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lundi, 11 septembre 2017

VU À LA CROIX-ROUSSE

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Que reste-t-il du temps où il y avait des

SERVICES PUBLICS en France ?

Voici ce que m'évoque (de très loin, mais quand même) le relief du badigeon.

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Comment l'artiste a-t-il su à ce point poser un tel drapé sur les seins, sur le ventre, sur les cuisses ?

jeudi, 07 septembre 2017

DRÔLES DE NUAGES

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lundi, 04 septembre 2017

VU À LA CROIX-ROUSSE

UN GRAFFITI AMÉLIORÉ

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vendredi, 01 septembre 2017

L’ŒILLETON

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vendredi, 14 juillet 2017

DERNIER DÉTAIL

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Détail de la coque du bateau.

Photographie Frédéric Chambe, Molinet (03), 9 juillet 2017.

Un coup de fatigue ? Une saturation ? Quoi qu'il en soit, le sentiment d'avoir atteint un seuil. Les terriens, et ceux d'ailleurs, qui rendent visite à ce blog (presque ininterrompu depuis mars 2011), ont sûrement remarqué que, depuis quelque temps, je m'exprime moins par la plume (façon de parler !) qu'en m'efforçant de faire partager la fascination qu'exerce sur mes yeux le monde tel qu'il se présente par les interstices où je le regarde. 

Que signifié-ce ? On verra bien. Ce qui est sûr, c'est que je pars aujourd'hui pour une Grande Vacance. Si j'avais un souhait à formuler à l'intention de tout un chacun, ce serait celui-ci :   excellente vacance (du devoir, du pouvoir, du savoir, du pensoir, de l'écritoire, de l'espoir, du dortoir, du comptoir, du foutoir, du grattoir, du homard ... et autres insectes utiles, comme dit Vialatte) à tous.

A bientôt. 

En ce 14 juillet, je pars avec mon

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jeudi, 13 juillet 2017

LE PETIT GRÉGORY

On trouve une scène formidable de cynisme dans le réjouissant film "C'est arrivé près de chez vous" (1992), de Rémy Belvaux, avec un impeccable Benoît Poelvorde en inventeur d'un nouveau cocktail, qu'il baptise "le petit Grégory". Attention, il faut prêter l'oreille : l'ébriété de Poelvorde, très bien imitée, trouble son élocution.

mercredi, 12 juillet 2017

DÉTAIL

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mardi, 11 juillet 2017

DÉTAIL

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lundi, 10 juillet 2017

DÉTAIL

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C'est du gâteau (fait maison).

dimanche, 09 juillet 2017

DÉTAIL

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samedi, 08 juillet 2017

DÉTAIL

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vendredi, 07 juillet 2017

TROIS PALOTINS

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Giron.

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Pile.

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Cotice.

Je me permets de proposer aux pataphysiciens conscients ou inconscients (ça veut dire tout le monde) ces représentations toutes personnelles des Palotins. Je ne prétends surtout pas, pour autant, détrôner l'indétrônable effigie qu'en avait gravée, sur une plaque en bois d'arbre, leur géniteur officiel : Alfred Jarry. 

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On trouve la description exacte (sauf le nez des palotins) de cette gravure dans la bouche d'Ubu, à la scène IX de l'Acte héraldique de César-Antéchrist (1895) : 

« Semblable à un œuf, une citrouille ou un fulgurant météore, je roule sur cette terre où je ferai ce qu'il me plaira. - D'où naissent ces trois animaux (apparaissent Giron, Pile et Cotice) aux oreilles imperturbablement dirigées vers le nord et leurs nez vierges semblables à des trompes qui n'ont point encore sonné ? ». 

Si l'on regarde bien, la créature céleste qui surplombe les Palotins est effectivement "fulgurante" (zigzag de la foudre), "spiraloïde" (la gidouille) et "macroglosse" (l'excroissance buccale), 

Jarry ne souffre d'aucun préjugé formel : si le nez en trompe n'apparaît pas sur la gravure ci-dessus, on est fort tenté de le repérer dans le détail de la suivante, gravure que j'avais eu l'honneur de commenter de façon originale (saluée par Michel Arrivé, j'ai la lettre), malgré un larcin de M. Henri Béhar en personne dans je ne sais plus quel numéro de la très estimable revue L'Etoile-Absinthe, appropriation rectifiée ensuite grâce à l'impeccable éthique de M. Michel Décaudin. 

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Je n'ai jamais pu me faire aux usages et mésusages en usage dans l'Université. 

PIERRE HENRY

J'ai appris, comme tout le monde, la mort de Pierre Henry.

Je ne suis plus, on le sait peut-être, le grand amateur des musiques savantes qui s'inventent aujourd'hui, mais je garde un reste de tendresse pour celles que créait Pierre Henry, ce compositeur qui avait fait de sa propre maison un laboratoire musical, voire une salle de concert, comme le montre le disque qui est sorti d'une de ses expériences publiques.

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Je garde sans doute, avant tout, ce reste de tendresse à cause de la répugnance qu'il a toujours manifestée à l'égard de l'invention satanique d'Arnold Schönberg, je veux parler de la musique sérielle, alias dodécaphonisme, qu'adoptera d'emblée et avec enthousiasme Pierre Boulez, le commissaire politique, l'ayatollah du sérialisme intégral.

jeudi, 06 juillet 2017

UNE VARIATION RETROUVÉE

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Allez, une dernière pour la route.

Photographie Frédéric Chambe (non recadrée).

mercredi, 05 juillet 2017

DÉTAIL

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mardi, 04 juillet 2017

DÉTAIL

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lundi, 03 juillet 2017

DÉTAIL

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dimanche, 02 juillet 2017

NUAGES

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L'étranger

 

- Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? ton père, ta mère, ta sœur ou ton frère ?
- Je n'ai ni père, ni mère, ni sœur, ni frère.
- Tes amis ?
-Vous vous servez là d'une parole dont le sens m'est resté jusqu'à ce jour inconnu.
- Ta patrie ?
- J'ignore sous quelle latitude elle est située.
- La beauté ?
- Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle.
- L'or?
- Je le hais comme vous haïssez Dieu.
- Eh! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
- J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages !

Charles Baudelaire

samedi, 01 juillet 2017

VARIATIONS XII + XIII

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Fin.

vendredi, 30 juin 2017

VARIATIONS X + XI

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jeudi, 29 juin 2017

VARIATION IX

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mercredi, 28 juin 2017

VARIATION VIII

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mardi, 27 juin 2017

VARIATIONS VI + VII

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lundi, 26 juin 2017

VARIATIONS IV +V

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dimanche, 25 juin 2017

LE DERNIER FRED VARGAS

Il n'y a pas que Saint-Simon dans la vie : j’aime aussi passer un bon moment à suivre, de temps en temps, une bonne enquête policière. C’est ce que je viens de faire avec le dernier Fred Vargas (à ne pas confondre avec la chanteuse Chavela Vargas, la bouleversante interprète de Paloma Negra),


Quand Sort la recluse.

Je ne suis plus le grand amateur de polars (et toute cette sorte de choses) que j'ai été. On me dit que c'est un tort, parce que c'est dans le polar, paraît-il, que se sont réfugiées la description et l'analyse du monde et de la société tels qu'ils sont, description et analyse qu'on ne trouve plus au rayon « littérature générale », devenue, si l'on excepte les romans de Michel Houellebecq, nombriliste, dépourvue d'horizon, recroquevillée sur les tourments existentiels et narcissiques de pauvres individus qui s'attendrissent sur leurs "souffrances" vénielles. Je réponds que si cela est vrai, c'est bien regrettable et bien triste. Revenons à nos moutons, revenons à Quand Sort la recluse.

On retrouve évidemment le commissaire Adamsberg, plus que jamais "perdu dans ses brumes", avec sa démarche, tanguée ou flottée, et, pour cette fois, ses « bulles dans le cerveau ».

Je trouve, à tort ou à raison, qu’il y a du Maigret dans le personnage, qui ressemble à notre commissaire national sur un point précis : tout le monde constate sa quasi-infaillibilité quant aux résultats des enquêtes, mais personne, pas même le personnage lui-même, n’est en mesure de définir sa méthode. Leur méthode à tous les deux est de n’en pas avoir, et de se laisser aller à leurs impressions, à leur intuition : en trois coups de cuillère à pot, Adamsberg, rappelé d’urgence de sa villégiature islandaise, résout une affaire de meurtre. C’est juste une mise en bouche, avant le plat de résistance, devant lequel il va sérieusement "flotter".

Le commissaire de Vargas se différencie cependant de Maigret par la façon dont l’auteur creuse dans son personnage de façon à en faire percevoir les abîmes intérieurs. Ici, par exemple, c’est un souvenir d’enfance qu’il avait chassé de son esprit aussitôt que le traumatisme avait été vécu, que son propre frère va lui remettre en mémoire. On trouvait déjà dans Sous les Vents de Neptune une telle remontée dans le passé enfantin d'Adamsberg (le criminel, à la personnalité puissante, parvenait à s'échapper).

Mais on retrouve aussi tous les membres de l’équipe, chacun identifiable grâce à un trait de caractère ou un talent particulier : Voisenet et sa connaissance du monde animal, Danglard avec son érudition et sa mémoire des noms, Froissy l’experte en hacking tous azimuts, etc. Cette fois, la sauce est épicée de la curieuse implication de Danglard, un des seconds du commissaire, dans l’enquête, au point qu’il essaie de la torpiller, avant de découvrir que, heureusement pour sa sœur, c’était une fausse piste.

Tout part d’une curieuse araignée aperçue par Adamsberg sur l’écran de l’ordinateur de Voisenet, qui a relevé dans la presse deux faits divers apparemment sans problème : deux vieillards de la région de Nîmes ont été retrouvés morts après avoir été piqués par une « recluse », alias « Loxosceles rufescens ». Or cette araignée est, d’une part, d’une timidité maladive et, d’autre part, absolument sans danger pour l’homme dans des circonstances normales.

Pour qu'elle soit dangereuse, il faudrait, selon l' « imbuvable » professeur Pujol, arachnologue réputé, rassembler le venin de plusieurs dizaines d'individus, ce qui est hautement improbable ; selon l'encyclopédie en ligne, la morsure de cette "Sicariidae" peut provoquer des lésions de 10 cm. de circonférence, dont on doit particulièrement se méfier quand on est dans la région de Nîmes et Montpellier.

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Exemplaire de "recluse", Loxosceles rufescens, dite aussi "araignée violon".

Il faut qu’une immonde petite fripouille en glisse une dans le pantalon d’un souffre-douleur de l’orphelinat « La Miséricorde » pour que la nécrose se mette aux testicules du garçon, garantissant son infirmité future, pour la plus grande joie des bourreaux. Le tortionnaire faisait partie de la « bande des recluses », qui faisait la loi parmi les orphelins de l’établissement, dans les années 1940 : de véritables petits bandits qui faisaient régner la terreur parmi les garçons et qui allaient montrer leur sexe aux filles, à travers le grillage qui les séparait, jusqu’à éjaculer sur elles.

C’est presque naturellement que la bande s’était convertie au viol collectif dans la suite : des salauds qui ont commis leurs méfaits pendant des dizaines d’années. Et qui voient s'abattre sur la dizaine de membres de la bande, longtemps après les faits, une vengeance longuement remâchée et méticuleusement méditée. La police se voit obligée de protéger la vie des derniers salauds qui sont encore au programme.

On appelait aussi « recluses » les femmes qui choisissaient de se faire enfermer dans un local exigu, ne recevant de quoi survivre, de la générosité des passants, que par une étroite lucarne, sans aucun soin, vivant dans leurs déjections et leurs immondices jusqu’à ce que mort s’ensuivît. On s’apercevra que cet autre sens du mot n’est pas sans lien avec le commissaire Adamsberg.

Le roman est techniquement réussi, alliant de façon convaincante – quoi que de façon parfois artificielle – la psychologie (si l’on peut dire) des personnages (policiers comme autres) et la conduite de l’intrigue. Pas de quoi entrer dans le panthéon des lettres, mais l’auteur n’en demande sans doute pas tant.

De quoi voir défiler sans trop d’ennui un après-midi de canicule.