Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 06 avril 2020

DES MOYENS POUR L'HÔPITAL PUBLIC

ADRESSE AU PRÉSIDENT MACRON ET A SES SEMBLABLES.

EVACUATION HELICOPTERE ORLY 3 AVRIL.jpg

Photo parue dans Le Monde, 5-6 avril 2020.

Pas moins de huit personnes pour entourer le brancard perfectionné. Voilà ce que ça veut dire, "investissement pour l'hôpital public".

Oui, monsieur Macron, voilà pourquoi je suis en colère. Très en colère.

Car voilà, monsieur Macron, les moyens qu'il faut à l'hôpital public pour que la France puisse faire face aux imprévus sanitaires : des moyens financiers et du personnel hospitalier en nombre. Seulement, pouvez-vous comprendre que l'hôpital est tout sauf une entreprise ? 

C'est vous, monsieur Macron, qui avez parlé d'un « plan massif d'investissement pour l'hôpital public ». 

Vous l'avez dit, mais tiendrez-vous parole ? J'espère que l'article de Laurent Mauduit sur Mediapart (1er avril 2020) servira de "geste-barrière". Le contraire serait trop terrible. J'espère que vous renoncerez à n'être que l'ultralibéral qui cause, qui cause, c'est tout ce qu'il sait faire.

Il faut absolument lire, dans le même numéro du Monde l'article intitulé "Carnet national", signé par « Pascale Robert-Diard, avec l'ensemble de la rédaction du "Monde", du monde.fr et de nos correspondants régionaux ». On a du mal à s'en remettre. L'auteur a compilé les avis de décès publiés dans la presse régionale. On y apprend que dans L'Alsace (journal du Haut-Rhin), les avis de décès parus du 18 au 28 mars 2019 étaient au nombre de 241. Sur la même période, mais en 2020, on en compte 620.

jeudi, 02 avril 2020

TECHNIQUES DE LA PANDÉMIE, OU ...

... GASTON LAGAFFE ET LE CONFINEMENT (2/2).

R2 P.37 1.jpg

Prunelle,

R2 P.37 2.jpg

Lebrac,

R2 P.37 3.jpg

Moiselle Jeanne,

R2 P.37 4.jpg

Fantasio,

R2 P.37 5.jpg

avec Gaston, tout le monde y passe.

R2 P.37 6.jpg

Le vecteur du virus est apparemment immunisé.

mercredi, 01 avril 2020

TECHNIQUES DE LA PANDÉMIE, OU ...

... GASTON LAGAFFE ET LE CONFINEMENT (1/2).

pandémie,confinement,coronavirus,covid 19,bande dessinée,andré franquin,gaston lagaffe,contagion

Ce qui est sûr, c'est que Lagaffe est contagieux et que, de toute évidence, il n'a pas son attestation dérogatoire.

pandémie,confinement,coronavirus,covid 19,bande dessinée,andré franquin,gaston lagaffe,contagion

Et qu'il a exclusivement des bonnes intentions.

pandémie,confinement,coronavirus,covid 19,bande dessinée,andré franquin,gaston lagaffe,contagion

Et qu'il se fait du souci pour la vie d'autrui.

pandémie,confinement,coronavirus,covid 19,bande dessinée,andré franquin,gaston lagaffe,contagion

Malheureusement, il ne pense pas à tout.

pandémie,confinement,coronavirus,covid 19,bande dessinée,andré franquin,gaston lagaffe,contagion

pandémie,confinement,coronavirus,covid 19,bande dessinée,andré franquin,gaston lagaffe,contagion

Heureusement, nous, on a les "gestes-barrière".

samedi, 28 mars 2020

CORONAVIRUS : MASQUER LES MASQUES

photographie,confinement,coronavirus,covid 19,sras-cov-2

photographie,confinement,coronavirus,covid 19,sras-cov-2

photographie,confinement,coronavirus,covid 19,sras-cov-2

 

samedi, 21 mars 2020

L’OCCIDENTAL ET LA NUDITÉ FÉMININE

Des profondeurs de mon confinement, je crie vers toi, Liberté ! En attendant ton Retour, je m'efforce de prendre patience comme je peux.

 

«  Mais entre les choses doublement étranges et vraiment émerveillables, que j’ai observées en ces femmes brésiliennes, c’est qu’encore qu’elles ne se peinturent pas si souvent le corps, les bras, les cuisses et les jambes que font les hommes, même qu’elles ne se couvrent ni de plumasseries ni d’autres choses qui croissent en leur terre : tant y a néanmoins que quoi que nous leur ayons plusieurs fois voulu bailler des robes de frise et des chemises (comme j’ay dit que nous faisions aux hommes qui s’en habillaient quelques fois), il n’a jamais été en notre puissance de les faire vêtir : tellement qu’elles en étaient là résolues (et je crois qu’elles n’ont pas encor changé d’avis) de ne souffrir ni avoir sur elles chose quelle qu’elle soit. Vrai est que pour prétexte de s’en exempter et demeurer toujours nues, nous alléguant leur coutume, qui est qu’à toutes les fontaines et rivières claires qu’elles rencontrent, elles jettent avec les deux mains de l’eau sur leur tête, et se lavent et plongent ainsi tout leur corps comme cannes, tel jour sera plus de douze fois, elles disaient que ce leur serait trop de peine de se dépouiller si souvent. Ne voilà pas une belle et bien pertinente raison ? mais telle qu’elle est, si la faut-il recevoir, car d’en contester davantage contre elles, ce serait en vain et n’en auriez autre chose. Et de fait, cet animal se délecte si fort en cette nudité, que non seulement, comme j’ai jà dit, les femmes de nos Toüoupinambaoults demeurant en terre ferme en toute liberté, avec leurs maris, pères et parents, étaient là du tout obstinées de ne vouloir s’habiller en façon que ce fût : mais aussi quoi que nous fissions couvrir par force les prisonnières de guerre que nous avions achetées, et que nous tenions esclaves pour travailler en notre fort, tant y a toutefois qu’aussitôt que la nuit était close, elles dépouillant secrètement leurs chemises et les autres haillons qu’on leur baillait, il fallait que pour leur plaisir et avant que se coucher elles se promenassent toutes nues parmi notre île. Bref, si c’eût été au chois de ces pauvres misérables, et qu’à grands coups de fouets on ne les eût contraintes de s’habiller, elles eussent mieux aimé endurer le halle et la chaleur du Soleil, voire s’écorcher les bras et les épaules à porter continuellement la terre et les pierres que de rien endurer sur elles. »

 

Jean de Léry, Histoire d'un voyage faict en la terre du Bresil, (1578, p.231-233).

 

Note : Il paraît que le "Rouge Brésil" du très médiatique Jean-Christophe Rufin doit beaucoup à Histoire d'un voyage faict en la terre du Bresil. Je me suis résigné à mettre l'orthographe au "goût" d'aujourd'hui. Je n'ai rien changé à la syntaxe. L'auteur est un calviniste pur jus de faucille et marteau, qui en veut énormément à un certain Thevet, salopard de la même époque (un quasi-Trotski), quoique catholique fervent, qui a le toupet de ne pas croire en Dieu de la façon correcte et qui, de ce fait, raconte n'importe quoi. Je n'ai pas lu Thevet. On est très loin de l'histoire délicieuse de Marciole venant livrer de belles cerises au redoutable seigneur De La Roche, que Béroalde de Verville raconte au début de son merveilleux Moyen de parvenir. Là, la religion ferme sa gueule. Elle a intérêt.

 

Incroyable comme la langue française du XVI° siècle reste pour moi d'une saveur sans pareille.

 

Voilà ce que je dis, moi.

LERY VOYAGE AU BRESIL.jpg

Petit rappel (édition en français d'aujourd'hui) :

BEROALDE 1 POCHE.jpg