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samedi, 02 février 2019

NUIT DES IDÉES ...

... A QUOI ÇA SERT ?

Il n'y a pas que le "Grand Débat National" dans la vie. En France, quand il n'y a plus de débat, il y a encore du débat. La "Nuit des idées", on ne le sait pas assez, est une invention française. C'est une marmite où l'on met à bouillir les plus belles cervelles du pays pour « débattre des grands défis de notre temps » (Le Monde). Sûr que ça va aider l'humanité à les relever, les grands défis ! J'entendais récemment un journaliste s'exclamer : « Mais où sont les intellectuels ? ». Il parlait de la "crise des gilets jaunes" (autre invention bien française). Je réponds : ils sont partout, les intellectuels. Impossible d'ouvrir un bulletin d'information sans tomber sur un "échantillon représentatif" de chapelles universitaires (sociologue, historien, philosophe, économiste, ...). Si ce ne sont pas des intellectuels, qu'est-ce qu'il lui faut, au journaliste ? Si l'on n'y prend pas garde, c'est la noyade ! Surtout qu'à partir d'un certain stade, c'est tout le monde qui devient intellectuel.

C'est sûr, il y a pléthore. Des intellos comme s'il en pleuvait. N'en jetez plus, la cour est pleine. C'en est au point que tous ces discours plus savants les uns que les autres, qui jettent sur le monde actuel les filets à mailles serrées de leurs concepts et de leurs grilles de lecture pour en rapporter des "significations", s'ajoutent, se juxtaposent, se contredisent ou s'annulent. Résultat des courses ? Un BROUILLARD épais, opaque où le pauvre monde n'a aucune chance de s'y retrouver, et où les "chercheurs" eux-mêmes errent sans boussole, ne sachant plus au bout de quel chemin se trouve Rome, à force de panneaux directionnels contradictoires. Le monde actuel, quand on écoute les discours des intellos, je vais vous dire : il est paumé de chez paumé.

Tenez, si on lit Le Monde daté 31 janvier, on trouve, pour amorcer la pompe de la "Nuit des idées", un quatuor d'interventions qui donne une petite idée du monstre qui sortira de la manifestation officielle. Faisons une exception pour Hannah Arendt, appelée à la rescousse alors qu'elle ne nous parle plus que par livres interposés (elle est morte en 1975), aussi pertinent que soit le rappel. Mais le reste est gratiné. On trouve un article de François Hartog, historien, doctement intitulé « Le présent n'est pas le même pour tous ». Tu l'as dit, bouffi ! Il dissèque en effet le mot "présent", il le découpe en ses plus petits éléments, et il conclut de tout ça qu'il y a un « présent présentiste ». Fallait y penser, non ?  Sûr que le concept va aider l'humanité à survivre. Bon, j'admets que j'exagère.

Je passe à Philippe Descola, anthropologue. Il dit, quant à lui, au moins une chose amusante (pas besoin de savoir à propos de quoi) : « C'est un problème de temporalité. C'est comme les trains qui circulent à des vitesses différentes. Comme on croise des trains qui roulent plus lentement, on a l'impression qu'ils sont à l'arrêt, mais c'est une illusion ». Ce qui est rigolo ici, c'est "on croise" : en réalité, dès que votre train est à vitesse de croisière, vous savez que quand il croise un autre train, celui-ci disparaît du paysage en un clin d’œil, avant même que vous ayez pris conscience du choc. Je n'en veux pour preuve (attention : a contrario) que ce qui arrive aux Dupondt à la fin de Tintin au pays de l'or noir (p.55), quand Tintin, lancé à toute vitesse au volant de la voiture de l'émir à la poursuite de Müller, laisse sur place la Jeep qui roule pépère, au point que le passager moustachu croit être à l'arrêt. Et voilà ce que ça donne.

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Il est évident que les deux véhicules ne se croisent pas, mais vont dans le même sens. Mettons cela sur le compte de l'étourderie : ça arrive à tout le monde. 

Cela dit, Descola montre que pour ce qui est du diagnostic et de l'analyse des causes, beaucoup d'intellectuels disposent d'outils impeccables, et que c'est la catégorie "solutions" qui fait le maillon le plus chétif de la chaîne du raisonnement. Car il pose par ailleurs un regard assez lucide sur le temps présent et la catastrophe qui nous guette : « Je ne sais pas si on pourra l'éviter », répond-il à Nicolas Truong. Bien dit. Qui peut supporter l'absence d'espoir ? Même si la formule de Descola ne ferme pas la porte, ça ne l'empêche pas de proposer plus loin une "solution", mais de l'ordre du miraculeux : « Ce phénomène de privatisation s'est mis en place avec le mouvement des enclosures à la fin du Moyen Age et n'a cessé de croître. Pour le stopper, il faut une révolution mentale ». Ah, "Il faut", la clé qui ouvre toutes les serrures, même celles qui n'existent pas, a donc encore frappé ! La solution au problème ? "Une révolution mentale" : voyons, monsieur Descola, est-ce bien sérieux ? On mesure ici l'infinitésimale probabilité que l'espoir de Descola soit exaucé. Y croit-il lui-même ?

Après une telle entrée en matière, la "Nuit des idées" est bien partie pour participer puissamment à l'inflation de blabla qui nous submerge, et que le "Grand Débat National" cher à Emmanuel Macron a déjà commencé à alimenter en abondance. Le brouillard n'est pas près de se dissiper. Je dirai même que plus on produit du débat (du discours) sur les choses, plus le brouillard s'épaissit. Ce n'est certainement pas débattre qu'il faut, si l'humanité veut sortir de la nasse où le capitalisme ultralibéral l'a ligotée, c'est agir : ce n'est pas le "débat démocratique" qui peut quoi que ce soit contre les forces actuellement agissantes. C'est une très hypothétique "force" capable de faire reculer ces dernières. La question est : « Qui, dans les sphères de décision, est en état d'agir ? ». Je pense avoir la réponse.

Promis, demain je vous donne à renifler de près l'odoriférante, la somptueuse, la plantureuse bouse qui clôt le dossier.

Voilà ce que je dis, moi.

vendredi, 26 juin 2015

L'ISLAM NE PEUT AIMER LA FRANCE

1/2 

J’ai entendu récemment le philosophe Jacques Rancière proférer une belle connerie. Plus énorme que sa célébrité dans le milieu de son milieu. C’est à propos de l’islam (eh oui, encore !). Il disait en substance qu’il n’est pas du tout sûr que le « voile » (tchador, niqab, burka, etc.) ait une signification religieuse. Eh, tête de pomme, si toutes les filles et les jacques rancière,philosophe,philosophie,tchador,niqab,burka,religion,fanatisme,france,europe,baptême de clovis,catholique,catholicisme,edwy plenel,emmanuel todd,qui est charlie ?,empire ottoman,sublime porte,bosphore,turquie,chateaubriand,mémoires d'outre-tombe,bataille de poitiers,charles martel,bataille de lépante,croisades,l'enlèvement au sérail,l'italienne à alger,lyon,canut,nizier du puitspelu,littré de la grand-côte,laïcité,guerre de bosnie,serbie,milosevic,allah,islam,musulman,tintin,tintin au pays de l'or noir,dupont dupond,cfcm,conseil français du culte musulman,nicolas sarkozy,carla bruni,georges brassens,le pluriel brassens,boualem sansal,gouverner au nomd'allahfemmes (sans parler de la façon dont les hommes en parlent) qui se baladent en cachant leurs cheveux, voire leur visage et leurs mains, te disent que c’est à cause de leur croyance religieuse qu’elles s’habillent ainsi, qu’est-ce que tu leur réponds, gros plouc ? Et ça se prétend philosophe … Il paraît même qu'il fait autorité. Un comble.

L’islam n’a pas fini d’emmerder la France, et plus généralement l’Europe, vieux continent catholique depuis 1500 ans (Clovis). Allez, disons « continent chrétien » pour ne pas vexer les protestants, bien qu'ils aient fait beaucoup de mal au continent. Les défenseurs opiniâtres des musulmans en France (Edwy Plenel, Emmanuel Todd, ...) devraient se souvenir que, historiquement, l'hostilité a toujours existé entre islam et chrétienté. Il y a là du révisionnisme. De l'aveuglement. Voire du négationnisme.

L’islam ottoman a bien tenté, mais en vain, de s’emparer de ce continent : il a laissé des traces de son passage dans quelques pays balkaniques, mais à part le petit orteil qu’il a gardé sur la rive européenne du Bosphore, il a été prié de décamper. Je dis tant mieux. Et je suis modéré : Chateaubriand, dans les Mémoires d'outre-tombe, implore l'armée du tsar de basculer les Turcs dans le Bosphore.

Je cite pour mémoire quelques hostilités historiques : Poitiers, croisades, Lépante, siège de Vienne et autres pirateries barbaresques devenues des œuvres musicales, comme L’Enlèvement au sérail ou L’Italienne à Alger. L’histoire montre « à regonfle » (comme on disait à Lyon quand on y parlait « yonnais ») que la tradition européenne n’a que faire de l’islam. Il y a incompatibilité. Et qu'on ne me parle pas d'apprentissage de la laïcité : il faudrait encore quelques centaines d'années. Même pas sûr que ça suffirait.

L’islam qui a subsisté en Europe a mis du vin dans son Coran, comme on l’a vu lors de la guerre de Bosnie, où les musulmans du cru se foutaient allègrement de la gueule des brigadistes venus, au nom d'Allah, les soutenir contre la Serbie de Milosevic, et trinquaient au whisky pendant que les autres se prosternaient sur leurs tapis de prière cinq fois par jour. 

ALLAH AKBAR.jpg

Hergé était sûrement islamophobe.

Déjà qu'il était raciste (voir Tintin au Congo).

Alors y a-t-il un « islam de France » ? La réponse, absolument formelle, est « Non » ! Pas parce que la France refuse les musulmans, mais à cause de la façon même dont la religion musulmane est organisée. Car il faut que cela se sache : l’islam, par nature et dès l'origine, n’est pas organisé. Le CFCM (Conseil Français du culte musulman) est une aberration venue par ébullition intempestive dans l’un des "cinq cerveaux" de Nicolas Sarkozy (dixit Carla Bruni quand elle était "présidente"). 

L’islam, en réalité, a quelque chose à voir avec les groupuscules trotskistes. Il obéit aux lois de scissiparité et de la dialectique maoïste réunies : « Un se divise en deux ». Quand des trotskistes se retrouvaient à cinq, ils se remémoraient et se fredonnaient (en chantant faux) la chanson de Brassens : « Le pluriel ne vaut rien à l’homme et sitôt qu’on Est plus de quatre, on est une bande de cons ». Le destin du musulman, tout comme celui du trotskiste, est de mourir seul. La division cellulaire est la loi organique des groupuscules trotskiste et de l’islam. 

SANSAL BOUALEM GOUVERNER.jpgJ’exagère ? J'abuse ? Je galèje ? Bien sûr, mais il faut bien s’amuser. Plus sérieusement, au sujet de l’islam, lisez Gouverner au nom d’Allah, de Boualem Sansal (Gallimard, 2013). Vous trouverez une liste (sûrement incomplète) des courants, au nombre de quatre : 1 – Le sunnisme ; 2 – Le chiisme ; 3 – Le soufisme ; 4 – Le kharidjisme. Je ne suis même pas sûr qu’un autre connaisseur proposerait le même découpage. Faisons comme si. 

Parce que là où ça se complique, c’est quand ça se subdivise. Rien que pour le sunnisme, il existe « quatre grands rites ». Il faut savoir que les « dignitaires de ces rites se vouent une inimitié fraternelle ». Sansal ajoute : « Ces rites sont : le malékisme, le hanafisme, le chafiisme, le hanbalisme, chaque rite s’étant lui-même scindé en plusieurs branches et rameaux ». N'en jetez plus. Ecoutons le président Mao : « Un se divise en deux ». 

Chantons après lui : ainsi soit-il. 

Voilà ce que je dis, moi.