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lundi, 25 mai 2020

VOUS DITES ? "SÉGUR" DE LA SANTÉ ?

C'EST QUOI, ÇA ?

Le peuple les a applaudis, soir après soir, pendant toute la durée où le tocsin a sonné le "branle-bas ! Tout le monde sur le pont !" dans tous les hôpitaux de France. Aux yeux de certains, ils étaient des "héros".  Sans compter, ils ont donné l'énergie, les soins, le sommeil, le temps. Beaucoup ont fini sur les genoux – parfois pire, je pense au Dr Boeglé, première victime d'une longue série – ce parcours du combattant.

La plupart d'entre nous n'ont aucune idée de la réalité de ce qui s'est passé dans la tête de ces soignants aux pires moments de la pandémie, ni de l'ambiance terrible qui a régné dans certains établissements atteints de surchauffe, où l'on voyait l'état de certains patients se dégrader à vue d’œil sans avoir les moyens de les maintenir en vie. Quel effet ça vous a fait de voir ainsi "votre" malade vous échapper ? Qui pourra mesurer ça ?

Tout le monde est d'accord : ce que l'hôpital public de France a fait dans ces circonstances hors du commun, aucune bête au monde ne l'aurait fait. On frise le surhumain. C'est dire le formidable potentiel des forces capables de se déployer en cas de nécessité. Tout le monde est d'accord : la France ne saurait se passer d'un hôpital public à la hauteur de toute menace sanitaire. Tout le monde est d'accord pour le dire avec des mots.

Et maintenant ? 

Le moment est crucial, Monsieur Macron. Vous le savez aussi depuis que des pontes de La Pitié-Salpêtrière vous ont copieusement engueulé : l'attente est extraordinaire. Vous savez ce qu'il vous reste à faire. Alors soyez à la hauteur.

Ordonnez à Olivier Véran votre commis à la santé, qui ouvre aujourd'hui cet énorme chantier dans son ministère de l'avenue de Ségur, de rendre aux personnels soignants les leviers de commande de l'hôpital public. Ordonnez aux bureaucrates qui y ont été placés pour le transformer en entreprise rentable de se mettre au service des médecins, des infirmières et des aides-soignantes. Ordonnez au service administratif de se placer sous l'autorité des personnels voués au soin. Ordonnez à vos godillots du Parlement d'abolir la règle du paiement à l'acte et d'en finir avec la loi HPST (Bachelot-Sarkozy).

Donnez à l'hôpital les moyens de son plein exercice : des lits, du matériel, des gens de l'art. Et donnez des motivations concrètes à ceux qui voient dans l'hôpital public un beau moyen de mettre en œuvre leurs aspirations.

***

Ajouté le 26 mai.

Interviewée par Léa Salamé le 25 mai, voici ce que le professeur Agnès Hartemann (voir ici mon billet du 9 mai) déclare (citation textuelle) :

« Pendant la période Covid, on a goûté à ce que pourrait être l’hôpital public, et on ne veut pas revenir en arrière. Ou la colère serait terrible. »

Et quand on voit Agnès Hartemann s'exprimer avec cette douceur et cette détermination, on sait qu'elle ne plaisante pas. 

Vous êtes prévenu, monsieur Macron.

samedi, 09 mai 2020

L'HÔPITAL DEMAIN ?

J'ai déjà cité le nom du docteur Agnès Hartmann, chef du service "Diabétologie" à l'hôpital de La Pitié-Salpêtrière. C'était il n'y a pas longtemps, trois jours : le 6 mai, pour clore un billet où je laissais la parole à Michel Houellebecq. Je me cite : 

« Je viens d'entendre une diabétologue (Agnès Hartmann, hôpital de La Pitié Salpêtrière) dire qu'après avoir vu pendant huit semaines s'ouvrir les portes d'une prison (ce sont ses termes : « Tout le monde a retrouvé du sens au travail ») et arriver des cargaisons de moyens qui faisaient jusque-là défaut, elle vient de recevoir une note (« douche froide », « vieux réflexes de la direction gestionnaire ») du service comptabilité-gestion de l'hôpital l'avertissant que son service était à présent "en négatif", maintenant que les "lits Covid" qui y avaient été ouverts sont de nouveau disponibles. »

C'est sur France Inter (mardi ?) que j'ai entendu Agnès Hartmann.

***

Agnès Hartmann est un chef de service réputé, reconnu, établi : un "mandarin", comme on disait naguère pour dénoncer la chose. Agnès Hartmann n'est donc pas n'importe qui. Ci-dessous deux versions d'une conférence de presse tenue en janvier 2020, à l'époque des grandes grèves des personnels hospitaliers, quand beaucoup de centaines de "mandarins" ont démissionné de leurs fonctions administratives pour protester contre la démolition de l'hôpital public par la tyrannie managériale que font peser sur son avenir tous les services "Comptabilité-Gestion" et "Finance". Je n'excepte pas de ma vindicte la loi scélérate, dite HPST, des mortifères Sarkozy et Bachelot.


6'04"

« Quand notre activité baisse, on nous supprime des moyens. On nous supprime ce qui "coûte" à l'hôpital ».


5'34"

ÇA, C'ÉTAIT BIEN AVANT LE COVID-19 (janvier 2020).

« Je me suis rendu compte que dans les réunions hebdomadaires où on parle avec tout le personnel de ces patients, je devenais une espèce de robot. Dire "quand est-ce qu'il sort, quand est-ce qu'il sort, quand est-ce qu'il sort ?" Parce que dans ma tête je me disais : "ça fait quinze jours qu'il est là, qu'il occupe la chambre, je vais pas pouvoir faire du séjour." Et c'est les jeunes, les infirmières qui me regardent. Et maintenant je sais que quand on commence à me regarder comme ça, c'est que je suis plus éthique. Je me ressaisis et d'ailleurs je leur dis : "N'oubliez jamais pourquoi les patients sont là" ! ».

Citation textuelle. On est dans la vérité brutale. La vérité de la réalité des gens quand ils ne vont pas bien.

***

J'aurais aimé maintenant faire écho à ce qu'elle dit aujourd'hui sur une vidéo "facebook" du réseau "cerveaux non disponibles", dont on n'est pas obligé d'apprécier et de visionner toutes les publications. Celle-ci est percutante, mais laisse augurer un avenir bien sombre. La vidéo est très justement intitulée "Le retour des démolisseurs". Mais j'avoue que je ne sais pas comment faire l'opération. Et je n'ai rien trouvé sur youtube (hormis les deux vidéos ci-dessus).
https://www.facebook.com/cerveauxnondisponibles/videos/560047947822289/

https://www.facebook.com/cerveauxnondisponibles/videos/560047947822289/

On peut toujours copier ce lien sur un moteur de recherche.

Il faut se contenter d'une page de France Info (interview par Aurélie Kieffer, pour l'écouter faire défiler l'article).

Je crois que c'est sur le site "Ouest France" que j'ai piqué cette citation :

"Agnès Hartmann, une [sic] autre médecin de la Pitié-Salpêtrière :  « C’était presque inquiétant qu’on nous donne autant de moyens. Depuis une semaine, c’est la douche froide. On voit réapparaître de vieux réflexes de la direction gestionnaire. »" 

C'est ça qu'il disait, Houellebecq : « La même chose, en un peu pire ».

***

Moi je n'ose pas imaginer comment se manifesteront la colère et le désespoir des personnels de santé travaillant dans l'hôpital public s'il arrive, après cette crise hors du commun, que les pouvoirs publics, imperturbables, persistent à imposer à l'exercice proprement médical de la profession le carcan administratif, comptable et financier d'une gestion inspirée du management à l'américaine, c'est-à-dire, sous prétexte d'efficacité, de la rentabilité et de la privatisation à tout prix. 

samedi, 11 avril 2020

QUI EST UN HÉROS ?

MERCI AUX HEROS.jpg

Cette publicité occupe la dernière page d'un supplément du journal Le Monde daté 10 avril 2020. Il s'intitule "Journal de crise des blouses blanches" et est bourré de témoignages jour par jour des multiples soignants qui interviennent contre le Covid-19. L'annonceur est une banque "mutualiste", mais quand même soutenue par la Société Générale. Je sais déjà ce que Le Monde me répondrait : « Il faut bien vivre, mon pauvre monsieur ».

Non, le Covid-19 (alias coronavirus, alias SARS-Cov-2) n'a pas besoin de héros pour cesser de nuire et de tuer. Et je ne crois pas que les personnels de santé qui font tout ce qu'ils peuvent pour empêcher les gens de mourir attendent qu'on les considère comme des héros.

Les poilus de 1914 non plus n'étaient pas des héros : en allant au casse-pipe, ils obéissaient aux ordres, ils faisaient le boulot qu'on leur ordonnait de faire. Romain Gary, qui a fait la dernière guerre dans l'aviation de chasse, a toujours refusé d'être considéré comme un héros, mais comme un pilote de chasse qui faisait son boulot. Joseph Kessel disait à peu près la même chose.

Et qui se souvient de JEAN MARIDOR ? Si son nom est resté gravé dans ma mémoire, c'est seulement parce qu'à l'époque où j'ai découvert son action dans le ciel de Londres quand les nazis, en 1944, tentaient d'écraser la ville sous une pluie de V1, je devais avoir douze ou treize ans, c'est-à-dire l'âge où un garçon a besoin de héros pour modèles. Je n'ai jamais oublié les quelques syllabes sonores de ce nom facile à prononcer. Quelque soixante ans après, il me tient toujours compagnie. 

JEAN MARIDOR.jpg

Photo encyclopédie en ligne.

Jean Maridor faisait son boulot de pilote de chasse, et il le faisait plutôt bien : lancé à la poursuite d'un V1 dès qu'il le repérait, il glissait le bout de l'aile de son Spitfire sous un aileron de la bombe volante, et d'un brusque mouvement du manche à balai la faisait basculer pour qu'elle explose quelque part dans la mer ou dans la campagne. Un jour, la bombe, mitraillée de trop près, lui a explosé au nez : ça ne pardonne pas. Il avait vingt-quatre ans. Aurait-il eu envie qu'on le qualifie de héros s'il avait vécu ?

Non, les soignants n'attendent pas qu'on les qualifie de héros : ils font le boulot pour lequel ils ont été formés et pour lequel ils sont (très souvent mal) payés. Les professions de santé attendent juste que la société leur donne les moyens d'exercer leur métier dans des conditions satisfaisantes. L'aura particulièrement lumineuse dont les circonstances entourent ces professions en ce moment devrait nous faire comprendre qu'elles font avec quelques autres partie des soubassements intouchables (il faudrait dire "sacrés") qui permettent à tout le corps social de continuer à tenir debout.

Le scandale dans la situation actuelle tient à ce que, depuis au moins un an (et plus), on voit les blouses blanches manifester dans les rues, on les entend appeler à l'aide et lancer des cris de détresse, précisément pour que les moyens soient enfin portés à la hauteur des besoins. Si on ne les entend plus ces jours-ci, il faut les excuser : ils sont un peu occupés. Il faut vraiment être sourd ou "non-comprenant" pour n'avoir pas compris ça en haut lieu.

Le soir à vingt heures, je n'applaudis pas des héros : j'applaudis des gens qui font leur boulot comme ils ont conscience qu'ils doivent le faire en tout temps.

 

Macron, fais quelque chose !

Et pas pour aujourd'hui ou demain :

POUR TOUJOURS !

lundi, 06 avril 2020

DES MOYENS POUR L'HÔPITAL PUBLIC

ADRESSE AU PRÉSIDENT MACRON ET A SES SEMBLABLES.

EVACUATION HELICOPTERE ORLY 3 AVRIL.jpg

Photo parue dans Le Monde, 5-6 avril 2020.

Pas moins de huit personnes pour entourer le brancard perfectionné. Voilà ce que ça veut dire, Monsieur Macron, "investissement pour l'hôpital public".

Oui, monsieur Macron, voilà pourquoi je suis en colère. Très en colère. Pour dire vrai, je bous de rage.

Car voilà, monsieur Macron, les moyens qu'il faut à l'hôpital public pour que la France puisse faire face aux imprévus sanitaires : des moyens financiers et du personnel hospitalier en nombre. Seulement, pouvez-vous comprendre que l'hôpital est tout sauf une entreprise ? Que la raison d'être de l'hôpital public n'est pas d'être rentable ? Que l'hôpital public se définit comme un Bien Commun inaliénable ?

C'est vous, monsieur Macron, qui avez parlé d'un « plan massif d'investissement pour l'hôpital public ». 

Vous l'avez dit, mais tiendrez-vous parole ? J'espère que l'article de Laurent Mauduit sur Mediapart (1er avril 2020) servira de "geste-barrière". Le contraire serait trop terrible. J'espère que vous renoncerez à n'être que l'ultralibéral qui cause, qui cause, c'est tout ce qu'il sait faire.

***

Il faut absolument lire, dans le même numéro du Monde l'article intitulé "Carnet national", signé par « Pascale Robert-Diard, avec l'ensemble de la rédaction du "Monde", du monde.fr et de nos correspondants régionaux ». On a du mal à s'en remettre. L'auteur a compilé les avis de décès publiés dans la presse régionale. On y apprend, entre autres, que dans L'Alsace (journal du Haut-Rhin), les avis de décès parus du 18 au 28 mars 2019 étaient au nombre de 241. Sur la même période, mais en 2020, on en compte 620.

***

Réveillez-vous, monsieur Macron ! Prenez conscience, monsieur Macron ! Il est encore temps, monsieur Macron !

vendredi, 13 avril 2012

L'HUMANITAIRE, SIGNE DE POURRITURE

J’ai déjà, dans des notes pas trop vieilles, abordé le problème des associations humanitaires, dont certaines se font appeler Organisation Non Gouvernementales (O.N.G.), pour en dire un mal que je me suis efforcé de nourrir d’arguments divers. Mais parmi les arguments possibles, il en est un que j’avais oublié, ou plutôt dont je n’avais pas compris qu’il pouvait et devait constituer mon argument en dernier ressort.

 

 

Réfléchissons : créer une association, c’est facile, c’est pas cher et – au moins dans la plupart des cas – ça ne rapporte rien. Mais, en tout état de cause, cela relève de l’initiative PRIVÉE. Et quand je me suis penché  sur cette caractéristique, j’en ai été impressionné. C’est bête, je sais, mais je suis très long à la comprenette. Car en fin de compte, une association, c’est une entreprise privée. Sans but lucratif, en principe. UNE ASSOCIATION EST UNE ENTREPRISE PRIVÉE. Et c’est pas de ma faute, je vous assure.

 

 

L’initiative privée. Franchement, je n’ai rien contre, en soi. Mais je ne peux m’empêcher de m’interroger. Oui : comment se fait-ce ? Qu’est-ce qui fait que l’initiative individuelle et non rémunérée ait à ce point explosé ? Ait pris tant de place, au point d’occuper, en certaines occasions, les rues et places publiques, les plateaux de télévision, les sorties de supermarchés ?

 

 

Comment se fait-il qu’on ait vu sans sourciller se mettre en place et se pérenniser, croître et embellir les « Restos du cœur », les « Banques alimentaires », « Emmaüs » ? Cela fourmille d’actions généreuses, dans toutes les directions où va le vent. Et tout ça pour quoi ? Pour que triomphe le principe de l’ENTREPRISE PRIVÉE. La « charité » a vaincu la « justice ». Car les gens comme BILL GATES distribuent LEUR argent à LEUR gré. La « charité » est arbitraire. Si PIERRE BERGÉ a lancé et s’occupe du « sidaction », c’est qu’il en a décidé ainsi, et que personne ne saurait le convaincre de faire autre chose.

 

 

L’humanitaire, c’est ça. Et je ne peux m’empêcher de trouver du tragique dans cette situation. Car cela signifie qu’il n’y a plus grand-chose de BIEN à attendre de la puissance PUBLIQUE. Le mouvement actuel, qui voit la prolifération des initiatives généreuses engagées par les « associations » considérées comme des entreprises privées sans but lucratif, montre que ce qu’on a appelé l’ETAT est en train de mourir sous nos yeux.

 

 

L’incroyable pullulement des associations à visée caritative et/ou humanitaire signifie que le monde est en train de procéder à la plus grande PRIVATISATION qui ait jamais eu lieu. Le triomphe de l’humanitaire et du caritatif signe la disparition de ce qui s’est appelé « Etat », « puissance publique », « bien commun ». Et atteste de la PRIVATISATION du monde.

 

 

Quand LIONEL JOSPIN gouvernait la France, entre 1997 et 2002, on a assez dit qu’il avait privatisé davantage à lui tout seul, lui, l’homme « de gauche », qu’ALAIN JUPPÉ et EDOUARD BALLADUR réunis. DOMINIQUE DE VILLEPIN a bradé les autoroutes françaises à des entreprises privées.

 

 

L’Education Nationale est en train, inexorablement, de se dissoudre en tant que principal vecteur et promoteur de l’action publique, et l’on voit fleurir les entreprises privées d’enseignement. L’hôpital public, à qui l’on demande de fonctionner selon une logique d’entreprise, est en train de voir croître et embellir, en face de lui, les hôpitaux privés. Les compagnies de sécurité privées deviennent un élément indispensable de nos décors urbains et marchands.

 

 

Des Etats (Madagascar et d’autres) vendent (c’est ce que veut dire un bail de location à 99 ans) leurs terres agricoles à la Chine, l’Inde ou la Corée. Des économistes en sont venus à calculer le montant des services rendus par la Nature (forêts primaires, océans, bientôt peut-être l’air qu’on respire).

 

 

La logique de cet immense mouvement historique de PRIVATISATION du monde est claire : ce qui appartient à une personne privée rapporte plus qu’un bien collectif (voir, dans l’histoire britannique, l’affaire des « enclosures »). Et cette privatisation de TOUT au profit de quelques-uns, la floraison des entreprises humanitaires et caritatives n’en sont qu’un des signes multiples, mais un signe indubitable.

 

 

Parmi les candidats à la présidentielle, seul NICOLAS DUPONT-AIGNAN parle de ça, à travers sa proposition d’abroger la loi de 1973. Mine de rien, cette vieille loi est un des premiers signes de la PRIVATISATION qui gouverne le monde de plus en plus impitoyablement.

 

 

Que dit-elle, cette vieille loi ? Entre autres choses, elle interdit à l’Etat français d’emprunter de l’argent à la Banque de France, et l’oblige à emprunter aux banques privées. L’argument, à l’époque, était une rationalisation de la politique budgétaire de l’Etat.

 

 

Que dit-il, NICOLAS DUPONT-AIGNAN, en proposant d’abroger cette loi ? Que l’Etat français pourrait emprunter de l’argent à 0 %. Au lieu d’engraisser honteusement des banques sur le dos des contribuables. Et de courir à leur secours quand elles se sont elles-mêmes mises dans la panade à force de folie spéculative, et toujours aux dépens des contribuables. Mine de rien, il met le doigt sur l’origine du mal qui nous menace tous : la PRIVATISATION de tout. La confiscation de tout ce qui était collectif.

 

 

Voilà ce que je dis, moi.