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mardi, 25 février 2020

FAIRE-PART DE DÉCÈS

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Henriette est morte. Je l'aimais.

lundi, 24 février 2020

HEURTER LES SENSIBILITÉS

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Autocollant réellement vendu par la revue à la fin des années 1970.

Une revue comme Hara Kiri est sans doute impensable aujourd'hui.

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  Dans Hara Kiri n°211 d'avril 1979.

La question qui se pose : quelles seraient les réactions aujourd'hui ?

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Dans Hara Kiri n°193, octobre 1977.

***

Il fallait oser ! Qui oserait maintenant

dimanche, 23 février 2020

L’ŒIL ET LA MAIN DE REISER

TOUT UN MONDE SANS PAROLES

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Pas besoin de paroles, en effet : on a tout compris.

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Dans Hara Kiri n°211, avril 1979.

samedi, 22 février 2020

LE GÉBÉ DE L'ÂGE DU FER

DES HISTOIRES TOUTES SIMPLES

Dans sa série intitulée L'Âge du fer, Gébé met en scène une autre de ses hantises.

Dans la page ci-dessous, l'histoire est toute simple : un homme part pour la campagne pour y cueillir quelques fleurs, puis rentre chez lui pour mettre le bouquet dans un pot..

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Dans la page ci-dessous, l'histoire est également d'une grande simplicité : on voit un oiseau sur sa branche. Il lâche une crotte qui tombe sur le chapeau d'un homme assis au pied de l'arbre. L'homme se lève, secoue l'arbre en faisant du bruit, ce qui fait s'envoler l'oiseau.

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Oui, vraiment, pour Gébé, une autre réalité est possible. 

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Pages parues en 1975 dans Hara Kiri mensuel.

vendredi, 21 février 2020

LE GÉBÉ DE BERCK

Gébé (1929-2004, Georges Blondeaux à l'état-civil) est un génie, mais un génie difficile, un génie à part. Il le savait, mais il s'en foutait. La preuve, c'est qu'il a publié un volume intitulé "Il est trop intellectuel" (Editions du Square, 1972). Mais ce n'était pas un "intellectuel". C'était juste un artiste qui exposait en images ses inquiétudes métaphysiques. Personne plus que lui ne fut préoccupé du sens de la vie, et même, disons-le, du sens que nos sociétés marchandes et industrielles prétendent donner à nos vies. Non, Gébé n'était pas un intellectuel : par les images qu'il faisait naître, il savait donner un corps à ses interrogations.

C'est ainsi qu'il donne un jour naissance à une créature immonde, infiniment plastique et qui reste une énigme insondable quant à sa signification : BERCK. On peut se demander si le personnage n'est pas pour Gébé un simple moyen pour engendrer, grâce à un trait impeccable, des images fortes qui soient autant d'atteintes à notre réalité ordinaire : faire surgir, au cœur de la banalité quotidienne, une sorte de folie qui pose une vraie question au sujet de la façon dont nous vivons. Pour nous dire peut-être que, à côté de nos lassitudes et de nos routines, toutes sortes d'autres réalités sont possibles.

Pour l'auteur de L'An 01, à tout moment, il convient de s'attendre à tout, parce que, à tout moment, une autre réalité est possible.

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Notez la chèvre.

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Notez la chèvre.

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Double page parue dans le mensuel Hara Kiri n°127, en avril 1972.

jeudi, 20 février 2020

UN ISLAMOPHOBE

Extrait d'une longue BD (une cinquantaine de vignettes) parue dans Charlie Hebdo le 22 mars 1979, intitulée "A l'américaine". Le professeur Choron y expose une solution à la "crise" : il propose tout bonnement d' "aller casser la gueule aux Arabes". Et face aux objections de ses deux amis, il énonce la seule manière d'arriver à cette fin : y aller "à l'américaine". Choron explique ensuite que cette méthode consiste à "zigouiller tout le monde".

Georges Bernier (alias professeur Choron) avait sûrement de grandes qualités – ne serait-ce que pour avoir laissé un nom qui sonne encore très fort –, mais ce n'était pas un expert en géostratégie. La preuve, c'est que les Américains, après le 11 septembre, sont effectivement allés "casser la gueule" aux Afghans du mollah Omar (qui ne sont pas des Arabes), aux Irakiens de Saddam Hussein, et qu'ils rêvent encore de faire de même avec les Iraniens de l'ayatollah Ali Khamenei (qui ne sont pas non plus des Arabes, mais Trump a-t-il accès aux nuances ?). On en voit le résultat : le monde actuel déguste encore, jour après jour, les conséquences catastrophiques de l'aveuglement et de l'arrogance des Américains.

J'ajoute que Choron avoue pour finir qu' "il débloque" et qu' "il est bourré", autrement dit qu'il n'est pas sérieux. Est-ce une raison suffisante pour en conclure que George W. Bush "débloquait" et "était bourré" quand il a attaqué l'Afghanistan, puis l'Irak ? Ne parlons pas de l'état de Donald Trump qui, même quand il est à jeun, donne l'impression de "débloquer" et "d'être bourré".

En présence, de gauche à droite : Cavanna, Reiser, Choron. 

Au trait : Jean-Marc Reiser.

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Il semblerait que le professeur Choron, en "débloquant" et en étant "bourré", était, sinon dans son état normal, du moins dans son état ordinaire.

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Voilà, à ma connaissance, un des rarissimes exemples où Reiser met en scène ses copains de Hara Kiri et Charlie. Ci-dessous, la fine équipe (ils sont tous les six aux places assises) : Gébé, Reiser (qui tient le manche à balai du "Concorde"), Cabu, Wolinski, Choron, Cavanna. 

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mercredi, 19 février 2020

LE BEAU TRAVAIL ...

... de Paul Edwards.

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Apis mellifica ? Paravespula vulgaris ? Peut-être ni l'une ni l'autre.

 

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mardi, 18 février 2020

LE BEAU TRAVAIL ...

... de Paul Edwards.

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Si on me demandait, j'avancerais (prudemment) : gryllotalpa gryllotalpa (face, puis profil).

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lundi, 17 février 2020

LE BEAU TRAVAIL ...

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... de Paul Edwards.

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vendredi, 14 février 2020

CLAIRE BRETÉCHER

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Pour moi, le grand oeuvre de Claire Bretécher se trouve dans Les Frustrés. Ci-dessous une planche intitulée La Bohême, où l'avachissement physique et moral du "Bobo" se lit sans peine.

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N°25 de Pilote, juillet 1976.

Je n'oublie pas que Bretécher a fondé L'Echo des savanes en compagnie de Gotlib et Mandryka. Ci-dessous, les trois fondateurs dans un petit roman-photos où les deux hommes se disputent les faveurs de la femme. Peine perdue : c'est un troisième larron (Gébé) qui emportera la jolie proie.

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Ci-dessous, quelques vignettes d'un "hommage" (aux petits oignons) de Gotlib à sa complice : "l'intervieweur" interroge la dessinatrice sur ses goûts cinématographiques.

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Ci-dessus, observer le "lancement" des deux lentilles de contact.

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J'ai appris incidemment que cette femme issue de la bonne bourgeoisie nantaise avait épousé l'immense constitutionnaliste Guy Carcassonne.

jeudi, 13 février 2020

LES AILES DU NEZ

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Dessin de Roland Topor pour la couverture de Charlie Mensuel n°147 (avril 1981).

mercredi, 12 février 2020

HOMMAGE A UN DESSINATEUR SURDOUÉ

Pierre Fournier est mort en février 1973, au moment où paraissait le numéro 4 de sa mémorable revue La Gueule ouverte, l'ancêtre de tout ce qui se fait aujourd'hui en matière de revue d'écologie et de militantisme antinucléaire (si tant est que ça existe encore).

Fournier a fait une grosse connerie en mourant brutalement : il n'a pas été remplacé, et La Gueule ouverte, après ça, n'a plus été la même. Le bateau a certes couru sur son erre grâce à tout le matériel qu'il avait accumulé, mais a vite zigzagué.

A la barre, une équipe hétérogène où les contradictions n'ont pas tardé à le disputer à l'amateurisme. La Gueule ouverte a fini par se dissoudre dans Combat non-violent et une petite secte basée à La Clayette (71), devenant un gloubiboulga de plus en plus informe, évanescent, illisible.

Je vois dans cette histoire le modèle sur lequel s'est calquée l'histoire des partis verts en France. D'un côté, les « politiques », partisans de l'accès au pouvoir et de la participation éventuelle à un gouvernement ; de l'autre, les « khmers verts », adeptes de l'action radicale à tout prix.

D'un côté, vous reconnaissez Nicolas Hulot (ou Voynet, ou Lalonde ou n'importe qui), qui a passé son temps à avaler des couleuvres. De l'autre, vous identifiez sans mal les "zadistes" de Notre-Dame-des-Landes. Entre ces deux extrêmes, toutes sortes de variantes, de nuances, de visages et d'initiatives courageuses ou foutraques. 

La conclusion que j'en tire ? Elle n'est pas gaie : un demi-siècle après la mort de Pierre Fournier, où en est la cause écologique ? Oui, elle a un bon créneau médiatique, mais j'ai dans l'ensemble envie de dire : pendant l'écologie, la destruction continue. Un demi-siècle !!!

Pour la raison que c'est le système économique tout entier qui refuse la prise en compte de la problématique écologiste. C'est le capitalisme industriel qui détruit la nature. La seule véritable écologie, si elle existait, serait radicalement anticapitaliste (voir mes billets des 14 et 15 juin 2019). 

En attendant, je reste baba devant les dessins de Fournier : tout me semble admirable. Ci-dessous, quelques échantillons.

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Dessin exécuté par Fournier à l'âge de 15 ans. Le trait acéré est déjà là.

mercredi, 05 février 2020

TERRORISME DES « SENSIBILITÉS »

DICTATURE DES MINORITÉS

TOTALITARISME DES IDENTITÉS

Théocratie des intouchables

DESPOTISME DES SUSCEPTIBILITÉS

HÉGÉMONIE DES PARTICULARITÉS

OPPRESSION DES GROUPES DE PRESSION

TYRANNIE DES SPÉCIFICITÉS

(Ne rayez rien : il n'y a pas de mention inutile.)

***

L'ÉPOQUE ACTUELLE A L’IDENTITÉ TRÈS DOUILLETTE ET HORRIBLEMENT CHATOUILLEUSE : CETTE « SENSIBILITÉ »-LÀ EST DEVENUE LE MOTEUR DE L’INTOLÉRANCE RÉGNANTE.

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Dans le titre du dessin, j'ai juste corrigé une étourderie de Cabu.

Et Cabu publiait ce dessin dans Charlie Hebdo en 1977 (le 10 mars) !!!!!!! De quoi se plaignait-il ? On n'était alors qu'au début du processus de régression. Le nouveau mot d'ordre : « Pas touche à mon identité ! » Chacun, bien installé au fond du bastion de son identité, s'intronise "nombril du monde", prêt à pilonner les contrevenants à coups de Code Pénal. On ne se tanne plus réciproquement le cuir dans des empoignades mémorables : on a la chair de poule et l'épiderme délicat de gallinacés frileux (élevés en batterie). La société est devenue un poulailler (industriel). Elle ne cesse à aucun moment de « heurter » la mienne, de « sensibilité ». Assez de raisons pour rendre les coups, non ?

Ci-dessous, une petite bande datant de 1975, où l'on sent déjà, sous les propos du gauchiste, planer la menace de l'esprit de sérieux qui caractérise la police de la pensée.

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S'interroger sans cesse sur son identité ("qui suis-je ?"), c'est partir à la conquête du Grand Rien du Tout. C'est s'appliquer à soi-même la définition pascalienne de l'infini ("le centre est partout et la circonférence nulle part"). Non : il vaut mieux faire.

mardi, 04 février 2020

L'AFFAIRE MILA

C’est pourtant un très vieux truc. Pensez, quand j’étais en fac, quelques années autour d’un célèbre mois de mai, des étudiants africains l’utilisaient déjà. Eh bien le très vieux truc, il marche encore, mais avec le turbo. Il consiste en dernier recours, pour un mâle engagé dans une tactique de conquête d’une femelle, s’il n’arrive pas à ses fins, à lui lancer : « Si tu veux pas sortir avec moi, c’est que tu es raciste ! ». Culpabilisation d’autant plus forte si la femelle visée était « de gauche ». Mais ça n’allait pas plus loin en règle générale.

L’affaire Mila constitue une simple variante du très vieux truc, où la religion a pris la place de la race : « C’est parce que je suis musulman que tu veux pas sortir avec moi ? ». Mais Mila ne s’est pas laissé impressionner par la saloperie argumentative : elle a volé dans les plumes du garçon éconduit, en ajoutant quelques propos bien sentis sur la « religion » invoquée.

Pas la peine, arrivé à ce point, de souligner l’extraordinaire mayonnaise mousseuse que les « réseaux sociaux » sont aujourd’hui capables de monter en quelques minutes dès que le micro-événement s’est produit : le prétexte est servi sur un plateau.

Mon propos concerne l’islam, seulement l’islam, encore l’islam, toujours l’islam. J’ai déjà abordé ici ce problème à de multiples reprises, mais sa récurrence et la résonance de plus en plus forte qu’il acquiert à chaque nouvel événement montrent que la France, loin d’être sortie de l’auberge, doit s’apprêter à faire face à des soubresauts de plus en plus violents.

Quand « Sale Français ! » devient une injure courante, qu'on entend dans les rangs de détenteurs de notre Carte Nationale d'Identité, on attendrait au moins une réaction de la part des "grandes oreilles" qui nous gouvernent (les "grandes oreilles", vous savez, tous ces gens très propres sur eux et qui parlent dans le poste, et qui sont "à l'écoute permanente et attentive" des Français).

J’ai déjà dit que s’il y a résurgence de l’antisémitisme en France, ce n’est pas aux quelques groupuscules négationnistes bien connus qu’on le doit, mais à l’existence sur le sol français d’une communauté musulmane qui se sent davantage tenue par le Coran et les « cinq piliers de l’islam » que par les lois françaises, et qui a pris fait et cause pour le peuple palestinien en particulier.

J’ai déjà dit aussi pour quelles raisons il me semble que l’islam est incompatible avec l’idée que les Français se font de la démocratie et de la République, et que, quels que soient les efforts que ceux-ci feront pour faciliter l’assimilation, l’islam demeurera, quoi qu’il arrive, un corps étranger.

Ce que je retiens de l’affaire Mila, c’est avant tout l’incroyable potentiel de haine que recèle la communauté musulmane envers les Français non-musulmans (ça fait quand même encore un fameux paquet) qui font savoir (ce qui est leur droit le plus strict) tout le mal qu’ils pensent de cette religion. Un incroyable potentiel de haine toujours prêt à éclater comme une bombe. Ce qui m’inquiète, c’est qu’il semble de plus en plus évident aux membres de cette communauté qu’il est normal de pousser des hurlements dès que s’exprime le plus léger reproche à l’égard de l’islam.

Tout se présente comme si, à la manière dont les responsables de l’Etat israélien promeuvent son caractère essentiellement juif pour mieux jeter la confusion sur la distinction entre antisionisme et antisémitisme, les musulmans de France exigeaient que notre pays accorde à l’islam une place exorbitante, pour mieux pouvoir crier à l’islamophobie au moindre chatouillement de la « sensibilité ». Dans les lois françaises, ils ne retiennent que ce qui leur est favorable.

La mollesse des réactions de tout le personnel politique face au déferlement de haine qui a emporté la jeune Mila comme un tsunami, en montrant l’aveuglement des hauts responsables de la France à l’égard du danger que représente l’islam, est en soi un véritable scandale.

Voilà ce que je dis, moi.

lundi, 03 février 2020

LEÇON DE POLITIQUE

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Cours Magistral de Politique Intérieure Française par Monsieur le Professeur Georges Wolinski, publiée dans l'hebdomadaire Charlie Hebdo, le 30 septembre 1976 : le Président Giscard d'Estaing explique à Monsieur Raymond Barre la raison pour laquelle ses décisions suscitent une levée de tous les boucliers.

La question qui me vient à l'esprit est la suivante : « Emmanuel Macron aurait-il malgré tout raison, puisqu'on voit justement se lever tous les boucliers ? ». Autrement dit : « Quand on gouverne, faut-il attendre que tous les boucliers se soulèvent pour savoir qu'on est dans le vrai ? ». La réponse, dans les années 1950-1960, aurait été : « Certes, il y a des classes sociales, mais au-dessus, il y a le sentiment d'appartenance au peuple français ». Ce qui produit le plus souvent des conclusions qui satisfont tout le monde à moitié.

Aujourd'hui, il n'en est rien : le peuple français s'est scindé en une multitude d'îlots qui forment un archipel (Jérôme Fourquet, L'Archipel français) : le Président de la République élu en 2017 essaie de nous faire croire qu'il est autre chose qu'un directeur d'hypermarché soucieux de satisfaire jusqu'aux plus infimes compartiments de sa clientèle.

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Toujours Wolinski, dans Charlie Hebdo du 17 juin 1976.

Emmanuel Macron en revient aux rodomontades politiques, étant entendu que vouloir faire de la politique aujourd'hui revient à se livrer à de simples rodomontades, puisque l'économie a définitivement relégué la politique au rang de simple remorque de son char triomphal.

C'est en tant que P.-D. G. de l'entreprise "France" – et directeur du service comptabilité – que monsieur Macron a entrepris une réforme du système de retraite dont la principale finalité est de faire des économies (sur le dos des futurs retraités).

Mais quelle prescience dans le regard de Wolinski : n'est-ce pas précisément Macron qui a parlé de "start-up nation" ? Et ce n'était pas il y a un demi-siècle, il me semble ! 

dimanche, 02 février 2020

FEUILLE TOUTE NUE

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Il paraît que celle-ci est tombée d'un tulipier alsacien (juste au-dessus de Wuenheim-Jungholtz, tout près de Thierenbach, de son église et de sa collection d'ex-votos anciens).

samedi, 01 février 2020

ŒUF AU VINAIGRE

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Photo d'un œuf immergé depuis une demi-douzaine d'heures avec sa coquille dans un verre rempli de vinaigre de cidre.

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Autre aspect du même, un peu plus tard.

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Après vingt-quatre heures, ce qui reste de la coquille, singulièrement ramollie, mais aussi de sa couleur originelle, dont des doigts trop curieux n'ont laissé que quelques souvenirs.

vendredi, 31 janvier 2020

2020 : OUI, DES POÈMES, ENCORE....

... si la vie veut bien !

***

(Le lieu attend qu’on s’en aille

Pour se remettre à chuchoter.

Je suis de trop, se dit le désespoir.

Presque rien en notre possession,

Répond la voix du noble corps.

Reste le reste.)

***

Avec janvier prend fin le temps des vœux de Nouvel An.

09:00 Publié dans POESIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie

jeudi, 30 janvier 2020

2020 : QUELQUES POÈMES, ENCORE ?

Je te cherche et tu ne fuis pas.

J’ai la terre et le temps présent.

Je suis galet qui sent la vase tiède.

Je suis cadran de montre au milieu de l’esprit.

Et dans la trace de ton cœur je me perds.

Il me reste les poissons-chats,

L’opacité de l’eau, le confluent maladroit,

Les meubles de l’oubli.

T'ai-je trouvée, ma seule ?

09:00 Publié dans POESIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie

mercredi, 29 janvier 2020

2020 : QUELQUES PHOTOS, ENCORE ?

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mardi, 28 janvier 2020

2020 : LE FRANÇAIS VU PAR WOLINSKI

Petit florilège de répliques venues semaine après semaine sous la plume du grand Georges Wolinski, cueillies dans Charlie Hebdo.

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3 septembre 1973

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13 mars 1972

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1 mai 1972

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19 juin 1972

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Une phrase qui n'a l'air de rien, mais ... la suite ci-dessous.

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23 avril 1973

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3 septembre 1973

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14 janvier 1974

lundi, 27 janvier 2020

2020 : "POLE DANCE" ET VENT EN POUPE !

La civilisation progresse. C'est dans Le Progrès daté 26 janvier 2020 (hier). 

La "pole dance" fait fureur. La "pole dance" est sortie des boîtes érotiques offrant le spectacle lascif de femmes plus ou moins prostituées serrant un poteau entre leurs cuisses en prenant des airs extatiques, pour le plus grand plaisir de mâles frustrés venus là pour mater et se faire des impressions. Cela ne fait qu'un domaine de plus où la France vassale copie les mœurs de son suzerain américain.

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Le titre ci-dessus a quelque chose d'hallucinant : le journal du peuple lyonnais envisage sans ciller, sans sourciller et sans frissonner d'horreur de faire entrer dans les mœurs de tout le monde des pratiques naguère réservées aux amateurs de pornographie "soft" à la petite semaine.

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Quelle belle activité, n'est-ce pas ?

Je suggère à toutes les personnes de sexe féminin, dans leur désir de se perfectionner dans l'art de se coller un poteau entre les cuisses (une tige, un mât, une vergue, une hampe, à la rigueur un vermicelle de contrebande), de ne s'accrocher qu'à des valeurs nationales sûres et reconnues.

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En couverture du Charlie Hebdo paru le 7 janvier 1974.

dimanche, 26 janvier 2020

2020 : ALSACE TOUJOURS RACISTE ?

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Il paraît qu'en Alsace, le vote Front National (pardon : Rassemblement) se maintient à des taux inquiétants. Si c'est vrai, ce que je n'ai pas songé à vérifier, je dirai juste que ce n'est pas d'hier. Je me réfère pour cela à un reportage effectué par Cabu dans la capitale alsacienne en 1973 et publié dans le n°147 de Charlie Hebdo, le 10 septembre. Je connais quelques personnes, entre Mulhouse et Wissembourg, qui se sentiront atteintes dans leur honneur en retrouvant cette ambiance désagréable où les opinions sont trop tranchées pour refléter la réalité du terrain. Cabu tire tout vers la caricature, c'est entendu, et son Maghrébin ressemble trop à l'agneau sacrificiel : il subit les regard méprisants, il est jeté par la fenêtre, le tavernier aurait voulu lui faire traverser le Rhin en jouant aux boules, etc. C'est la faiblesse de l'exaltation partisane : on devient soi-même une caricature. Ce n'est pas une des meilleures pages de Cabu, mais j'en parle parce que ça risque de parler aussi à quelques personnes que je connais par là-bas. Là encore, je demande : qu'est-ce qui a changé, en bientôt cinquante ans ?

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Même Duduche dégueule sa choucroute : c'est sûr, Cabu exagère. Je ne suis pas sûr de l'impartialité du reporter, je suis même sûr du contraire. Il se fera pardonner en donnant quelques années plus tard une autre image de la ville, en mettant au centre de son reportage le désormais incontournable Roger Siffer.

samedi, 25 janvier 2020

2020 : UN PATRONAT MODERNE !

Cavanna le dit dans Bête et méchant : c'est dans Hara Kiri (puis Charlie Hebdo) que Cabu, Gébé, Reiser et Wolinski ont inventé une nouvelle forme de reportage (ou de pamphlet, ou ce qu'on voudra). Il appelle cette forme le « récit dessiné ». Une forme qui tient de la bande dessinée, mais délivrée de l'obligation du découpage en cases (vignettes) nettement délimitées.

« "Mon papa", pour Reiser, marquait encore une autre étape. Celle du passage du dessin unique, du classique "dessin-gag", avec ou sans légende, à la suite de dessins racontant une histoire. Pas vraiment la bande dessinée avec ses cases, ses bulles et son découpage-cinéma, mais quelque chose de beaucoup plus leste, de beaucoup plus enlevé, et qui devint vite le genre maison. C'était, si l'on veut, une écriture dessinée, apparemment bâclée comme un croquis – apparemment ! – et terriblement efficace. Gébé y excella, Cabu en fit un outil de reportage où dessins et texte écrit à la main s'entremêlaient. Wolinski devait y trouver le terrain de son épanouissement » (Cavanna, Bête et méchant, Belfond, 1981, pp.207-208).

Il faut voir en effet les pages de ces gars-là : les lignes ne sont pas droites, les dessins se chevauchent, bref : c'est un joyeux bordel. Il n'en reste pas moins que leurs planches vont droit au but, et qu'elles ont plein de choses fortes à nous dire. Bien sûr, c'est inégal, il y a des coups de mou, mais dans l'ensemble, ces pages gardent une tenue de route absolument redoutable.

Le truc de Cabu, c'était le reportage : on ne compte plus les villes (Lille, Marseille, ....) ou les milieux (communauté de Taizé, d'Ardèche, ...) dans lesquels, sur ou sans invitation, il a pointé son nez, dardé son regard et promené son crayon sur son papier pour en rapporter des "impressions de voyage", jamais impartiales, souvent saisissantes, parfois impitoyables, toujours d'une précision chirurgicale quant aux trognes, aux lieux et aux problèmes.

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Un fouillis ordonné.

Un aspect de la double page centrale de Cabu dans Charlie Hebdo du 30 juillet 1973 : la Côte d'Azur en général et Monaco en particulier. J'ai l'impression que les gros traits sont faits après-coup.

Celui de Wolinski n'a rien à voir : qu'il dessine deux bonshommes qui discutent à une table de café devant des petits verres, ou qu'il aborde toutes sortes de "questions de société", il développe des raisonnements complexes pour aboutir à des conclusions percutantes, mais après être passé par des mécanismes retors dans des logiques scabreuses, mais lumineuses.

Le syllogisme est souvent mis à mal : majeure en biais, mineure douteuse, conclusion à l'avenant. Wolinski était l'acrobate du paradoxe et maniait à la perfection l'art de glisser une peau de banane dans la machine bien huilée des langues de bois qu'il retournait comme un gant. Quant à son dessin, les esthètes auront beau dire que c'est n'importe quoi, le lecteur saisit d'emblée le message grâce à l'expressivité du trait. On n'en demande pas plus.

Aujourd'hui, le propos d'un haut représentant du patronat qui n'a rien perdu de ses parties (et réparties) saillantes (Charlie Hebdo, 30 avril 1973). Attention, il faut suivre (chemin de quoi en douze stations).

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Voilà le travail de Wolinski en confesseur. Wolinski était tellement retors qu'il était capable de reproduire avec la plus grande exactitude le raisonnement secret du patronat le plus pourri, mais pour mieux lui faire cracher le gros mensonge véhiculé par la langue de bois qu'il parle quand il est en public. Il avait tout compris.

Et à bien y réfléchir, qu'est-ce qui a changé ?

vendredi, 24 janvier 2020

2020 : NI RICHESSE, NI JUSTICE !

La richesse, c'est pour les riches. Les autres, ils peuvent crever : 2153 milliardaires possèdent autant que 60% des humains (rapport Oxfam).

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Ci-dessus les trois vignettes qui concluent un de ces raisonnements percutants quoique méticuleusement tarabiscotés dont Wolinski détenait le secret en quasi-exclusivité. La page a été publiée le 5 février 1973 dans Charlie Hebdo. Beaucoup de gens pouvaient à l'époque espérer améliorer leurs conditions de vie. Quand on relit ça aujourd'hui, on se dit que non seulement les conditions de vie qu'on nous annonce pour l'avenir ne vont certainement pas aller en s'améliorant, mais que de plus en plus de gens sont en train de comprendre que "la justice sociale" dont parle le petit Pompidou de Wolinski apparaît sous les traits d'une pauvresse qui se fait détrousser comme au coin d'un bois : « Croyez-moi, quand on est riche, on se fout bien de la justice sociale ! ». 

Meilleurs vœux, hein ! Et bonne année, hein ! Et surtout la santé, hein, parce que la santé ...