vendredi, 06 mars 2026
LES ULTRA-RICHES ????
« PAS TOUCHE !!!! »
Aujourd'hui un petit coup de zoom sur ce qui se passe au sujet du fric (ou par quelque vocable que l'on préfère désigner la chose.)

Je braque mes jumelles sur le département du Rhône en général et notre bonne ville de Lyon en particulier, là où j'ai heureusement, pour me consoler de la façon dont le monde actuel, grâce à l'action des ultra-riches, a entrepris de se détruire, la meilleure poêlée de gras-double, les œufs en meurette les plus parfaits, l'exquise poêlée de pleurotes, l'incomparable paire de cervelles d'agneau, l'inoubliable duo ris de veau-rognons et son gratin de pennes, la tête de veau-gribiche comme nulle part ailleurs, les ris d'agneau-ail-persil que je m'en ferais des indigestions. J'arrête, parce que je ne voudrais pas faire de jaloux, mais ne comptez pas sur moi pour livrer mes adresses.

Titre d'un articlé consacré au succès retentissant rencontré, comme on le sai maintenant, par la proposition de Gabriel Zucman d'imposer une modeste taxe sur les grande fortune patrimoniale.

« Si tu as de l'argent, investis-le dans la pierre », me disait mon grand-père. Sentence frappée au coin du bon sens, comme le prouvent les titres ci-joints.




A présent, quelques exemples d'individus, mais pas n'importe lesquels : ceux qui sont sortis grands vainqueurs de ce qui fut appelé "LUTTE DES CLASSES" dans les anciens temps. Ce qui exista sous le nom de "CLASSE OUVRIÈRE" a été mis carrément et définitivement KO et ne se relèvera pas : la classe ouvrière n'existe plus — j'entends en tant que classe, telle que le définissait la doctrine marxiste, si je me souviens bien. Je ne sais plus si c'est le milliardaire Warren Buffett qui affirmait : « La guerre des classes a été une vraie guerre, et c'est nous qui l'avons gagnée !!! »


Et puis là, l'énorme cadeau fait par les ultra-riches au reste de l'humanité, à tout ce qui reste de la faune et des végétaux, un cadeau que nul sur Terre n'est plus en mesure de refuser.

Et puis pour finir, deux minuscules à-côtés de la gigantesque nasse dans laquelle est prise l'humanité.

L'article, illustré d'une photo avantageuse, précise que la candidature du milliardaire se présente bien et que son élection apparaît comme une simple formalité.

Quand à l'objet mis aux enchères et adjugé ci-dessus, j'y vois l'illustration de ce qui nous attend tous. Si Donald Trump peut affirmer qu'il ne respecte que les limites qui lui impose sa conscience (citation en substance), c'est que les puissants et les riches vivent dans un monde qui ne connaît plus aucune limite que celles de leur propre force. L'humanité s'est choisi un monarque absolu :
LE RÈGNE DE LA FORCE.
11:08 Publié dans DANS LES JOURNAUX, MONUMORTS | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 04 mars 2026
LES VRAIS MAÎTRES DE NOS DESTINS
LES ACTIONNAIRES.
Attention ! Ce n'est en général pas sous cette appellation qu'ils sont désignés dans les médias (qui ont leur pudeur). Ils portent en effet une foule de pseudonymes et d'alias, c'est-à-dire de masques. Ils sont tour à tour des « investisseurs » (par les journalistes économiques et les responsables politiques qui leur veulent du bien et les draguent sans vergogne pour attirer leurs appétits), ou « fonds » (ce groupe se subdivise en "de pension", "spéculatifs", "prédateurs" ou encore "vautours" selon leur degré de rapacité. J'en oublie sans doute. Tous ces gens s'assemblent autour d'une idée unique et centrale, voire obsessionnelle : que le fric qu'ils possèdent produise encore plus de fric. Il faut que leur pognon « crache du cash », nom de Zeus !

On trouve ça dans Le Progrès du 23 février 2026.
Mon propre grand-père était heureux de détenir, me disait-il, des obligations de l'Etat (combien ? Je n'ai jamais su.) qui rapportaient 6% par an. Les gens dont je parle, comparés à cet homme d'un autre temps, sont des ogres. Ce qu'ils veulent ? Un 10%, c'est un plancher. Ils préfèrent miser dans la perspective d'un 12%, voire d'un 15%, si ce n'est pas davantage.
Je m'étais intéressé un temps, moi qui ne suis pas économiste, au mécanisme des L.B.O. (Leverage Buyout). J'ai retenu très sommairement (et sans doute en caricaturant) qu'il s'agit de s'endetter pour racheter à bas prix une entreprise en déconfiture, de la délester de tous les "poids morts", de ne garder que les parties les plus rentables, et de revendre ça au prix fort (pardon pour le caractère expéditif du propos). Les bonshommes qui bossaient là ? Ils n'existent pas.
La presse écrite (la seule, la vraie) donne un reflet, épisodique mais constant, de cette réalité qui est en train de foutre la planète en l'air et nous avec. Les titres que j'énumère ci-dessous s'échelonnent du 6 février 2023 au premier septembre 2025.








Donald Trump, l'Ubu Roi qui gouverne l'Amérique, a déclaré sans sourciller à un journaliste qui lui demandait : « Quelles limites fixez-vous à votre action ? — Celles de ma conscience. » Cela semble calqué sur ce qui se passe dans l'économie financiarisée telle qu'elle fonctionne.
12:28 Publié dans DANS LES JOURNAUX | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 03 mars 2026
Y A PAS QUE LES SPORTIFS ...
... QUI SONT SOMMÉS DE BATTRE DES
RECORDS.

27 JANVIER 2023, Le Monde.

9 FÉVRIER 2023, Le Monde.

18 FÉVRIER 2023, Le Monde.

25 FÉVRIER 2025, Le Monde.

9 mars 2024, Le Monde.

24-25 AOÛT 2025, Le Monde.

18 OCTOBRE 2025, Le Monde.

3 FÉVRIER 2026, Le Progrès.
Et en prime, pour couronner cet attendrissant florilège, un vrai bijou qui a battu des records dans une vente aux enchères. Trouvé dans Le Progrès, 3 DÉCEMBRE 2025.


Tout ça pour clamer à tous les vents l'ampleur de la vénération que je porte à la notion de performance, la force du respect que j'éprouve pour le principe de "concurrence libre et non faussée" et la puissance de l'enchantement qui me saisit au spectacle de la "lutte de tous contre tous".
09:00 Publié dans DANS LES JOURNAUX, HUMOUR | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : les ultra-riches
dimanche, 18 janvier 2026
VOUS AVEZ DIT "VASSAUX" ???
J'ai lu ou entendu plusieurs ravis de la crèche (je veux parler de gens a priori très informés qui exercent des responsabilités plus ou moins lourdes) déclarer — parfois avec des trémolos — que l'Europe doit veiller, face aux divers revirements et rodomontades caractériels du président Trump et aux nouvelles menaces géo-stratégiques qui pèsent sur le monde en général et sur l'Europe en particulier, à ne pas se laisser "vassaliser" par les Etats-Unis.
Je le dis sans ambages : tous ces gens intelligents, puissants et bardés de diplômes ou de fric sont de purs pignoufs de bazar qui racontent des salades ou qui n'ont rien compris parce que ça les arrange. La vérité, c'est que la France, tout comme l'ancienne Europe de l'Ouest et l'actuelle "Communauté" européenne (qui a de moins en moins d'existence, soit dit en passant), constitue le ban et l'arrière-ban du "Grand Suzerain Américain".
Mais oui, enfin ! Une fois pour toutes, l'Europe est depuis longtemps la vassale de la puissante Amérique !!! On nous dit que le célébrissime "Plan Marshall" a sauvé l'Europe des griffes communistes. C'est probablement vrai. Mais il faudrait, chaque fois que la chose est évoquée, préciser que cette aide massive et magistrale était accordée de façon conditionnelle !
Quelles étaient ces conditions ? Eh bien tout simplement, l'Europe, pour remercier le bienfaiteur américain, était — libéralement mais avec une force irrésistible de persuasion — invitée en échange à dépenser aux Etats-Unis les sommes faramineuses que les Etats-Unis lui avaient si généreusement procurées. Et les pays européens ne s'en sont pas privés, en important à qui mieux mieux un tas invraisemblable de choses très concrètes (toutes sortes de machines domestiques conçues et fabriquées pour "libérer la femme" et lui permettre de tomber dans le servage professionnel). Et la France, vieille patrie agricole de la civilisation européenne, a fait de l'agriculture française une usine entièrement mécanisée, remembrée (ah, Edgar Pisani) et finalement rentable. Eh ben, c'est ça qui compte, non ?
Mais rassurez-vous : les choses concrètes n'étaient pas toutes seules. Car les Américains, en matière de "way of life", avaient inventé, avec l'aide considérable de la morale protestante, une interminable procession d'images plaisantes, de sons nouveaux et entraînants, d'objectifs, de principes et de valeurs immatériels hautement désirables, en un mot : tout un idéal de vie, le point ultime du bonheur possible. Le serf, le vilain, et même le hobereau européens avaient un nouveau but, qu'ils pouvaient conquérir à force de travail, de mérite, mais par-dessus tout à force d'acceptation aveugle de ce modèle indépassable.
C'est ainsi que la civilisation européenne tout entière s'est mise à la remorque d'un mode de vie que cinq planètes Terre suffiraient à peine à satisfaire. Tout ce qui était proprement français est devenu franchouillard en un tournemain, voué à s'effacer derrière Sa Majesté le Progrès. Régis Debray, dans son livre Civilisation (Gallimard, 2017), actait de façon lumineuse et probante « comment nous sommes devenus américains » (sous-titre).
De son côté, Jean-Pierre Le Goff, en racontant dans le détail le quotidien de la France dans laquelle il a grandi de 1950 à 1968 (La France d'hier, Stock, 2018), dessinait les traits d'un pays que la plupart des Français d'aujourd'hui qualifieraient d'épouvantablement ringarde, obsolète, rétrograde, quasi-archéologique. Il est vrai que Jean-Marie Colombani, au lendemain du 11 septembre 2001, les avait précédés, dans un éditorial resté célèbre : « Nous sommes tous américains ».
Bref, la vassalisation n'est plus en cours de réalisation, elle est acquise depuis longtemps. Le Grand Remplacement redouté par Renaud Camus et ses coreligionnaires a déjà un lieu. La cause est entendue. Ce n'est pas pour rien qu'on entend encore régulièrement dans les médias entonner les refrains selon lesquels « la France est en retard » (une marotte de journalistes) ou « des avancées qui mettront dix ans à traverser l'Atlantique ».
L’anti-américanisme était considéré comme une injure disqualifiante, et les velléités de résistance de De Gaulle à toutes sortes de pression américanophiles n’eurent guère de suite. Et je ne parle pas de l’enthousiasme aveugle des pays européens pour ce qu’ils prenaient pour le « Parapluie Américain ». En fait de parapluie, la guerre froide a installé dans presque tous les pays européens, à l'exception notable de la France (merci Charlot !), dans le confort trompeur d'une sécurité purement promise, mais surtout les a entraînés dans la spirale d'un désarmement militaire qui se révèle aujourd'hui catastrophique. Il n'y a pas à tortiller de l'arrière-train en se gargarisant de notre grandeur passée : en matière de défense, ce sont les Américains qui détiennent les clés du coffre de la sécurité européenne.
Que reste-t-il aujourd'hui de proprement FRANÇAIS en France, cette France vassalisée depuis lurette, cette France dont le destin ne lui appartient plus ? Même la langue que nous parlons s'est travestie, au point que j'ai l'impression ici d'écrire une langue comprise par une minorité vieillissante et promise à la disparition.
11:54 Publié dans DANS LES JOURNAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, société, politique, europe, états-unis, vassalisation, france vassale, communauté européenne, europe de l'ouest, plan marshall, union soviétique, communisme, american way of life, régis debray, jean-pierre le goff, debray civilisation, éditions gallimard, le goff la france d'hier, éditons stock, 11 septembre 2001, jean-marie colombani, nous sommes tous américains, grand remplacement, renaud camus, journalistes
mardi, 13 janvier 2026
INNOCENTS PAR PRINCIPE
Un tribunal vient d'ouvrir toutes grandes ses portes pour le procès en appel d'une nommée Marine Le Pen, fille de. Elle est donc de nouveau "présumée innocente". Pourquoi pas ? C'est du moins ce que dit la loi. Elle affirme d'entrée, après avoir envoyé au bûcher ses juges de première instance, qu'elle va enfin faire éclater son innocence au grand jour et aux yeux du peuple.
C'est pas gagné.
A quoi reconnaît-on un innocent ? Bon dieu, mais c'est bien sûr ! A ce qu'il a les mains pleines. Notre vieille connaissance Nicolas Sarkozy est un exemple aveuglant de vérité de cette définition.
Ainsi, Son Excellence Nicolas Sarkozy avait daigné publier mercredi 10 décembre le compte rendu de l'expérience traumatisante qu'il avait subie injustement à la prison de la Santé du fait de quelques juges fanatisés (vous vous rappelez : des boîtes de petits pois bien rangées sur les rayons !) qui ont juré sa perte. L'éditeur a déjà fait le plein de bénéfices et l'écrivain de circonstance de droits d'auteur.
Son Excellence a fait savoir à tous les vents qu'il milite désormais pour l'union de toutes les droites, et « sans aucune exclusive » (entendre : "y compris le Front National"). Au cours d'un entretien téléphonique avec Son Excellence, la future candidate encore inéligible à la présidentielle de 2027 lui a demandé s'il exigerait aux prochaines élections le maintien d'un "Front Républicain" pour faire barrage au dit "Front". Elle a obtenu la réponse négative qu'elle attendait.
Entre innocents essentiels, entre innocents par nature, entre innocents par principe, il faut se serrer les coudes, n'est-ce pas. On ne sera jamais trop nombreux pour mettre à bas une institution judiciaire dévoyée qui a le culot de s'en prendre à des personnes éminentes qui ont eu la maladresse (ou la malchance) d'être prises en flagrant délit en train de piocher sans vergogne dans d'autres poches que les leurs.
SALE TEMPS POUR L'IDÉE DE JUSTICE !!!
09:53 Publié dans DANS LES JOURNAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : justice, marine le pen, nicolas sarkozy, cour d'appel, assistants parlementaires, parlement européen, escroquerie, détournement de biens sociaux, france, politique, société, déclin de la france
mercredi, 31 décembre 2025
POUR FRANCIS MARMANDE
Bravo et merci au journal Le Monde pour l'exemplaire et magnifique notice nécrologique publiée en date du 30 décembre 2025, dans le numéro même dont la une est barbouillée de l'immense photo d'une vague célébrité controversée (je sens que je ne vais pas me faire que des amis) qui vient aussi de passer l'arme à gauche.
FRANCIS MARMANDE, c'était tellement quelqu'un dans divers domaines qu'il a fallu qu'ils se mettent à huit pour boucler l'hommage rendu par Le Monde à son collaborateur. Je certifie ici ne pas être la femme (restée anonyme) qui lui a envoyé, des quatre coins de la planète, une carte postale chaque fois qu'elle lisait une chronique de lui dans le quotidien. Je fais juste partie des innombrables lecteurs qui lisaient avec délice sa prose toutes les fois que l'occasion s'en est présentée. Il m'est même arrivé de lui écrire un mot, auquel je dois dire qu'il avait répondu avec précision (c'était à propos de la préface qu'il regrettait d'avoir donnée aux auteurs d'une biographie dessinée de Thelonious Monk).
Car il écrivait sur le jazz. En fait, je devrais dire, comme indiqué dans l'article, qu'il écrivait davantage [je crains fort d'avoir d'abord formulé l'inverse, comme un idiot] sur "les musiciens" de jazz " que sur "la musique". Je traduis à ma façon : il préférait les personnes aux concepts. C'était inappréciable. Et puis son style d'écriture : léger, enlevé, incisif, méticuleux dans le détail de l'attitude. Bref, il savait ce qu'écrire veut dire. Bon, c'est vrai, il était un peu fait pour ça, agrégé de Lettres Modernes, sorti de Normale Sup Saint-Cloud et professeur de littérature à l'université. Mais ils ne sont pas tous comme ça.
Mais aussi, et finalement pas trop surprenant, étant natif de Bayonne, amateur averti de rugby (très fort, dit l'article, dans les troisièmes mi-temps) et de courses de taureaux. Hélas la rubrique tauromachique a été supprimée des pages du "journal de référence" au moment de la montée des controverses et de la passion de certaines parties de l'opinion publique pour le sort fait aux animaux dans notre société. Je ne m'étends pas sur ce qu'il convient de penser de ces contempteurs.
Pas aficionado au sens strict, j'ai assisté en tout et pour tout à une seule et unique corrida, en compagnie de mon ami Jean, lors de la Féria, à Nîmes, en 1971 (un sacré bail !). C'est une corrida, mais alors un sommet du genre. Pensez, après deux tâcherons qui avaient mal expédié leur besogne, est entré le grand El Cordobès qui, après avoir été à deux doigts de se faire estropier, avait exécuté un tour complet de l'arène en faisant danser (je ne vois pas d'autre mot) le taureau, pour l'amener juste en dessous de la tribune V.I.P. avant l'irréprochable mise à mort. Inutile de dire que les arènes de Nîmes hurlaient tout debout. Inoubliable !!!
Merci donc à Francis Marmande d'avoir ainsi régalé les lecteurs du Monde de toutes les ressources d'un esprit étincelant, multiple et prolifique. Et un énorme Merci à Michel Guerrin, Laurent Carpentier, Stéphane Davet, Bruno Lesprit, Véronique Mortaigne, Brigitte Salino, Josyane Savigneau et Sylvain Siclier d'avoir offert à la mémoire de l'écrivain-musicien-professeur ... etc. cette espèce de monument d'adieu tellement chaleureux.
12:33 Publié dans DANS LES JOURNAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : francis marmande, journal le monde, nécrologie, jazz, thelonious monk, corrida, aficionado, el cordobès, féria de nîmes, michel guerrin, laurent carpentier, stéphane davet, bruno lesprit, véronique mortaigne, brigitte salino, josyane savigneau, sylvain siclier
dimanche, 21 décembre 2025
LE MONDE TEL QU'IL VA ...
... TRÈS MAL !!!
C'est dans le journal Le Monde daté 18 décembre 2025, et sur deux pages qui se font face.

Page paire : ceux qui n'ont rien.

Page impaire : ceux qui ont tout (enfin presque : 60 millions d'euros, une paille).
Et il y a encore des supporters cinglés de football.
Quelle durée de vie donneriez-vous à un tel monde ?
***
Note : il est possible que le choix de mise en page ne soit pas dénué d'intention.
19:04 Publié dans DANS LES JOURNAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : journal le monde, football, kylian mbappé, paris, sans-abri
lundi, 17 novembre 2025
LES JOIES SIMPLES DE LA P.Q.R.
Ah, les délices de l'information véritable dans la Presse Quotidienne Régionale ! Chez nous, à Lyon, c'est Le Progrès.
Il est loin, le temps des grands journalistes (je pense à Pierre Mérindol, à Jean-Jacques Lerrant, à quelques autres). Il est loin, le temps où L'Echo-Liberté disputait au Progrès de Lyon la première place. Il est loin, le temps du Progrès-soir, que vendait le sympathique crieur à l'entrée de la rue de la République ( « Le Progrès-Soir ! La Bourse ! Les courses ! » ). Le crieur finissait par bredouiller après quelques tournées éclusées à La Brioche ou au Monopol. Rendez-vous compte : des Parisiens audacieux ont même pointé leur nez pendant un temps dans la capitale des Gaules (Lyon-Figaro, Lyon-Libération). C'est vous dire !
***
Alors, sur l'air de « Nous au village aussi l'on a ... »
(Tonton Georges).

10 novembre 2025.

12 novembre 2025.

15 novembre 2025.
Cela fait une sorte de "tir groupé". Je précise que ces articles ne son pas donnés en "Brèves" (petits zigouigouis blottis dans les coins), mais que leurs titres occupent pleinement le haut de la page. Il faut le reconnaître : la P.Q.R. est devenue plus proche des gens (je veux dire ceux qu'on appelle les "vrais gens"). La P.Q.R. en a rabattu de ses ambitions. Il s'est passé quelque chose. La P.Q.R. est devenue modeste.
09:00 Publié dans DANS LES JOURNAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : journal le progrès, lyon, presse quotidienne régionale, pqr, nous au village aussi l'on a, grand frais, chihuahua, l'écho-liberté, lyon-figaro, lyon-libération
jeudi, 13 novembre 2025
C'ÉTAIT UN 13 NOVEMBRE
Je me contenterai, pour dire que la soirée maudite de ce vendredi-là ne m'a pas quitté, de rétablir ici dans leur version primitive les mots que m'avait inspirés l'un des articles que le journal Le Monde avait publiés pour édifier une sorte de monument aux morts journalistique à toutes les victimes de la saloperie terroriste. Le journal avait envoyé ses journalistes recueillir nombre de témoignages poignants ou bouleversants. L'article qui m'avait retenu était signé Pascale Robert-Diard.
***
TOMBEAU DE VALENTIN RIBET
Préambule : un "Tombeau" était, en poésie ou en musique, une œuvre dédiée à un grand homme disparu, une œuvre écrite en son honneur, une œuvre en forme d'éloge funèbre. Valentin Ribet aurait peut-être été un grand homme, si on lui en avait laissé le temps. A cause de son geste instinctif, on ne le saura pas. Je lui dédie ce tout petit billet.
***
Valentin Ribet était un jeune avocat, brillant et doué. Il était sans doute promis à un superbe avenir. Il avait intégré un cabinet renommé. Il était peut-être un peu arrogant, vu ses facilités. Peut-être pas.
Mais voici ce qu’écrit Pascale Robert-Diard, dans Le Monde daté jeudi 26 novembre, pour le « Mémorial du 13 novembre » que le journal est en train d'édifier, jour après jour : « Vendredi 13 novembre, Valentin Ribet a quitté le cabinet plus tôt que d’habitude pour rejoindre le Bataclan, avec Eva, son amoureuse, avocate elle aussi. Quand les tirs ont commencé, il s’est couché sur elle pour la protéger. Elle lui doit la vie ».
Je ne sais pas comment la journaliste a obtenu l’information qu’elle rapporte ("pour la protéger"). C'est un récit. Peut-être est-ce Eva qui lui a dit ?
Je ne connais pas Eva. Est-elle un peu arrogante ? Est-elle courtoise et modeste ? Je n'en saurai jamais rien. Pour moi, elle aura eu la chance, non : le privilège de rencontrer un homme, un vrai, qui, au moment du danger de mort, n'a pas songé un instant à son propre sort. J'ignore tout de ce qu'on peut ressentir, quand on sait que la personne la plus chère à vos yeux est morte en voulant vous protéger : c'est au-delà de la raison. Depuis mon petit terrier de rongeur obscur, je dis juste : « Admirable ! Honneur à lui ! ». Eva peut être fière. Honneur à Valentin Ribet !
Que le nom de Valentin Ribet ne sorte pas de ma mémoire !
Voilà ce que je dis, moi.
Note : J'apprends dans Le Monde du 27 novembre que Valentin Ribet n'est pas le seul. Gilles Leclerc était lui aussi présent au concert des Eagles of death metal au Bataclan, le 13 novembre. Sa famille et ses proches ont dû attendre le lundi à 17 heures pour apprendre qu'il ne reviendrait plus jamais. Sa chérie à lui s'appelait Marianne. Pascal Galinier, auteur de la notice qui lui est consacrée, écrit : « Nul n'est étonné d'apprendre comment il aurait sauvé Marianne en se jetant sur elle, au Bataclan ». Honneur à Gilles Leclerc !
***
Je signale le bel article trouvé ce 8 novembre, toujours dans Le Monde. Il est signé Raphaëlle Bacqué. Il raconte l'improbable rencontre de Charlotte et Sébastien, elle enceinte et suspendue à une fenêtre du Bataclan à dix mètres du sol, lui qui lui tend une main secourable et la hisse plus en "sécurité". La scène est filmée (6 minutes) par Daniel Psenny, journaliste au Monde, et vue aussitôt dans le monde entier. La journaliste, dans son grand article du 8 novembre, parvient à faire toucher du doigt ce mur qu'est l'impossibilité, pour les victimes (directes ou indirectes), les intervenants et les témoins du carnage de tirer un trait définitif sur des événements d'une telle brutalité qu'ils ont fait basculer tant de destins.
08:37 Publié dans DANS LES JOURNAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : 13 novembre, terrorisme, terroristes, salah abdesslam, journal le monde, pascale robert-diard, raphaëlle bacqué, daniel psenny, charlotte et sébastien, bataclan
samedi, 08 novembre 2025
DAVID BELLOS EST MORT
La plus belle biographie que j'aie jamais lue.
Une gueule classique d'intellectuel.
Journal Le Monde, 4 novembre 2025.
La nouvelle ne pouvait pas m'échapper : l'immense biographe de l'écrivain George Perec vient de mourir. La "nécro" écrite par Denis Cosnard précise qu'il souffrait d'athérosclérose et que sa vie s'est interrompue dans sa résidence secondaire à Doussard (au-dessus du lac d'Annecy, si je me souviens bien de mes aventures dans le coin). Il avait 80 ans. Je ne trouve rien de mieux que de vous resservir tel quel le papier que j'avais publié ici même le 14 février 2016 après la lecture de la plus belle biographie que j'aie jamais lue de ma vie. Que David Bellos ait jugé bon, du fait semble-t-il des critiques formulées par "Les Amis de Georges Perec", de rééditer sa somme amendée et enrichie n'amoindrit en rien mon enthousiasme et mon admiration pour le travail accompli.
***
« Je vous préviens, l’extraordinaire biographie de Georges Perec par David Bellos ne vous incitera peut-être pas à devenir un adepte de son œuvre littéraire. Mais à coup sûr, elle vous fera aimer le bonhomme dont celle-ci est sortie. Un homme trop tôt disparu. Un homme qui fut violemment aux prises avec l’existence dès son plus jeune âge (père mort pour la France en 1940, mère morte à Auschwitz), et qui a, sur les décombres d’une enfance dévastée par l’histoire, construit une œuvre littéraire complètement atypique, unique dans le paysage français du 20ème siècle.
Je le dis sans barguigner : Georges Perec, une vie dans les mots, est un chef d’œuvre accompli. Je ne sais pas quelle part de sa vie David Bellos a consacrée à rassembler la monstrueuse matière dont son ouvrage se trouve constitué à l’arrivée. Toujours est-il que David Bellos a amplement mérité de l’innommée patrie de la littérature, qui se nomme peut-être humanité. Même si on met le mot au pluriel. Car le Perec que l'auteur restitue vibre devant nous comme s'il était vivant : un véritable tour de force. Sa biographie a tous les aspects de la rigueur, disons scientifique, qu'on attend de l'université, et en même temps le lecteur perçoit à tout instant une empathie vaste et profonde. David Bellos, à n'en pas douter, aime son sujet.
Autant le dire tout de suite : les livres de Georges Perec suscitent davantage mon admiration pour la prouesse que mon amour du contenu. Je suis de ceux qui tiennent dans un mépris obstiné tout ce qui se revendique d'une performance sportive. Et je suis désolé de le dire : il y a du défi sportif dans beaucoup de ses œuvres. En revanche, tous les détails de son existence, tels que rapportés fidèlement par le biographe, suscitent mon adhésion, mon enthousiasme, ma ferveur. Mon émotion à maintes reprises. Si les livres me laissent un peu froid, on ne peut guère trouver d'homme plus attachant que celui qui les a écrits, tel qu'il apparaît sous la plume de David Bellos. C'est ainsi que j'en viens à considérer sa biographie de GP comme un roman formidable.
Car en se limitant le plus possible aux données factuelles, David Bellos touche son lecteur plus fortement et de plus près que s'il avait cherché à l'émouvoir. Et j'avoue humblement que j'ai marché à fond : je sors de ce bouquin ébloui autant par la qualité du bonhomme dont il est parlé que par la façon dont il en est parlé tout au long.
Je sais bien qu’il faut commencer un livre par le début, mais j’ai envie de parler de cette biographie en isolant deux détails peut-être infimes, perdus parmi les 700 et quelques pages qu’il a fallu à David Bellos pour rendre compte de Georges Perec. Deux détails qui m'apparaissent comme la signature d'un homme. Le premier de ces détails se situe au chapitre 25, qui m’a, je dois l’avouer, fait hurler de rire, tant il fait flamboyer la particularité du personnage.
Pensez, un type voué à la littérature qui se fait embaucher au CNRS, pour s’occuper du classement de toute la documentation scientifique consultable par les chercheurs. Et pas de la petite science : le LA 48 (Laboratoire Associé) s’occupe de recherches sur tout ce qui concerne la neurophysiologie du sommeil et de l’état de veille, sous la houlette « granitique » de Paul Dell. C’est ainsi que Gorges Perec devint, en 1961, « documentaliste classé technicien IIIB » dans la fonction publique.
Le personnel du laboratoire, à commencer par André Hugelin, qui se résigna à embaucher ce jeune homme aux dents gâtées, mal habillé, et peut-être même mal lavé, est d’abord incrédule. Mais il ne le resta pas longtemps, car le moteur du génie combinatoire de Perec se mit à vrombir, et quelque temps après, « … le système de documentation mis au point par Perec suscita beaucoup d’admiration et le bruit se répandit de sa qualité dans les autres laboratoires de recherche. Des émissaires passaient maintenant sous des motifs divers et profitaient d’un brin de causette pour traîner devant les fichiers et le plan de classement ». Il avait fait la preuve de sa stupéfiante virtuosité.
Mais Perec, sous ses dehors de malhabile timide et mal fichu, était un diable facétieux. Il sut prendre sa revanche sur l’obscurité de son boulot mal payé. Il assaisonna en effet maintes fiches de l’admirable fichier scientifique de vinaigrettes de sa façon. C’est ainsi que, dans le fichier du laboratoire s’occupant de la neurophysiologie du sommeil, on trouve une fiche répertoriant un ouvrage intitulé Les Choses (auquel il doit son prix Renaudot de 1965).
C’est ainsi que les chercheurs peuvent tomber sur un article ainsi référencé : « "Attention et respiration", publié dans Kononk. Akad. Wetenschap. Amsterdam Proc. Sec.Sci1 (1899), p. 121-138 », par un savant nommé Caspar Winckler, nom ancré dans l’archéologie de Georges Perec (et rien que la lettre W !), et qui deviendra celui d’un personnage central de son chef d’œuvre, La Vie mode d’emploi.
C’est ainsi que, en 1994, « il arrive encore que de petits groupes se retrouvent au fond d’un bar pour y écouter le compte rendu de Perec concernant les effets électrochimiques observés sur les sopranos soumises à une pluie de tomates nourrie et régulière », tout ça parce qu’il avait glissé son canular parmi les autres publications savantes, toutes très sérieuses, évidemment.
Ce texte, intitulé « Experimental Demonstration » est redoutable : « On dit même que lors d’une réunion de la commission de biochimie du CNRS, le président de séance jeta un coup d’œil sur une photocopie du canular de Perec qui s’était glissée (par inadvertance ?) dans la pile de dossiers qu’il avait devant lui. Il parcourut la première page, vira au cramoisi, se mit à bafouiller et dut se cramponner aux bras de son fauteuil. "Experimental Demonstration" fut à l’origine du seul cas connu d’une commission du CNRS s’accordant une interruption de séance pour cause de … fou rire ». Irrésistible. Si non è vero, ben trovato.
Le deuxième détail est une anecdote, racontée à la page 586 du volume. Perec est amoureux de Catherine, la dernière femme de sa vie. Ils sont au restaurant « Le Balzar », en train de manger une raie au beurre noir : « … une goutte de gras tacha le chemisier de la jeune femme. Pour qu’elle ne se sente pas gênée, Perec trempa le doigt dans la saucière et barbouilla de beurre la chemise indienne que lui-même portait. Catherine ne savait pas qu’un tel charme pût exister ». Vous la voyez, la scène ? Cette histoire me ravit : vous en connaissez beaucoup, vous, des types cravatés et costumés, capables de saloper, par amour, leur ensemble Kenzo ?
Tendresse et facétie : deux mots qui signent le personnage dans ses relations avec les autres, autant que je peux en connaître.
Je terminerai ce billet sur le portrait de « Pierre G. », que David Bellos pense avoir reconnu pour être celui de Georges Perec (initiales inversées) sous la plume de Jean-Bertrand Pontalis, son psychanalyste, dans son livre L’Amour des commencements : « Une inépuisable banque de données en désordre, un ordinateur facétieux sans mode d’emploi, un Pécuchet privé de son Bouvard, telle était la mémoire de Pierre. Parfois pourtant elle se fixait et c’est alors qu’elle s’égarait. Elle allait visiter, explorer des lieux, obstinée à les capter, à les saisir comme un photographe à l’affût ou comme un huissier de justice. Pierre me décrivait les rues où il avait vécu, les chambres où il avait logé, le dessin du papier mural, me précisait les dimensions du lit, de la fenêtre, la place de chaque meuble, la forme du bouton de porte » (p.538). La mémoire de Georges Perec embrasse de vastes territoires, mais elle est capable, à l’occasion, de « zoomer » sur des détails de façon à les grossir, comme on fait en macrophotographie. Une excellente illustration de ce fonctionnement mental (embrasser la diversité du monde sans perdre le souci du tout petit détail) est offerte par La Vie mode d'emploi, ce bouquin aussi concentré que de grande dimension.
L'homme Georges Perec était tellement attachant que les témoignages d'affection ne manquent pas. Ainsi, l'épouse de Laurent de Brunhoff, continuateur des aventures de Babar : « "Perec a apporté le soleil dans notre vie", dit Marie-Claude. Bien sûr, dans ce nouvel environnement familial, il en profita pour se faire materner. "Mais tout le monde avait envie de materner Perec !" ajoute-t-elle » (p.579).
Merci à David Bellos pour ces moments de jubilation.
Voilà ce que je dis, moi.
Note : le travail de David Bellos est absolument impeccable. Il est donc forcément maniaque et petit de ma part de relever quelques très rares détails, trop minuscules pour faire une ombre d'ombre à l’ensemble. Vingt-deux ans après la parution, je peux me le permettre. 1) Il me semble que le psychanalyste Pontalis se prénomme Jean-Bertrand et non Jean-Baptiste. 2) Le Georges Perec de Claude Burgelin est publié non en 1989, mais en 1988. 3) En musique, « coda » est du genre féminin. 4) « Anagramme » est également du genre féminin, mais là, franchement, c’est la bourde impardonnable, vu la consommation qu’a faite Georges Perec de la chose. 5) Autre impardonnabilité : la slivovitz (p. 237) est un alcool de quetsche, et pas d'abricot, monsieur Bellos, soit dit en tout respect. »
10:17 Publié dans DANS LES JOURNAUX, LITTERATURE | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : georges perec, david bellos, littérature, journal le monde, denis cosnard, les amis de georges perec, auschwitz, georges perec une vie dans les mots, cnrs, paul dell, andré hugelin, les choses, prix renaudot 1965, la vie mode d'emploi, jean-bertrand pontalis, claude burgelin
mercredi, 22 octobre 2025
VENDU AUX RUSSES
Vladimir Poutine l'a dit :
« Donald Trump est un interlocuteur "confortable" »
(traduction exacte du terme employé).
Personnellement, je mettrais aussi "interlocuteur" entre guillemets : "bonne poire" collerait davantage à la réalité.
Car que fait Trump pour plaire à Poutine ? Oh, pas grand-chose : il coule l'Amérique. Et à travers ce cinglé de Trump, Poutine espère finir de détruire la prépondérance de la "sphère occidentale" du monde. En accord, bien entendu, avec ses complices chinois, coréens du nord, etc.
Un juste retour des choses, doit-il se dire, après l'effondrement du "bloc soviétique" à partir de fin 1989. Inespéré, doit-il se dire : le président américain, par ses décisions erratiques (NASA, nucléaire, C.I.A., F.B.I., institut des statistiques et quelques autres), est en train de désarmer les Etats-Unis d'Amérique des structures essentielles au maintien de la puissance américaine.
America first ? C'est quoi, cette blague ? Combien de millions de gogos pour gober ça ? C'est fini, l'Amérique !
08:50 Publié dans DANS LES JOURNAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : donald trump, vladimir poutine, amérique, usa, united states of america, europe, chine, chute du mur, bloc soviétique
mardi, 21 octobre 2025
SARKOZY AU PALAIS DE LA SANTÉ
Monsieur l'ex-président de la République Française entre en son Palais de la Santé la tête haute, avec les honneurs et sous les vivats d'une foule en extase.

Je dis à tous ceux qui s'étaient amassés à l'entrée et ont craché sur les juges et sur l'autorité judiciaire en acclamant le "présumé innocent" :
« Honte à vous ! ».
S'en prendre à l'administration de la justice, c'est mettre en danger l'un des trois piliers de nos institutions. C'est mettre en danger notre état de droit.
Honte à Sarkozy, ancien "garant des institutions" (mon œil), pour avoir injurié tout le corps judiciaire. Honte à Macron, qui ose recevoir le monsieur juste avant son incarcération, tout en protestant de son entier respect (mon œil !) pour les magistrats. Honte à Darmanin, qui ose claironner dans les médias qu'il rendra visite à l'auguste prisonnier. Honte à toutes ces cohortes de journalistes, dans toutes sortes de médias, qui ont élevé l'incarcération d'un ancien président au rang de monument de l'actualité.
Et je ressortirais volontiers la phrase sortie de la plume du si décrié Henri Béraud en plein 1942 dans un journal parisien sous les yeux mêmes, le nez et la botte des nazis :
« FRANÇAIS, TIENS-TOI DROIT ! »
Ça au moins, ça avait de la gueule ! Au lieu qu'aujourd'hui ................
Honte à la France !!!
17:52 Publié dans DANS LES JOURNAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nicolas sarkozy, justice, prison de la santé, emmanuel macron, gérald darmanin, france, politiquie, société
mercredi, 15 octobre 2025
UN CURIEUX VOISINAGE
On trouve dans le journal Le Progrès daté 13 octobre 2025, en page 6, une photo de Nicolas Sarkozy paradant au Parc des Princes avant d'aller occuper un poste à la Santé (une jolie cellule), où il a été nommé par la justice française. Et puis voilà-t-il pas que juste en face, en page 7, le journal, au sujet du Festival Lumière qui a lieu en ce moment à Lyon, une photo de Sean Penn, le grand acteur américain. Et je me suis dit : c'est drôle, si un metteur en scène projetait de faire un film sur l'ancien président français, le comédien jouant le rôle-titre serait tout trouvé. Curieusement, j'ai été frappé par la ressemblance. Je sais pas vous ?

09:00 Publié dans DANS LES JOURNAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : journal le progrès, festival lumière, lyon, nicolas sarkory, parc des princes, sean penn, prison de la santé, france, politique, société, humour
samedi, 11 octobre 2025
PLUS RIEN A DIRE
UN EXTRÉMISTE OCCUPE L'ÉLYSÉE

Spectateurs sidérés et accablés attendant la suite.
En 2017, quand Emmanuel Macron s'est lancé dans la course présidentielle, il avait déjà son projet global pour la France : champ libre et décomplexé à l'entreprise, au commerce, aux investisseurs et à la finance. En finir avec le modèle social français. Tous au boulot, sauf les si braves actionnaires qui consentent à placer leurs sous dans notre économie ! Dès 2017, Emmanuel Macron avait ficelé, soigneusement empaqueté ce projet de casse généralisée pour la France laborieuse. Dès 2017, Emmanuel Macron s'était écrié avec force, mais seulement dans son for intérieur :
« RIEN QUE MON PROGRAMME !!!
TOUT MON PROGRAMME !!! »
Une vraie aubaine de formule dont s'est emparé l'olibrius bien connu de la politique française. C'est ainsi qu'il faut comprendre le mot "jupitérien" : du haut de son Olympe, le dieu parmi les dieux manie le foudre (arme, parole et signe divin), ses décrets sont implacables. Rien ni personne ne peut ni ne doit s'opposer sous peine de.

Autoportrait du président (dans son for intérieur).
Dès le soir de son élection, Macron est seul à la tête de la France. Une solitude plus criante que jamais à l'instant où j'écris. Le premier ministre et le gouvernement tout entier comptent pour du beurre et servent de plastron légaliste. Huit ans après, la France le vomit. Imperturbable, Macron tient tête comme si. Macron est un bloc de certitude. Rien ne le fera dévier de la route qu'il a tracée dans sa tête, une fois pour toute, quoi qu'il arrive et "quoi qu'il en coûte" (ça vous dit quelque chose ?).
Le problème, c'est que Jupiter a fait beaucoup de petits clones : Mélenchon, Le Pen, Retailleau, et quelques autres sous-fifres. Aujourd'hui, le Jupiter pullule dans les sphères dirigeantes. Dans ces conditions, que peut-on augurer de positif ?
Face à ce moment ahurissant, je n'ai plus rien à dire.
09:43 Publié dans DANS LES JOURNAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : emmanuel macron, france, politique, société, lecornu, retailleau, mélenchon
jeudi, 09 octobre 2025
LES (VRAIS) ENNEMIS DE LA FRANCE
Pas la peine de les chercher loin d'ici, les vrais ennemis de la France : je ne sais pas ce que l'ensemble des personnels politiques a dans la tête en ce moment, et je préfère ne pas le savoir (à moins que tout le monde le sache trop bien). Ce que je sais, moi qui ne suis pas grand-chose dans l'affaire, c'est que tous ces gens qui se considèrent comme indispensables dans les circonstances actuelles constituent le gros de l'armée des seuls et véritables ennemis de notre pays. Quelqu'un peut-il, veut-il, oserait-il citer un(e) seul(e) de ces personnages peu recommandables dont les pensées soient exclusivement orientées vers le triste sort et le mal mortel auquel ils vouent collectivement la nation française ?
Charles De Gaulle s'est, dit-il lui-même, « toujours fait une certaine idée de la France ». Au prix de son courage, de son audace et de quelques acrobaties diplomatiques, il a réussi à imposer la France dans le concert des grandes nations et au Conseil de sécurité de l'ONU.
Emmanuel Macron, lui aussi, s'est toujours fait "une certaine idée de la France". Mais lui, il ne s'en est pas donné les moyens (ça, il ne sait pas faire, on a les preuves), et surtout il a beaucoup imaginé cette "start-up nation", projetée dans un avenir technologique et numérique radieux, mais aussi et surtout débarrassée de toutes sortes d'impedimenta hérités du CNR et de la libération de la France, que l'on peut résumer dans « Le Modèle Social Français » (voir l'interview qu'il avait donnée en 2015 sur France Culture à Jean-Dominique Merchet et Marc Endeweld, avant même de devenir ministre, où il disait qu'il voulait en finir avec toutes ces vieilleries). Je rappelle juste pour le plaisir le titre du livre publié par François Ruffin à l'adresse de son ancien condisciple au lycée d'Amiens : Ce Pays que tu ne connais pas. J'irai même plus loin : j'ai l'impression que monsieur Macron n'a pas compris grand-chose à notre France.
On constate aujourd'hui que ce petit monsieur dont les si grandes idées planaient au-dessus des nuages grâce à d'immenses ailes fantasmatiques, se casse le nez de la France sur cette succession d'obstacles traditionnels qu'on appelle généralement la Réalité, en même temps qu'il enfonce le même nez de la France dans l'innommable caca politique où la population effarée voit le pays patauger de plus en plus laborieusement.
Alors le caca politique, maintenant. D'où vient la paralysie des quelques centaines d'irresponsables qui sont supposés ouvrir des voies d'avenir au pays ? La réponse à cette question tient dans la prise de parole autoritaire et précipitée d'un ahuri en chef (on a reconnu Mélenchon), trois minutes après la proclamation des résultats des législatives, un soir de juillet 2024 :
« RIEN QUE LE PROGRAMME ! TOUT LE PROGRAMME ! ».
L'élection n'avait donné aucune majorité à son parti LFI, ni à son rafistolage "de gauche" (je pouffe), mais ça ne l'a pas empêché de réclamer toute la place.
La trajectoire, dès cet instant, a été tracée. Car tous les autres partis se sont empressés de lui emboîter le pas. Et la grande affaire de tous les boutiquiers de la politique en France a été de poser leurs conditions, de tracer autant de lignes rouges que leur feuille de route particulière leur imposait au nom évidemment de la "défense des intérêts des électeurs" qu'ils disaient représenter. Nous campons sur nos positions et personne ne nous en fera bouger !
Ce fut alors l'encombrement : une forêt inextricable de lignes rouges tracées dans tous les sens qui se mit à envahir l'espace politique, au point de ligoter chacun des acteurs dans leur attitude rigide, et de les empêcher de faire un seul pas en direction des autres : « Qui n'est pas avec nous est contre nous ! Qui n'est pas comme nous est strictement incompatible ! ». L'intransigeance est devenue la règle. La pire des médiocrités gouverne.
Pas un seul de ces terribles clowns n'est assez grand dans sa tête et dans sa stature pour hisser ses idées et ses plans à la hauteur du pays tout entier. Nul de ces guignols n'est à la hauteur de la situation. Tondelier, Retailleau, Le Pen, Mélenchon et tous les autres sont d'une seule et même engeance. Ils appartiennent tous à la sale espèce des pirates, ceux qui sont prêts à s'entretuer et à couler le bateau "France" pour ne pas être "lésés" (sic !) dans le partage du butin.

10:31 Publié dans DANS LES JOURNAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, société, politique, emmanuel macron, sébastien lecornu, retailleau, marine le pen, wauquiez, jean-luc mélenchon, marine tondelier, françois bayrou, michel barnier, attal
jeudi, 02 octobre 2025
LE CULOT DES VIOLEURS DE LOI
Jamais on n'a vu une telle offensive contre l'état de droit : après Le Pen, voilà Sarkozy qui crie au complot des juges contre un responsable politique. Il crie à l'injustice, le pauvre homme.
Le pire, c'est que beaucoup de gens sont d'accord avec lui : il a soigné sa popularité (difficile à comprendre), et quand il entre dans le restaurant (ou en sort ?), les clients se lèvent pour une ovation qui le console un peu des misères que ces salauds de magistrats (vous savez savez, les "boîtes de petits pois alignées sur les rayons") viennent de faire à notre si haut personnage.
« Toutes les règles de l'état de droit ont été franchies ! », ose-t-il jeter à la face des juges, à la face du monde, à la face même de la vérité judiciaire et de la vérité tout court. Les juges ? Ils avaient sans doute prévu le coup, ils savaient que le monsieur avait tous les culots et disposait de gros moyens. Ils ont entouré leur dossier d'assez de précautions pour que la Cour de Cassation ne puisse que se casser les dents en examinant le recours.
Non, monsieur Sarkozy : trop, c'est trop ! On devrait vous faire un procès (oh, juste un de plus) pour avoir tenu de tels propos.
10:57 Publié dans DANS LES JOURNAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sarkozy, france, état de droit, code pénal, association de malfaiteur
dimanche, 17 août 2025
FORMIDABLE RENCONTRE AU SOMMET
Le spectacle offert par le tandem Donald Trump / Vladimir Poutine a fort occupé la gent journalistique, soucieuse de faire monter le suspense grandiose de l'événement. Rendez-vous compte : les deux chefs d'Etat ne s'étaient pas rencontrés depuis six ans. Mais comme d'habitude, la montagne virtuelle élevée médiatiquement comme une mousse autour de l'entrevue a accouché d'un avorton de souriceau : des mots satisfaits de part et d'autre, autant dire RIEN.
D'un côté le batteur d'estrade, le prestidigitateur-rien-dans-les-mains-rien-dans-les-poches. De l'autre, l'indéfectible kagébiste nostalgique de la Grande Russie et de l'Empire, quand tout le monde craignait le colosse communiste. D'un côté, le clown qui se donne des airs. De l'autre, une sorte de marbre humain. Sur la photo, ça donne ça.

Photo de "une" du journal Le Monde daté 17-18 août 2025.
Dans la profondeur de la réalité des relations internationales telles qu'elles se présentent depuis le retour de Donald Trump au sommet du pouvoir américain, voici comment il faut analyser ces "extraordinaires" négociations entre les deux chefs d'Etat.

Dessin de Kiro paru dans Le Canard enchaîné du 6 août 2025.
Avec mes excuses au dessinateur pour la suppression des légendes, qui particularisaient un peu trop à mon goût la situation et les circonstances. De plus, je vois dans le geste la réponse authentique du monsieur à l’adresse de toutes les bonnes âmes démocratiques et droits-de-l’hommistes qui peuplent les ondes de leurs inutiles remontrances vertueuses.
***
Reste qu'il y a tout à craindre du jeu actuel des dirigeants américains : on savait que les Etats-Unis se comportent comme le suzerain d'une Europe vassalisée depuis la sortie de la deuxième guerre mondiale, mais leurs dirigeants y mettaient les formes diplomatiques, caressant les pays européens dans le sens de la pelisse en leur passant volontiers la pommade, pourvu que ces derniers ne remettent jamais en question la supériorité du puissant allié.
Depuis que, avec Trump, les tenants d'une droite extrêmement dure (que certains osent qualifier de "fascistes") sont arrivés aux manettes, les masques sont tombés. On le voit évidemment avec la guerre commerciale et les droits de douanes (« tariffs ») imposés par le chef "MAGA" au reste du monde.
On le voit à l'arrogance décomplexée de l'occupant de la Maison Blanche, quand celui-ci s'adresse même à ses plus fidèles alliés, qu'ils invite à rentrer dans le rang et à se comporter en braves petits soldats du libre-échange, donc en ennemis de toute régulation du commerce et de tout frein à la croissance.
Mais il y a encore autre chose qui pose de drôles de questions : le flirt assez poussé dont Poutine et Trump offrent le spectacle depuis janvier 2025. Quelles raisons obscures, souterraines (et peut-être inavouables) poussent l'Américain dans les bras du Russe ? Poutine tient-il Trump par une espèce de chantage secret ?
Voilà des questions qui me viennent quand je suis l'évolution de la situation dans la presse. Et je ne sais pas si j'ai raison, mais je trouve ça bigrement inquiétant.
09:00 Publié dans DANS LES JOURNAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : donald trump, états-unis, amérique, vladimir poutine, russie, kgb, urss, alaska, ukraine, journal le monde, journal le canard enchaîné, kiro, dessin de presse
lundi, 28 juillet 2025
LE PUTSCH EST DANS L'AIR

Dans le journal Le Monde daté 27-28 juillet 2025.
Eva Joly a été juge d'instruction. J'approuve l'affirmation à mon unanimité personnelle, même si, à mon sens, il ne faut pas réduire la gravité du problème à la question morale.
08:58 Publié dans DANS LES JOURNAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : journal le monde, eva joly, rachida dati
dimanche, 27 juillet 2025
DES ÉLITES PUTSCHISTES
Tout se passe comme si Rachida Dati préparait, presque sans se cacher, un putsch contre la magistrature française, contre le système judiciaire, contre la séparation des pouvoirs et, finalement, contre l'état de droit dans son ensemble. Remarquez, elle ne fait qu'emboîter le pas à quelques illustres prédécesseurs, qui lui ont montré que c'était possible et comment il fallait faire. La recette ? Elle est simple : je nie tout en bloc, avec un aplomb sans faille, et je m'y tiens mordicus.
Le premier à lui avoir montré la voie est peut-être Nicolas Sarkozy, ancien président à talonnettes et auteur d'un certain nombre de méfaits commis dans l'exercice de son mandat : refonte complète de la « carte judiciaire » (tiens, la ministre était une certaine Dati Rachida) ; suppression brutale de la "police de proximité" ; instauration de la fameuse « R.G.P.D. » (non-renouvellement d'un poste sur deux après départ en retraite de fonctionnaires) ; démolition organisée de deux services de police ("Renseignements Généraux" et "Défense et Sécurité du Territoire" et refonte dans un gloubi-boulga dont la gent policière a eu du mal à se remettre) ; et j'en oublie sans doute.
On se rappelle la posture d'innocent outragé que Sarkozy a systématiquement adoptée lorsque quelques juges effrontés ont osé s'attaquer à quelques affaires louches qui se seraient produites sous son autorité. Ses avocats ont tiré tellement fort sur toutes les ficelles de procédure qu'il a fallu plus de dix ans pour que des juges finalement tenaces obtiennent au bout du compte une condamnation définitive. A ce rythme, on se dit que Sarko aura quitté l'EHPAD pour un monde meilleur quand les juges pourront enfin clore une bonne fois le dossier de toutes les affaires où l'on retrouve obstinément le nom de Nicolas Sarkozy.
Mais cet homme à l'innocence chargée comme une mule a fait des émules. Plusieurs augustes personnalités moralement exemplaires de notre pays ont bien appris la leçon. Je pense par exemple à François Fillon, ancien candidat à l'élection présidentielle débouté pour avoir profité de largesses (Ladreyt de Lacharrière, ça vous dit quelque chose ?) par l'entremise d'une épouse travailleuse tellement clandestine que tout le monde ignorait qu'elle qu'elle n'était pas une simple femme au foyer. Passons sur le cas de monsieur Cahuzac (vous savez : « Les-yeux-dans-les-yeux »).
Madame Marine Le Pen a, de son côté, superbement et tapageusement quitté le tribunal qui venait de la condamner à l'inéligibilité pour avoir tapé dans la caisse du parlement européen et rémunéré des affidés au bénéfice de son parti avec plusieurs pauvres million d'euros détournés. Tous les vertueux qui entourent notre dame, presque aussi pure que la "Dame des Armoises", — vous savez, cette ribambelle de fausses Jeanne d'Arc qui ont sévi après la consomption de la seule authentique à Rouen en 1431, — ont glapi au "scandale d'Etat" et "grave atteinte aux libertés", à commencer par la liberté de se présenter à la présidentielle.
La dernière en date des histoires de velléités de putsch qui animent certains membres de nos élites politiques, est aussi spectaculaire. Car Rachida Dati a sorti tout récemment l'artillerie lourde dans la ferme intention de contester (en français : piétiner) la légitimité de l'ordre judiciaire à contrôler la légalité des actions menées par les personnels politiques. Elle ne fait qu'imiter un certain nombre de ses semblables qui pensent que l'état de droit n'est pas fait pour eux, et qu'ils mériteraient amplement d'être récompensés par une impunité intégrale.
En s'en prenant à la légitimité même des juges, Rachida Dati attaque directement l'état de droit. Et c'est précisément ça qui est grave, et d'autant plus grave que les atteintes à l'état de droit sont désormais une tendance qui gagne des pays jusque-là très sourcilleux quant à la préservation de la séparation des pouvoirs et au maintien de l'équilibre de ces pouvoirs.
Le rêve de tous les gens avides de pouvoir ou exerçant le pouvoir ? Donner la priorité à l'exécutif sur le législatif et sur le judiciaire. Pas la peine de citer à nouveau les pays d'Europe qui ont des penchants vers une autorité enfin débarrassée des impedimenta imposés par le fonctionnement démocratique de la société.
Quant aux autres pays du monde, il suffit de lire la presse pour se dire que les espaces vraiment démocratiques ressemblent de plus en plus à des îlots menacés par une autre sorte de submersion que celle due au réchauffement climatique.
Rachida Dati n'a même pas besoin d'avouer sur qui elle prend exemple dans ses actions et ses attitudes. N'a-t-elle pas dit à un(e) journaliste sur un plateau télé : « Ils ne sont pas nombreux, ceux qui m'ont fait plier ». Ah bon ? Parce que ça lui arrive de plier ? Messieurs les juges, c'est bon à savoir !
09:00 Publié dans DANS LES JOURNAUX | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 26 juillet 2025
ON MEURT DE FAIM A GAZA

Une femme de 32 ans en train de mourir de faim. Journal Le Monde, 25 juillet 2025. Photo répartie sur les pages 2 et 3.
09:56 Publié dans DANS LES JOURNAUX | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 25 juillet 2025
ORGANISER LA FAMINE
Les historiens de l'avenir dénicheront peut-être un jour les traces d'une sorte de « conférence de Wannsee » (20 janvier 1942, un sinistre souvenir) organisée dans les hautes sphères de l'Etat d'Israël. J'ignore tout d'une hypothèse aussi terrifiante, et je souhaite ardemment qu'elle reste éternellement une abstraction fictive. En attendant, si j'en crois les éléments d'information qui nous parviennent à travers les yeux et les oreilles des organes "ad hoc", on meurt aujourd'hui de faim à Gaza. On meurt aussi sous les balles de Tsahal en cherchant à se procurer de quoi ne pas mourir de faim.

Dessin d'Aurel dans Le Canard enchaîné de mercredi 23 juillet 2025.
L'énormité du fait m'empêche de trouver les mots pour le qualifier. J'observe juste que la responsabilité de l'événement (blocus sur l'aide humanitaire) incombe à l'équipe fanatique qui exerce le pouvoir à Tel Aviv. Mais j'observe aussi que l'équipe au pouvoir dans la bande de Gaza se moque éperdument de la faim et de la tragédie qui s'est abattue sur la population civile :

Journal Le Progrès, 24 juillet 2025.
J'observe que les responsables / coupables de cette infamie sont indéniablement les fanatiques qui, groupés autour de Netanyahou, exercent le pouvoir à Tel Aviv. Mais j'observe aussi que les fanatiques du Hamas et des autres groupes islamistes enragés, stoïques, regardent les Palestiniens tomber les uns après les autres, et sans que ça leur défrise la moustache. Ils sont très loin au-dessus de ces viles réalités et autres considérations, seulement obsédés par leur objectif suprême : détruire Israël. Les civils ? Qu'ils crèvent ! C'est ce qu'ils font depuis le 8 octobre 2023.

Gotlib (Rubrique-à-brac, p.367, la guerre du "Biaffrogalistan", alias Biafra, autour de 1968) s'interrogeait déjà sur l'impuissance de l'information à modifier le cours des événements.
Cette situation est fondamentalement révoltante. Et d'autant plus que le fait de savoir tout ce qui se passe là-bas laisse les spectateurs dans la totale impuissance d'agir sur les événements.
Même Macron se fait des illusions à ce propos : reconnaître un Etat palestinien en septembre ? La belle affaire ! Mais mon pauvre, le Hamas se contrefout de cette "reconnaissance" ! Le Hamas ? Mais mon pauvre, il pète au nez de l'Autorité Palestinienne, le Hamas ! Elle n'existe pas, l'Autorité Palestinienne ! Le Hamas n'en a rien à faire, de la vie des femmes et des enfants de la bande de Gaza ! Le peuple palestinien, pour le Hamas, c'est juste une réserve de main d'œuvre ou de chair à canon. Considérer le Hamas comme un potentiel représentant légitime du peuple palestinien, c'est criminel et aberrant. Quant à Netanyahou, ça le braque un peu plus contre la France, tout en le confortant dans sa décision de débarrasser une fois pour toutes le peuple juif du "problème palestinien".
09:43 Publié dans DANS LES JOURNAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gaza, palestiniens, israël, famine, hamas, autorité palestinienne, netanyahou, france, macron, état palestinien, tel aviv, le canard enchaîné, aurel, aide humanitaire, unrwa, bande de gaza
jeudi, 19 juin 2025
FAIT PAS BON ÊTRE MAIRE !!!

Le maire, c'est bien connu, est la seule autorité qui reste « à portée de baffe ». Et tout laisse à penser, d'après quelques statistiques et plusieurs témoignages, que de plus en plus de maires reçoivent de plus en plus de baffes.

On apprend que 2.200 édiles ont démissionné de leurs fonctions en 2024. Pour les municipales de 2026, un nombre non négligeable ont déjà annoncé qu'ils jettent l'éponge.

Quelles sont les causes de ce phénomène bizarre, qui ne laisse pas que d'inquiéter le citoyen que je suis ? D'après les témoignages entendus, j'en discerne deux principales :
1 - Le maire a vu s'accumuler sur son bureau de nouvelles responsabilités, de nouvelles délégations de charges administratives et autres, sans que qui que ce soit lui procure les moyens d'y faire face.
Résultat : le rôle réclame toujours davantage de compétences pointues dans des domaines toujours plus divers. Exercer les fonctions de maire est donc devenu souvent très compliqué, surtout quand la commune est de petite taille.
Et je ne parle pas du problème des intercommunalités, qui aboutit en général à déposséder le maire de son pouvoir de décision.
2 - Les maires démissionnaires dont j'ai entendu le témoignage justifient leur retrait pour les raisons ci-dessus, mais ils ajoutent un certain nombre de gouttes d'eau qui ont fait déborder leur vase. En particulier les exigences des administrés, devenues parfois exorbitantes.
Certes, le maire est le seul qui reste à portée de baffe, mais est-ce une raison pour que, ayant accepté d'assumer la responsabilité, il se voie harcelé, de jour et pourquoi pas de nuit, par des habitants plus ou moins capricieux qui réclament plus de sécurité, se plaignent du voisin, protestent contre, attendent que, râlent, morigènent et même passent à l'acte agressif à l'occasion. C'est à se demander quelles sont les motivations des héros qui persistent à postuler au fauteuil de maire.
Le consumérisme fait des ravages. L'administré n'est plus un citoyen responsable, mais un consommateur, un client très à cheval sur la qualité des produits qu'on lui présente, à condition qu'ils ne coûtent rien.
Alors je pose la question : qu'est-ce que ça veut dire, « être citoyen » ?
09:17 Publié dans DANS LES JOURNAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : élections municipales, maire, édile, démission des maires, bande dessinée, morris, goscinny, lucky luke, jolly jumper, les rivaux de painful gulch
dimanche, 15 juin 2025
L'ÉLÉPHANT A HUIT PATTES
FAIT PAS BON VIEILLIR !!!

Titre du journal Le Progrès, 14 juin 2025.
ALORS, UNE PROPOSITION : FAISONS PLUS FORT QUE PARIS, QUI S'ENORGUEILLIT BÊTEMENT D' « ESPRIT OLYMPIQUE ».
INVERSONS LA COURBE DE LA GRAVITATION (comme aurait dit François Hollande), ET TRANSFORMONS NOTRE BASILIQUE EN VASQUE OLYMPIQUE : EN L'AIR !

Comme symbole de notre bonne ville de Lyon, n'est-ce pas que ça ferait riche, vous ne trouvez pas, monsieur Grégory Doucet ? Et je ne réclame aucun droit d'auteur !
09:00 Publié dans DANS LES JOURNAUX, LYON | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lyon, fourvière, journal le progrès, grégory doucet, élections municipales 2026
vendredi, 23 mai 2025
SALE TEMPS POUR L'OPTIMISME
JUSTE DEUX TITRES DANS DEUX JOURNAUX

Journal Le Monde, 22 mai 2025. Titre suivi d'un article documenté de Perrine Mouterde, et accompagné d'une belle photo inutile, suggestive et pleine de fumée (de Bruno Kelly).

Journal Le Progrès, 22 mai 2025. Charlotte Murat et Delphine Baucaud parlent ici, sous le couvert d'une grande photo inutile de Sabrina Dolidze, des coupes budgétaires opérées par le ministère présentées comme une nécessité, de la jungle des labels bio, de pesticides, bref, du recul des préoccupations sanitaires dans la manière de s'alimenter, voire de l'offensive anti-agriculture biologique.
Encore Merci !!! Et Bravo pour tout !!! Et Youpie !!!
09:00 Publié dans DANS LES JOURNAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : journal le monde, journal le progrès, presse, journalistes, perrine mouterde, agricuculture biologique, filière bio, coupe budgétaire, charlotte murat, delphine baucaud, écologie
mardi, 20 mai 2025
ISRAËL : LE DÉSESPOIR
Ce désespoir, c'est un peu le mien, mais c'est aussi et surtout celui de madame Eva Illouz, qui en a dit les causes, puissantes jusqu'à la catastrophe, dans le dernier quart de l'émission de France Inter (Thomas Snégaroff) "Le Grand Face-à-face", samedi 17 mai 2025.
C'est le même sentiment de tragique impuissance qui a guidé le geste de Delphine Horvilleur, rabbin, de publier dans le journal Le Monde une tribune qui a fait grand bruit, puisqu'elle y contestait la déraison du clan aujourd'hui au pouvoir en Israël.
Netanyahou, poussé ou contraint par ses alliances avec les plus extrémistes des politiques et des religieux israéliens, a fini par s'engager dans la folle entreprise de prétendre, par la violence militaire, chasser deux millions de personnes de leur territoire.
Ce que dit Eva Illouz dans l'émission est sans détour : le gouvernement de Netanyahou a définitivement abandonné le projet sioniste qui était à la base de la création de l'Etat d'Israël (1948), pour basculer dans l'obscur et odieux projet messianique, qui consiste sans doute à rétablir le peuple juif dans son statut originaire de "peuple élu".
Selon l'universitaire, le sionisme est avant tout un projet démocratique et laïc. A cet égard, ce ne sont pas les juifs de la diaspora contestant la politique du gouvernement israélien ou les citoyens juifs démocrates vivant sur le territoire qui trahissent l'Etat d'Israël, mais la clique actuellement au pouvoir qui trahit l'ensemble de la communauté juive.
J'observe en passant que Netanyahou a réussi le tour de force de conférer au Hamas, ramassis de "frères musulmans", de terroristes, d'assassins et de crapules, le statut et la dignité de seul représentant légitime des "vrais intérêts" du peuple palestinien, alors que ce mouvement, à la base, se moque éperdument de la vie des arabes palestiniens, jusqu'à faire taire par la force brutale la moindre velléité de remise en cause de son emprise sur la bande de Gaza.
J'ignore si le gouvernement élu de l'Etat d'Israël se rend compte de la gravité des conséquences de son projet impérial. Ce qui est sûr, c'est que les esquisses de cohabitation pacifiée qui se dessinaient entre ce pays et les pays arabes qui l'entourent sont pour l'instant réduites à néant. Et que les perspectives de l'avenir qui s'ouvre sur la sécurité d'Israël sont pour le moins assombries.
Voilà ce que je dis, moi.
11:06 Publié dans DANS LES JOURNAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : israël, juifs, eva illouz, france inter, le grand face-à-face, thomas snégaroff, journalistes, gilles finkelstein, natacha polony, benjamin netanyahou, journal le monde, delphine horvilleur, rabbin, islam, musulùans, frères musulmans, bande de gaza, palestiniens, hamas, diaspora, antisémitisme, antisionisme, sionisme


