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lundi, 01 décembre 2014

FÉODALITÉ A LA FRANÇAISE 1/3

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Franchement, si on me demandait de quel côté des hémicycles parlementaires penchent mes convictions, je répondrais qu’un bon tremblement de terre (pas moins de 8 sur l’échelle de Richter, si c'est possible) qui, en séance, engloutirait à la fois le Palais Bourbon et le Palais du Luxembourg nous débarrasserait pour de bon de toute une faune que je classe dans son ensemble parmi les espèces nuisibles, toutes droites et toutes gauches confondues. C'est mon opinion et je la partage.

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Mais ne nous affolons pas : de même que, à l'ouverture de la chasse, on dit que « le gibier a sa chance », on admettra que ce vœu laisse toutes leurs chances aux députés et sénateurs : avec la fréquence probable des séismes dans le Bassin Parisien, vu le nombre des secousses telluriques qui ont détruit Paris dans le passé, ils ont de bonnes chances d'y échapper. Il faut savoir être fair play, même dans le tir aux pipes (virtuel).CHEVAL 1.jpg

J’ai tellement évoqué la façon écœurante dont sont sélectionnées et se comportent les « élites » politiques que je n’ai pas très envie d’y revenir. J’y reviens cependant. A la longue, c’est fatigant. Mais la faute à une sale compulsion, qui me pousse à ouvrir les journaux et à écouter les infos à la radio avec une régularité quasi-métronomique.

Et chaque fois, ça me fait le même effet : bouillir, bondir, éructer, pire encore : il m'arrive de hennir (voir pour preuve mes magnifiques autoportraits qui jalonneront ces quelques billets). C’est dire si, parfois, je passe de bien mauvaises journées. Celui qui s'efforce de se tenir au courant de ce qui se passe est bien à plaindre, allez. L'actualité pourrait faire un effort, quand même ! Au moins de temps en temps. Est-ce trop demander ? 

Ces temps-ci, on peut dire que les Français ont été gâtés, gavés, emboqués avec une telle bouillie de bassesse bouffonne que ça leur fait une cirrhose de Foi politique (on sait que le foie gras est un foie cirrhosé). Certainement pas le meilleur moyen de ramener les électeurs en masse vers les bureaux de vote à la prochaine échéance. Allez, je sens que c’est reparti pour une diatribe « en bonnet difforme ». Le zeste d'analyse qu'on trouvera vaudra ce qu'il vaudra, bien sûr.

 

Et encore heureux que je ne parle pas de la télévision, parce qu’alors là c'est la fin des haricots. Qu’il soit bien clair une fois pour toutes : il n’y a pas d’informations à la télévision, dans ce qu’on appelle bizarrement les « journaux télévisés ». Pierre Sabbagh, grande figure archéologique de la télévision française en général et des « journaux télévisés » en particulier, ne disait pas autre chose : faire de la télévision, c’est d’abord fabriquer du spectacle. Autant dire qu'elle est entièrement dévolue au service des industries de la communication. Qui dit télévision dit forcément propagande et publicité. Quoi d'autre ? Et qu'on ne me dise pas que certaines émissions "valent le coup".CHEVAL 2.jpg

 

Et les statisticiens confirment, qui ont calculé la densité des contenus en les rapportant à la durée consacrée à la tâche de s'informer, selon qu’on regarde le 20h de TF1 (France 2, c’est kif-kif), qu’on écoute la radio ou qu’on lit, par exemple, Le Monde, la Frankfurter Allgemeine Zeitung ou l’Asahi Shimbun.

 

Le résultat est sans appel : la quantité d’information à la télé est, si je me souviens bien, 10.000 fois moindre que dans un journal en papier. Et encore, Le Monde n’est plus ce qu’il fut, dont une surface conséquente des pages subit (et fait subir au lecteur) l'occupation de plus en plus envahissante des armées publicitaires et photographiques. C’est dire la masse de contenus qui a été perdu. Mais laissons là la télévision.

 

La principale raison de mon aversion pour la vie politique française est très claire : cela s’appelle le féodalisme. Certes, il y aurait aussi beaucoup à dire de la disparition des idées politiques en France, qui a transformé les responsables en simples gestionnaires, comptables, bureaucrates, dont les seules convictions tiennent à la puissance de leur « ego » (« Ôte-toi de là que je m'y mette ! », autrement dit le tout-à-l'ego), mais ce sera pour une autre fois.  Oui, il suffit de regarder et d'entendre ce qui se passe pour constater que le fonctionnement de la machine à produire ces personnels tellement éloignés du commun des mortels s’inspire largement des mœurs de l’âge féodal.

 

Avant d'en venir au sujet précis (qu'y a-t-il de féodal ici ?), je tiens à dire que je n’utilise pas le terme au hasard, par facilité sémantique ou pour le plaisir de la métaphore : ce qui compte, dans la vie politique française, bien loin devant les hautes préoccupations qui furent celles d’un De Gaulle, d’un Giraud et de quelques grands patriotes, je veux dire, entre autres, le « Sens de l’Etat », c’est le lien de suzerain à vassal (et retour) qui s’instaure – le sens de l’honneur en moins, faut-il préciser : on mange au râtelier, n'est-ce pas – entre l’homme en place et le nouveau venu, lien qui, quoi qu’ils déclarent la bouche en cœur, a la priorité absolue sur les « idées », qu’elles soient de gauche ou de droite.CHEVAL 3.jpg

 

Ah, entendre ces chœurs d’enfants de chœur pathétiques, masturbateurs frénétiques devenus sourds à force, cyniques endurcis et autres vieux aigris qui veulent faire payer au monde entier la foule d'échecs, ambitions frustrées, vexations accumulées, entonner le refrain : « Les idées que je défends » ! Quand ce ne sont pas des « valeurs » ! On trouvera cela désopilant ou sinistre, selon l’humeur du moment. Inutile, je crois, d’enfoncer cette porte des « convictions fortes » : ce n'est pas une porte, c’est un courant d’air.

 

Ce qu’on appela en un autre temps le « Sens de l’Etat », les petits saints qui saturent nos écrans et nos ondes, avec la complicité goulue de scribouilleurs rebaptisés abusivement « journalistes politiques », riflandouilles et galimafreurs de « petites phrases », de bons mots, de petits événements et de petites actions, bref : amateurs de petitesses, ont réussi à en faire un borborygme obscène chaque fois qu’il tombe de l’anus qui leur sert de fonction oratoire.

 

Voilà ce que je dis, moi.

 

Note : à ceux qui me reprocheraient de charger la barque un peu violemment, je réponds par avance ceci :

NORMANDS FINASSER.jpg

 

dimanche, 04 mai 2014

BAUDRUCHES DE FRANCE

LE JOURNALISTE ET LE POLITIQUE (FABLE)

 

Ahurissant non ? Je parle de la mauvaise farce que les députés viennent de nous jouer. Mais si, vous savez : « pacte de stabilité », ça s’appelle. Est-ce que Valls va passer ? Combien de députés socialistes vont se rebiffer au moment de voter ? Ah, être « homme politique » ! Le pied ! L’extase ! En fait qu’est-ce qu’on voit ? Une cour de récréation, où des sales gosses jouent aux grandes personnes. « Toi tu serais de gauche. – Ah non ! C’est moi qui l’ai fait la dernière fois ! – Mais tu serais de gauche pour du beurre ! … ». Etc. Gamins, va ! Des mômes et des mômeries.

 

Je ne leur demande pas d’être des surhommes, ni même des « hommes providentiels ». Je voudrais juste que les « hommes politiques » qui gouvernent la France, ou qui aspirent à la gouverner, soient à la hauteur de la tâche, à la hauteur de leurs ambitions. Bref, à la hauteur tout court.

 

Et ce n’est pas la façon dont ces farces sont commentées par les professionnels de l’ « information politique » qu’on appelle les « journalistes politiques » qui peut nous convaincre que cette hauteur attendue est atteinte.

 

C’est même drôle (hum !) de constater que la vie politique française fonctionne sur la base de ce couple infernal étroitement enlacé qui danse pour nous le même tango dérisoire que celui raconté par le grand Hermann dans Sarajevo Tango, pour dénoncer la lâcheté impuissante de l'ONU, en pleine guerre de Bosnie : l’homme politique est inséparable du journaliste politique, à tel point qu’ils exécutent devant nous un ballet obsessionnel, mais bien réglé. Je dirai même minutieusement codifié.

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ON LES A OUBLIÉS (ET ON A BIEN FAIT) : BOUTROS GHALI, C'ETAIT L'ONU, JE SUPPOSE QUE L'AUTRE FIGURE L'OTAN.

Soit dit par parenthèse, Hermann avait figuré la même lâcheté impuissante de l'insaisissable « communauté internationale lors du siège de Sarajevo par ce qu'il avait appelé des « Gros Doigts Grondeurs », c'est-à-dire ni plus ni moins que des baudruches, mais internationales cette fois. 

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On a entendu de semblables risibles menaces il n'y a pas longtemps, à propos de certaine « ligne rouge », qu'Assad ne devait en aucun cas franchir en Syrie (ça voulait dire la guerre chimique, dans la mouche d'Obaba, pardon, dans la bouche d'Obama. Je ferme la parenthèse et je reviens à mon couple de danseurs mondains tendrement enlacés : le journaliste politique et l'homme de mêmes acabit, texture et teneur en inconsistance. Je me dis que si l'on mesurait le taux d'inconsistance de nos personnels d'élite nationale avant de les autoriser à exercer, ça ferait de la place aux initiatives nouvelles.

 

L’un des partenaires est donc le journaliste franco-français, pour ne pas dire franchouillard. Celui qui est spécialisé dans la relation, l’analyse et le commentaire de ce qu’on appelle la « politique intérieure ». Son instrument favori et principal est le microscope.

 

Ben oui, il faut bien un microscope pour donner à des micro-événements assez d'épaisseur pour faire croire aux gogos qu'il s'agit de vrais événements grandeur nature ! Qu'on se le dise, dans le secret de leur bureau, les journalistes politiques de France sont outillés de microscopes à balayage électronique pour le moins, et même peut-être de microscopes à effet tunnel !

 

C’est le minimum pour observer les micro-événements qui se produisent dans le bouillon de culture qui stagne dans le minuscule bocal où grenouillent un certain nombre de centaines de politiciens qui croient tirer les ficelles du monde, alors qu’ils ne sont que des schtroumpfs qui pataugent dans le marigot ! Des galapiats qui se courent après et se disputent dans la cour de récréation. Aux frais de la République. Sous l'œil microscopique de journalistes dont la rémunération est suspendue à leur art du grossissement à l'infini.

 

Ils se tiennent tous tellement par la barbichette qu’il ne se passe en réalité jamais rien de notable. Disons le mot : en matière de politique intérieure, en France, il ne se passe rien ! Et le plus fort, c’est que le journaliste politique a tout l’air de croire à l’importance effective du spectacle qui se déroule sous ses yeux. Ou alors il sait rudement bien faire semblant d’en être captivé.

 

Parce que je ne sais pas si vous serez d’accord, mais les attractions minable du cirque minable où évoluent les clowns de troisième zone et autres hommes caoutchouc de la politique qui nous gouvernent, les Français en mangent dans les médias plus souvent qu’à leur tour. A croire qu'il n'y a rien de plus important que de disséquer la moindre velléité d'action d'untel ou la moindre petite phrase d'autretel.

 

A en croire les faramineux temps d’antennes et les surfaces imprimées que leurs valets d’écurie (pardon, les « journalistes politiques ») leur consacrent, on pourrait croire que le sort de la planète se joue dans les bacs à sable élyséens, dans les aires de jeux élaborées pour que les gosses de Matignon, des palais Bourbon et du Luxembourg se dégourdissent les jambes à la récréation. Une indigestion !

 

Tout ça parce que les « journalistes politiques » sont armés d’un microscope électronique qui leur permet de faire croire à tout le monde (mais qui y croit vraiment ?), en grossissant dix mille fois les micro-événements qu’ils narrent dans les moindres détails des aspérités et mini-vaguelettes, que le sort de la France dépend des questions qu’ils posent aux gamins qui font du toboggan et du cheval à bascule à la tête de l’Etat. C’est vrai que plus leurs acrobaties paraissent importantes, plus le « journaliste politique » est fondé à se gonfler d’importance.

 

Tas de baudruches, va ! Tas de « Gros doigts Bluffeurs » !

 

Voilà ce que je dis, moi.

 

 

lundi, 21 avril 2014

QUE PEUT LE POLITIQUE ?

On ne se refait pas : personne ne peut se remettre définitivement de l'idée qu'il lui est radicalement impossible ou interdit de refaire le monde. Donc.

 

DE L’IMPUISSANCE DU POLITIQUE 1/4

 

Jacques Ellul, outre le pilonnage en règle que sa plume (Le Système technicien, Le Bluff technologique, entre autres) a fait pleuvoir sur une civilisation qui a fait de la technique une idole au pied de laquelle elle se prosterne, les bras chargés d’offrandes, et aux bons soins de laquelle elle s’abandonne comme dans de nouvelles délices de Capoue, avec une lâcheté aussi merveilleuse qu’opiniâtre, a aussi écrit des ouvrages de théologie.

 

Autant je suis intéressé par toutes ses études au sujet de la technique, autant je suis rebuté par celles qu’il consacre à Dieu, à ses attributs et à sa présence, réelle ou supposée, dans les œuvres humaines, où certains voient sa manifestation concrète. C’est ce qui m’a fait reposer sans le finir A temps et à contretemps (Le Centurion, 1981). Avec ce commentaire laissé sur la page de garde : « Trop de théologie ! ». 

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A chacun ses infirmités : les raisonnements sur des abstractions – fussent-elles eschatologiques –, aussi subtils ou percutants soient-ils, ont le don d’ajouter au poids de mes paupières supérieures les quelques tonnes qui manquent à ceux qui ignorent tout de ce que signifie l’expression « s’endormir en sursaut ».

 

C’est pourquoi, chaque fois que je commence à compter les moutons, j’ouvre Sémantique structurale d’Algirdas Julien Greimas ou Ce que Parler veut dire : l’économie des échanges linguistiques de Pierre Bourdieu, avec la certitude souriante de celui qui sait que le sommeil, avec son gourdin, l’attend au coin du bois de la page 2, juste avant qu’il ait tourné celle-ci. Je ne me décide à me rabattre sur Anthropologie philosophique de Bernard Groethuysen qu’en cas d’urgence ou de nécessité, à cause de la violence du somnifère et des mauvais rêves qu’il induit.

 

J’ai donc zappé les propos théologiques de A temps et à contretemps. En revanche, je n’ai pas laissé passer les moments où, dans ce livre d’entretiens où Jacques Ellul livre débonnairement une partie de son parcours personnel, il évoque ses « acquis de l’expérience ». En particulier, j’ai braqué ma loupe sur quelques passages où il raconte « sa » seconde guerre mondiale, et la façon dont elle s’est achevée pour lui.

 

Très instructif en vérité, y compris et avant tout quand on observe à la lumière de ce propos les mœurs et paroles des animaux qui occupent aujourd’hui les fauteuils des bureaux directoriaux de la France. Après une guerre où il eut un comportement impeccable (sur lequel il ne s’étend d’ailleurs pas outre-mesure, on aurait même aimé qu’il détaille), on lui propose de participer, à Bordeaux, à la « municipalité dite de la Libération » : « C’était très sympathique, nous avions beaucoup de travail, il fallait tout remettre sur pied ». Cette période va durer « à peu près un an et demi ». Il y est allé franco, croyant qu’il était possible de changer de grandes choses à la base.

 

On n’est pas plus naïf.

 

Voilà ce que je dis, moi.

 

 

 

vendredi, 22 juin 2012

DIVERSITE MON CUL !

Résumé : « De l’esclavage des nègres » (MONTESQUIEU, De l’Esprit des lois, 1748). Les blancs, nous sommes d’accord, ont fait le commerce des noirs (« triangulaire »). Et l'esclavage des noirs, qui ont été transportés dans des conditions inhumaines d'Afrique en Amérique, ce fut totalement intolérable. Et je dis bien "ce fut", car on en parle, heureusement, au passé. FRANÇOIS BOURGEON en a magistralement parlé dans trois volumes (Le Comptoir de Juda, L’Heure du serpent, Le Bois d’ébène) de sa formidable série Les Passagers du vent. Les noirs ont donc RAISON de dénoncer l’esclavage dont ils ont été les victimes. Mais ils ont TORT de faire des blancs les seuls coupables. Et surtout des COUPABLES RETROSPECTIFS.

 

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Les premiers esclaves NOIRS ont été réduits en esclavage par des NOIRS. C’est l’époque de l’antiquité, la « règle » veut que, dans une guerre, le vaincu devienne l’esclave de son vainqueur qui, au surplus, se sert largement dans la réserve des femmes du dit vaincu. On en sait quelque chose à travers l’histoire des Grecs et des Romains.

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Les deuxièmes esclaves NOIRS ont été faits par les ARABES. Rendez-vous compte que l’esclavage a été officiellement aboli dans la péninsule arabique en 1923. « Officiellement », car de temps en temps, on entend parler d’une petite domestique philippine qui s’est échappée (ou qui est morte) parce qu’elle ne supportait plus sa situation (travail, viol, brutalités, …). Mais chacun sait, n'est-ce pas, que l'Arabie Saoudite est un pays éminemment progressiste.

 

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La traite transsaharienne et la traite maritime (à partir de la côte EST de l’Afrique) fut très importante, et elle a duré bien plus longtemps que la traite transatlantique (côte OUEST), celle qui a fait les troisièmes esclaves noirs de l’histoire. Je rappelle accessoirement que si des noirs ont été vendus à des blancs comme esclaves, c’est parce que d’autres noirs les leur vendaient. Qu'on se le dise, des NOIRS ont, depuis les origines, toujours vendu des NOIRS. On pourrait presque dire que pour certains, c'était un métier. Et lucratif.

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LE NAVIRE NEGRIER DESSINE PAR FRANÇOIS BOURGEON

 

Il faut que ce soit dit :

 

LES NOIRS ONT TOUJOURS VENDU DES NOIRS

 

 

Tout ça pour dire quoi ? Pour dire tout simplement qu’il faut arrêter, avec les histoires de culpabilisation, de repentance, et tout ça. Il faut que YANNICK NOAH arrête de nous bassiner avec "Mama africa". Qu'on arrête de nous bassiner avec ce slogan politique à géométrie variable, "les Africains". "Les Africains", cela n'existe définitivement pas. Il n'y a pas de "nation africaine". La fraternité de la couleur de peau, c'est une énorme fumisterie.

 

 

Revenons aux esclaves. Pour que les Blancs se sentent coupables de quelque chose, il faudrait que les Arabes et les Noirs eux-mêmes se frappent la poitrine en même temps, en disant qu’ils regrettent, qu’ils s’excusent, qu’ils demandent pardon à genoux pour tout le mal qu’ils ont fait aux noirs. La scène ne manquerait certes pas d’un certain piquant.

 

 

Il faut savoir que des instances internationales évaluent à 26 MILLIONS, le nombre actuel d'esclaves dans le monde, dont pas mal sont africains, vivent en Afrique, et sont les esclaves de citoyens africains. Qu'on me dise combien il y a d'esclaves chez les blancs. Et si vous ne pouvez pas me renseigner, alors, dites-moi qui est RACISTE, tiens, si vous l'osez.

 

 

Je digresse, je me laisse emporter, je dessine des « arabesques » (dixit CHATEAUBRIAND). Alors maintenant, la DIVERSITÉ. C’était ça, le sujet, en fait. Mais ce qui précède permet de situer une partie du problème, puisqu’il y a, paraît-il, problème.

 

 

Comment ? On essaie de nous convaincre que la composition des plateaux de télévision, de la Chambre des Députés, du Sénat, des conseils d’administration des grandes entreprises ne reflètent pas la composition de la population actuelle de la France ? Minute, papillon ! Et puis quoi encore ? Bon, ne parlons pas de la télé et des entreprises. Restons-en aux « élus du peuple ».

 

 

Combien sont « issus de la diversité » ? « Dix, sur 577, c’est un scandale ! », glapissent aussitôt les militants du CRAN (Conseil Représentatif des Associations Noires de France), LOUIS-GEORGES TIN en tête. Ben oui, c’est lui le président. Combien sont issus « issus du sexe féminin » ? « Cent cinquante-cinq, sur 577, c’est un scandale ! », glapissent les féministes.

 

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ON SE FAIT SON CARRÉ DE PATATE COMME ON PEUT, LÁ OÙ ON PEUT

 

Moi je demande à tous les glapisseurs de scandales combien ils étaient, avant. Après tout, 10 députés à la peau noire ou avec des noms maghrébins, disons-nous que c’est mieux que zéro ou presque, comme c’était le cas. Pour les femmes, il faut savoir que, de 1978 à 1997 (il y a donc quinze ans), le nombre d’élues est passé de 20 à 63. Je ne vois pas en quoi celui de 155 constituerait pour la France une honte quelconque. C'est un progrès, d'un point de vue arithmétique, s'entend. La suite ? Eh bien on verra, c'est tout.

 

 

Je m’en tiens à ce que je considère comme une vérité : si la « diversité » est un FAIT, elle ne saurait en aucune manière être promue et érigée en DROIT. Le métissage (la « créolisation », si l’on veut) est le RESULTAT auquel aboutit, sans que personne l’ait voulu, le mouvement de l’histoire, et rien d’autre. Il y a, selon moi, de l’idéologie chez ceux qui en font un BUT. Il ne faut pas transformer ce qui n’est qu’une CONSEQUENCE, liée à l’écoulement du temps, en OBJECTIF à atteindre. Une CONSEQUENCE venue du simple flux de l'histoire ne saurait être par magie érigée en FINALITÉ. En PROGRAMME.

 

 

En France, le métissage viendra forcément, et dans un temps sans doute pas très éloigné. Il n’y a qu’à entendre les noms de bien des nouveaux journalistes qui interviennent sur les chaînes de radio publique (HAKIM KASMI, TEWFIK HAKEM) pour constater que l’affaire est en route, et sans qu’on ajoute aux lois existantes des lois imposant des quotas, quoi qu’en disent Monsieur LOUIS-GEORGES TIN et ses amis du CRAN. Il est déjà assez désolant qu’on y ait eu recours pour les femmes.

 

 

Que la diversité, comme conséquence d’une évolution dans la durée, devienne la diversité, comme pur SLOGAN politique (et même pas politique, mais ethnique), ce n’est pas bon signe. C’est une manie importée des USA, que des groupes spécifiques (des « minorités », des « communautés », mots également très à la mode) tentent de faire valoir pour leur propre compte. J’ai envie de dire à tous ces gens qu’ils me font penser à des enfants impatients et capricieux, pour qui seul existe le « TOUT, TOUT DE SUITE ».

 

 

Je leur dis : laissez faire l’histoire et le temps, ils travaillent pour vous. Si ce n'est pas vous qui récolterez les marrons du feu, ce seront vos enfants. Faites comme les islamistes : travaillez dans la perspective du millénaire à venir, et pourquoi pas, de l'éternité. Cela prouverait au moins une petite chose : que vous ne voulez pas, par-dessus tout - comme on pourrait légitimement vous en soupçonner -, exercer le pouvoir

 

 

En attendant, prenez le temps de prendre votre place, d'avoir de l'ambition, d’arriver à des postes, de gravir les échelons, de prendre du galon, avec le désir et les moyens de cette ambition, et dans le fond, de mériter une reconnaissance sociale.

 

 

 

J'ai tendance à me contenter d'un vulgaire premier degré. C'est ainsi qu'à mes yeux, la diversité est un FAIT, jamais un DROIT. Le métissage est la CONSEQUENCE d'un processus, jamais un BUT. Qu'on arrête donc de glapir, à propos de la « DIVERSITÉ », à l'injustice, et de brandir des DOCTRINES bourrées d'arrière-pensées qui sentent l'envie de la REVANCHE et du POUVOIR (voyez le détail des trajectoires de HARLEM DESIR (touche pas à mon pote) et de MALEK BOUTIH, logiquement atterris au coeur du Parti « Socialiste », jugés, comme on dit dans le football, excellents "milieux récupérateurs" de voix) !

 

 

Voilà ce que je dis, moi.

 

 

 

mercredi, 22 février 2012

DE L'ELECTEUR SPONGIEUX (début)

LE FLÉAU DU DROIT DE VOTE, ÉPISODE 5

 

 

Proverbe bantou : « A électeur spongieux, élection flasque ».

 

 

Commençons par le rappel d’un petit fait historique. Dans la nuit du 4 au 5 août 1789, dans un grand élan de fraternité et d’égalité, que la mythologie révolutionnaire a consacré en le magnifiant au fronton des temples de la République, les députés des trois ordres adoptèrent une loi abolissant les privilèges hérités de l’ère féodale. Ce fut grand, ce fut beau, ce fut généreux.

 

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ELECTEUR SPONGIEUX 

 

Ce qu’on sait moins et qu’on oublie, c’est que, d’une part, ce ne fut pas, dans la réalité, aussi grandiose et aussi soudain que la légende l’a colporté, et d’autre part que, dans les semaines qui suivirent cette nuit mémorable, et jusqu’au mois d’octobre, il y eut dans les campagnes françaises le plus grand massacre de gibier qu’on eût jamais vu.

 

 

C’est tout simplement que tous les roturiers, petits propriétaires et paysans de France se vengeaient sur la faune sauvage de siècles de répression du moindre lièvre larronné, de la moindre perdrix soustraite au privilège seigneurial pour améliorer l’ordinaire. Voilà, aurait dit MONTESQUIEU, où ça mène, d’accorder, dans la précipitation et sans précaution, des droits à la « canaille ». A commencer par le droit de vote.

 

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ELECTION FLASQUE

(à moins que ce ne soit l'élu en personne)

 

Il aurait ajouté que la démocratie n’est ni viable, ni souhaitable en l’absence de la vertu. La vertu, parfaitement. Franchement, on se demande à quoi il pensait. Je préfère de loin un homme comme CONDORCET.

 

 

De cet homme, laissons violemment de côté le génie qui rêvait d’appliquer les mathématiques à la gestion des sociétés humaines (il a travaillé sur « l’arithmétique politique » ou « mathématique sociale »), et à ce titre le concepteur des techniques totalitaires de la « gouvernance » sociale et l’initiateur du développement déraisonnable des statistiques comme outil d’administration du « parc humain » (Règles pour le parc humain, livre (2000) du philosophe PETER SLOTERDIJK).

 

 

CONDORCET, lui-même victime de la Terreur mise en place par ROBESPIERRE (il s’est suicidé dans sa cellule après avoir été arrêté, fuyant un ordre de comparution qui aurait de toute façon mal fini), est l’auteur, entre de nombreux ouvrages, de Cinq mémoires sur l’instruction publique.

 

 

Sa grande idée politique repose sur l’idée d’instruction (il refuse, à raison, de confondre « instruction » et « éducation ») : la nation entière peut progresser vers les « Lumières » si elle prodigue à tous ses membres sans distinction une instruction suffisante. Pour cela, dit-il, il convient de donner davantage à ceux qui sont moins éclairés (= pas encore), et moins à ceux qui le sont davantage (= déjà).

 

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ELECTEUR DOUBLEMENT SPONGIEUX

 

 

CONDORCET rêvait, comme tous les hommes des Lumières, de mettre tout le monde en état de juger des qualités et des défauts. Il rêvait en quelque sorte de rendre chacun imperméable à toute forme d'oppression. A toute forme de propagande. Il devait se dire que, pour qu'elle fût en mesure d'élire les meilleurs parmi elle, il était nécessaire que la population entière acquît les plus grandes capacités possibles de DISCERNEMENT.

 

 

Disons que cela pourrait s’appeler « redistribution des lumières » et que le but visé s’appelle « égalité ». L’idée des « Lumières », elle est là : pour que la nation tout entière progresse et s’élève parmi les nations, elle doit permettre à chacun d’élever son esprit. Je l'avoue, il fut un temps où je me disais, à la façon de FRANÇOIS VILLON : « En cette foi je veux vivre et mourir ». Et je crois toujours que cet horizon, l'homme peut l'atteindre, s'il le décide. Mais bon, nous traversons, semble-t-il, des vents contraires.

 

 

 

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ELECTION DOUBLEMENT FLASQUE

 

Seul un effort éducatif massif de la collectivité est à même de favoriser l’avancée de celle-ci. Et c’est un raisonnement à soixante ans de portée, à deux générations de terme. Signalons en passant que la Chine actuelle a parfaitement assimilé cet impératif. L'occident, semble-t-il, n'en a plus les moyens.

 

 

Au lieu de cette belle idée généreuse, la Révolution, au prétexte d’éradiquer les derniers germes de la féodalité et d’éliminer les derniers adversaires de l’ordre nouveau, après avoir promu des couches toujours plus basses, finit par promouvoir des couches de la population qu’on appellerait aujourd’hui la « racaille ».

 

 

Vous imaginez, aujourd’hui, des petits salopards ignorants, issus des bas-fonds, se mettre à jouir de tutoyer le roi en l’appelant « Capet », à toiser de haut les gens ordinaires, à tenir le haut du pavé et à faire la police (ah, vous avez vu de telles scènes ? Que me racontez-vous là ?) ? Quel genre de gouvernement aurait le culot de donner de l’autorité publique à des individus issus de ce qu’il y a de pire dans la population ?

 

 

C’est un peu ce qui a été fait en France, en 1793, et jusqu’au 9 Thermidor. C’est ce que les Allemands ont méticuleusement appliqué dans les camps de concentration en faisant des prisonniers de droit commun les plus violents ou les plus serviles des « kapos » de sinistre mémoire.

 

 

MAO TSE TOUNG a beaucoup étudié cette séquence historique, et quand on lit Les Habits neufs du président Mao, de SIMON LEYS, on se dit qu’il en a pris de la graine, puisqu’il a su faire face à la légion de ses ennemis pour se maintenir férocement (« Feu sur le quartier général » et la « Grande Révolution Culturelle Prolétarienne ») au pouvoir jusqu’à sa mort.

 

 

Donc il ne saurait y avoir de vraie démocratie représentative sans un peuple également éclairé, également instruit, également élevé vers les lumières de la Raison. Elire un homme pour diriger les affaires de la ville, du département, de la Région, de l’Etat, suppose obligatoirement que les électeurs ont tous reçu un niveau d’instruction leur permettant de distinguer l’individu possédant les plus hautes qualités pour occuper la fonction.

 

 

Pour qu’une démocratie vive réellement, il faut impérativement faire ce qu’il faut pour que, collectivement, le niveau de l’esprit dans le peuple s’élève. Ce fut l’ambition et l’espoir avortés de CONDORCET. 

 

 

Voilà ce que je dis, moi.

 

Suite et fin demain.

lundi, 20 février 2012

"VOUS NE NOUS REPRESENTEZ PAS !" (suite et fin)

Résumé : les institutions légales de la République ont ceci de pratique pour le pouvoir qu’elles ont pour effet de museler le peuple auquel on demande de s’exprimer à travers des élections.

 

 

Juste une comparaison : au départ, un syndicat ouvrier, c'est fait pour organiser la lutte contre les exploiteurs qui abusent d'abuser. Qu'est-ce devenu, aujourd'hui, sinon un auxiliaire des puissants pour empêcher les révoltes ouvrières de se répandre en torrents furieux et surtout incontrôlés ? Le syndicat doit donc veiller à préserver son statut d'encadrement (disons de répression préventive) des jacqueries ouvrières.

 

 

Comme les syndicats, l'Assemblée Nationale est devenue une machine à faire taire le peuple. Les élections législatives sont devenues l'expression du consentement à la servitude. Alors moi, si je vis comme tout un chacun dans ce monde de servitude, j’espère qu’on ne me demandera pas, en plus, d’y consentir. Voilà pourquoi je prêche l’abstention.

 

 

Quant à voter pour des idées, pour un parti qui défend des idées, pour un idéal, je demande à ceux qui font cette aimable suggestion d’arrêter de se payer ma fiole. Il y a des limites au foutage de gueule.

 

 

Faire élire des députés, c’est enlever la parole au peuple. L’existence de l’Assemblée Nationale, c’est le mutisme assuré de quarante-quatre millions de personnes moins 577. La meilleure preuve en est donnée ces jours-ci en Grèce, où les députés votent des mesures contre leur propre peuple révolté contre leurs représentants, aussi facilement que BACHAR AL ASSAD envoie ses chars contre le sien.

 

 

Ecoutez ces gens bien intentionnés qui vous répliquent, quand vous râlez : « Mais vous avez les élections, pour vous exprimer ! ». Et ça vous ferme le clapet illico. Si nous avons les élections, c’est pour nous empêcher de nous exprimer.

 

 

Conclusion de la conclusion de la conclusion (se reporter à hier) : le député officinal n’a plus rien à voir avec le peuple. Il ne représente que lui-même, augmenté de quelques forces et de quelques intérêts qui ont besoin de lui (parti d’appartenance politique, entrepreneurs divers organisés en lobby, etc.). Pour le peuple qui est resté les deux pieds enfoncés dans la glèbe des villes, l’Assemblée Nationale est devenue une entité abstraite, une réalité virtuelle, une planète étrangère, qui a ses intérêts propres, autonomes.

 

 

« Alors que proposez-vous ? » J'entends crier cette pensée muette. Je réponds crânement : « Rien ». Pourquoi voudriez-vous que moi, qui ne suis rien ou presque, je sois en mesure de proposer quoi que ce soit ? Non, je n'ai rien à proposer. Je regarde, j'écoute, et la seule chose que j'aie envie de dire, c'est que rien, dans la façon dont les choses se présentent, ne m'encourage à participer, à m'intéresser personnellement à cette duperie. A m’en rendre complice.

 

 

Bartleby, ce personnage extraordinaire de HERMAN MELVILLE, avait résolu la question : « I would prefer not to ! ». Moi non plus, j'aimerais mieux pas. Mais lui aussi était un peu asocial, ça compense.

 

 

L'Assemblée Nationale a ses intérêts propres, autonomes. Elle est à elle-même sa propre machine. A ce titre, moi qui suis resté les deux pieds dans la riche glèbe argileuse des crottes de chien gisant sur les trottoirs de ma ville, je dénie formellement à l'un quelconque des 577 crânes de piaf qui y siègent le droit de prétendre qu'il représente MA voix. J'interdis à quiconque n'est pas moi de s'autoriser à s'exprimer en MON nom. Quoi, le système est organisé comme ça et pas comme ci ? Je dis : et alors ? So what ? Na, und ?

 

 

A la rigueur, on accepterait : « Benedictus qui venit un nomine Domini », mais ça ne marchera pas deux fois. Je récuse un système qui autorise un quidam à parler avec autorité AU NOM DE. Quoi, c'est une impasse ? Et alors ? So what ? Na, und ?

 

 

Venons-en à présent à la deuxième anomalie. Elle est d’ordre sociologique. Qui se fait élire ? En général, ce sont des gens qui sont nés du bon côté de la société. L’exception que constitue à lui tout seul MAXIME GREMETZ (ouvrier, mais depuis le temps qu’il est député, je demande à regarder l’état de ses mains et de ses ongles), c’est l’arbre qui cache le fond du puits, c’est le petit doigt qui cache la forêt.

 

 

Tenez-vous bien, la Chambre élue en 2002 comptait 81,45 % de cadres supérieurs, professions libérales et « professions intermédiaires », catégories comptant pour 23,3 % dans la société. Moins d’un quart de la population accapare (il n’y a pas d’autre mot) plus des quatre cinquièmes des sièges de députés. Ce scandale me fait penser aux Etats-Unis, où les 20 % les plus riches captent 55 % des richesses du pays. Les alluvions se déposent forcément sur les fonds vaseux qu'elles connaissent le mieux.

 

 

L’Assemblée Nationale française est donc constituée de bourgeois et de petits-bourgeois. J’ai tendance à penser que les 577 moineaux qui font plus que picorer au Palais Bourbon, chargés de légiférer « au nom du peuple français » (vaste blague), représentent en tout et pour tout 577 particuliers, augmentés de leurs affidés et de leurs débiteurs. Je l'affirme : je ne suis pas représenté !

 

 

Ce qui se passe en France, c'est que les gens sont plus ou moins formatés pour voter d'un côté plutôt que d'un autre, pour un parti, c'est-à-dire une espèce de monstre informe dont on ne sait finalement pas grand-chose. Rien que pour essayer, allez voir comment ça marche, un parti.

 

 

A peine avez-vous passé la porte que vous voilà happé, vous voilà devenu un petit moteur d'appoint, pris dans un système hiérarchique inébranlable. Un parti est une machine. Et le député n'est qu'un rouage de la machine. Quand il siège à l'Assemblée, il a déjà perdu un peu de sa propre existence individuelle. La Chambre des députés est elle-même une sorte d'alambic, une machine à évaporer la réalité. Le député est un arbre coupé de ses racines. Le député, dans le fond, est un arbre en pot.

 

 

 

Car à quoi il sert, le député, en principe ? Il a un mandat pour exprimer les idées des gens gens qui l'ont élu. Et qu'est-ce qu'il fait ? Il marche au pas, comme à l'armée, au même pas que tout le parti. Les électeurs, ils n'ont eu pour lui qu'une existence momentanée. Une fois élu, fini. L'électeur, avec ses attentes et ses espoirs, est un feu de paille.

 

 

Entre le feu de paille et l'arbre en pot, que reste-t-il de l'idée démocratique ?

 

 

Ajoutons pour faire bon poids que, comme je le disais, tous les « élus du peuple » sont des « bons élèves », des « premiers de la classe ». Quand j’étais au lycée, j’en ai connu, on les appelait des « polars », ça voulait dire « polarisés », à l’époque. Les temps changent. Je sais bien qu’aux Etats Généraux convoqués par LOUIS XVI en 1789, sur les 578 députés du Tiers Etat, 200 environ étaient des avocats.

 

 

Mais eux, ils avaient l’excuse de tous les événements qui ont suivi. Ils ont justifié la confiance que le peuple avait placée en eux. Certains ont fini raccourcis. Qui oserait aujourd’hui proclamer tout haut que le député officinal, garanti sans O. G. M., porte la voix du peuple dans les plus hautes instances instituées de la République ?

 

 

Les « premiers de la classe », depuis qu'il y a des délégués de classe, sont fort rarement choisis par leurs camarades pour assister aux conseils. Ils sont trop bien vus des profs et des autorités. Vous comprenez pourquoi c'est une anomalie scandaleuse qu'ils constituent le gros des troupes de députés ? On a réussi ce prodige de faire de la compétence (supposée) le critère essentiel de la sélection des représentants du peuple.

 

 

Les « premiers de la classe », il faut les comprendre, ils ont eu à subir les crachats des cancres, un juste sentiment de revanche sociale les meut. L’Assemblée Nationale est le lieu de la revanche des « premiers de la classe » sur les avanies que les cancres leur ont fait subir, des cancres dont ils vont, à chaque élection, tout en les méprisant chaleureusement, caresser le poil dans le bon sens, car ils sollicitent aujourd’hui, veules et pitoyables, leurs suffrages.

 

 

Dans ces conditions, je crois être encore plus fondé à déclarer, tranquillement, mais fermement à ces messieurs-dames (pensons aux 107 femmes) couverts par la légalité des ors de la République, retranchés dans leur souverain DÉPUTOIR légal : non, VOUS NE NOUS REPRESENTEZ PAS.

 

 

Même quand, tout sourire, vous venez nous serrer la main sur le marché de la Croix-Rousse, et faire la bise aux dames et aux petits gones, je vais vous dire une bonne chose : vous êtes trop loin !!! Socialement, humainement, intellectuellement, vous êtes trop loin !!!

 

 

VOUS NE NOUS REPRÉSENTEZ PAS !

 

 

Voilà ce que je dis, moi.

 

 

 

vendredi, 23 décembre 2011

SARKOZY DEGAINE SON ARMENIE

Allez ! C’est reparti. Mais qu’est-ce que c’est, cette fièvre qui les prend régulièrement, les politicards, qu’ils soient « uhèmpistes » ou « péhessistes », qu’ils dorment au palais Bourbon ou au palais du Luxembourg, qu’ils aient le pouvoir ou qu’ils veuillent le conquérir ? Encore un tour de cinglés ! De toute façon, pour moi, le Bourbon est un mauvais whisky (américain) et le Luxembourg, un paradis fiscal avec « Chambre de Compensation » (ça veut dire Clearstream) incorporée.

 

 

 On avait déjà la répression des PROPOS sur quelques sujets (antisémitisme, sexisme, homophobie et autres « phobies »), sur lesquels on a voulu coudre la bouche des dizaines de millions d’individus qu’on appelle en général la « population », puisqu’on a abandonné le mot « peuple ». Rien que ça : réprimer des PAROLES, ça me fait déjà craindre le pire.

 

 

Eh bien qu’on se le dise, de même que monsieur GERARD COLLOMB a mis les Arméniens dans sa poche électorale en laissant installer un « monument commémoratif » (en fait, une dizaine de totems bizarres) au pied du clocher de la Charité, de même, le président NICOLAS SARKOZY, en vue de la présidentielle, est parti à la pêche aux voix  arméniennes en leur accordant le vote d’une loi réprimant la négation de « tout » génocide en général (sous entendu : du génocide arménien en particulier).

 

 

Eh bien, je me répète, qu’on se le dise : si un candidat, quel qu’il soit, veut acheter ma voix, il va falloir qu’il donne une rallonge sévère au chiffre des picaillons. Ma voix est hors de prix, monsieur COLLOMB. Ma voix est au-dessus de vos moyens, monsieur SARKOZY. De toute façon, il est probable que vous n’avanceriez pas un centime dans cet investissement. C'est du fonds perdu.

 

 

Et vous avez raison : dans toutes les prochaines élections, vous êtes prévenus, ma voix restera dans ma gorge. J’ai cessé de faire joujou avec les petits papiers. Et je ne ferai aucun jeu de mots sur « urnes » et « burnes ». Ici, on est toujours d’une correction impeccable. On a sa dignité, que diable !

 

 

De quoi s’agit-il ? D’une course à pied. D’un sprint, pour être précis. C’est à qui arrivera le premier pour occuper le créneau. Le « Parti Socialiste » annonce il y a quelque temps qu’il fait mijoter une loi sur le sujet. SARKO bondit sur l'UMP : « Merde, on va se faire griller sur le génocide arménien. Vite une loi ! ». Ben elle est là, la loi. Dans le match SARKOZY-HOLLANDE, avantage à SARKOZY.

 

 

Vous avez vu le coup de main ? Chapeau l’artiste ! Remarquez, c'est une habitude à prendre : les faits divers ont bien servi de galops d'essai, au chapitre des lois-événements. Et ces cons de socialistes, qui voient le fromage arménien leur échapper, vous croyez qu’ils font la gueule ? Mais non ! Ils l’ont dans le baigneur ! Dans le dos ! Dans l’anus ! Dans ce que vous voudrez : piégés par SARKO, ils vont la voter, la loi, comme un seul clampin. Bien obligés ! C’est bien fait pour eux !

 

 

Est-ce que ça veut dire pour autant que les Arméniens ont tort ? Non évidemment. Le sol turc abrite en tout et pour tout 60.000 individus de cette … quoi ? Ethnie ? Langue ? Religion ? En 1900, ils étaient 2.000.000. Je signale en passant que 1915 et 1916 ont vu disparaître non seulement des Arméniens en pagaille, mais en gros toutes les minorités (Grecs, Juifs, …) qui occupaient une portion du territoire ottoman. Aujourd’hui, on appellerait ça « minorités visibles ».

 

 

Avec déportations vers Alep, micmacs avec les Russes, et tout un tas d’atrocités sur lesquelles les historiens sont bien documentés, les « Jeunes Turcs » ont construit leur nouvel Etat sur la « turquification » de la population. Je recommande les photos montrant des officiers turcs posant fièrement derrière leurs trophées : des rangées entières de têtes coupées. On n'est pas plus "raffiné". On ne disait pas encore « nettoyage ethnique ».

 

 

 

Et le MUSTAPHA KEMAL ATATURK des familles, qu’on nous sort en toute occasion du placard comme fondateur moderne et progressiste de l’Etat actuel, c’est bien lui qui obtient l’amnistie pour les massacreurs, si je ne me trompe. La Turquie qui réclame son fauteuil à la table européenne, c'est exactement l'héritière de ça, il faut le savoir. La Turquie actuelle est un pays depuis bien longtemps nettoyé des impuretés raciales. Déjà ça, ça me chiffonne la somnolence postprandiale.

 

 

Ce qui me retourne l’estomac et me badibulgue la comprenette, ces jours-ci, ce n’est donc pas un quelconque problème avec les Arméniens, mais avec les épiciers français qui font commerce de ce genre de marchandise, sous l’emballage de n’importe quel yaourt électoral.

 

 

Car la loi votée jeudi n’est pas la première du genre à instaurer un délit d’opinion, une infraction de parole, un crime de pensée. Il a d’abord été interdit de dire du mal des juifs. On a ajouté l’interdiction de soutenir que les juifs n’avaient pas subi une extermination. Sauf erreur de ma part, cette loi "mémorielle" ne dit rien des tziganes, des handicapés, des homosexuels morts à Auschwitz ou ailleurs.

 

 

Et comme, en tout, « il n’y a que le premier pas qui coûte », et qu’un bon politicard soigne correctement les cuisiniers qui le nourrissent, on a continué sur la lancée : il a été interdit de traiter les handicapés d’infirmes ; d’appeler « pédé » un homme qui préfère les hommes ; de tenir sur les femmes des propos jugés méprisants par les femmes ; sur les noirs des propos jugés infamants par les noirs ; sur la Lune des propos jugés diffamatoires par les Lunatiques ; sur les bébés éprouvette des propos jugés injurieux par les éprouvettes. Et tutti quanti !!!

 

 

NE PENSEZ PLUS, VOUS ÊTES CERNÉS. NOUS AURONS LES MOYENS DE VOUS FERMER LA GUEULE. RENDEZ-VOUS !

 

 

 

Il paraît que nous vivons en « démocratie ». MONTESQUIEU, pour que ce régime fût viable, exigeait que les citoyens fussent vertueux. On voit aujourd’hui ce qu’il en est. Si MONTESQUIEU est dans le vrai, la démocratie est bel et bien foutue. Mais prenons les choses et les hommes comme ils sont, de niveau moral moyen et variable. Et « faisons avec », comme on dit. La simple logique veut que, en même temps que les fous, les handicapés et les imparfaits, la démocratie laisse vivre les imbéciles, les crétins, les bas-de-plafond, bref, toutes les sortes de bêtes et de méchants.  

 

 

 

Cette démocratie s’honore de les laisser vivre, mais aussi et surtout de les laisser s’exprimer. En démocratie, on n’a pas le droit d’interdire aux gens d’être cons. Oui, les cons en jouissent aussi, de la liberté  d’expression. Et c’est normal que ce soient des conneries qui sortent de leur bouche. Aussi longtemps que ça reste des paroles.

 

 

Qu’est-ce que c’est, ces « démocrates » en peau de lapin qui se chargent de faire la police du langage et s’érigent en juges de ce qu’il est licite ou pas de dire et d’écrire ? De penser ?  

 

Les juifs s’honoreraient de laisser dire des blagues, même très mauvaises, sur les juifs. Visiblement, ce n’est pas la voie que prend le CRIJF, sous la houlette de son président RICHARD PRASQUIER. Même chose pour les homosexuels, les femmes, les handicapés.

 

 

Même chose, aussi, pour les Arméniens : j'aimerais assez, et pour tout dire, je considèrerais comme tout à fait normal et compréhensible que les Arméniens vivant en France soient eux-mêmes gênés aux entournures par le coup de lèche-cul que les politicards français leur ont fait en l'occurrence. Il faudrait voir à qui le crime profite.

 

 

Je me rappelle une exécrable plaisanterie du clown alsacien ROGER SIFFER : « Quelle est la différence entre un fumier alsacien et un fumier lyonnais (le spectacle avait lieu à Lyon, évidemment) ? ». La réponse était, vous l'avez devinée : « C'est qu'en Alsace, les fumiers n'ont pas de plongeoir ! ». Ouarf ! On s'éclate !

 

 

Minorités de tous les pays, par pitié, laissez dire du mal de vous ! Plus vous laisserez dire, plus ça voudra dire que vous êtes fortes ! Minorités de tous les pays, montrez-vous supérieures à tous les calculs sordides. Le SACRÉ ne se décrète pas à coups de lois. Minorités de tous les pays, ne vous faites pas les flics de la parole et de la pensée. N'ajoutez pas votre pelletée de terre dans le trou où se trouve la démocratie.

 

 

 

Sinon, pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Je suggère qu’on fasse une loi pour punir les blagues belges de vingt ans de prison. Ça vaudrait le coup, non ? Et châtier les mauvais qui s'en prennent aux rouquins (voir Egypte ancienne), aux unijambistes, aux sauteurs à la perche, aux automobilistes à contresens, aux réverbères à l'envers, aux sauts de puce. Je vous le demande : de quel droit se moquerait-on des sauts de puce (à la Sainte Luce, les jours rallongent d'un saut de puce) ?

 

 

 

Un cri monte des profondeurs (vous vous rappelez ce que vous chantiez à l'église : "de profundis clamavi ad te") : des lois pour punir, DES LOIS POUR PUNIR, DES LOIS POUR PUNIR. A croire que c'est le point culminant de l'avenir démocratique. Chaque « minorité » doit dire : « Toi, sale politicard que je méprise et qui te mets à mon service pour accéder à ton misérable petit poste de petit pouvoir, satisfais mes exigences forcément légitimes et réprime ceux qui m'humilient, et tu auras droit aux voix de mon groupuscule. Sinon, que la fièvre quarte et la vérole de la Vierge de Guadalupe te patafiolent, la paille en cul et le feu dedans ».

 

 

Car le plus rageant, dans cette évolution inexorable, c’est la raison pour laquelle elle est promue : la ligne bleue de l’élection prochaine, le Graal de politicards vulgaires qui font leur marché en trimbalant de client en client leur bouche en cœur, dégoulinante de « convictions fortes ». « Clientélisme » est un mot décidément trop gentil. Il faudrait des termes plus injurieux, plus proches de la vomissure et de l’étron. Des mots plus sales et plus puants.

 

 

Je me contenterai de traiter tous ces premiers de la classe qui se servent de nous pour leur servir de marmitons, de mitrons et de saute-ruisseau, de qualifier tous ces élèves doués qui ont choisi la carrière de vendeurs de vent d’un seul mot : MINABLES.

 

 

Voilà ce que je dis, moi.