulement le 8 décembre, et non le long week end dont les Lyonnais subissent les hordes de touristes qui rendent toute la presqu'île absolument infréquentable), le 8 décembre, donc, pour un Lyonnais de souche, passe par le lampion, et si possible dans son verre cannelé, à l'exclusion de tout autre moyen de fêter la lumière. L'effet des lampions alignés sur les fenêtres, ça avait tout de même une autre gueule que les actuelles débauches de technologies lumineuses à prétentions créatrices. Ci-dessous, en 1959 : c'est banal, c'est simple et c'est pas cher : ça vient des gens qui habitent là. C'est la population en personne qui existe.

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Le verre cannelé, multiplicateur de flamme (voir plus haut) : pas sûr qu'on en trouve encore dans le commerce. Chez les brocanteurs, peut-être ? Ici, garni de son lumignon.

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lundi, 04 décembre 2017

UNE CROIX-ROUSSE

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Il n'y a plus beaucoup de marteaux de porte à la Croix-Rousse. Il en reste.

mardi, 28 novembre 2017

APRÈS LE JOUR ?

Et si la nuit ne revenait pas ?

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18h 20'

Qu'on se rassure, la nuit revient.

On est bien à la Croix-Rousse. La ville et sa modernité lumineuse ne sont pas loin.

photographie,lyon,croix-rousse 

18h 33'

(Je préfère la photo du haut, bien sûr.)

lundi, 27 novembre 2017

APRÈS LA NUIT ?

Charles-Ferdinand Ramuz a publié un livre dont le titre reflète les peurs qu'éprouva sans doute la première humanité : Si le Soleil ne revenait pas ? (1937), des sentiments qu'il prête à bien de ses montagnards, gens restés tant soit peu sauvages, ou du moins "rustiques". Je peux encore, à l'heure actuelle, répondre que ce n'est pas pour demain. La preuve.

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mercredi, 22 novembre 2017

C’ÉTAIT UNE CROIX-ROUSSE

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J'ai tort d'en parler à l'imparfait : c'est encore visible à la Croix-Rousse, mais pour combien de temps ? Avant le panneau bleu et rouge visible à l'intérieur depuis de nombreux mois, on voyait l'arrière d'une vieille Renault R5 immatriculée PK 69, autrement dit, qui datait au moins du début des années 1990. Qu'est-il arrivé au propriétaire, que j'apercevais de loin en loin en train de sortir ou de rentrer son véhicule ? Mystère. Ce n'est sûrement pas Domenico, le sympathique ancien couvreur, vieux pote à José, mais qui est décédé l'an dernier. Domenico, qui habitait dans la même rue, mais qui avait une belle voiture, lui.

Le temps vieillit tout, même les voitures, même la Croix-Rousse.

mercredi, 01 novembre 2017

IL Y EUT UNE CROIX-ROUSSE

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ANGLE NUITS-DUMONT-D'URVILLE 2011 (Photo prise au 20 mm.)

Noter qu'on a déjà pris soin de sectionner la vigne vierge à mi-hauteur.

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ANGLE NUITS-DUMONT-D'URVILLE 2017

La boîte aux lettres a disparu.

L'angle n'est pas le même, mais le cœur y est.

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CHANTIER TRÈS BIENTÔT LIVRÉ, RUE CLAUDIUS-LINOSSIER 2017

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GROS OEUVRE TERMINÉ, ANGLE LINOSSIER-THÉVENET 2017

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DÉMOLITION TERMINÉE, ANGLE CHARIOT-D'OR-THÉVENET (LIVRAISON 2018 ?)

... ET CE N'EST PAS FINI : ATTENTION A CE QUI SE PRÉPARE RUE DU MAIL, RUE DE CUIRE, ETC.

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Non, pas de regret du passé : juste la banalité immobilière qui marque la transformation d'un quartier, et qui fait monter les prix.

samedi, 28 octobre 2017

MON ART ABSTRAIT

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Photographie Frédéric Chambe, prise rue commandant Charcot, à Lyon.

jeudi, 28 septembre 2017

TOURNÉ AU SOLEIL

 

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lundi, 25 septembre 2017

ECRITURE

Quand la lumière en vient à l'écriture, ...

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... ce n'est pas la photo qui est floue, ...

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... c'est un ailleurs qui rend visite.

samedi, 23 septembre 2017

DÉTAIL

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samedi, 16 septembre 2017

POINTS CARDINAUX

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mercredi, 13 septembre 2017

RÉSERVOIR DE

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lundi, 11 septembre 2017

VU À LA CROIX-ROUSSE

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Que reste-t-il du temps où il y avait des

SERVICES PUBLICS en France ?

Voici ce que m'évoque (de très loin, mais quand même) le relief du badigeon.

photographie,lyon,croix-rousse,ptt,postes télégraphe téléphone,petit travail tranquille

Comment l'artiste a-t-il su à ce point poser un tel drapé sur les seins, sur le ventre, sur les cuisses ?

jeudi, 07 septembre 2017

DRÔLES DE NUAGES

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lundi, 04 septembre 2017

VU À LA CROIX-ROUSSE

UN GRAFFITI AMÉLIORÉ

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jeudi, 06 juillet 2017

UNE VARIATION RETROUVÉE

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Allez, une dernière pour la route.

Photographie Frédéric Chambe (non recadrée).

dimanche, 02 juillet 2017

NUAGES

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L'étranger

 

- Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? ton père, ta mère, ta sœur ou ton frère ?
- Je n'ai ni père, ni mère, ni sœur, ni frère.
- Tes amis ?
-Vous vous servez là d'une parole dont le sens m'est resté jusqu'à ce jour inconnu.
- Ta patrie ?
- J'ignore sous quelle latitude elle est située.
- La beauté ?
- Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle.
- L'or?
- Je le hais comme vous haïssez Dieu.
- Eh! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
- J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages !

Charles Baudelaire