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mardi, 20 juin 2017

DÉTAIL

Mon art abstrait.

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La rénovation du système politique français n'est pas encore pour demain : les 308 députés de La République en marche ont été élus par 16,55 % des inscrits (chiffre trouvé sur le site du ministère de l'intérieur). Franchement, de qui sont-ils les représentants ? Pas de moi, c'est sûr. 

lundi, 19 juin 2017

DEUX DÉTAILS

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A travers l’œilleton d'un judas, avec interposition d'un écran vitré (un peu particulier, il est vrai).

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Une bonne nouvelle, ce matin : Najat Belkacem a été sévèrement battue à Villeurbanne. Après le souk qu'elle a semé dans l'Education nationale, il y a donc une justice. Dire que certains égarés croient encore que cette femme est de gauche !

dimanche, 18 juin 2017

DÉTAIL

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Faïence de la belle déco de la Brasserie des Brotteaux, où l'honorable duo rognons/ris de veau ne vaut cependant pas celui mitonné - avec son (autrefois superbe) gratin de pennes - par le chef du Grain de Folie (mais c'est à la Croix-Rousse).

samedi, 17 juin 2017

DÉTAIL

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vendredi, 16 juin 2017

DÉTAIL

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Le signet (un genre de satin violet) a eu cent soixante-quinze années pour laisser son empreinte sur le papier. Le livre a-t-il été seulement ouvert une seule fois avant que je m'en occupe ? Probable que non.

jeudi, 15 juin 2017

DÉTAIL

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mercredi, 14 juin 2017

DÉTAIL

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mardi, 13 juin 2017

DÉTAIL

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lundi, 12 juin 2017

L'EUROPE MISE A LA QUESTION

SELENIC SLOBODAN.jpgLa fusion de tous les pays européens en un seul bloc continental unifié est-elle possible ? Il est permis d’en douter fortement. D’abord en jetant un coup d’œil sur l’histoire qui a façonné le continent.

Au fur et à mesure que j'avance dans la lecture des Mémoires de Saint-Simon, je suis frappé par l’énergie déployée par les souverains (Angleterre, Autriche, France, Etats italiens, Savoie, Lorraine, Espagne, Hollande, …) à se disputer des territoires, des couronnes royales, et même des chapeaux de cardinaux, à rivaliser de puissance et animer des querelles de préséance, je me dis que l’Europe est irréductiblement composée de nations trop nettement individuées pour disparaître dans une instance plus vaste qui les subsumerait toutes et en laquelle chacune pourrait à bon droit se reconnaître.

Et ne parlons pas des affrontements qui ont ensanglanté le continent au cours des deux derniers siècles. Tout ce qui façonne ce qu'il faut bien appeler l'identité des peuples s'appelle l'histoire, et ce n'est pas le trait de plume que voudraient bien tirer sur celle-ci les signataires de tous les traités européens qui peut effacer cette réalité ni changer les peuples à volonté. 

En même temps que les différences de langues et de coutumes, ces rivalités, querelles et autres guerres ont accentué tous ce qui forme les traits par lesquels les peuples européens se distinguent les uns des autres (on ne devient soi-même qu’en s’opposant, aux parents, au chef, au prof, aux autres, etc. : penser, c’est dire non, disait le philosophe Alain), produisant autant d’identités nettement marquées, voire irréductibles, donc difficilement fusibles les unes dans les autres.

Et ce n’est pas la lecture de L’Ombre des aïeux, du Serbe Slobodan Selenić (Gallimard, 1999, en 1985 dans la langue originale), qui incitera à croire encore possible l’édification d’une Europe unie. Dans ce remarquable roman, à travers les relations complexes des deux protagonistes, Stevan le Serbe et Elizabeth l’Anglaise (qui se partagent inégalement la narration), l’auteur aborde, parmi une multitude de sujets, l’impossibilité pour les nations d’Europe de perdre une identité en perdant une souveraineté qui bien souvent leur a coûté si cher à conquérir : leur mariage donne naissance à un garçon – Mihajlo pour son père, Michael pour sa mère – qui, pris entre les deux cultures, ne parviendra jamais à trouver un socle assez solide pour fonder son existence et son identité. Il en mourra. L’action se déroule sur plusieurs décennies à partir des années 1920, si l’on excepte les éléments remontant à l’enfance de Stevan.

Le premier dépaysé, dans l’histoire, est Stevan, qui achève à Bristol ses études de droit. Elizabeth lui a littéralement tapé dans l’œil, avec sa grande allure et sa chevelure flamboyante de rousse. Lui est plutôt du genre timide, mais elle ne semble pas effarouchée par ses travaux d’approche. Mieux, sous son aspect tellement « british », fait de réserve et de distance dans la conversation, elle répond à ses avances, au point qu’il ose la demander en mariage, allant même jusqu’à l’amener dans la petite chambre qu’il occupe dans une pension de la ville, pour « faire vraiment connaissance ». Il découvre à cette occasion qu’Elizabeth, sous des dehors froids, cache un tempérament de feu, presque déraisonnable.

Stevan est, par tempérament, un être tant soit peu torturé : élevé seul entre son père Milutin, ancien commerçant cossu, et Nanka, la vieille servante analphabète venue de la Serbie profonde et imprégnée de la tradition populaire, il s’inquiète, à l’occasion de son séjour anglais, de constater qu’il pourrait trahir la culture authentiquement serbe qui lui a été fidèlement transmise, et il s'en sent vaguement coupable.

L'auteur, par son personnage de Stevan, étudie en profondeur ce qui se passe dans l'esprit et dans la personnalité d'un homme confronté à une telle division de son propre moi. Dans son cas particulier, d'ailleurs, ce qui se passe à la longue illustre le poids des atavismes : lancé dans des travaux universitaires qui doivent lui assurer un rayonnement intellectuel, il se laisse peu à peu gagner par la nature lymphatique, et même paresseuse du peuple serbe. Le message est clair : si le processus d'acculturation ne va pas à son terme, le long passé historique et traditionnel reprend le pouvoir.

Car il découvre en Angleterre un peuple imprégné d’une culture radicalement autre, fait de coutumes et de rituels extrêmement codifiés, pour ne pas dire rigides, à l’opposé de ceux, primitifs, voire archaïques, en usage dans le peuple serbe : « Tout à coup, je n’avais plus du tout honte de mon pays inculte, perdu dans l’isolement, encore marqué de traits orientaux ; tout à coup, je découvrais, dans la gravité avec laquelle mon peuple affamé considérait la vie, une noblesse humaine et morale plus élevée que la frivolité douillette de celui qui, autour de moi, prenait, depuis des centaines d’années, son thé "at five o’clock", avait depuis huit siècles ses universités et une famille royale qui, dès le seizième siècle, avait résolu ses conflits dynastiques, à l’opposé de ce qui se faisait chez nous ».

Un soir de réunion du groupe, en évoquant son pays, par provocation, il va jusqu’à raconter le cas du berger Milomilj qui, « par une froide journée de novembre », est pieds nus pour garder son troupeau dans la montagne. Et quand le père et le fils s’étonnent de cela, il répond : « Y’a qu’à attendre un peu, avait répondu Milomilj, jusqu’à ce que la première vache bouse. Alors, c’est le paradis : les pieds dans la bouse chaude, y’a rien de meilleur ; la chaleur te monte jusqu’aux oreilles ». Précisons que l’anecdote se situe aux alentours de 1925. On imagine la stupeur des Anglais, mais aussi le vague mépris qu’ils éprouvent pour un peuple aussi arriéré.

Mais Stevan, au moins, retourne dans son pays une fois terminées ses études, en emmenant Elizabeth, désormais son épouse. Et c’est au tour de celle-ci d’éprouver la cruauté qu’il y a dans une telle transplantation en terre étrangère, à plus forte raison sachant que c’est définitif, et que, entre les deux nations, il ne s’agit pas de petites différences : la Serbie est carrément un autre monde, où apparaissent alors encore les traces très visibles (et souvent misérables) de l’empire ottoman. Et pourtant, elle fait des efforts inouïs pour s’adapter, par exemple en essayant d’apprendre le serbe, sans jamais arriver à le maîtriser totalement. Et puis, avec sa chevelure rousse, comment pourrait-elle passer inaperçue et se fondre dans la masse ?

Le pire, peut-être, est que, avec les meilleures intentions du monde, elle se fait un point d’honneur d’élever son Michael-Mihajlo selon les préceptes qu’elle a elle-même reçus. Pendant les premières années, le jeune garçon laisse entrevoir des aptitudes exceptionnelles, maîtrisant très tôt les deux langues et passant sans heurts de l’une à l’autre, lisant très tôt Shakespeare, enfin bref, montrant tous les caractères de l’enfant docile et surdoué.

Et puis un jour tout change. Les parents, de jour en jour plus effarés, voient leur fils s’éloigner d’eux. Ils constatent que le compréhensible besoin de s’intégrer dans le « groupe des pairs » (comme disent les psychosociologues) amène Mihajlo à délaisser d’abord l’anglais pour le serbe, puis à imposer le respect à son groupe – qui le traite encore d’Anglais – en relevant un défi lancé par les autres (ramener une des pastèques qui flottent en nombre sur le Danube). Pour s’intégrer, il faut choisir, or choisir, c’est éliminer. Mihajlo choisit ses camarades, bien que n'ayant pas trop d'estime pour eux, plus rustauds et rustiques.

Au sortir de la guerre, alors que se livrent les derniers combats contre les Allemands, juste avant que ne s’installe le régime communiste de Tito, Mihajlo rejoint un groupe de partisans, dont il impose la présence à ses parents, au motif qu’ils possèdent une table assez vaste pour confectionner à l'aise les banderoles des manifestations, au grand dam des parquets et tapis, aimablement souillés par les chaussures crottées.

Les relations du jeune homme avec ses parents deviennent tous les jours plus exécrables. Il va jusqu’à se mettre en colère contre sa mère, qui lui a donné les mêmes cheveux rouges qui le distinguent de tous les autres Serbes. Il n’hésite même pas à l’agonir des injures les plus violentes. Que peuvent les pauvres parents face à de telles explosions ?

Un jour, cependant, Stevan, n’en pouvant plus, éclate contre son fils et lui lance : « I wish you were dead » (je voudrais que tu sois mort). Le point de non-retour est dépassé. Mihajlo, sans rien dire, s’engage dans les troupes envoyées sur le front, soit pour échapper à un milieu devenu pour lui haïssable, soit pour exécuter inconsciemment la malédiction de son père. Peut-être les deux. Ce qui devait arriver arrive. Est-ce le père qui a renié son fils ? L’inverse ? Quoi qu’il en soit, la rupture entre les générations est consommée. Le fil de la transmission est cassé.

Inutile de dire que la lecture de ce livre – qui n’est qu’un roman, mais la seule science exacte n’est-elle pas la littérature (c’était Jean Calloud qui l’affirmait) ? – a été une belle occasion pour moi de m’interroger sur l’état actuel des relations entre les pays européens et sur les conséquences de l’entreprise de marche forcée des peuples européens vers « une ténébreuse et profonde unité » (en réalité purement et simplement réduite à la marchandise et à l’argent), qui fait allègrement fi de tout ce qui sépare ou éloigne les unes des autres chacune de ses entités élémentaires.

De tels arrangements mercantiles et de tels dénis de démocratie ne peuvent produire que des Donald Trump.

Voilà ce que je dis, moi.

dimanche, 11 juin 2017

DÉTAIL

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samedi, 10 juin 2017

DÉTAIL

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vendredi, 09 juin 2017

PREMIÈRE SALOPERIE DE MACRON

Visiblement, les Français n'aiment plus le drapeau tricolore. Ils ont oublié le premier mot de leur devise nationale. Qui oserait aujourd'hui entonner « Liberté, liberté chérie, combats avec tes défenseurs. Sous nos drapeaux, que la victoire accoure à tes mâles accents ! Que tes ennemis expirants voient ton triomphe et notre gloire ! » ? Les Français ont honte de leur hymne national.

Quel Henri Béraud oserait écrire, dans notre régime démocratique ce qu'il écrivait dans un journal en 1942, sous le nez des troupes d'occupation : « Français, tiens-toi droit ! » ? Non, le Français, aujourd'hui, baisse les yeux devant le terroriste. Le Français a besoin d'être "protégé", "rassuré", "consolé", suite à tous les crimes commis sur notre sol par des bandits qui voudraient bien que nous-mêmes marchions sur "nos valeurs". Les bandits sont en train de gagner. Ce que veut le Français, ce n'est plus la liberté, c'est la sécurité. Le Français est un animal craintif aux abois. Il crie "au secours" en direction du président.

Et le président, magnanime, prête une oreille favorable à ce cri de désespoir. Lui qui voulait il y a peu, "sortir de l'état d'urgence", va, au contraire, faire entrer l'état d'urgence dans le droit commun, en faisant une loi sécuritaire, une de plus, qui déshabille l'autorité judiciaire pour habiller les autorités administratives. La France est en train de dire adieu à l'état de droit. La France s'engage la fleur au fusil dans la voie du régime d'exception permanent. Pour un homme qui peut à bon droit se dire "d'Etat" (il est légitime, puisque élu), voilà un drôle de chef. La question que je me pose : combien de semblables saloperies vont suivre ? En la circonstance présente, j'éprouve, qu'on me pardonne, une grande honte. J'aimerais bien ne pas être le seul.

La liberté, ce n'est pas moi qui en parle :

« Le loup déjà se forge une félicité

Qui le fait pleurer de tendresse.

Chemin faisant, il vit le col du chien pelé.

"Qu'est-ce là ? lui dit-il - Rien. - Quoi, rien ? - Peu de chose.

- Mais encor ? - Le collier dont je suis attaché

De ce que vous voyez est peut-être la cause. -

Attaché ! dit le loup : vous ne courez donc pas

Où vous voulez ? - Pas toujours ; mais qu'importe ? -

Il importe si bien, que de tous vos repas

Je ne veux en aucune sorte,

Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor."

Cela dit, maître loup s'enfuit, et court encor ».

Le Français, trop plein de son confort, trop conscient de ce qu'il a à perdre, n'est plus un loup, s'il l'a jamais été. Il est gavé de démocratie. Qui prendrait, aujourd'hui, le parti du loup ?

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jeudi, 08 juin 2017

DÉTAIL

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Les dossiers médicaux, vus de la rue.

mercredi, 07 juin 2017

DÉTAIL

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Le Monopoly, édition de Lyon, vu de la rue.

mardi, 06 juin 2017

DÉTAIL

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L'ombre sur le mur.

lundi, 05 juin 2017

DÉTAIL

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dimanche, 04 juin 2017

DÉTAIL

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Apéro huître.

samedi, 03 juin 2017

JOURNALISTES MAL AIMÉS

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Titre - de taille démesurée : toute la moitié supérieure de la page !! Le Monde a les moyens de gâcher du papier. - de l'article de Michel Dalloni, paru dans le supplément "l'époque" du Monde des 7/8 mai 2017. On notera le choix "vintage", pour l'illustrer, du Brownie flash de Kodak. Comme dirait Brigitte Fontaine : "J'fais un genre".

 

Non, monsieur Dalloni, je ne hais pas les journalistes. Et je ne suis pas d'accord non plus avec le "chapeau" de votre article : « Sale temps pour les journalistes. Accusés d'être les suppôts du système, conspués par les politiques, délaissés par les lecteurs, ils ne font plus rêver. Mais pourquoi tant de haine ? ». J'avoue que "ils ne font plus rêver" m'a fait bondir.

Car si la profession fait rêver des lycéens qui ambitionnent de l'exercer (ce qui est votre cas, puisque vous commencez par cette confidence : « Toute ma vie j'ai rêvé d'être un reporter. »), je vous apprends que je n'achète pas Le Monde pour rêver mais exclusivement pour m'informer, et j'espère n'être pas le dernier dinosaure à considérer ainsi le rôle de la presse. L'insupportablement futile M, le magazine que Le Monde vend avec le numéro du samedi (j'imagine que la raison de son existence est purement financière, vu la place de la publicité), donne à craindre que nous autres dinosaures avons du souci à nous faire pour notre pitance. Je n'en reviens toujours pas de ce qu'un "journal de référence", puisse envoyer des journalistes pour rendre compte des défilés de mode ou des événements sportifs : comment peut-on tomber si bas ? Je sais, je ne suis pas "mainstream".

A la rigueur, parfois, j'apprécie une analyse, et même, pourquoi pas, une page "débats", un commentaire, à la condition que l'information reste première. J'estime aussi tout à fait regrettable l'invasion des pages du Monde par les illustrations (photos ou autre), qui ne font que flatter la paresse. Alors, ne nous trompons pas de débat. Individuellement, les journalistes font le boulot qu'on leur demande de faire, en général plutôt bien, même si, comme partout, il y a des "brebis galeuses".

Non, si je dis souvent du mal de la presse, des journaux que je lis et de ceux qui y écrivent, ce n'est pas aux individus que j'en ai. Si j'avais à m'en prendre à quelqu'un, ce ne serait pas à une personne en particulier, mais plutôt à une entité forcément plus abstraite : celle qui fabrique les conditions d'exercice de la profession. En termes plus connotés Karl Marx : à l'infrastructure plutôt qu'à la superstructure. 

A mesure qu'on gravit les étages de l'édifice qui organise la profession journalistique, les questions se font de plus en plus pressantes et fondamentales. Qui est chef de service ? Qui directeur de la rédaction ? Qui éditorialiste ? Qu'est-ce qui les fait nommer à leur poste ? Qui propriétaire ? Quels rapports entre la société des rédacteurs et celui-ci, je veux dire le degré d'assujettissement des contenus à la stratégie de celui-ci (disons pêle-mêle : Bolloré, Bergé, Lagardère, Drahi, bref, tous ceux qui ont de l'argent et voudraient bien influencer) ? Qui décide des sujets ? Qui donne le dernier feu vert à la publication des articles ? Ceux-ci sont-ils retouchés par le rédac-chef ? A quelles conditions grimpe-t-on dans la hiérarchie ? Je n'oublie pas que je figure aussi parmi les payeurs, puisque l'oxygène de l'argent de l'Etat maintient plusieurs titres en état de survie artificielle, au nom du pluralisme et de la "liberté d'expression" qui, en l'occurrence, a bon dos. Je dirais plutôt qu'il faut à tout prix maintenir l'apparence (le mythe) de la pluralité : nous vivons dans un régime fictif de "liberté de la presse".

Encore deux questions, indiscrètes celles-là : 1 - Par qui sont financés les instituts journaux,lournalistes,journal le monde,presse quotidienne,michel dalloni,brownie flash kodak,information,vincent bolloré,pierre bergé,arnaud lagardère,patrick drahi,françois rufin,revue fakir,cfj,centre de formation des journalistes,les petits soldats du journalisme,film merci patron,alain accardo,journalistes au quotidien,gilles balbastre,journal d'un jri,nicolas sarkozyde formation des futurs journalistes ? 2 - Quels professeurs forment les futurs journalistes ? Je ne connais que le CFJ, et encore : par le biais du livre Les Petits soldats du journalisme, de François Rufin, qui avait peut-être quelques comptes à régler, mais dont la charge était étayée par des faits convaincants. Si j'en crois l'auteur, les apprentis apprennent surtout à servir la soupe. Rufin l'a d'ailleurs payé d'un long ostracisme, et ce n'est que depuis peu que sa conception du "vrai" journalisme s'est vue récompensée (succès de son film "Merci patron"). C'est donc l'ensemble de ces conditions, et non pas les seuls individus qui sont envoyés au charbon, qui doit faire l'objet des jugements les plus sévères.

Contrairement à ce qu'écrit Michel Dalloni, ce que je reproche aux journalistes n'est pas qu'ils soient des « suppôts du système » : j'aurais plutôt tendance à les plaindre,journaux,lournalistes,journal le monde,presse quotidienne,michel dalloni,brownie flash kodak,information,vincent bolloré,pierre bergé,arnaud lagardère,patrick drahi,françois rufin,revue fakir,cfj,centre de formation des journalistes,les petits soldats du journalisme,film merci patron,alain accardo,journalistes au quotidien,gilles balbastre,journal d'un jri,nicolas sarkozy puisque, s'ils veulent gagner leur croûte, ils sont obligés de se soumettre aux ordres de la hiérarchie. Pour être édifié là dessus, il suffit de lire "Journal d'un JRI" de Gilles Balbastre, publié dans Journalistes au quotidien, d'Alain Accardo (le JRI ou journaliste reporter d'image, est le pauvre gars qu'on envoie filmer l'inondation, l'incendie, le lieu du crime, enfin bref toutes les images, si possible spectaculaires, à même de faire grimper l'audience : il me faut du saignant, coco).

Ce qu'il faut reprocher au journalisme tel qu'il est pratiqué, c'est donc d'abord le cadre professionnel dans lequel il évolue. Mais il y a plus rédhibitoire : la presse est aujourd'hui pieds et poings liés entre les griffes de la logique ultralibérale, qui guide la marche du monde aujourd'hui. Je sais bien que l'argent est le nerf de la guerre, mais je crois qu'une véritable presse d'information n'a pas à se demander comment satisfaire les "attentes des lecteurs". En tant que lecteur, la seule façon de me satisfaire, c'est de m'informer de ce qui se passe en France, en Europe et dans le monde. Que les choix d'une rédaction se fassent en fonction de ce que les rédacteurs pensent être les goûts des lecteurs me semble une erreur grossière. Une déviance.

Plus avilissant encore pour la profession, ce sont les images des invraisemblables grappes de journalistes, photographes, cameramen et preneurs de sons qui courent s'agglutiner autour de l'événement et des personnes qui le font : Sarkozy paradant à cheval devant le bétail journalistique entassé sur une charrette tirée par un tracteur, lors d'un déplacement en Camargue, reste à cet égard un sommet de ridicule (et d'humiliant).

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C'est la concurrence féroce que se livrent les organes de presse (écrit, audio, télé, web) qui produit ce ridicule, dont les limites sont même pulvérisées par les chaînes d'info en continu, avec des envoyés qui moulinent du vent en attendant que se passe la chose attendue. 

Non, je ne hais pas les journalistes. Mais j'estime qu'on ne peut pas, à la fois, m'informer et me vendre un produit. Si j'ai de la haine, c'est à l'égard de ce qu'il faut bien appeler le "système" marchand dans lequel ils sont pris.

Mais là, on est dans l'insoluble. Un système condamné. Personne ne reculera. La logique de système est plus forte que tous les efforts des individus qui y sont pris. 

vendredi, 02 juin 2017

DÉTAIL

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Photographie Frédéric Chambe.

jeudi, 01 juin 2017

ALERTE

On a raison, en général, de ne plus lire Le Monde, cette soupe qui donne trop souvent envie de cracher dedans, depuis que le journalisme de commentaire (autrement dit un prétendu journalisme d'expertise, puisqu'on sait que les journalistes spécialisés sont souvent des ratés de leur "spécialité") a pris le pas sur le journalisme d'information.

Il y a cependant des exceptions. Qui tiennent, en général, à la fois à la personne et à la fonction de la personne qui "écrit dans le journal". Par exemple, il m'est tombé sous les yeux, mardi 30, la chronique de Stéphane Foucart, spécialiste de la rubrique "Planète" (ça veut dire "environnement"). Il est question des insectes, de leur avenir, du nôtre et du monde. La plume du monsieur me semble pertinente et mesurée.

L'histoire, qui commence comme un canular, est racontée dans la revue Science par un entomologiste de grande réputation, du nom de Scott Black, directeur de la Xerces Society for Invertebrate Conservation. Il possédait une Ford Mustang dans son jeune temps, et quand il roulait, il fallait s'arrêter régulièrement pour nettoyer le pare-brise, souillé par la myriade d'insectes qui s'y écrasaient. Aujourd'hui, le pare-brise du Range Rover, « à l'aérodynamique de réfrigérateur », sur quelque route de campagne qu'il roule, reste impeccablement transparent. Scott Black conclut : « J'ai tendance à ne me fier qu'aux données scientifiques, mais quand vous réalisez que vous ne voyez plus tout ce bazar, ça vous prend aux tripes ».

Par intuition, on se dit en effet qu'il s'est passé quelque chose. Je me souviens que, quand j'accompagnais tout gamin mon oncle Pierre qui allait pêcher la truite dans l'Azergue, en longeant la rivière, il me demandait de lui procurer, régulièrement, des sauterelles. Et, comme nous traversions des prés non encore fauchés, je n'avais pas à me baisser, vu ma taille, pour prendre tout ce que je voulais : à chaque pas, nous les faisions partir en grand nombre. Aujourd'hui, ce n'est plus envisageable. De toute façon, y a-t-il encore des truites dans l'eau de l'Azergue, malmenée par le progrès ? Et je ne parle pas des papillons, qui pullulaient dans les campagnes dans les années 1950. Bon, on en voit quelques-uns de temps en temps. Allons, tout ne va pas si mal.

Reste que la vie des insectes est menacée. Mais ça reste un raisonnement intuitif. Et Stéphane Foucart dit très justement que les scientifiques ont le plus grand mal à quantifier le désastre, faute d'une documentation sérieuse sur le phénomène. Il l'écrit : « Probablement parce que l'intérêt scientifique était jugé faible, nul ne pouvant imaginer que ce vaste monde grouillant et bourdonnant puisse un jour connaître un effondrement aussi radical et rapide que celui observé aujourd'hui, sur tous les continents ». Par conséquent, les données dont on dispose sont bien maigres. 

Bien obligé de se rabattre sur celles dont on dispose, on a, pour obtenir une comparaison un peu fiable, répété en 2013 une opération remontant à 1989. On a posé un piège dans une réserve naturelle allemande. Le résultat est spectaculaire, mais aussi affolant : en vingt-quatre ans, la « biomasse d'insectes piégés » a été réduite de 80%, soit une disparition des quatre cinquièmes. Résultat confirmé l'année suivante, car les scientifiques, n'en croyant pas leurs yeux, voulaient être sûrs de leur fait.

Pour trouver le coupable, les regards se tournent évidemment vers les insecticides (ils ne font que le boulot qu'on leur demande), en particulier à cette classe particulière que sont les néonicotinoïdes (découverts par un Japonais, et mis sur le marché en 1991), dont on enrobe les semences avant usage, et dont le succès planétaire a été tellement fulgurant au cours des années 1990 qu'ils se retrouvent « sur des millions d'hectares de grandes cultures ». On en a beaucoup parlé à propos de la disparition des abeilles, mais elles ne sont pas les seules concernées, ni les seules à être des "insectes pollinisateurs".

Aux industriels, dont l'argument principal est invariablement : "Il faut nourrir l'humanité", Foucart répond par l'étude menée en Finlande sur les rendements obtenus par les cultivateurs de navette, oléagineux proche du tournesol : depuis 1993 (soit après l'irruption des "néonics"), ils sont tombés de 1,7 à 1,2 tonne à l'hectare. Eh oui, messieurs les industriels, certaines cultures sont étroitement dépendantes des "insectes pollinisateurs" ! Si vous les faites disparaître, il n'y aura pas que les apiculteurs à être plongés dans le marasme.

Stéphane Foucart a sollicité deux chercheurs (CNRS et INRA) à propos de ces résultats, mais ils le « préviennent qu'ils ne sont que corrélatifs : ils n'apportent pas la preuve définitive de la causalité ». Une telle réponse, juste et désespérante, nous fait mieux comprendre pourquoi les lobbies des industriels qui pullulent à Bruxelles arborent une telle mine réjouie avant que les instances européennes prennent une décision au sujet des "perturbateurs endocriniens" ou des néonicotinoïdes : les malfrats courent loin devant les flics, flics qui, sur ordre, attendent l'arme au pied que la "causalité" soit "prouvée". 

Dans le fond, on a bien raison de ne pas trop s'en faire : attendons, pour qualifier les industriels d'affameurs et pour les traiter de criminels contre l'humanité, que les rendements aient baissé jusqu'à provoquer des famines catastrophiques. On aura toujours la possibilité de vendre aux populations survivantes des plaquettes de "Soleil vert" (titre du terrible film de Richard Fleischer (1973), où l'on recyclait en aliment les cadavres de tous les euthanasiés volontaires, qui attendaient en file indienne pour se faire piquer).

Dormez en paix, braves gens : d'autres scientifiques viendront pratiquer sur vos cadavres des autopsies pour faire l'inventaire "post mortem" des traces de délectables perturbateurs endocriniens, de néonicotinoïdes amicaux, d'amiante convivial et autres substances charmantes que l'industrie chimique vous aura inoculées dans le silence des autorités de régulation, et grâce au temps que leur aura laissé la prudence merveilleuse des chercheurs.

Je me dis que le barouf entretenu en ce moment autour de Trump et de son éventuelle dénonciation de l'accord de Paris (COP 21 : aux dernières nouvelles, c'est fait) est proprement incroyable. Ben oui, quoi : il n'y a pas qu'au sujet du réchauffement climatique qu'il y a urgence. Je ne nie pas l'importance du sujet, mais le réchauffement climatique se comporte comme Donald Trump : il bouscule tout le monde pour être seul à occuper la scène. Et l'on en oublie toutes les autres urgences. La disparition des insectes pollinisateurs en est pourtant une belle, d'urgence, is'nt it ?

mercredi, 31 mai 2017

VARIANTE

Tout le monde connaît le refrain que serinent à nos oreilles les commentateurs, celui du "verre à moitié truc, à moitié machin". J'ai entendu hier fredonner la rengaine, mais habillée de façon originale. C'était dans la bouche de M. Ivan Krastev, Bulgare par nature et intellectuel à la retraite. Pour une fois, je ne le qualifie pas d'intello, mais d'intellectuel, et de qualité. C'est normal : je me retrouve assez bien dans les analyses qu'il propose d'un phénomène qui angoisse nos chères élites. Nous avons de l'estime pour les gens qui pensent comme nous, c'est humain.

Ce phénomène, c'est la "Montée-des-Populismes", dont les figures obligées que les "chères-élites" énumèrent complaisamment sont toujours Orban, La Pologne, Erdogan, Trump et, bien sûr, pour ce qui nous concerne, Le Pen. Soit dit en passant, je suis toujours ébaubi du bout de la lorgnette par lequel les "autorités" médiatiques et politologiques abordent la question. Tétanisées comme la grenouille devant la couleuvre, elles tiennent un discours incantatoire sur le danger que fait courir le populisme à la démocratie, haranguent les foules à ce sujet, et poussent un grand "ouf" de soulagement plein de lâcheté quand le pire a été évité.

Il ne leur viendrait surtout pas à l'esprit de s'interroger sur les causes de cette "Montée-des-Populismes" dont ils ont plein la bouche. Quant à moi, pour aller vite, j'attribue ces causes à la façon dont le monde est conduit, sur les plans tant économique que politique, par des aveugles et des irresponsables, fort peu soucieux du sort du plus grand nombre.

Laissées sans perspectives et de plus en plus exposées aux difficultés de l'existence, des masses de gens ne savent plus vers qui se tourner pour trouver un peu d'espoir. Les camelots de la politique qui, eux, connaissent très bien la clientèle qui peut leur donner le pouvoir, enquêtes marketing à l'appui, savent à merveille, pour les appâter, agiter devant elle gris-gris, colifichets et sornettes (le programme de Marine Le Pen à la présidentielle en était bourré). Je reviens à ma variante.

La personne anodine qui interroge l'estimable M. Ivan Krastev termine l'entretien sur le pont-aux-ânes de la question du pronostic à poser sur l'avenir qui nous guette. Le monsieur répond ceci : « En Bulgarie, nous disons la chose suivante : les optimistes voient le verre à moitié plein, les pessimistes le voient à moitié vide. Nous les Bulgares le voyons à moitié cassé ». Un verre "à moitié cassé" ? C'est joli, non ?

mardi, 30 mai 2017

IL EST INTERDIT DE NOMMER

Je devrais me raisonner, penser à autre chose, me détendre, me divertir comme tout le monde, mais je n'arrive pas à m'y faire. Il y en a assez de ces discours qui, sous prétexte qu'on milite, les uns contre le racisme ou la xénophobie, les autres pour la tolérance ou le "droit à la différence", d'autres encore contre le sexisme ou l'homophobie (j'arrête là l'énumération des "causes à défendre"), répandent entre les individus le venin du soupçon généralisé, en même temps qu'ils font régner une sorte à la fois dure et molle de terreur intellectuelle à l'encontre de ceux qui ont le très grand tort de ne pas croire dans cette nouvelle religion punitive, de ne pas se lancer dans le même combat ou de ne pas défendre la seule cause qui vaille : celle des policiers de la pensée. Il est interdit de commenter le comportement et les discours des "minorités".

Pendant que se poursuivent tranquillement, méthodiquement, les destructions de toutes sortes, sous les coups de l'industrie, de la chimie, de l'économie financiarisée, de la compétition technologique forcenée, de la robotisation, de la privatisation de tout (en ce moment, c'est Véolia qui met la main sur la plage "familiale" de La Baule), etc. ; les mêmes bonnes âmes, qui ont forcément tout compris, qui savent donc forcément poser les questions essentielles et les problèmes cruciaux, et qui tiennent le haut du pavé médiatique (autrement dit qui tiennent solidement la machine à mouliner la propagande et l'air du temps), braquent leurs regards, surtout pas sur les causes des malheurs du monde, mais sur leurs seuls effets dans la société, je veux dire l'adorable nombril sociétal du "vivre-ensemble" et des "valeurs qui sont les nôtres" : elles sont donc à l'affût des moindres pets de travers et des plus petites infractions au Dogme, pour sceller la bouche de leurs méchants adversaires.

Car il est bien entendu qu'ils sont les Bons, qu'ils se tiennent sur l'Axe du Bien, et que, comme disait George W. Bush en son temps : « Ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous ». Tous les autres ont interdiction de dire quoi que ce soit : ils sont l'Axe du Mal, contre lequel ils sont partis en croisade (mais, contrairement à celui provoqué par Bush, le chaos qu'ils installent est dans les esprits, ce qui n'est pas mieux), et tous les moyens sont bons pour les faire taire. Le Code Pénal fourmille d'ailleurs, aujourd'hui, de tels moyens ad hoc, grâce à l'action de longue haleine d'une foule de gens discrets et adroits auprès de ceux qui font les lois, qui pensent acheter ainsi leur réélection.

Beaucoup de ces gens "bien intentionnés", qui ont, à les en croire, le cœur sur la main, ressortent, à la moindre occasion, cette phrase d'Albert Camus : « Mal nommer les choses, c'est ajouter aux malheurs du monde ». Mais ce sont les mêmes grandes âmes qui s'empressent de poser les scellés des interdits sur les mots, et sous peine de correctionnelle, dès qu'il s'agit de leur sacré à eux. 

Ma mauvaise humeur (c'est un euphémisme !) est motivée cette fois par un nouvelle preuve qui vient d'être donnée qu'il est interdit de toucher à certains tabous : une pétition a obtenu 20.000 signatures en peu de temps, par toutes les personnes qui ont quelque chose à voir ou à faire dans le quartier de La Chapelle à Paris (18°). Origine de l'affaire : les femmes et les filles qui passent dans le quartier en ont eu ras-le-bol des commentaires, des insultes, voire des gestes dont elles sont l'objet. Ce sont bien sûr presque exclusivement des hommes qui peuplent la rue. Je devrais dire : qui y stationnent.

Pour quelle raison, ces commentaires, insultes, etc. ? La tenue vestimentaire de la gent féminine passant à portée du regard des mâles présents. Les seules femmes qui ne risquent rien sont évidemment les plus couvertes, et si possible de la tête aux pieds. Quant aux autres, inutile de dire que plus elles donnent à voir de leur surface de peau, plus elles doivent s'attendre au pire. L'une d'entre elles raconte même, par temps de forte chaleur, que, pour être tranquille, elle préfère passer là vêtue d'un vaste pull en laine. Cela se passe dans le nord-est de Paris, capitale de la France.

Qui sont ces hommes ? Chut, il est interdit de le dire : les sentinelles vous écoutent. Car il est interdit de "stigmatiser" toute une "communauté". Bon, on a compris quand même. Au fait, comment s'appelle-t-il, l'auteur du livre Les Territoires perdus de la république, au point que des gens très sérieux en sont venus à parler de véritable "sécession" de toute cette partie de la population ? Quelque chose en France semble s'être définitivement rompu. Mais ce quelque chose, il est interdit de le nommer. Disons-le malgré tout : la mentalité et la culture arabo-musulmanes sont profondément sexistes, homophobes (voir la Tchétchénie ces derniers temps) et antisémites.

On se souvient de la Saint-Sylvestre 2016 sur la place de la gare de Cologne. L'étonnant de l'affaire avait été que les premières à se scandaliser de ce qui s'était passé étaient, presque naturellement, les féministes, mais bientôt combattues par les antiracistes, qui voyaient dans cette dénonciation une intolérable atteinte aux droits de l'homme. Je n'aurais pas voulu être dans la peau et dans le dilemme de celles qui étaient à la fois féministes et antiracistes.

On se souvient aussi du désormais défunt "ABCD de l'égalité" promu par la Sinistre de l'Education, qui devait apprendre à tous les enfants que les garçons doivent respecter les filles et ne pas se sentir supérieurs. A tous indistinctement, y compris à ceux qui en sont déjà convaincus du fait de l'éducation reçue, et quelle que soit leur origine sociale et culturelle. Inutile d'ajouter à quelle partie spécifique de la population était censé s'adresser ce message. La Sinistre de l'Education en question, c'est celle qui fut capable de clore une interview en lançant au journaliste un « inch Allah » décomplexé. 

Ce tabou qui scelle les bouches (sous peine de) sème et signifie la mort de quelque chose. Quoi exactement ? Difficile de mettre des mots là-dessus. En tout cas, c'est quelque chose d'important, et même de vital pour la vie en collectivité. « Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde ». C'est bien vrai, Albert. Mais que dirais-tu, aujourd'hui, du refus de nommer les choses pour ce qu'elles sont ? Et de ceux qui interdisent de les appeler par leur nom ? 

lundi, 29 mai 2017

DÉTAIL

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FESTIVAL DE CAME

Alors c'est vrai ? Quelle audace ! Le Festival de Cannes a osé ne pas attribuer la Palme d'Or à Cent vingt battements par minutes, ce « film coup de poing qui a fait autour de lui l'unanimité de la critique » (je cite) ! Scandale ! Injustice ! Grand branle-bas dans le Landerneau intello et consensuel de la "pensée" mainstream et de la gauche élégante et cosmétique.

En commentaire, il me revient en mémoire une deuxième (tout le monde a déjà reconnu la première) chanson de Brassens : 

« C'est injuste et fou,

Mais que voulez-vous

Qu'on y fasse :

L'amour se fait vieux,

Il n'a plus les yeux

Bien en face. »

Mais c'était à l'époque de l'amour d'ancienne manière. Trop ancienne sûrement.

dimanche, 28 mai 2017

DÉTAIL

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samedi, 27 mai 2017

DÉTAIL

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