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mardi, 18 octobre 2016

ISLAM : ENCORE UNE COUCHE !

DERRIÈRE LES FRANÇAIS MUSULMANS 

Non, l’islam, de façon radicale, n’est pas une religion ni une croyance « comme les autres », dont il faudrait tolérer la pratique, à égalité avec toutes les autres, sur le territoire européen en général, et français en particulier. N’en déplaise à tous les tolérantistes enragés, toujours prêts à dégainer l’accusation d’islamophobie, la religion musulmane est inassimilable par l'estomac de la République.

Deux exemples entre bien d'autres : 1 – En Grande-Bretagne, pays où le communautarisme est la règle, les islamistes se sont infiltrés dans les rangs du parti travailliste (la tactique typiquement trotskiste de l’ « entrisme »), ce qui leur a permis de prendre progressivement le contrôle d’un certain nombre de municipalités. J’ai envie d’ajouter : pour commencer, et en attendant mieux.

2 – Une jeune française (Leïla ?) se réclamant du féminisme ose poster sur les réseaux sociaux une vidéo dans laquelle elle déclare qu’elle considère l’islam, la religion dans laquelle elle a été élevée, comme une duperie et un mensonge, et qu’elle le rejette désormais, au même titre que toutes les autres religions, au motif qu’elle refuse de vivre dans la perspective d’un futur et hypothétique paradis, et veut vivre pleinement sa vie terrestre.

Une belle audace ! Mais que n’a-t-elle mesuré le risque avant de se lancer ? Aussitôt, en effet, elle voit déferler dans sa direction un Niagara d’insultes et même de menaces de mort. Elle se voit dans l’obligation de poster une autre vidéo, dans laquelle elle présente ses excuses à tous ceux qu’elle pourrait avoir blessés (une bande-son, entendue le 17/10 aux matins de France Culture). En matière de tolérance, messieurs les musulmans, tirez les premiers ! Mais j'ai l'impression qu'en la matière, on peut attendre qu'il pousse des dents aux poules.

Le seul musulman autorisé à quitter l’islam est le honteux qui tient surtout à ce que nul n'en sache rien : non seulement il ne se vante pas de ne pas faire le ramadan, voire de manger du jambon ou de s'envoyer un whisky, mais il ne tient pas à ce que ça se sache. En revanche, gare aux malotrus qui ont le toupet de crier sur les toits qu'il se soucient comme d'une guigne d'Allah, de Mahomet et du paradis promis. Le grand pianiste turc Fazil Say en sait quelque chose, lui qui a subi un procès pour blasphème envers l'islam parce qu'il avait osé déclarer publiquement qu'ils faisait aussi grand cas de celui-ci que de sa première chemise. Tant que les nations musulmanes laisseront inscrits à leur Code pénal les crimes de blasphème et d'apostasie, on ne pourra rien en attendre de bon. Et je ne parle pas de la "charia".

Je conclus de cette intolérance ahurissante (et potentiellement violente) que l’islam, que les Français sont invités à admettre comme une réalité banale, est une belle saloperie. J’ajoute que je dis ça d’autant plus volontiers que j’ai lu le Coran, invraisemblable puzzle fait de pièces et de morceaux sans queue ni tête, de sentences péremptoires et de rengaines obsessionnelles, et dont le message peut se résumer à cette commination : « Prosternez-vous, ou il vous en cuira ! ».

Soit dit en passant, je voudrais savoir à quoi ressemble le cerveau de tous ces enfants des écoles coraniques sommés d’apprendre par cœur un texte à ce point haché menu, et en combien de morceaux est fragmenté le dit cerveau. A ce sujet, il faudrait remettre en circulation la belle pensée de Thomas d’Aquin : « Timeo hominem unius libri » ("je crains l’homme d’un seul livre", a fortiori d’un seul Livre). Je crois fortement que les prêcheurs de tolérance sont avant tout des salopards, tout prêts à faire entrer la horde des loups dans la bergerie.

Non, trois fois non, la religion musulmane n’est pas comme les autres. Elle est organisée en réalité comme une mafia, qui punit sévèrement tous les membres qui montreraient des velléités de la quitter, comme si l’apostasie ressemblait en quoi que ce soit à la trahison d’une cause sacrée. Chez les catholiques au moins, ça fait belle lurette que l'excommunication ne défrise plus grand monde dans la population, et que l'autorité papale n'ose plus brandir cette arme devenue loufoque.

Cela dit, admettons par hypothèse désintéressée que les Français musulmans qui s’affichent comme tels sont sincères et seulement animés de bonnes intentions. Admettons. Cela ne doit pas nous amener à oublier à quoi tient l’expansion de l’islam depuis l’accession de Khomeiny au trône spirituel et temporel de l’Iran en 1979, et la transformation de la religion en instrument de conquête politique.

Cela ne doit pas nous faire oublier que, derrière tous ces bons musulmans sincères qui se disent français, s’agitent un certain nombre de forces, qui ne sont pas forcément animées des meilleures intentions du monde. Derrière les Français musulmans, on voit en effet à l’œuvre des réseaux d’influence qui ne veulent pas que du bien à l’Europe et à la France.

Ce n’est un mystère pour personne que beaucoup de mosquées construites chez nous depuis vingt ans et plus ont été financées par l’Arabie saoudite, le Qatar, le Maroc, que sais-je ; que les imams qui mènent le prêche, d’une part, le font souvent en arabe, et d’autre part, sont d’obédience wahabite ou salafiste, quand ils n’appartiennent pas à la secte des « frères musulmans ».

C’est cet islam-là, le plus rigoriste, le plus rétrograde, qui, sous couvert de piété et de stricte observance des préceptes de la foi, creuse peu à peu le fossé qui éloigne les Français musulmans des Français « de souche ». C’est cet islam-là qui, en provoquant l’adhésion des femmes, les amène à porter le voile soi-disant islamique, et à se faire ainsi, qu’elles le veuillent consciemment ou non, de simples propagandistes, de vulgaires "femmes-sandwichs" bénévoles, des militantes enthousiastes qui se chargent de faire la publicité gratuitement.

Le voile qui se répand dans nos villes n’est que le signe le plus visible de l’efficacité de la propagande conçue à l’extérieur de nos frontières, par des gens de pouvoir, calculateurs, qui se moquent bien des principes républicains en général, et de la laïcité française en particulier.

Des gens qui doivent se dire qu'il n'est jamais trop tard pour se venger de Poitiers, de 732, de Charles Martel et de toutes les « humiliations » subies au cours de l'histoire. La différence est que l'argent qui leur vient du pétrole qu'ils vendent leur donnent barre sur leurs clients, forcés d'être gentils avec eux (voir Hollande, voir Sarkozy), et leur permet, très pacifiquement cette fois, de poser une botte sur les démocraties. Quelle lâcheté, quel aveuglement, voire quelles compromissions guident ceux qui nient cette réalité qui fait pourtant tache d'huile ? 

Autant les croyances des individus sont respectables (quoique ça puisse se discuter), autant les calculs de ceux qui font de l’islam un instrument de conquête politique sont à combattre sans faiblesse, et surtout sans lâcheté. Les Français qui prêchent la tolérance à tout prix à l’égard des musulmans, qui brandissent le délit d’islamophobie à la moindre occasion, qui récitent les prières du bréviaire des bons sentiments, font semblant de ne pas voir, derrière la foi pourquoi pas sincère des individus, les manœuvres de ceux qui instrumentalisent la religion à des fins politiques.

Ils sont juste coupables de félonie envers la France.

Voilà ce que je dis, moi.

dimanche, 01 février 2015

L'ISLAM N'AIME PAS LA FRANCE (3)

3

 

« L’enfant arabe, en dehors de l’école, lit six minutes pas an ». Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Yahya Alabdallah, un cinéaste jordanien. Evaluation confirmée par des statistiques de l’Unesco et de la Ligue arabe : 6 minutes pour l’écolier arabe, 12.000 minutes pour l’écolier européen. Même si ces chiffres indiquent des moyennes statistiques, inutile de les commenter : ils parlent d’eux-mêmes.

 

Si l’Unesco, en 2009, évalue à 40 % des Arabes de plus de 15 ans la population analphabète, Abderrahim Youssi, professeur à l’université Mohamed-V de Rabat, affirme que « la moitié de la population arabe est analphabète ». Les femmes sont particulièrement touchées, comme de bien entendu.

 

Le problème des Arabes avec leur langue, c’est qu’elle est double : on écrit la classique, on parle la populaire. Résultat, dit Mohamed Charfi, ancien ministre de l’éducation en Tunisie : « Je ne crois pas qu’un peuple puisse pendant très longtemps écrire une langue qu’on ne parle pas et parler une langue qu’on n’écrit pas ». On serait inquiet à moins.

 

Le problème s’aggrave du fait du poids croissant du religieux qui, en accroissant le poids de la langue classique, aboutit selon Abderrahim Youssi, à mutiler et endoctriner scientifiques, poètes et écrivains potentiels : « … l’enseignement scolaire est imprégné de religion ». Mohamed Metalsi (directeur des actions culturelles à l’Institut du Monde Arabe) juge ça préoccupant : « Pour les petits, l’éducation est fortement religieuse. Pour les grands, l’enseignement colle aux textes musulmans. Exit la Grèce ou les Lumières ».  Si cela n'annonce pas un divorce de plus en plus flagrant avec le continent européen, c'est que je ne sais plus ce que les mots signifient.

 

Mohamed Charfi, qui « voulait un divorce entre la langue et le Coran », voit se développer le processus contraire. Chaque œuvre est réalisée sous l’œil du Prophète (voir plus bas). Certes, ce mouvement est bien favorisé par « la dictature, la pauvreté, la corruption, la guerre ». C’en est au point que, pour maintenir la culture au point le plus mort possible, les pouvoirs arabes s’entendent pour fliquer la création. Pas d’autre « politique culturelle » que la répression de l’imagination libre. Pour le développement culturel de la population, on repassera. Circulez, y a rien à voir.

 

Et puis tenez-vous bien : « … moins de livres ont été publiés en un an dans l’ensemble des pays arabes (380 millions d’habitants) qu’en Espagne (47 millions) ». Ben oui, évidemment, quand tout le monde connaît par cœur le seul livre en vente, plus personne n’a besoin de l’acheter. Je vous fais un dessin ? « Timeo hominem unius libri ». C’est Thomas d’Aquin qui écrit ça. Moi, je le traduis librement : maudit soit l’homme qui n’a lu qu’un seul livre.

 

Les livres religieux dans le monde, c’est 5 % de la production mondiale. Dans les pays arabes, c’est 17 %. Etonnez-vous, Français. Sans compter que le livre islamique est « parfois donné gratuitement au lieu d’être vendu ».

 

Un rapport des Nations Unies (2003) affirme que « le monde arabe n’aurait traduit que 10.000 livres en mille ans, soit ce que l’Espagne traduit en une année ». Certains contestent, mais Mohamed Metalsi confirme la tendance : les Arabes traduisent très peu de livres occidentaux. Et souvent de façon médiocre.

 

D’où une grave perte de prestige des universités arabes : ce sera le cas tant que les sciences humaines seront en soi un problème pour l’ordre établi. Le problème ? Réfléchir sur la société. C’est bête, au lieu d'acheter nos clubs de football, le Qatar et Dubaï pourraient bien nous acheter des équipes de sociologues : nous en avons à revendre, qui tuent le temps à en mouliner, de la réflexion sur la société. C'est dire si le verrouillage du couvercle sur la lessiveuse est une urgence permanente dans les pays arabes. Qu'arrivera-t-il quand ça pétera ?

 

Moulin El Aroussi est même plus tranchant : « Il y a de moins en moins de chercheurs sérieux qui savent faire la différence entre la foi et la science ». Par-dessus le marché ? « Centaines de brimades, censures, actes de vandalisme, emprisonnements que subissent les créateurs … dans tous les pays ». Nul doute : la liberté est encore très loin de mettre flamberge au vent dans les pays arabes, la Tunisie faisant figure d’exception miraculeuse.

 

L’écrivain Zafer Senocak conclut : « Les terroristes recrutent dans une communauté de plus en plus nombreuse, formée de masses musulmanes incultes ». Le seul drapeau : ISLAM. Rien derrière. C’est une marque commerciale. La différence avec les grandes marques occidentales ? Simple : personne ne se ceinturerait d’explosifs pour aller déchiqueter des gens qui se sont montrés « infidèles » aux dogmes dictés par Mac Do ou Apple. 

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Tous les éléments ci-dessus sont empruntés directement à l’excellente chronique écrite par Michel Guerrin dans Le Monde daté 24 janvier 2015. Vous avez relevé la consonance des noms des personnes citées par le chroniqueur : on ne saurait les suspecter de racisme. La plume sobre de l'auteur accroît l'effet du contenu, qui se suffit à lui-même. Les fioritures ont été ajoutées par votre serviteur.

 

Moralité et conclusion : l’islam arabe prend une tournure fort inquiétante. Si l'islam est un problème en France, c'est d'abord parce qu'il y a un problème à l'intérieur même de l'islam, vous ne croyez pas ? Laissons de côté l’islam dans ses variantes afghanes, pakistanaises, indiennes, indonésiennes, qui nous concerne de beaucoup plus loin. Inquiétons-nous en revanche de la façon dont évoluent les sociétés arabes, auxquelles la France a le plus à faire.

 

C’est le processus en cours qui est menaçant pour le peu de laïc qui subsiste encore dans les pays arabes. J'imagine volontiers que les smartphones et autres Apple-toys sont obligés de se convertir à l'islam avant d'y entrer.  

 

Si ce que disent les Arabes cités dans l'article est vrai, alors ces sociétés prennent, jusque dans leurs profondeurs, une direction très peu sympathique. Et comme ce qui est arabe concerne une partie non négligeable de la population française (de souche ou non), il faudrait au moins se poser la question : qu'en sera-t-il demain ?

 

L’inquiétant, c’est que l’arabe classique de la lettre du Coran, je veux dire le plus étriqué de cette religion,  s’infiltre partout dans la société et dans les esprits, contaminant jusqu'à la pratique des scientifiques. Si j’en crois l’article de Michel Guerrin, le nœud coulant de la lecture la plus bête, la plus racornie du Coran est en train de modeler, de modéliser, de formater des populations de plus en plus nombreuses, de plus en plus incultes et de plus en plus promptes à s'enflammer.

 

Tout se passe comme si l'islam arabe avait, planté dans le bras, un goutte-à-goutte de fanatisme, et que l'intégrisme religieux se diffusait ainsi dans tout le corps, contaminant chacune des cellules. S'il en est ainsi, cela veut dire que les pays arabes vont, sur les plans intellectuel et culturel, vers un sous-développement solidement constitué. En avant toute vers le moyen âge ! L'obscurité ! La violence !

 

Hayat Boumediene (qui est allée accoucher de son futur djihadiste en Syrie) reprochait à son époux, un certain Amédy Coulibally de ne rien connaître à la religion (Libération du 29 janvier, je crois). Combien sont-ils, sur le sol français, les gars du même vide culturel et de la même rancœur qu’Amédy Coulibally ?

 

C’est sans doute ce genre de réalité future que toutes les Christine Angot du marigot littéraire français en veulent à mort à Michel Houellebecq de faire plus que pressentir dans son formidable Soumission. A se demander si ce n'était pas Christine Angot qui était à la tête des glorieuses armées françaises en ce magnifique et mémorable mois de juin 1940.

 

Voilà ce que je dis, moi.

 

vendredi, 30 janvier 2015

L'ISLAM N'AIME PAS LA FRANCE (1)

1

 

« Timeo hominem unius libri ». Thomas d’Aquin

« Je crains l’homme qui ne lit qu’un seul livre »

(interprétation choisie exprès).

 

Les musulmans, pour moi, c'est comme les chrétiens et les juifs : des croyants. Personnellement, tant qu'ils ne m'empêchent pas de ne croire en rien, je vous garantis que ça ne me défrise pas la calvitie. Le problème, c'est que les croyants de tout poil ont commencé à envahir la scène médiatique. Et mon espace mental par voie de conséquence, en même temps que mon environnement visuel et sonore. Je leur en veux à tous, évidemment, de m'imposer la présence de préoccupations qui m'indiffèrent. Et il paraît qu'il faudrait rester serein.

 

Après les crimes commis à Paris par quelques musulmans fanatiques, on a entendu toutes les bouches médiatiques nous seriner le refrain à la mode : « Pas d’amalgame ! Surtout pas d’amalgame ! ». Moi je veux bien, je ne suis pas contrariant.

 

Oui, mais voilà : comment je fais pour ne pas confondre le fidèle assidu à la prière et à la mosquée avec le terroriste en puissance qui n’attend que l’occasion d’égorger quelques « infidèles » ? Pour ne pas confondre la vraie foi et la fausse ? Le bon musulman et le mauvais musulman ? Le Bien et le Mal ne se portent ni en bandoulière, ni sur la figure. Sauf quand on est armé. Ça porte à confusion.

 

On me dit : « Mais on a grand tort de parler de "Communauté musulmane ». Les musulmans n’ont pas de clergé, pas de Pape, pas d’excommunication. Aucune autorité suprême ne peut s’imposer à l’ensemble des musulmans ». Pas de « Communauté musulmane » ? Moi je veux bien, mais voilà : j’aimerais qu’on m’explique, si c’est vrai, pourquoi l’évocation dessinée du « Prophète » dans un petit pays perdu de la lointaine Europe allume des incendies en Indonésie, au Pakistan, au Niger.

 

S’ils n’ont pas de Pape, qu’est-ce qui les met ainsi en mouvement, ces foules en colère ? Et puis, qu’est-ce qu’il signifie, le mot « Oumma », si ce n’est « communauté des croyants » ? Alors ? Alors oui, tous les musulmans du monde éprouvent un sentiment d’appartenance à quelque chose qui leur est commun à tous. Eux-mêmes le disent. Il y a bel et bien une communauté musulmane. Qu’on arrête seulement de nous mentir.

 

J’aimerais aussi qu’on m’explique comment il se fait que, quand l’imam de la grande mosquée de Sidney déclare dans les journaux australiens que le Coran ne comporte aucune interdiction du vin et de l’alcool, mais seulement celle de l’ivresse (et encore, ajoutent certains : pendant la prière), les escadrilles de chasse des hurlements et vociférations décollent aussitôt de la mosquée Al Azhar, présentée comme la plus haute autorité de l’Islam, pour contredire violemment les propos impies de l’imam en question (entendu de la bouche du journaliste et essayiste Akram Belkaïd). Qui me dira qui a raison ? Moi, je n’ai pas le moyen de savoir. Et j’ai autre chose à faire que de creuser la question. En l'état actuel de l'actualité, j'ai tout lieu de me dire que non, l'islam n'aime pas la France.

 

Un certain nombre de voix en France se sont élevées, après les assassinats à Charlie Hebdo (n’oublions pas l’hyper Cacher, sous peine de …), pour s’étonner de l’émotion nationale : « Ils l’ont bien cherché. Il y a des limites à la liberté d’expression. Il faut respecter les croyances des autres ». Moi, je veux bien … eh bien non, là, je m’insurge : je n'ai pas à respecter les croyances des autres. Il faudrait qu'il commencent par respecter les miennes. Et les miennes, je vous le dis, elles n'ont jamais subi d'assauts aussi violents. Elles n'ont jamais été agressées avec autant d'intolérance. Cabu est mort : ça vous explique ma colère.

 

Il n’y a pas de limite à la liberté d’expression : l’univers des mots n’a strictement rien à voir avec celui des choses et des actes. Les mots sont libres.

 

L’univers des mots est celui du signe qui, on le sait depuis Saussure, est arbitraire. Je ne vais pas faire mon savantasse, mais « arbitaire », ça veut dire que n’importe quel mot aurait pu, a priori, se poser sur n’importe quelle chose. Il se trouve que non : pour désigner une chose, chaque langue a trouvé un mot différent de tous les autres, un mot qui lui appartient en propre.

 

Si le signe n’était pas arbitraire, le coq chanterait « Cocorico » dans toutes les langues. Je ne vous énumérerai pas les innombrables versions pour vous prouver que c’est faux : qu’on prenne le signifié ou le signifiant, le mot chien ne mord pas. Le mot coq ne vous réveille jamais le matin.

 

Les mots n’ont pas de dents, ils ne posent pas de bombes, ils n’ont pas de Kalachnikov pour assouvir leur haine de qui refuse de leur obéir. Les mots sont inoffensifs : voilà le nœud du problème. Pour plus de détails, voir ce que dit à ce sujet Solko, sous le titre « Je suis Saussure », 13 janvier et suite. 

 

C’est très simple : en dehors de la diffamation et de l’insulte, les mots sont incapables de faire le Bien ou le Mal. Ils se contentent de signifier, ce qui n’est déjà pas une mince affaire. On me dira : « Reste l’insulte : on n’a pas le droit d’insulter ». Moi je veux bien. Encore faut-il qu’on sache de quoi on parle. Y a-t-il même des insultes autres que subjectives ? Le sage ne dit-il pas : « L’insulte ne déshonore que son auteur » ?

 

Moi, là-dessus, je m’en tiens à ce patron immortel de tous les « beuveurs très illustres, et vous goutteux très précieux », maître Alcofribas Nasier, alias François Rabelais, qui fait dire sans ambages par Pantagruel à Panurge, fâché du pronostic de cocuage émis par le muet Nazdecabre : « Si les signes vous faschent, ô quant vous fascheront les choses signifiées. Tout vray à tout vray consone. Le mut praetend et dénote que serez marié, coqü, battu et desrobbé ». C’est l’erreur coutumière des parents pacifistes effrayés qui interdisent à leur gamin de viser le copain avec ses doigts en criant : « Pan, t’es mort ! ». On ne sait jamais, doivent-ils se dire.

 

Ne pas confondre « les signes » et « les choses signifiées ». Car cette confusion relève de la pensée magique, de cette humanité primitive qui attribuait un pouvoir maléfique à certains mots, dont l’énonciation était strictement réservée, pour cette raison, au grand sorcier, au grand prêtre, au grand chamane. Les alchimistes et magiciens ont aussi leurs « hocus pocus » et leurs « abracadabra ». Le problème de la magie, c’est qu’il faut y croire pour que ça marche. Elle échoue sur les sceptiques. Cette confusion relève de la croyance à la sorcellerie. Une belle négation de la civilisation des Lumières.

 

La haine de certains musulmans exaltés pour des dessins supposés représenter (sic !) le prophète est juste une preuve d'arriération de la pensée musulmane dominante.

 

Voilà ce que je dis, moi.

 

Note : comme je n'ai ni l'intention, ni la capacité d'écrire un Traité savant sur la question, on comprendra que ces propos un peu schématiques comportent quelques approximations. Je raisonne à partir de là où je me situe : porte-parole de rien et de personne. Les propos tenus dans ce blog sont de première main. Si certains jugent que je caricature, je dis : « C'est possible. Et alors ? ». So what ? What else ?