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lundi, 02 juillet 2012

DES (MAUVAISES) NOUVELLES DE LA FRANCE

J’espère que vous n’avez pas mis trop de temps à vous rendre compte que, sous HOLLANDE, ça n’a pas duré pour qu’il en aille tout autrement que sous SARKOZY, c’est-à-dire, évidemment, que tout est comme avant et que rien n’a changé.

 

 

Une seule chose a disparu du paysage, et c’est déjà un drôle de soulagement : le plaisir de sale gosse de NICOLAS SARKOZY qui consistait, patiemment, jour après jour, à dénicher une nouvelle fourmilière pour y foutre un grand coup de tatane, à seule fin de jouir en ricanant méchamment du spectacle du grouillement innombrable et affolé des insectes. La fourmilière pouvait s'appeler "carte judiciaire", "RGPP", "Hôpital public", "Ecole", "Police", peu importait. Reste à voir comment HOLLANDE va réparer tout ça.

 

 

C’est vrai que SARKOZY avait érigé en méthode de gouvernement l’ébahissement permanent des foules : « Oh non, quand même, ça, il n’osera pas ! – Ben si, qu’est-ce que vous croyez ? ». C’en était très curieux, d’ailleurs, de voir SARKOZY dans son déguisement de président, trop grand pour lui. C’était ça le plus sidérant : le voir déguisé en président, avide de voir les visages des Français sidérés, ahuris, jour après jour, de voir une fourmilière après l’autre démolie à coups de bottes par le sale gosse caractériel.

 

 

Dans le fond, SARKOZY, pendant cinq ans, a fait diversion. Il a inventé le quinquennat de la diversion : pendant qu’il s’agitait au premier plan, les bottes cloutées de ses cabinets ministériels attaquaient une nouvelle fourmilière, en prévoyant déjà leur cible suivante, et en se demandant s’ils allaient l’attaquer de la pointe ou du talon. On va pouvoir quitter des yeux l’écran et sortir de la salle pour aller se soulager la vessie. Est-ce que ce sera reposant pour autant ? Pas sûr, Arthur.

 

 

Ah si, quand même, avec la présidence HOLLANDE, ce sera plus reposant pour les journalistes. Les rédacteurs en chef ont déjà cessé d’éditorialiser à tout va au moindre battement de cil de l’époux de CARLA, que j’avais presque envie (dans mes temps morts) d’appeler « monsieur BRUNI ». Et ils ont cessé d'envoyer leurs journalistes en rafales de grappes d'escadrilles aux trousses de l'agité de la focale. C’est sûr, FRANÇOIS HOLLANDE souffre moins pathologiquement de n’être pas constamment au centre des conversations.

 

 

Mais franchement, vous croyez qu’il va faire mieux que le sidérateur professionnel qui l’a précédé ? Les finances, l’activité industrielle, le « pouvoir d’achat des Françaises-et-des-Français », vous croyez que ça va s’arranger ? Personnellement, je dis que non, et que le pire est à venir.

 

 

Pour une bonne raison (qui est très mauvaise en soi), c’est que la logique du spéculateur est une logique proprement USURAIRE. Ceux que les « journalistes » économiques (si on peut nommer cette engeance) appellent mensongèrement des « investisseurs », ne sont rien d’autre que des usuriers, de la même espèce que l’affreux Gobseck inventé (et observé) par BALZAC. Avec les dettes souveraines, ils ont trouvé un prodigieux gisement à se faire du gras.

 

 

 

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Je signale à ceux qui ne se tiendraient pas au courant que le taux maximum possible (défini par l'Etat, au-delà c'est de l'usure), pratiqué par les banques, en France, pour un emprunt de 1524 euros (c’est précis), est de 20,65 %, soit 1,72 % par mois. Et que ça passe à 19,5 %, jusqu’à 3000 €, pour les crédits renouvelables (vous savez, les "revolvings"). Donc ça reste juteux (pour qui ?). Le Figaro.fr du 9 mai 2012 indique que la Grèce pourrait emprunter « sur les marchés » au joli taux (à dix ans) de 22 %. CQFD.

 

 

Les prétendus « investisseurs » des « journalistes » sont bel et bien des USURIERS à qui toutes les autorités politiques du monde ont décidé de laisser impunément la bride sur le cou. Et qu’on se le dise, depuis que l’Etat français n’a plus le droit d’emprunter à 0 % auprès de sa banque centrale, depuis la scandaleuse loi de GISCARD et POMPIDOU (1973), l’Etat français a été obligé de se tourner vers les USURIERS pour financer les salaires et les retraites des fonctionnaires, mais aussi les cadeaux fiscaux faits à droite et à gauche.

 

 

Sans que ça l'empêche de brader les bijoux de famille de l'Etat lui-même (patrimoine immobilier, autoroutes, privatisation des grands services publics, mis au rencart au nom de la très européenne "concurrence libre et non faussée", etc.).

 

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CE CROCHU-LÀ EST PEINT PAR QUENTIN METSYS

 

Je note que ni MITTERRAND ni JOSPIN n’ont touché à cette loi scélérate. Gauche et droite sont un seul et même bateau. Cette loi a passé autour du cou de tous les dirigeants politiques, quelles que fussent leurs couleurs et leurs paroles, un nœud coulant, dont on s’aperçoit aujourd’hui qu’il est passé autour du cou de tous les contribuables.

 

 

Tout ça pour dire que, avec HOLLANDE ou SARKOZY à la barre, c’est kif-kif bourricot et du pareil au même. Et qu’ils obéissent au doigt et à l’œil, sous peine d’étranglement, à la sacro-sainte « loi du marché », qu’on peut tout bonnement appeler la LOI DE LA JUNGLE. L’un comme l’autre, ils sont au garde-à-vous, le petit doigt sur la couture du pantalon, en attendant les verdicts éminemment « rationnels » (!!!!!) de Wall Street et des entreprises qui gagnent leur vie en vendant des opinions (on les appelle couramment des « agences de notation »).

 

 

Non, je ne suis pas optimiste. « Tu vas pas mourir de rire, Et c’est pas rien de le dire » (Mickey 3 D).

 

 

Voilà ce que je dis, moi.

 

 

 

 

dimanche, 06 mai 2012

L'ENIGME SARKOZY

Je profite de ce qu’on va parler de NICOLAS SARKOZY encore pendant quelques jours (puisqu’il paraît que l’élection est pliée) pour commenter un aspect du personnage qui reste pour moi une énigme.

 

 

NICOLAS SARKOZY est la preuve vivante qu’être profondément et viscéralement haï peut devenir une raison de vivre. Enfin, je me pose la question. C’est exactement, sur le plan humain, le contraire de FRANÇOIS HOLLANDE. Non, rassurez-vous, je n’annonce pas une déclaration d’amour au candidat socialiste, qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit, Dieu m’en préserve, et Dieu me garde en Sa Sainte Grâce ! Pour mon compte, dimanche, ce sera NI l’un, NI l’autre.

 

 

HOLLANDE, que voulez-vous, il est tellement propre et lisse qu’il n’y a strictement rien à en dire. « Normal », « sans charisme », neutre, couleur de muraille gris terne. Franchement, FRANÇOIS HOLLANDE est tellement inodore, incolore et insipide que ça me rend terriblement méfiant. Le proverbe le dit bien : « Il faut se méfier de l’eau qui dort ».

 

 

 

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Si l’on se fie aux apparences, j’aurais bien vu FRANÇOIS HOLLANDE exercer la fonction de principal de collège. Mais un modeste fonctionnaire qui serait sorti de l’ENA (promotion Voltaire, 1980). Donc ça cache forcément quelque chose, et sans doute du louche.

 

 

Vous n’avez pas l’impression qu’avec un tel président, les Français peuvent s’attendre à TOUT ? Y compris au pire ? Il n’a rien promis. C’est peut-être un indice.  Rappelez-vous la vague rose de 1981, l’enthousiasme à la Bastille, MITTERRAND au Panthéon.

 

 

Puis rappelez-vous le déchantement brutal et stupéfiant de 1983, la conversion du Parti « Socialiste » au libéralisme de marché, son abandon de sa « clientèle » populaire, au son du refrain « il n’y a pas d’alternative ». A la place des électeurs, j’y réfléchirais à deux fois, avant de mettre le bulletin HOLLANDE, parfumé à la trahison, qui ne vaut certes pas « Barbouze de chez Fior » (Zazie dans le métro), le parfum de Gabriel qui amène le premier mot du livre : doukipudonktan.

 

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NICOLAS SARKOZY, que j’ai entendu traiter de fasciste à une terrasse de café (mieux vaut entendre ça que d’être sourd), au fond, n’avait pas tort de prétendre qu’il était seul contre neuf, avant le premier tour. Mais il n’y a peut-être pas de hasard. Peut-être même qu’il a tout fait pour arriver à ce brillant résultat.

 

 

Ce qui m’épate d’ailleurs, après cinq ans de présidence SARKOZY, c’est qu’il y ait encore une vingtaine de millions de Français prêts à voter pour lui (pour être précis, 21,6 millions s’il obtient 48 % des voix). Pourquoi ça m’épate, me direz-vous ?

 

 

Pour une raison finalement simple. J’ai rarement eu l’occasion d’observer une telle habileté, une telle virtuosité de grand artiste dans la capacité d’un homme à cristalliser la haine sur sa personne. Comme s’il y avait en lui une haine qui émanait, provoquant en quelque sorte une haine en retour (« casse-toi, etc. » en est un bon exemple). Un vrai tour de force.

 

 

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Il a même, paraît-il (mais peut-on se fier aux sondages ?), réussi à tellement braquer les électeurs de Madame LE PEN, y compris après avoir pillé le programme de celle-ci, que beaucoup reporteront leurs voix sur FRANÇOIS HOLLANDE. Non seulement, comme on dit d’un boxeur, il « encaisse » bien, mais en plus, il donne l’impression d’aimer ça, l’hostilité et les coups. De les chercher. C’est un peu normal qu’il les trouve, non ?

 

 

La HAINE. On ne sait pas bien ce qui arrive en premier dans ce rejet, qui a, quoi qu’on en pense, quelque chose d’extraordinaire. Il doit bien y avoir des explications. Dans le cas de NICOLAS SARKOZY, elles sont plusieurs, sans doute même une pile, voire un gros tas. Ce qui est le plus curieux, c’est qu’on les connaît toutes. Tout est sur la table. Tout a été abondamment dit et commenté.

 

 

Personnellement, je ne le cache pas, il y a quelque chose qui me révulse dans la façon dont NICOLAS SARKOZY exerce le pouvoir. Mais en même temps, sa façon de faire tout ce qu’il fait en ayant l’air (voir plus bas) de se foutre éperdument des réactions, je dirai au moins que ça m’amuse, parce que je trouve ça culotté.

 

 

Je n’ai pas de haine pour la personne. C’est sa façon de s’y prendre avec la réalité qui heurte en profondeur ce que je crois avoir de sens commun. Peut-être sa façon de rouler des mécaniques à la face du monde, et de proclamer, avant d’avoir fait quoi que ce soit, qu’il est plus fort que la réalité. « La réalité ? Je lui rentre dans le chou ! » On comprend qu'il la prenne dans la figure.

 

 

Voilà ce que je dis, moi.

 

 

A suivre.

 

 

jeudi, 05 avril 2012

BOUALEM SANSAL CONTRE L'ISLAMISME

Là commence l’errance du frère aîné, qui veut refaire tout le père-iple du père, parce qu’il veut comprendre. Comprendre qui c’était, comment il a fait pour devenir ce qu’il fut, rouage dans une machine à exterminer pour commencer, pour finir « cheikh » respecté dans un minuscule bled algérien, où il est finalement massacré.

 

 

Le livre n’est pas seulement raté parce qu’il est « à thèse », mais aussi à cause de la forme de « journal » que l’auteur a choisie : le frère aîné, doué et brillant, rédige le journal de sa quête à la recherche du père dans une langue très maîtrisée ; mais le cadet, qui a failli virer voyou, en tenant lui-même son journal, ne peut espérer fournir au lecteur des outils d’analyse un peu sophistiqués, sous peine que le récit perde totalement en crédibilité : son niveau d’instruction l’interdit. Il en reste à l’instinct, aux réflexes primaires.

 

 

Ce qui manque donc au livre, pour devenir satisfaisant, c’est un point de vue englobant, plus élevé, capable d’entrer dans la question avec un peu de subtilité et d’intelligence. C’est tout à fait regrettable, car du coup, le récit reste à l’état de rudiment.

 

 

L’aîné, qui découvre la Shoah, a mené un recherche jusqu’au bout, pour « comprendre », comme dit le commissaire du quartier, Com’Dad, une recherche qui l’a conduit au suicide par asphyxie aux gaz d’échappement dans son propre garage. Il doit, comme il dit, « payer sans faute », pour son salaud de père.

 

 

Il faut bien dire que l’exposé de la découverte du nazisme du père par le fils a quelque chose de terriblement scolaire. L’auteur nous inflige ce que tout le monde sait sur des pages et des pages, et ne craint pas de donner l’impression d’un cruel ressassement.

 

 

Là où le récit acquiert de la force, à peu près au centre du livre, c’est quand Rachel explique la logique des nazis « de l’intérieur », comme un processus industriel rationnellement mis en place et en œuvre. L’examen froidement méthodique des capacités respiratoires d’un bébé et d’un adulte pour calculer les quantités de gaz « zyklon b » et le temps qu’ils mettront à mourir dans la chambre à gaz a quelque chose d’hallucinant, et pour tout dire, de très « culotté ».

 

 

Mais la thèse de BOUALEM SANSAL est découpée à la hache : que ce soit en Algérie ou dans les banlieues françaises, les islamistes djihadistes préparent pour l’humanité un système comparable à celui que les nazis ont fait subir au peuple juif, aux tziganes et à toutes sortes de « dégénérés » et d’ « Untermenschen ».

 

 

L’équation « islamistes = nazis » est aussi carrée que ça. Ce que confirme BOUALEM SANSAL lui-même, interviewé sur Youtube ou Dailymotion. On en pense ce qu’on veut évidemment. Par exemple, en Tunisie, RACHED GHANNOUCHI, le chef du parti islamiste Ennahda, a annoncé qu’il renonçait à inscrire la charia dans la constitution. En Egypte, ce n’est pas gagné, loin de là.

 

 

En tout cas, ce qui est clair, ce qui est sûr, c’est que, dans de nombreux pays musulmans, et à un moindre degré dans certaines banlieues françaises, des individus fanatiques, des groupes de musulmans extrémistes s’efforcent de grignoter du terrain jour après jour sur le territoire de la République. Et je n’ai qu’à moitié confiance, pour ce qui concerne la France, dans un gouvernement quel qu’il soit pour faire face au problème.

 

 

S’il y a un problème, ni MITTERRAND, ni CHIRAC, ni JOSPIN, ni SARKOZY ne l’ont résolu. Et ça fait trente ans que ça dure. Ça a commencé quand l’Etat français a démissionné de ses responsabilités en abandonnant la gestion « sociétale » (religion, activités culturelles ou sportives, etc.) des populations musulmanes aux « associations ». C’est-à-dire aux musulmans eux-mêmes. Les gouvernants auraient voulu entretenir un bouillon de culture anti-français, ils ne s’y seraient pas pris autrement. Appelons ça de la lâcheté, et puis n’en parlons plus.

 

 

Et Monsieur NICOLAS SARKOZY a la mirobolante idée de fusionner les Renseignements Généraux et la DST pour faire la DCRI (donnée à son pote SQUARCINI) en même temps que des économies, deux services qui n’avaient ni la même finalité, ni le même mode de fonctionnement, ni la même « culture ».

 

 

Cela donne la catastrophe policière du groupe dit « de Tarnac », et cela donne la catastrophe policière et humaine de MOHAMED MEHRA, à Toulouse et Montauban. Encore bravo. Au fait, pourquoi le tireur d’élite a-t-il reçu l’ordre (on ne fait pas ça sans en avoir reçu l’ordre exprès) de viser la tête ? Est-ce que ça ne serait pas pour l’empêcher de parler ?

 

 

Voilà ce que je dis, moi.