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mercredi, 06 juillet 2011

VICTIME : UN METIER D'AVENIR !

SUITE ET FIN

 

Maintenant la notion de victime. Le grand RENÉ GIRARD en a beaucoup parlé. Il en a même fait le centre (ou le point de départ) de sa théorie. Il a commencé dans Mensonge romantique et vérité romanesque, continué dans La Violence et le sacré. Après, je l’ai abandonné. A partir de Des Choses cachées depuis la fondation du monde. Je dirai pourquoi.

 

 

Pour faire clair et court, dans tous les groupes humains, chacun ne désire qu’un objet déjà désigné comme désirable par un autre. C’est la notion de « désir mimétique ». Dès lors, s’ensuit une rivalité mimétique du désir. Cette rivalité se répand de proche en proche, par  « contagion », jusqu’à entraîner une « violence mimétique », qui augmente jusqu’à produire la « crise sacrificielle » : le groupe éprouve la nécessité de purger cette violence pour ne pas s’y autodétruire. C’est là qu’intervient la « victime émissaire », qui était de toute façon désignée pour ce moment. Par exemple un « bouc émissaire » chez les juifs de l’antiquité. On procède alors au rite du sacrifice, dans les formes, et la paix est alors restaurée, jusqu’à la prochaine fois.

 

 

Vous savez l’essentiel. J’avoue avoir été impressionné par ce livre, lu en 1977. Mais il m’a aussi « gonflé ». Girard est lui-même tellement impressionné par sa construction qu’elle devient la clé totale, qui ouvre toues les portes du mystère humain. Le dernier livre de lui (voir ci-dessus) que j’ai lu est une apologie du christianisme : il y soutient que la crucifixion de Jésus Christ est le premier sacrifice qui a échoué à restaurer la paix dans le groupe, les sacrificateurs se rendant compte que la « victime émissaire » n’était pas « émissaire », justement, mais innocente. Dès ce moment, l’humanité entre dans une ère nouvelle, promise au « salut ». Girard était mûr pour devenir professeur dans une université américaine. C’est évidemment ce qu’il a fait. Mais de tout ça, je retiens principalement que la victime, pour RENE GIRARD, a un statut d'une grande noblesse et dignité, et remplit une véritable fonction.

 

 

Car tout ça fait très intello. Redescendons un peu, et même beaucoup, à la hauteur des minuscules SARKOZY et DATI, qui n’ont aucune idée de ce qui précède, puisque l’œil fixé sur la seule prochaine échéance électorale. C’est net, pour brosser comme il faut le chien électoral, il est bon d’instrumentaliser la victime. C’est un « créneau porteur », comme on dit dans le marketing.

 

 

Parce que, quelque part, si personne ne se conçoit a priori comme un bourreau, tout le monde, quelque part, se sent un peu victime. « Quelque part au niveau du vrai cul. – Tu l’as dit bouffi ! » Cela crée une solidarité dans le malheur quotidien. Avec  Madame Michu, la voisine, ça fait un vrai sujet de conversation. Bon, c’est vrai que ce n’est pas le salon de Madame du Deffand. Mais la tendance est là : « C’est pas une vie la vie qu’on vit. – A qui le dites-vous, ma pauv’dame ! ».

 

 

Il y a, dans toute foule, une forme de solidarité spontanée avec la victime. Elle est prompte à crier « à mort ». Elle s’identifie facilement à la victime. A entendre les propos de taverne (ou « brèves de comptoir »), elle endosserait volontiers l’uniforme du bourreau.

 

 

C’est d’ailleurs pour ça que, dans les grands débats de société, il est souvent très pratique d’endosser l’uniforme de la victime. Pour jouer sur ce réflexe de solidarité spontanée. Présenter comme une grave injustice l’interdiction faite aux homosexuels de se marier en tant qu’homosexuels, cela permet de se poser en victime, et c’est très pratique.

 

 

Présenter l’Etat d’Israël comme victime de racisme et d’antisémitisme quand on le critique politiquement, c’est très pratique (voir, il n’y a pas si longtemps, le cas d’EDGAR MORIN). Présenter toute plaisanterie sur les femmes, les homosexuels ou les handicapés comme une atteinte  insupportable aux droits de ces personnes, elles-mêmes présentées comme des victimes (sexisme, homophobie et tout ça), c’est aussi très pratique.

 

 

Et pourquoi est-ce très pratique de se poser en victime, demandera-t-on ? La raison est très simple à comprendre : parce que ça autorise la victime à demander réparation. Ben oui, aujourd’hui, si vous racontez en public une blague, même mauvaise, sur les femmes, les juifs, les Arabes, vous allez voir tous les rapaces et les hyènes de toutes les « associations de victimes » se jeter sur vous pour se partager votre cadavre. C’est une image.

 

 

Ces associations se nomment LICRA, FIDH, Osez le féminisme, Les chiennes de garde, la fédération « LGBT », etc. Et elles se jettent sur vous par tribunal interposé. Elles portent plainte. Parce qu’on a fait les lois que toutes ces « victimes » réclamaient depuis longtemps, et qui leur permettent de se porter partie civile. Le moindre pet de travers ne doit pas rester impuni. Le glaive de la justice doit frapper.

 

 

On demande (on obtient) réparation du préjudice subi. Ici, ce sera une affiche de publicité « portant atteinte à la dignité des femmes ». Là, ce sera un propos montrant une intolérable intolérance à l’encontre des juifs, des Arabes, des homosexuels (rayer la mention inutile en fonction du cas rencontré). Tout cela doit être assimilé à de la délinquance. Le coupable doit payer.

 

 

L’irremplaçable PHILIPPE MURAY dénonce très souvent ce qu’il appelle « l’envie de pénal ». J’appellerais cela une tendance à la « pénalophilie ». Des juristes très sérieux s’inquiètent même de la dérive que cette omniprésence des « victimes » potentielles fait planer à court terme sur ce que les journalistes et politiciens appellent vilainement « le » vivre ensemble. Cela s’appelle « judiciarisation » de la vie en société. Bon, en France, les avocats ne sont pas encore, comme c’est le cas aux Etats-Unis, à faire du porte-à-porte pour s’enquérir des « préjudices » dont vous avez été « victime ». Mais la tendance est là.

 

 

Allez ! Foin de pessimisme ! En route vers le « meilleur des mondes ».

 

 

 

 

 

 

 

dimanche, 26 juin 2011

SI LE MARIAGE EST GAY, RIS DONC ! (3)

Libération du 25 juin m’oblige à revenir sur la question. Quelle pub, mes amis, pour l’ordre homosexuel ! Avec de grandes photos de la « Gay Pride » de l’an dernier. Deux mecs harnachés de baudriers noirs sur leur peau nue qui se tiennent par le cou. Quatre nanas qui montrent pas mal de peau en se tenant serrées.

 

 

Deux mecs déguisés en « mammamouchis », mais ils ne viennent sûrement pas du Bourgeois Gentilhomme. Un couple de garçons dont l’un en mini-jupe sur un collant bleu et l’autre en smoking avec des escarpins à hauts talons aux pieds. Un couple de filles tout de blanc vêtues dont l’une en short et tee shirt masculins tenant dans les mains, sans doute, un arc de Cupidon. Ma foi, pourquoi pas ?

 

 

Moi, dont le cerveau est sûrement un peu limité, voire étriqué, je voudrais qu’on m’explique que tout cela n’est pas une propagande effrénée en faveur de l’homosexualité. Qu’on me dise (attention : de bonne foi !) que tous ces gens ne sont pas des missionnaires envoyés en mission en territoire encore honteusement hétérosexuel. Et un missionnaire en mission, c’est un MILITANT. Sa mission, c’est de CONVERTIR.

 

 

Sous couleur de « conquête de l'égalité des droits », n'assiste-t-on pas à une offensive en direction d'une indifférenciation généralisée, d'une uniformisation androgyne de l'humanité. On met dans le même sac inégalités et différences. Que cela s'appelle lutte pour l'égalité des droits, METISSAGE ou CREOLISATION, c'est toujours la même haine des différences qui s'exprime, avec le culot de le faire au nom du respect des différences. 

 

 

PHILIPPE MURAY, il y a déjà quelque temps, voyait se développer un processus d' « homosexualisation » du monde, c'est-à-dire de dissolution de la différence entre les sexes. Il rejoignait RENÉ GIRARD, et sa théorie du désir mimétique, qui débouche sur l'indifférenciation des individus, qui entraîne à son tour une violence généralisée. Désolé : ça ne va pas.

 

 

D'ailleurs, je voudrais qu'on m'explique en quoi être empêché d'accéder à l'institution sociale qu'est le mariage du fait d'une « orientation sexuelle » particulière constitue une inégalité. J'avoue ne pas comprendre. Il me semble qu'on peut voir ici, avec le mot "égalité", le même kidnapping que les catholiques avec le mot "liberté" en 1984, quand ils avaient lutté pour que leurs boîtes d'enseignement continuent à bénéficier de la manne obligeamment versée par les contribuables.

 

 

La une de Libération annonce "une" couleur : « Mariage gay : la droite se décoince ». L’article, qui, proprement « fait l’article » (au sens fort des camelots), est intitulé « La droite en marche vers le mariage gay ? ». Une avocate, intitulée, elle, Caroline Mécary, déclare que « Le pacs ne garantit pas l’accès aux mêmes droits. ». Et le joufflu et moderniste NICOLAS DEMORAND, qui a pris la place de LAURENT MOUCHARD, alias JOFFRIN, à la tête du journal, demande à « la France de retrouver sa place dans des combats par essence politiques ». On croit rêver.

 

 

Je l’ai déjà dit : s’il y a quelque chose qui n’a rien à voir avec le politique, c’est bien la sexualité, et on peut bien me citer tous les MICHEL FOUCAULT du monde à l'appui du contraire. SOCRATE, qui fait un éloge appuyé de l’amour des garçons (c’est dans Le Banquet), n’affirme nulle part que cela a quoi que ce soit à voir avec le politique. Si mon souvenir est bon, il parle plutôt d’un moyen de s’élever personnellement vers le BEAU.

 

 

Je l’ai déjà dit : l’homosexualité est un FAIT, qui « remonte à la plus haute antiquité » (pour parler comme ALEXANDRE VIALATTE). Ce fait EXISTE. Ce serait imbécile de le nier. Et même très bête de ne pas l’accepter. Le délit est désormais aboli, heureusement viré, je ne sais plus quand, du code pénal.

 

 

Mais de là à autoriser le mariage aux homosexuels, il y a une distance qu’il me semble assez baroque de vouloir franchir. Passons rapidement sur la contradiction qu’il y a à réclamer en même temps la reconnaissance d’une différence et la reconnaissance de la normalité (deux incompatibles, jusqu’à plus ample informé, ça fait un oxymore), à moins de soutenir que le soleil est noir ou que le feu est un bloc de glace : voyez mes notes des 21 et 22 juin. C’est ce que j’appelais « vouloir le beurre et l’argent du beurre ».

 

A suivre.  

 

 

lundi, 23 mai 2011

DU SEXE DANS LA SOCIETE MARCHANDE

SEXE, ADDICTION et VIDEO

 

Je ne vais pas revenir sur l’affaire dans laquelle vient d’être « mouillé » (pardon, ça m’a échappé) DOMINIQUE STRAUSS-KAHN. Le feuilleton a pris dans les médias sa vitesse de croisière, pépère : on n’est plus à la une, il faut chercher en pages intérieures. Dans les journaux, une salade chasse l’autre. Je dirai simplement qu’il n’y a peut-être pas de hasard si celle-ci arrive aux Etats-Unis, pays atteint, quant au sexe, de névrose obsessionnelle, je dirais « névrose oxymorique » si l’expression existait. L’oxymore, je rappelle, c’est la formule qui présente deux termes logiquement impossibles à associer (« le soleil noir » de NERVAL, le « feu glacé » du Roméo de SHAKESPEARE).

 

Vous me direz, pourquoi névrose oxymorique ? Pour faire court : d’un côté le matraquage d’une propagande frénétique qui ordonne à chacun de consommer et de jouir ; le développement d’une industrie du porno (j’ai oublié le nom du pape qui règne sur le film X) ; l’exacerbation de tous les désirs. – De l’autre, un encadrement puritain très strict des rapports entre hommes et femmes ; une codification tatillonne de ce qui se fait et ne se fait pas, avec en arrière-fond la qualification d’un délit, les menottes, le tribunal (est-il vrai, mais j’ai du mal à le croire, qu’il existe dans certaines universités, un « code de bonne conduite sexuelle » que les étudiants sont invités à signer avant d’y entrer ?) ; en gros et en bref, l’interdiction plus ou moins officielle de ce que, en France et pendant des siècles, on a appelé SEDUCTION (au secours MARIVAUX !). Il y a de quoi enfermer la pauvre population masculine, ainsi prise en tenaille, pour schizophrénie.

 

Restons en France. En 2002 dans Marianne, PHILIPPE MURAY se gausse (« Malbaise dans la civilisation ») de l’affrontement qui a opposé, d’un côté, le CSA, aidé de l’ineffable CHRISTINE BOUTIN, qui voulait interdire les films porno à la télévision, et de l’autre, tous les tenants de la liberté d’expression CULTURELLE incarnée pour l’occasion, par lesdits films. J’adore personnellement le fait qu’à propos de PORNO on puisse parler de CULTURE (mot qui amène immédiatement le jeu de mot, non ?). Il est certain que le sexe s’est banalisé, qu’on en parle au quotidien, de façon forcément « décomplexée » (je me marre). Il est certain que se passer un petit porno le samedi soir quand on s’ennuie devant la télé, n’est plus exceptionnel, ni même clandestin. Ce n’est pas d’aujourd’hui qu’un ami me racontait qu’il regardait des pornos avec son fils qui devait avoir dix ou douze ans. Ne m’en demandez pas plus.

 

L’accès au sexe LIBÉRÉ est donc d’une facilité aujourd’hui incomparable, et imparable. Vous avez le salon « éros » (pauvre éros, quand même !). Vous avez des rayons entiers de DVD spécialisés, pour tous les goûts. Vous pouvez choisir votre assortiment de « sextoys » personnalisé : vous, c’est plutôt le classique vibromasseur (avec ou sans télécommande, avec ou sans « fioritures ») ou « boules de geisha » ? Vous avez toutes sortes de BD, de romans photos, etc. Vous avez toutes sortes de boîtes où sortir en couple, pour « échanger » (ça pimente la relation, et puis c’est MODERNE, on vous dit). Bref : on est au supermarché, avec son caddie, on passe dans les rayons, puis on passe à la caisse (ah oui ! Il faut savoir ce qu’on veut !). Quelqu’un (je ne cafterai pas) me parlait, il n’y a pas longtemps, d’une visite qu’il a faite à une amie en compagnie de son fils (environ huit ans), qui, s’étant mis à fouiner partout, tombe sur un « objet » qui se met soudain à vibrer : « Papa, qu’est-ce que c’est ? ». Tête du père. La femme pas gênée pour deux sous.

 

Tout cela offre un tableau triomphant du PROGRÈS, évidemment. Bon, il y a quelques revers à la médaille. Une fois les parents partis chez des amis, qu’est-ce qui m’empêche de mettre un DVD dans l’appareil ? Personne. Pas même la « cachette », quand ils en ont imaginé une. « Ben comme ça, ça leur fait au moins une éducation sexuelle, c’est mieux que rien ! » Je veux, mon neveu ! J’en veux de ce genre d’éducation : au moins, les gamins n’attendront pas l’âge adulte pour savoir ce que c’est qu’une verge en érection, une chatte qui mouille, un ramonage en règle, et par tous les trous ! Et à deux, à trois, en TAS ! Le PROGRÈS, je me tue à vous le dire. Et puis c’est bien : c’est paraît-il de plus en plus tôt. Comme initiation à la MÉCANIQUE, avant d’entrer au lycée professionnel, c’est bien, comme apprendre l’écriture en maternelle, tiens !

 

Alors le résultat, vous me direz ? Le résultat se trouve, par exemple, dans Le Monde daté 22-23 mai, à la page 24. C’est signé MARTINE LARONCHE, intitulé « Quand le sexe prend les commande », et sous-titré : « Les patients qui souffrent d’addiction sexuelle sont de plus en plus nombreux à consulter ». Vous avez bien lu : « addiction sexuelle ». Peut-être que pour STRAUSS-KAHN, c'est ça, après tout ? Ce n’est pas (encore) répertorié parmi les troubles mentaux : c’est une « dépendance  comportementale » (belle trouvaille !). L’addiction sexuelle touche davantage les hommes que les femmes. Les Américains (toujours eux) développent les études à son sujet. Sous-entendu, sans doute : la France est en retard, quoiqu’un peu de bon sens nous reste, car certains (professeur de psychiatrie, par exemple) considèrent qu’il s’agit d’un « raccourci médical » (la formule reste douce).

 

Bon, je ne vais pas vous résumer tout l’article. Seulement le cas de « ce patient de 29 ans qui consulte pour une double addiction : aux sites pornographiques depuis l’âge de 10 ans et au sexe depuis ses premiers rapports, à 15 ans ». Il a quand même mis CINQ ANS pour passer du virtuel au réel, pour passer de l'image à l'acte. Toujours est-il qu'à 29 ans, c’est déjà un vieux routier. « Il a un besoin impérieux d’avoir des relations sexuelles plusieurs fois par jour, recherche en permanence les effets excitatoires [introuvable au dictionnaire, soit dit en passant] des images X ». Il s’ensuit pour lui une spirale de souffrance : il y a la dépendance (je peux pas m’en passer), et l’accoutumance (il faut m’augmenter mes doses). Bref, il doit se soigner. Et s’il doit se soigner, c’est qu’il est MALADE (vous alliez le dire).

 

Tout doucement, donc, mais pas si doucement que ça, finalement, la vie sexuelle (pas de tout le monde, j’espère) se transforme en maladie, en pathologie. Et si je dis que celle-ci nous vient des Etats-Unis puritains, je vais encore me faire traiter d’anti-américain. Je préfère donc, avec PHILIPPE MURAY, évoquer le triomphe du PROTESTANTISME ANGLO-SAXON sur la LATINITÉ CATHOLIQUE. Entre ces deux religions chrétiennes, vous avez déjà deviné celle que je préfère.

 

 

dimanche, 22 mai 2011

LES MOTS POLICIERS : PHOBIE

HARO SUR LES PHOBES !

Tout au long de ses Essais (Les Belles lettres, 2010), le grand PHILIPPE MURAY tape dès qu’il peut sur ceux qui tapent sur tous les « malades » atteints de diverses « phobies ». Il tape dessus pour une raison bien précise : les dénonciateurs de « phobies » font tout ce qu’ils peuvent pour que des LOIS interdisent d’être atteint de « phobies », et pour que des LOIS punissent impitoyablement toutes les manifestations publiques des « phobies » ainsi stigmatisées. PHILIPPE MURAY s’attaque ce faisant à la tendance de l’époque qui consiste à faire entrer toutes sortes de vides juridiques dans le CODE PENAL.

Il est vrai que c’est devenu une véritable MANIE : quand un fait divers tragique se produit, NICOLAS SARKOZY sort sa loi, mais que l’absence de décrets d’application, ou tout simplement parce qu’elle est inapplicable, rend inapplicable. Un fait appelle une loi. Comme des faits, il s’en produit quelques milliards à chaque seconde, je ne sais pas si la distance de la Terre à la Lune suffirait pour calculer l’épaisseur du code pénal qu’il faudrait écrire pour la sécurité de la planète. La moitié de l’humanité serait alors chargée de commettre des faits (autrement dit de VIVRE). L’autre moitié serait composée de juristes, de juges, de procureurs et d’avocats. On appellerait ça la DIVISION DU TRAVAIL PENAL.

Trêve de plaisanterie : par curiosité, je suis allé voir ce qui se trame derrière l’écran du mot « phobie ». Le détour est intéressant, et le spectacle est croquignolet. Si l’on s’en tient à la définition médicale, voici ce qu’on trouve dans le Dictionnaire de la psychanalyse d’Elisabeth Roudinesco : « Utilisé en psychiatrie comme substantif vers 1870, le terme désigne une névrose dont le symptôme central est la terreur continue et immotivée du sujet face à un être vivant, un objet ou une situation ne présentant en soi aucun danger ». Je retiens « névrose » et « terreur continue et immotivée ».

Un exemple ? J’ai connu une femme (Mme L.) qui souffrait de deux phobies véritables. Tout le monde connaît la claustrophobie, non ? Elle en souffrait à ce point que prendre l’ascenseur était pour elle, tout simplement, inenvisageable. Elle revenait donc du supermarché le coffre de la voiture plein, mettait tout dans l’ascenseur, appuyait sur le bouton et montait à pied. Bon, elle n'habitait qu'au troisième. Plus grave : elle m’a raconté qu’elle souffrait de « colombophobie », soit, en clair, la terreur des oiseaux. Un jour, elle traverse le pont Lafayette, au-dessus duquel passent et repassent les mouettes. L’une d’elles a le malheur de la frôler. Mme L. ne se souvient rigoureusement de RIEN, sinon que, lorsqu’elle a repris connaissance, elle était étendue au milieu de la chaussée, au milieu du pont.

Voilà ce que c’est, une vraie phobie, et voilà ce que ça donne : une PANIQUE totalement impossible à maîtriser, à réprimer ; une perte de conscience en présence de l’objet d’horreur. C'est ça la MALADIE qu'on appelle PHOBIE. L’usage du mot, aujourd’hui, dans les médias, est tout simplement ABUSIF. C’est une MALVERSATION. Ceux qui en parlent sont des FAUSSAIRES. On accuse quelqu’un de « phobie » au même titre que SARKOZY accuse les socialistes d’ « immobilisme » et d’ « archaïsme ». Le mot phobie range illico celui qui en est atteint parmi les malades mentaux, atteint des mêmes « maladies mentales » qui servaient de prétexte aux Soviétiques pour  enfermer leurs DISSIDENTS en asile psychiatrique, où a été inventée la "torture blanche". Rien de mieux pour disqualifier. On appellera ça un HOLD UP. Cela veut dire accessoirement que l’accusation de « phobie » à tout bout de champ fonctionne aujourd’hui, exactement, comme un argument politique, et que la toile de fond totalitaire sur laquelle l’argument se détache n’a rien de rassurant.

C’est au même genre de MALVERSATION que, en 1984, toute la gent à SOUTANE et à CRUCIFIX avait kidnappé le mot « libre » pour faire retirer la loi Savary qui stipulait que l’argent public irait désormais à l’enseignement public, l’enseignement privé (l’enseignement dit LIBRE) devant se démerder pour trouver des fonds privés. Le tout, pour arriver à ses fins, comme ce fut le cas en l’occurrence puisque la loi fut retirée par FRANÇOIS MITTERRAND, le tout, c’est d’arriver à convaincre le plus de monde possible qu’on est, dans l’affaire, la VICTIME. C’est très important, d’être la VICTIME. Ce fut une belle IMPOSTURE : être libre, cela signifie qu’on ne dépend de personne. Or l’enseignement CATHOLIQUE, puisqu’il faut l’appeler pas son vrai nom, DEPEND pour son existence de l’argent alloué par l’Etat français. Il est maintenu en vie grâce aux transfusions permanentes et importantes dans ses veines de l'argent du contribuable. Il est parvenu à ses fins en faisant subir aux mots la même inversion que BIG BROTHER dans 1984 du grand GEORGE ORWELL : « L’esclavage, c’est la liberté ». C’est ça, la NOVLANGUE.

En consultant divers dictionnaires sérieux, j’ai trouvé une vingtaine de phobies dûment répertoriées, médicalement repérées. Une vingtaine, tout mouillé de chaud. Bon, on doit pouvoir en dénicher quelques autres dans les coins ou dans les placards : allons jusqu’à trente. Ensuite, vous allez voir sur l’incontournable Wikipédia. Là c’est du grand spectacle. Que dis-je ? C'est un FEU D'ARTIFICE. A ce jour, la notice se divise en 9 parties. Je vous épargne l’énumération : disons qu’il y a les phobies au sens restreint, et les phobies au sens étendu (c’est évidemment dans ces dernières qu’il faut chercher l’IMPOSTURE). J’exclus pour l’instant les mots de la chimie et de la biologie qui désignent des propriétés de corps ou d’organismes.

Au sens restreint, on trouve, attention, tenez-vous bien, quatre-vingt-onze (91) « phobies » (connaissiez-vous la « triskaïdekaphobie » ? Moi non plus. C’est la peur du nombre 13. Et la « plangonophobie », ou peur des poupées ?). Bref, c’est vous dire qu’avec Wikipédia on est dans le sérieux, vous ne trouvez pas ? Là, je me marre. Non, vous avez compris qu'on est dans le GRAND N'IMPORTE QUOI. Je suis sûr qu’on peut en ajouter toute une liste, même en ne cherchant pas trop. Au sens étendu, on entre dans ce que la notice appelle « préjugés et discriminations », malheureusement sans dire s'il y a une parenté, et laquelle, avec la VRAIE PHOBIE (voir l'exemple de Mme L. plus haut). On y trouve l’ « hispanophobie » (oui, pour introduire le paragraphe), puis, dans l’ordre alphabétique (juste quelques-uns, pour goûter) : « biphobie », « christiannophobie », « éphébiphobie », « gérontophobie », « hétérophobie », « homophobie », « islamophobie », etc. Il y en a douze, vous pouvez vérifier dès maintenant. Au total, ça fait cent trois (103) : une phobie de moins que les symphonies du grand JOSEPH HAYDN. On est clairement dans la fantaisie, l’improvisation et l’imagination. C'est le GRAND N'IMPORTE QUOI. On est clairement dans l’IMPOSTURE.

Cette liste me fait penser à un article déjà ancien paru dans Le Monde diplomatique, intitulé « Pour vendre des médicaments, inventons des maladies », où l’auteur dénonçait la frénésie purement commerciale des firmes pharmaceutiques, désireuses de mettre en application le principe énoncé par JULES ROMAINS, en 1923 s'il-vous-plaît, par la bouche du personnage central de sa pièce Knock : « Tout homme bien portant est un malade qui s’ignore ». Knock rêve en effet de transformer la petite ville dans laquelle il exerce en un vaste hôpital. De même, les inventeurs de « phobies » rêvent de transformer les gens normaux : « Toute personne normale est un phobique qui s’ignore ». On invente des « phobies » pour en faire tomber le maximum sous le coup de la loi, et punir les coupables.

Le mot qu’on met sur la chose découle souvent d’un choix idéologique. Entre 1940 et 1945, on savait dans quel camp vous étiez suivant que vous disiez « terroriste » ou « résistant ». Les mots qu’on utilise révèlent quelque chose de la personne qui les prononce. J’ai parlé ici le 10 mai de l’accusation de racisme portée contre LAURENT BLANC. En voilà, un mot qu’on met à toutes les sauces, comme si quelqu’un, en l’appliquant à N’IMPORTE QUOI, voulait en finir avec la notion même de racisme en la diluant tellement, comme dans les médicaments homéopathiques, qu’elle perd à l’arrivée toute signification.

Reste un mécanisme et une structure. Il faut trois acteurs : un ACCUSATEUR déguisé en VICTIME, un ACCUSÉ, et le CODE PENAL. L’exemple récent des prières, le vendredi, dans certaines rues de Paris et de Marseille l’a bien montré. L’accusateur déguisé en victime, ce sont les musulmans de France, l’accusé, c’est Claude Guéant, coupable en l’occurrence d’ « islamophobie », et le levier, c’est bien le Code pénal. Je me garderai de prendre la défense du ministre de l’Intérieur. HOUËLLEBECQ s’en est pris un jour à « la religion la plus bête du monde ». Un professeur de philo, ROBERT REDEKER, a pris en 2006, une volée médiatique de bois vert quand il a osé dénoncer la violence prônée dans le Coran. Le fait seul qu’il ait aussitôt reçu des menaces de mort prouve qu’il AVAIT RAISON. L’Islam en France est d’abord un FAIT. Même chose pour la judéophobie : celui qui en est taxé devient ipso facto un dégueulasse ANTISEMITE, parce qu’il a osé, comme Edgar Morin il y a quelque temps, critiquer la politique des Israéliens envers les Palestiniens. Même chose pour une des « phobies » qui ont le vent en poupe en ce moment : l’ « homophobie ».

Loin de moi l’idée d’approuver Guéant, Houëllebecq ou Redeker. Quant à l’homosexualité, elle est aussi vieille que l’humanité : elle est un FAIT. Il n’est évidemment pas question de persécuter les musulmans, les juifs ou les homosexuels : persécuter est un ACTE, et comme tel, il est intolérable. Ce qui est inquiétant dans toute cette affaire de MOTS, c’est qu’on a l’impression qu’ils sont assiégés, guettés, surveillés étroitement par des gardes-chiourme. Or, si les mots sont l’expression de la pensée, ils ne sauraient être considérés comme des ACTES, et encore moins jugés au même titre que des ACTES. Est-on sûr que développer à outrance la SURVEILLANCE POLICIERE des mots soit le meilleur moyen de faire définitivement disparaître les ACTES contre les mosquées ou les tombes musulmanes, contre tel cimetière juif, contre les homosexuels ? Je suis très loin d’en être convaincu.

Quand la police prend le pouvoir, on peut voir ce que ça donne, par exemple en ce moment, dans la Syrie de BACHAR EL ASSAD.

 

 

vendredi, 20 mai 2011

ARCHITECTURE : HITLER A GAGNE

Il faudra bien qu’un jour on cesse de faire de STALINE et HITLER des épouvantails, des incarnations d’un MAL définitivement enterré à des années-lumière de notre monde si heureusement né au chef d’œuvre qu’est la démocratie, dans l’histoire des sociétés humaines. Il faudra cesser de mettre les deux grands TOTALITARISMES du 20ème siècle dans des parenthèses, comme des parois étanches qui en font des sortes d’exceptions historiques, des espèces de dérapages du flux normal de la grande Histoire : finalement des ERREURS. Non : STALINE et HITLER ne sont ni des dérapages, ni des exceptions, ni des erreurs. Ils sont l’expression, la conclusion logique, l’aboutissement « normal » d’un système né avec l’Europe industrielle (ça fait 150 ans, ou à peu près).

 

Qu’ils en aient été de sinistres caricatures ne change rien : STALINE découle en pire du terrorisme d’Etat mis en place par LENINE (après tout, il a commencé sa carrière en attaquant des banques avec la bande qu’il dirigeait) ; HITLER découle en pire des traités qui ont suivi la guerre de 1914-1918 et des errements de la République de Weimar. Alors, c’est vrai : les DOCTRINES de l’un et de l’autre, dûment condamnées, sont enfermées dans les placards, dans les caves et dans les archives. Mais elles ne sont pas restées sans postérité, sans descendants, sans héritiers dans notre monde très moderne, très actuel, pour tout dire. Le monde que nous héritons du passé doit aujourd'hui beaucoup à STALINE ET HITLER, comme j’ai essayé de le montrer pour l’eugénisme dans ma note du 12 mai dernier.

 

Pour voir si je ne délire pas, je me tourne vers un témoin irréfutable : ALBERT SPEER, l’architecte de HITLER, son seul confident, paraît-il. Evidemment inscrit au Parti nazi, dont il devient rapidement l’architecte en chef, il a une conception de l’architecture qui épouse étroitement les visions du Führer, mais celui-ci va y insuffler toute l’ampleur de sa démesure. Et c’est quoi sa conception ? Par exemple, il invente « la valeur des ruines » : dans 1000 ans, il faudra que les ruines laissées soient aussi belles que celles, visibles aujourd’hui, de l'antiquité grecque. Dans leurs cartons, qu’est-ce qu’ils ont comme projets, les deux complices ? Le Reichstag, paraît-il (cf. Wikipédia), une coupole treize fois plus haute que Saint Pierre de Rome (131 mètres, ça nous porte à 1703 mètres : étrange). L’arche triomphale aurait pu contenir dans son ouverture l’Arc de Triomphe de l’Etoile (49,54 mètres). Pour le futur stade des « jeux aryens » à Nuremberg (après suppression des Jeux Olympiques), 400.000 places prévues. Bref, L’ARCHITECTURE NAZI, c’est de l’IMPERIAL, du MONUMENTAL, du TRIOMPHAL DE MASSE. Bref : SURENCHÈRE, DÉMESURE, VOLONTÉ DE PUISSANCE (tiens tiens !).

 

Il faut dire que MUSSOLINI a tenté de rivaliser avec HITLER, mais il n’avait pas les moyens. Consolons-le en lui répétant, sur son bulletin scolaire, que l’intention y était : « Bien, mais doit mieux faire, s’il veut accéder à la plus haute marche ». Côté STALINE, c’est pas mieux, à voir les palais soviétiques, la magnifique LOUBIANKA, à Moscou, vous savez, le palais du KGB de sinistre mémoire, remplacé par le moderne et riant FSB, et diverses autres grandioses réalisations dans les « démocraties populaires ». J’ai vu de mes yeux, en 1990, ce que CEAUCESCU  avait prévu de construire en plein Bucarest : un immeuble-ville, après avoir détruit sans sourciller quelques dizaines d’églises, dont certaines du 18ème siècle. Dans le même temps, il projetait de rassembler la population roumaine dans quelques dizaines de méga-villes, pour restituer à l’agriculture toute la surface disponible, moyennant la destruction pure et simple de quelque 5000 villages. Quand je me tue à vous dire que HITLER, il est pas mort. Est-ce que le gouvernement roumain d’aujourd’hui, forcément DEMOCRATIQUE, on vous dit, sait désormais quoi faire de ce MACHIN (je ne vois pas d’autre terme) ?

 

Mais du côté de chez nous, les pays « LIBRES », comme toute le monde dit, qu’est-ce qu’on voit, éberlué ? Qu’est-ce que c’est, l’Empire State Building ? Qu’est-ce que c’est, les tours de Kuala Lumpur ? Burj Khalifa à Dubaï (828 mètres) ? Le stade de Maracaña ? Qu’est-ce que c’est, le plus grand pont du monde ? Le plus gigantesque barrage du monde (en Chine : le « Trois gorges ») ? Le tunnel le plus long du monde (en Suisse : le « Gothard »)? Etc., etc., on n’en finirait pas. Bon, vous avez compris : SURENCHÈRE, DÉMESURE, VOLONTÉ DE PUISSANCE. Quand je vous disais que STALINE et HITLER ne furent que l’expression caricaturale d’un système industriel voué par nature au gigantisme et à la compétition illimitée du GIGANTISME !

 

Je vais aggraver notre cas, à nous autres, les sociétés « démocratiques », qui se donnent en spectacle désirable à « toutes les dictatures antédiluviennes » (qu’on se demande comment elles ont pu se perpétuer). C’est à propos d’une autre trouvaille ARCHITECTURALE, vous savez, celle qui, moyennant finance, vous permet de gagner la Côte d’Azur le plus rapidement (sauf en cas de bouchon, d’accident ou de chute de neige un peu imprévue). Allez, lecteur, ne te fais pas plus bête que tu n’es. C’est évidemment L’AUTOROUTE. Tu sais, estimable lecteur, de quand ça date, l’autoroute ? De 1924 (77 kilomètres entre Milan et la région des lacs). Et tu ne devineras jamais où ça a été inventé ? Allez, je te le dis : Italie. Et qui est au pouvoir ? MUSSOLINI. Et qui va se mettre à en fabriquer à n’en plus finir ? ADOLF HITLER. Et à quoi ça devait servir prioritairement ? Acheminer les armées, les camions, les blindés, les canons, les chars. Evidemment, aujourd’hui, plus personne ne se pose la question : l’autoroute, c’est tellement plus PRATIQUE (tiens, c’est comme l’ordinateur, l’internet, le téléphone portable, la musique portable, etc.). L’autoroute, on l’emprunte (et on la rend à la sortie).

 

MORALITÉ ? Toute le monde a compris : l’ARCHITECTURE et l’AUTOROUTE, qui structurent de fond en comble l’espace et le territoire de nos si désirables démocraties, nous ont été LÉGUÉES par HITLER.

 

L’excellent PHILIPPE MURAY (y avait longtemps…) parle quelque part des fameuses tours du WORLD TRADE CENTER. Il parle, à leur propos de CATACLYSME ARCHITECTURAL. Je trouve que c’est bien vu. Mais si l’on va par là, il faut bien dire que la TOUR EIFFEL s’inscrit dans la lignée, au chapitre de l’archéologie des cataclysmes architecturaux (tour qui, au passage, a été prolongée « ad vitam aeternam » en 1909, année prévue de sa démolition, quand ce sont des MILITAIRES qui se sont rendu compte qu’elle pouvait rendre d’éminents services). La Tour Eiffel inaugure l’ère des EXPLOITS ARCHITECTURAUX. Ils ne cesseront plus. Je passe sur les projets que LE CORBUSIER, heureusement, n’a pas eu le temps ou l’occasion de concrétiser, restés à l’état de dessins : Paris rasé, sauf les monuments touristiques, pour dégager l’espace et y construire de gigantesques tours pour y mettre les masses ; Rio de Janeiro réduit à un gigantesque immeuble continu (sur des kilomètres), avec, évidemment, l’autoroute passant sur le toit.

 

SURENCHÈRE, DÉMESURE, VOLONTÉ DE PUISSANCE. Vous vous rappelez la devise si sublime des JEUX OLYMPIQUES ? « Citius, Altius, Fortius ». Je n’ai même pas besoin de traduire, je pense ? Ce que nous condamnons aujourd’hui dans les camps de concentration, c’est l’espace même dans lequel nous vivons. UN ESPACE CONCENTRATIONNAIRE. La seule différence, c’est que pour nous, c’est PAYANT.

 

STALINE et HITLER sont les paroxysmes de la civilisation industrielle. Nous en sommes les continuateurs. Les héritiers, en quelque sorte.

 

 

Alors, vous croyez toujours qu’ils sont des ABERRATIONS DE L’HISTOIRE ?  

 

NOTA BENE : je n'arrive plus, quoi que je fasse, à insérer des photos. Si quelqu'un peut me dire quoi faire, gratitude anticipée.