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samedi, 25 avril 2020

RUE DUMENGE ...

... PENDANT LE CONFINEMENT.

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Je n'ai pas encore vu passer de renards ou de chevreuils, mais je ne désespère pas.

vendredi, 24 avril 2020

LE BOUT DU TUNNEL ?

L'espoir ?

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Une lueur ?

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La lumière ?

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Le bout du tunnel ?

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Juste contempler le zigzag de l'horizon.

dimanche, 19 avril 2020

CORONAVIRUS, CHINE, OMS

Parmi les pays qui ont élevé très tôt une barrière contre le coronavirus, empêchant ainsi la mort de trop se répandre dans leur population, on cite constamment, en dehors des Japon, Hong Kong et autres Singapour, la façon dont la Corée du Sud a réagi au tout début de la pandémie. On y voit un modèle. A noter que les Etats ici nommés sont tous des voisins de la Chine, et qu'ils ont tous limité les dégâts. Peut-être parce qu'ils savent à quel redoutable partenaire ils ont à faire.

Pourtant il y a un autre voisin immédiat de la Chine qu'on ne nomme jamais, qui connaît pourtant mieux que personne cette Chine communiste et continentale, et qui a fait mieux que tout le monde en matière de protection des personnes : c'est la Chine de Taïwan (République de Chine). On ne compte en effet dans ce pays que six morts du Covid-19 sur cette île chinoise. Alors pourquoi ne parle-t-on pas davantage de Taïwan ? Est-ce parce que les pontes de l'OMS l'accablent de critiques, relayant le dénigrement par les autorités communistes (voir l'article de Frédéric Schaeffer dans Les Echos du 15 avril) ? 

La Chine communiste ? Emmanuel Macron (vous savez, le blanc-bec qui se prend pour Henri IV, alors qu'il est dépourvu de panache autre que purement verbal : j'aimerais bien le voir charger à la tête de ses troupes l'armée du Général Virus) nous dit qu’il faut se méfier de toutes les informations qui viennent de Chine : « On ne sait pas tout », assène-t-il. C’est vrai que des questions sérieuses se posent.

D’abord le nombre des morts en Chine communiste : 4.600 décès dus au Covid-19 dans un pays d'un milliard et demi d'habitants, c'est une goutte d'eau, ou si peu que rien. Faut-il compter, comme certains le font, les urnes funéraires que la population de Wu Han a été invitée à retirer auprès des autorités compétentes à l'occasion de la fête des morts (j'ai entendu deux chiffres : 45.000 et 90.000, dix et vingt fois plus que le chiffre "officiel" vendu au monde par la Chine communiste) ? Mystère.

Ensuite, le rôle et l’influence de la Chine au sein de l’OMS. M. Thedros Adhanom Ghebreyesus, son Directeur Général, a-t-il été acheté par la Chine pour répercuter docilement dans le monde les avis lénifiants et autres euphémismes des autorités chinoises concernant l’apparition du SARS-Cov-2 dans la ville de Wu-Han ? A-t-il sciemment tu à l'origine l'extrême danger du nouveau virus ?  L’OMS dans son ensemble est-elle noyautée par des agents chinois ? A-t-elle sciemment minimisé la menace ?

Questions graves et sans doute pertinentes, vu les circonstances dramatiques et l’extraordinaire contagiosité du virus. Il semblerait d’ailleurs que le virus se caractérise davantage par sa contagiosité (diffusion) que par sa virulence (gravité des cas et mortalité). Les gens les plus savants du monde n’en savent pas beaucoup plus, apparemment, en l'état actuel des choses.

Ce que je retiens de la façon dont l’information sur le coronavirus a circulé depuis bientôt quatre mois, c’est seulement quelques éléments qui semblent bien établis.  On sait qu'en Corée du Sud, on déplore 232 morts du Covid-19 au 16 avril, contre 154 au Japon (site "Eficiens"). En comparant avec les dizaines de milliers de décès intervenus dans les pays européens, on peut dire que c'est un "beau" résultat.

Et puis j’observe la situation en République de Chine : c’est donc Taïwan, capitale Taï-Peh. A l’heure actuelle, à ce que je sache, il y a dans cette île peuplée d'environ 23 (24 ?) millions d’habitants, six personnes mortes du Covid-19. SIX MORTS en tout et pour tout. De quoi s’interroger, non ? A quelques encablures du pays où le virus a commencé à sévir, comment a-t-on fait pour dresser un tel barrage ?

La première information sérieuse que je retiens, c’est que les autorités de Taïwan, face à leur gigantesque voisin et ogre potentiel, sont depuis très longtemps aux aguets, sur leurs gardes et à l’affût du plus petit indice capable de représenter la plus petite menace. Et ce qu’ils guettent fiévreusement à toute heure du jour et de la nuit (j’imagine qu’ils ont des espions sur le continent), ce sont les « SIGNAUX FAIBLES », tant on connaît l'art de la formule alambiquée dont les Chinois communistes enrobent savamment les rares "informations" qu'ils laissent filtrer à l'intention de l'étranger.

Je reconnais que pour repérer des « signaux faibles » dans le Niagara permanent des informations, il faut être un peu au courant des mœurs, des us et des coutumes de ceux que l’on observe. Il faut un peu savoir ce qu'on cherche. S’agissant de la Chine communiste, parmi les voisins immédiats, les Taïwanais sont particulièrement bien placés.

Il se trouve que – c’était le 30 ou le 31 décembre 2019 – les autorités de Taïwan ont capté (reçu, espionné, hacké ou ce qu’on veut) un message d’un hôpital de Wu-Han signalant dans la ville plusieurs cas d’une « pneumonie atypique ». Pourquoi cette expression apparemment neutre a-t-elle aussitôt fait hurler plein pot les sirènes d’alarme à Taïwan ? Tout simplement parce que Taïwan n’a pas oublié que c’est exactement par la même expression que les Chinois ont annoncé les premiers cas de la redoutable épidémie de SRAS (en 2003 ou 2008, je ne sais plus).

« PNEUMONIE ATYPIQUE » ? Aussitôt l’expression identifiée et enregistrée, tout ce qui existe à Taïwan de forces de l’ordre (sanitaires, policières, militaires, administratives, etc.) s’est vu enrôlé dans une sorte de Mobilisation Générale. Les premières mesures draconiennes de contrôle de la population (je ne regarde pas l’aspect démocratique de la question) ont été prises le 31 décembre 2019. Ce qui a sauvé Taïwan, c'est donc l'acuité extrême de sa vigilance.

Résultat ? SIX MORTS. Qui dit mieux ? Il est probable que les infrastructures de santé de la République de Chine sont plus efficientes à l’usage que celles de la République Française. Je reste cependant ébloui, pour ne pas dire aveuglé, par la lumière de la leçon qu’a donnée au monde entier le comportement de tout un pays qui vit en permanence sur ses gardes, s’agissant du géant qui menace à tout moment de l’écraser, de le bouffer et de le faire disparaître. Certes, la France a moins à craindre directement de la Chine communiste que Taïwan. Il n'empêche.

Le contre-espionnage français, on nous l’a assez seriné, s’est mis à l’affût des SIGNAUX FAIBLES qui touchent la radicalisation islamique et les risques terroristes. Je souhaite bien du plaisir à tous les « Services » qui vont devoir ajouter à leur panoplie l’observation des « signaux faibles » émis par toutes les futures menaces, quelles qu’elles soient et d’où qu’elles viennent, y compris celles dont on n'a encore aucune idée. 

Peut-être qu'en lisant beaucoup de Science-Fiction ............. ?

samedi, 18 avril 2020

TENTATIVE DE DÉCONFINEMENT

BANDE DESSINÉE : QUELQUES RÉPLIQUES MÉMORABLES

POUR FAIRE COMME TONTON GEORGES (BRASSENS !) :

« En rigolant,

Pour faire semblant

De n'pas pleurer ».

(C'est dans Mon Vieux Léon).

***

3 - GOSCINNY

Supposant assez connues d'un public normalement cultivé les bandes dessinées sorties des plumes de René Goscinny et Albert Uderzo, j'ai jugé inutile, oiseux et superfétatoire d'indiquer de quel album était tirée chaque vignette. 

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***

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Ci-dessus et ci-dessous, simples clins d’œil en passant (bleu de Prusse, soutient mordicus). A propos de Jeux olympiques, je ne suis pas mécontent de la tournure prise par les événements actuels.

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***

GAROVIRUS

Et si j'ajoute l'image suivante, ce n'est pas à cause de la réplique, mais évidemment à cause du nom du gouverneur de Condate (Rennes), lié aux circonstances. On trouve GAROVIRUS dans Astérix chez les Helvètes. Et je garde précieusement le nom du "traiteur romain" de Garovirus : Fellinus en "traiteur pour orgies", je ne suis pas sûr que Federico Fellini n'aurait pas aimé..

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jeudi, 16 avril 2020

TERRORISME ET CORONAVIRUS

Imparable, le coronavirus. Vous vous rappelez sûrement le 13 novembre 2015 et les temps qui ont suivi. Après le Bataclan, les gens s’asseyaient fièrement en foule aux terrasses des cafés pour narguer les massacreurs fanatiques auxquels ils criaient : « Vous ne nous ferez pas changer de mode de vie ! ».

Les Américains, par la bouche de George W. Bush, avaient proclamé les mêmes grandes intentions au lendemain de l’attentat contre les Twin Towers par la bande à Ben Laden. On avait fini par se dire que nous étions plus forts que toutes les menaces.

Et puis patatras, voilà que ce que des terroristes avaient échoué à provoquer, un simple virus microscopique le réalise avec une efficacité terrifiante. Tout le monde obéit : « Restez chez vous ! Stay home ! ». Car on me dira ce qu’on voudra : les Français, pour l’essentiel, ont grosso modo accepté de se soumettre aux consignes édictées dans l’urgence sanitaire. Tous aux abris !

A bien y réfléchir, cette docilité paraît bien extraordinaire quand on se souvient de la révolte durable des gilets jaunes et des contestations vigoureuses de la réforme des retraites. Elle semble bien loin, l’époque où M. Emmanuel Macron traitait en bloc les Français de « Gaulois réfractaires à toute réforme ». Quelle belle discipline, dans l’ensemble !

Et vous savez l’idée complètement tordue que cette constatation m’inspire ? Je me dis que l’éventuel jour futur où une éventuelle (vraie) guerre serait déclarée, les Français se soumettraient d’assez bonne grâce aux brutales mesures militaires que le pouvoir politique serait obligé d’adopter.  Le Covid-19 comme séance d’entraînement grandeur nature à la Mobilisation Générale pour de futures hostilités de grande ampleur ? Quel beau champ de manœuvres ! Quel excellent parcours du combattant ! C'est tout de même le président Macron, chef des armées, qui a fait cette déclaration solennelle : « Nous sommes en guerre ! ».

Vous vous dites : pure et folle élucubration ? Vous vous dites, comme le maire de Champignac : « Témoignage éthylique et nébuleux dont je ne tiens pas compte » ? Je veux bien. 

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Mais demandez-vous si les circonstances n'offrent pas aux forces de l’ordre une occasion unique de tester les meilleures recettes de contrôle de la population. Si les stratèges des forces militaires n'observent pas avec une grande attention la façon dont les différents acteurs du confinement (télévisions, radios et réseaux sociaux compris) organisent le mode de vie de la population. Si tous les pouvoirs ne décortiquent pas soigneusement le déroulement concret des opérations. 

Alors, complètement tordue, mon idée ?

mercredi, 15 avril 2020

LA CROIX-ROUSSE CORONAVIRÉE

On ne peut pas la louper : elle est à l'angle du boulevard de la Croix-Rousse et de la place de la Croix-Rousse.

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La Brasserie des Ecoles (Mr. C., propriétaire, père de famille nombreuse et chrétien fervent) comme je ne l'ai jamais vue.

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Tous rideaux tirés, tables et chaises empilées : une brasserie en temps normal ouverte 7 jours sur 7, de 6 heures à minuit, vacances comprises !!!

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Un choc !

samedi, 11 avril 2020

QUI EST UN HÉROS ?

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Cette publicité occupe la dernière page d'un supplément du journal Le Monde daté 10 avril 2020. Il s'intitule "Journal de crise des blouses blanches" et est bourré de témoignages jour par jour des multiples soignants qui interviennent contre le Covid-19. L'annonceur est une banque "mutualiste", mais quand même soutenue par la Société Générale. Je sais déjà ce que Le Monde me répondrait : « Il faut bien vivre, mon pauvre monsieur ».

Non, le Covid-19 (alias coronavirus, alias SARS-Cov-2) n'a pas besoin de héros pour cesser de nuire et de tuer. Et je ne crois pas que les personnels de santé qui font tout ce qu'ils peuvent pour empêcher les gens de mourir attendent qu'on les considère comme des héros.

Les poilus de 1914 non plus n'étaient pas des héros : en allant au casse-pipe, ils obéissaient aux ordres, ils faisaient le boulot qu'on leur ordonnait de faire. Romain Gary, qui a fait la dernière guerre dans l'aviation de chasse, a toujours refusé d'être considéré comme un héros, mais comme un pilote de chasse qui faisait son boulot. Joseph Kessel disait à peu près la même chose.

Et qui se souvient de JEAN MARIDOR ? Si son nom est resté gravé dans ma mémoire, c'est seulement parce qu'à l'époque où j'ai découvert son action dans le ciel de Londres quand les nazis, en 1944, tentaient d'écraser la ville sous une pluie de V1, je devais avoir douze ou treize ans, c'est-à-dire l'âge où un garçon a besoin de héros pour modèles. Je n'ai jamais oublié les quelques syllabes sonores de ce nom facile à prononcer. Quelque soixante ans après, il me tient toujours compagnie. 

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Photo encyclopédie en ligne.

Jean Maridor faisait son boulot de pilote de chasse, et il le faisait plutôt bien : lancé à la poursuite d'un V1 dès qu'il le repérait, il glissait le bout de l'aile de son Spitfire sous un aileron de la bombe volante, et d'un brusque mouvement du manche à balai la faisait basculer pour qu'elle explose quelque part dans la mer ou dans la campagne. Un jour, la bombe, mitraillée de trop près, lui a explosé au nez : ça ne pardonne pas. Il avait vingt-quatre ans. Aurait-il eu envie qu'on le qualifie de héros s'il avait vécu ?

Non, les soignants n'attendent pas qu'on les qualifie de héros : ils font le boulot pour lequel ils ont été formés et pour lequel ils sont (très souvent mal) payés. Les professions de santé attendent juste que la société leur donne les moyens d'exercer leur métier dans des conditions satisfaisantes. L'aura particulièrement lumineuse dont les circonstances entourent ces professions en ce moment devrait nous faire comprendre qu'elles font avec quelques autres partie des soubassements intouchables (il faudrait dire "sacrés") qui permettent à tout le corps social de continuer à tenir debout.

Le scandale dans la situation actuelle tient à ce que, depuis au moins un an (et plus), on voit les blouses blanches manifester dans les rues, on les entend appeler à l'aide et lancer des cris de détresse, précisément pour que les moyens soient enfin portés à la hauteur des besoins. Si on ne les entend plus ces jours-ci, il faut les excuser : ils sont un peu occupés. Il faut vraiment être sourd ou "non-comprenant" pour n'avoir pas compris ça en haut lieu.

Le soir à vingt heures, je n'applaudis pas des héros : j'applaudis des gens qui font leur boulot comme ils ont conscience qu'ils doivent le faire en tout temps.

 

Macron, fais quelque chose !

Et pas pour aujourd'hui ou demain :

POUR TOUJOURS !

vendredi, 10 avril 2020

CORONAVIRUS : LES À-CÔTÉS

Entendu sur l'antenne de France Inter le lundi 6 avril aux alentours de 13h12 (44'10" au minutage de l'émission, qui commence à 12h32). Emmanuel Grabey fait un reportage à Paris, du côté de Belleville, pour informer sur la façon (aléatoire) dont les aides sociales sont distribuées dans les bureaux de poste. Ce ne sont pas les premiers mots du reportage, mais pas loin.

« Appuyée sur une béquille, Sabrina est en tête de queue ... ».

Merci à Emmanuel Grabey pour ce petit instant de petit bonheur. Il ne se doute peut-être pas de la chose, en ces temps d'angoisse et de confinement.

jeudi, 09 avril 2020

CORONAVIRUS : LE BOLÉRO CONFINÉ

Après Clapping music de Steve Reich (hier), voici une vidéo tout aussi enthousiasmante : le Boléro de Maurice Ravel par le "National", certes en raccourci, mais comme vous ne l'avez jamais vu ni entendu. Tout un orchestre, mais dont chaque membre joue de chez lui, et devant une caméra. La mise en image est un véritable tour de force technique (4'46").

https://youtu.be/Sj4pE_bgRQI


La caisse claire, à laquelle il m'est arrivé de voir Emmanuel Krivine abandonner la direction de l'orchestre, se situe ci-dessous au milieu de la première rangée.

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mercredi, 08 avril 2020

CORONAVIRUS : NE PAS CESSER D'APPLAUDIR

Les percussionnistes de Radio France sont confinés comme tout le monde. Cela ne les empêche pas d'applaudir, comme tout le monde, les personnels de santé (n'oublions pas les caissières, les éboueurs, ...). Ils donnent, en restant chacun chez soi, Clapping music de Steve Reich. La vidéo est époustouflante.


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Didier Benetti, Gabriel Benlolo, Emmanuel Curt, François Desforges, Benoît Gaudelette, Jean-Claude Gengembre, Florent Jodelet, Nicolas Lamothe, Renaud Muzzolini, Francis Petit, Gilles Rancitelli, Rodolphe Théry (montage et mixage).

***

Bravo messieurs. Moi aussi j'applaudis (pas aussi savamment).

lundi, 06 avril 2020

DES MOYENS POUR L'HÔPITAL PUBLIC

ADRESSE AU PRÉSIDENT MACRON ET A SES SEMBLABLES.

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Photo parue dans Le Monde, 5-6 avril 2020.

Pas moins de huit personnes pour entourer le brancard perfectionné. Voilà ce que ça veut dire, Monsieur Macron, "investissement pour l'hôpital public".

Oui, monsieur Macron, voilà pourquoi je suis en colère. Très en colère. Pour dire vrai, je bous de rage.

Car voilà, monsieur Macron, les moyens qu'il faut à l'hôpital public pour que la France puisse faire face aux imprévus sanitaires : des moyens financiers et du personnel hospitalier en nombre. Seulement, pouvez-vous comprendre que l'hôpital est tout sauf une entreprise ? Que la raison d'être de l'hôpital public n'est pas d'être rentable ? Que l'hôpital public se définit comme un Bien Commun inaliénable ?

C'est vous, monsieur Macron, qui avez parlé d'un « plan massif d'investissement pour l'hôpital public ». 

Vous l'avez dit, mais tiendrez-vous parole ? J'espère que l'article de Laurent Mauduit sur Mediapart (1er avril 2020) servira de "geste-barrière". Le contraire serait trop terrible. J'espère que vous renoncerez à n'être que l'ultralibéral qui cause, qui cause, c'est tout ce qu'il sait faire.

***

Il faut absolument lire, dans le même numéro du Monde l'article intitulé "Carnet national", signé par « Pascale Robert-Diard, avec l'ensemble de la rédaction du "Monde", du monde.fr et de nos correspondants régionaux ». On a du mal à s'en remettre. L'auteur a compilé les avis de décès publiés dans la presse régionale. On y apprend, entre autres, que dans L'Alsace (journal du Haut-Rhin), les avis de décès parus du 18 au 28 mars 2019 étaient au nombre de 241. Sur la même période, mais en 2020, on en compte 620.

***

Réveillez-vous, monsieur Macron ! Prenez conscience, monsieur Macron ! Il est encore temps, monsieur Macron !

jeudi, 02 avril 2020

TECHNIQUES DE LA PANDÉMIE, OU ...

... GASTON LAGAFFE ET LE CONFINEMENT (2/2).

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Prunelle,

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Lebrac,

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Moiselle Jeanne,

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Fantasio,

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avec Gaston, tout le monde y passe.

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Le vecteur du virus est apparemment immunisé.

mercredi, 01 avril 2020

TECHNIQUES DE LA PANDÉMIE, OU ...

... GASTON LAGAFFE ET LE CONFINEMENT (1/2).

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Ce qui est sûr, c'est que Lagaffe est contagieux et que, de toute évidence, il n'a pas son attestation dérogatoire.

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Et qu'il a exclusivement des bonnes intentions.

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Et qu'il se fait du souci pour la vie d'autrui.

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Malheureusement, il ne pense pas à tout.

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Heureusement, nous, on a les "gestes-barrière".

samedi, 28 mars 2020

CORONAVIRUS : MASQUER LES MASQUES

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samedi, 21 mars 2020

L’OCCIDENTAL ET LA NUDITÉ FÉMININE

Des profondeurs de mon confinement, je crie vers toi, Liberté ! En attendant ton Retour, je m'efforce de prendre patience comme je peux.

 

«  Mais entre les choses doublement étranges et vraiment émerveillables, que j’ai observées en ces femmes brésiliennes, c’est qu’encore qu’elles ne se peinturent pas si souvent le corps, les bras, les cuisses et les jambes que font les hommes, même qu’elles ne se couvrent ni de plumasseries ni d’autres choses qui croissent en leur terre : tant y a néanmoins que quoi que nous leur ayons plusieurs fois voulu bailler des robes de frise et des chemises (comme j’ay dit que nous faisions aux hommes qui s’en habillaient quelques fois), il n’a jamais été en notre puissance de les faire vêtir : tellement qu’elles en étaient là résolues (et je crois qu’elles n’ont pas encor changé d’avis) de ne souffrir ni avoir sur elles chose quelle qu’elle soit. Vrai est que pour prétexte de s’en exempter et demeurer toujours nues, nous alléguant leur coutume, qui est qu’à toutes les fontaines et rivières claires qu’elles rencontrent, elles jettent avec les deux mains de l’eau sur leur tête, et se lavent et plongent ainsi tout leur corps comme cannes, tel jour sera plus de douze fois, elles disaient que ce leur serait trop de peine de se dépouiller si souvent. Ne voilà pas une belle et bien pertinente raison ? mais telle qu’elle est, si la faut-il recevoir, car d’en contester davantage contre elles, ce serait en vain et n’en auriez autre chose. Et de fait, cet animal se délecte si fort en cette nudité, que non seulement, comme j’ai jà dit, les femmes de nos Toüoupinambaoults demeurant en terre ferme en toute liberté, avec leurs maris, pères et parents, étaient là du tout obstinées de ne vouloir s’habiller en façon que ce fût : mais aussi quoi que nous fissions couvrir par force les prisonnières de guerre que nous avions achetées, et que nous tenions esclaves pour travailler en notre fort, tant y a toutefois qu’aussitôt que la nuit était close, elles dépouillant secrètement leurs chemises et les autres haillons qu’on leur baillait, il fallait que pour leur plaisir et avant que se coucher elles se promenassent toutes nues parmi notre île. Bref, si c’eût été au chois de ces pauvres misérables, et qu’à grands coups de fouets on ne les eût contraintes de s’habiller, elles eussent mieux aimé endurer le halle et la chaleur du Soleil, voire s’écorcher les bras et les épaules à porter continuellement la terre et les pierres que de rien endurer sur elles. »

 

Jean de Léry, Histoire d'un voyage faict en la terre du Bresil, (1578, p.231-233).

 

Note : Il paraît que le "Rouge Brésil" du très médiatique Jean-Christophe Rufin doit beaucoup à Histoire d'un voyage faict en la terre du Bresil. Je me suis résigné à mettre l'orthographe au "goût" d'aujourd'hui. Je n'ai rien changé à la syntaxe. L'auteur est un calviniste pur jus de faucille et marteau, qui en veut énormément à un certain Thevet, salopard de la même époque (un quasi-Trotski), quoique catholique fervent, qui a le toupet de ne pas croire en Dieu de la façon correcte et qui, de ce fait, raconte n'importe quoi. Je n'ai pas lu Thevet. On est très loin de l'histoire délicieuse de Marciole venant livrer de belles cerises au redoutable seigneur De La Roche, que Béroalde de Verville raconte au début de son merveilleux Moyen de parvenir. Là, la religion ferme sa gueule. Elle a intérêt.

 

Incroyable comme la langue française du XVI° siècle reste pour moi d'une saveur sans pareille.

 

Voilà ce que je dis, moi.

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Petit rappel (édition en français d'aujourd'hui) :

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