Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vendredi, 29 janvier 2016

VU A LA CROIX-ROUSSE 17

Dans la série "Le Monde derrière la vitre".

photographie,lyon,croix-rousse

L'atelier intermittent.

Photo Frédéric Chambe, prise le 6 janvier 2016.

photographie,lyon,croix-rousse

******************************************************************************

CHRISTIANE TAUBIRA DÉGAGÉE

Christiane Taubira quitte le gouvernement. Je dis juste : "BON DÉBARRAS !". A mon avis, François Hollande attendait pour la lourder une "fenêtre de tir" médiatique, je veux dire communicationnelle. Aussi communicationnelle que la raison de sa présence et de sa durée dans l'équipe gouvernementale. Puisqu'il n'y a plus de gauche sociale, de gauche économique ou de gauche politique, Christiane Taubira a figuré la nouvelle gauche, la gauche SOCIÉTALE, cette espèce de mollusque gluant qui vit sur le mensonge et la manipulation. 

C'est-à-dire la gauche qui a abdiqué la gauche : celle qui, convaincue que l'ordre des choses ne peut plus être changé (défaite du communisme oblige), s'est rabattue sur la révolution des "valeurs", dont l'instauration du mariage entre homosexuels et entre lesbiennes est le plus beau fleuron. Taubira (accompagnée par le chœur unanime des « Associations ») a monté en chantilly l'argument selon lequel c'était un "progrès". L'ordre des choses a triomphé, et la gauche avoue : "Oui, c'est vraiment lui le plus fort". Elle avoue son impuissance, son défaitisme, son renoncement à proposer un avenir meilleur. Mais elle n'a pas renoncé à promouvoir l'idée de "progrès", alors elle s'est rabattue sur des objectifs moins ambitieux. Plus à sa portée. Appelons ça la gauche sociétale.

La gauche a fait, du beau langage d'espoir qu'elle apportait à l'espèce humaine, cette novlangue infecte qui transforme en leurs contraires toutes les valeurs qu'elle prétend promouvoir. Puisqu'on ne peut pas changer les choses, il est nécessaire de s'adapter si l'on veut avoir une chance d'exercer le pouvoir. Puisqu'on ne peut pas changer les choses, changeons les mots : faisons dire aux mots autre chose que ce qu'ils signifient. Si c'est ça, être de gauche, alors oui, je suis de droite.

Christiane Taubira, entre les crocodiles qui pleurent et les gens « degôche » qui honnissent la ligne hollando-vallsienne, on l'oublie un peu trop, avant d'être cette icône paradoxale, a voté en 1993 en faveur du gouvernement Balladur. Elle fut un copine de Bernard Tapie. Et ces deux faits en disent long. Dans le fond, sa carrière n'est pas plus crapuleuse que celle de celui-ci. Je me demande en fin de compte la nature du chantage qu'elle a pu exercer sur François Hollande : pour quelle obscure raison la craignait-il ? Pour quelle raison a-t-il eu besoin d'elle ? Juste le mariage homo, vraiment ?

photographie,lyon,croix-rousse

Comme dit le capitaine Haddock : « No sé ».

Voilà ce que je dis, moi.

jeudi, 28 janvier 2016

VU A LA CROIX-ROUSSE 16

Dans la série "Le Monde dans la vitre".

DALV6.JPG

Le magasin d'articles ménagers.

Photo Frédéric Chambe, prise le 12 janvier 2016.

photographie,lyon,croix-rousse

**********************************************************************

HERMANN GRAND PRIX DE LA BD D'ANGOULÊME.

Pour moi, Hermann, c'est Caatinga, une fable sur les cangaceiros.

Hermann, c'est Sarajevo tango, un pamphlet dénonçant l'indigne lâcheté de l'ignoble « communauté internationale » à l'époque de la guerre de Bosnie.

Hermann, c'est l'Afrique : Missié Vandisandi, avec ce brave père tranquille qui part pour le Congo, manipulé et pris dans des conflits qui le dépassent et auxquels il ne comprend rien.

Afrika, avec ce Dario Ferrer qui administre une grande réserve d'une main ferme, et qui ne badine pas avec les braconniers qui lui tuent ses rhinocéros.

Hermann, c'est le Western : On a tué Wild Bill, où le jeune Melvin n'a qu'une idée : venger l'assassinat de la chérie de son enfance.

Hermann, c'est des séries : Bernard Prince, oui, bon, ce n'est pas ce qu'il a fait de mieux. Il est vrai que c'était "pour la jeunesse".

Les Tours de Bois-Maury, dont je garde l'étrange histoire de Sigurd.

Comanche, "pour la jeunesse" aussi, avec son cow boy roux nommé Red Dust, dont je garde l'album Le Corps d'Algernon Brown, parce qu'il n'y a pas trop de westerneries.

Enfin et surtout Jérémiah, dont je garde, parmi trente-quatre albums excellents, le superbe et glaçant Qui est Renard bleu

photographie,lyon,croix-rousse,bande dessinée,hermann,festival de bd d'angoulême,jérémiah

Hermann, c'est un univers profondément humain, profondément sombre et pessimiste. Je ne suis pas sûr qu'il ait une grande confiance dans l'espèce humaine. Voir pour cela Abominable, Lune de guerre, Zhong Guo, The Girl from Ipanema, etc.

Hermann est un grand artiste. 

mercredi, 27 janvier 2016

VU A LA CROIX-ROUSSE 15

Dans la série "Le Monde dans la vitre".

DALV4.JPG

La salle de restaurant, avec ses deux voûtes au fond.

Ci-dessous, la même salle, débarrassée de reflets.

photographie,lyon,croix-rousse

Photos Frédéric Chambe, prises le 19, puis le 25 janvier 2016.

0 DRAPEAU.jpg

 

samedi, 23 janvier 2016

VU A LA CROIX-ROUSSE 13

Dans la série "Le Monde derrière la vitre".

CH OIX 6.JPG

Photos Frédéric Chambe, prises le 8 janvier 2016 à 19 h 05.

photographie,lyon,croix-rousse

photographie,lyon,croix-rousse

Photo Frédéric Chambe, prise au même endroit, le 12 janvier 2016 à 20 h 20 (heure d'été).

 

********************************************************************

Comme une encre sympathique, à température d'être, convoquée sur une peau énigmatique.

photographie,lyon,croix-rousse

mardi, 19 janvier 2016

VU A LA CROIX-ROUSSE 12

Dans la série "Le Monde dans la vitre".

CHOIX 11.JPG

La salle de restaurant (bonne table au demeurant : je recommande la fraise de veau servie dans sa coquelle).

Photo Frédéric Chambe, prise le 6 janvier 2016 à 21 h 38.

*****************************************************************************

Ce qui déguise ta solitude en souffrance garde pour toi seul le thorax des confidences.

photographie,lyon,croix-rousse

dimanche, 17 janvier 2016

VU A LA CROIX-ROUSSE 11

Dans la série "Le Monde derrière la vitre".

V CHOIX 5.JPG

Photo Frédéric Chambe, prise le 8 janvier 2016 à 20 h 27.

******************************************************************

Qu'importe ce qui coule, pourvu qu'en filament l'étonnement opère, incandescent.

photographie,lyon,croix-rousse

samedi, 16 janvier 2016

VU A LA CROIX-ROUSSE 10

Dans la série "Le Monde derrière la vitre".

V CHOIX 7.JPG

Photo Frédéric Chambe, prise le 7 janvier à 19 h 07.

*****************************************************************************

Quoi que tu prémédites, ton travail d'offrir interprète avec exactitude l'édifice de ton désir.

photographie,lyon,croix-rousse

vendredi, 15 janvier 2016

VU A LA CROIX-ROUSSE 9

Dans la série "Le Monde dans la vitre".

photographie,lyon,croix-rousse,poésie

La minuterie.

photographie,lyon,croix-rousse,poésie

La pierre nue de l'entrée d'immeuble.

Photos Frédéric Chambe, prises le 14 janvier 2016 à 19 h 17-18, dans une rue commerçante.

**************************************************************************************

Je regarde nager les étoiles,

l’étincelle de leur corps abstrait,

la douceur de leurs perles,

la courbe assurée de leur destin,

ébroué dans l’immensité

de la cave où elles fermentent.

 

Tout ce qui vibre est inépuisable.

Loué soit ce qui se dérobe.

********************

 

photographie,lyon,croix-rousse,poésie

mardi, 12 janvier 2016

VU A LA CROIX-ROUSSE 8

Dans la série "Le Monde derrière la vitre".

photographie,lyon,croix-rousse,poésie

Le cours de yoga (affiche centrale).

Photo F. Chambe, prise le 9 janvier 2016 à 19 h 42.

 

**********************************************************************

Entre voisins de même visage,

moi l’aube et moi le vent,

nous avons, de nos migrations,

tissé le mur de pierre.

 

Entre voisins de même aboi,

moi l’écho et moi l’esquisse,

nous avons, des peupliers trop tendres,

tenu la promesse et la main.

 

Entre voisins de même coutume,

moi la voûte et moi le rocher,

nous avons, de nos douleurs aveugles,

aventuré la chair.

 

Entre voisins de mêmes copeaux,

moi les branches et moi le fronton,

nous avons, de nos bribes jonchées,

repris la mise en ordre et la pesée.

 

Entre voisins de même silhouette,

moi la sève et moi le bouchon,

nous avons, du dédale aux énigmes,

recueilli le fumet.

photographie,lyon,croix-rousse,poésie

mercredi, 06 janvier 2016

VU A LA CROIX-ROUSSE 7

photographie

Dans la série "Le Monde derrière la vitre".

17.JPG

Photo prise le 30 décembre à 20 h 24.

15.JPG

Photo prise le 30 décembre à 20 h 22.

mardi, 05 janvier 2016

VU A LA CROIX-ROUSSE 6

photographie

Dans les séries "Le Monde dans" et "Le Monde derrière la (drôle de) vitre" (une variante du cumul des mandats).

photographie

Photo prise le 29 décembre 2015 à 19 h 12.

 

lundi, 04 janvier 2016

VU A LA CROIX-ROUSSE 5

photographie,lyon,croix-rousse

Dans la série "Le Monde derrière la vitre".

photographie

Photo prise le 30 décembre 2015 à 20 h 22.

photographie

Photo prise le 29 décembre 2015 à 20 h 28.

dimanche, 03 janvier 2016

VU A LA CROIX-ROUSSE 4

photographie

Dans la série "Le Monde derrière la vitre".

14.JPG

15.JPG

Photos prises le 29 décembre 2015 à 20 h 22.

photographie

Photo prise le 31 décembre 2015 à 17 h 56 (ça fermait plus tôt, l'incrustation du reflet dans l'ombre de la "grappe" est un cadeau du hasard).

samedi, 02 janvier 2016

VU A LA CROIX-ROUSSE 3

photographie

Dans la série "Le Monde derrière la vitre".

13 1.JPG

Photo prise le 30 décembre 2015 à 19 h 01.

 

vendredi, 01 janvier 2016

VU A LA CROIX-ROUSSE 2

QUELQUES PHOTOS POUR ACCUEILLIR LA NOUVELLE ANNÉE.

MEILLEURS VŒUX À TOUS.

****************************

Dans la série "Le Monde dans la vitre".

14.JPG

Photo prise le 28 décembre 2015 à 20 h 26.

photographie

Photo prise le 31 décembre 2015 à 18 h 07

15.JPG

Photo prise le 28 décembre 2015 à 20 h 27.

**********************************************************************************

Additif

On aura tout vu, tout entendu : François Hollande se veut le "Protecteur de la Nation". C'est curieux : plus cet ectoplasme de clown veut me "protéger", plus j'ai la trouille.

 

vendredi, 28 août 2015

LYON EN 1961

« Cherches-tu femme fidèle et douce

Prends la ficelle pour la Croix-Rousse.

Si te la veux vive et gentille,

Prends le tramevet de la Guille.

Si te l'espères sage et pas fière,

Grimpe de pied jusqu'à Fourvière.

Mais si tu veux bonheur et paix,

Remplis ta cave de beaujolais. »

 

La Plaisante sagesse lyonnaise

 

Note : la "Guille", c'est la Guillotière, quartier du sud-est de la ville (7ème arr., rive gauche du Rhône).

Je suppose que "tramevet" n'a pas besoin d'éclaircissement.

Quant à la "ficelle", c'est bien entendu, conformément à l'étymologie et à l'origine italienne (du latin "funiculus" : petite corde, ficelle, cordon), le funiculaire. Pour monter à la Croix-Rousse, il y avait la "Ficelle Croix-Paquet" (aujourd'hui métro à crémaillère) et la "Ficelle de la rue Terme" (maintenant "voie directe Croix-Rousse"). Reste deux vraies "ficelles" au départ de Saint-Jean : Les Minimes-Saint-Just et Fourvière.

*********************************

LA GARE DE LA MOUCHE

On voit vaguement, découpant un pan de la partie gauche de l'image, le virage de la voie ferrée vers Part-Dieu, Brotteaux, Paris, la planète Mars.

 

  Ci-dessous, vue plongeante sur les deux cimetières de la Guillotière, l'ancien et le nouveau. On voit aussi mentionné l'hôpital Saint-Jean-de-Dieu, où Stanilas Rodanski (La Victoire à l'ombre des ailes) a fini ses jours.

 

mercredi, 26 août 2015

LA DUCHERE AVANT LA DUCHERE

Prière à dire avant de se mettre à table, appelée le "Bénédicité de Craponne" (orthographe d'origine respectée à la lettre) :

« Prions Dieu qu'ivienne personne

Nous sons assez grands garçons

Pour manger tout ce que nous ons. »

La plaisante sagesse lyonnaise.

 

Dans le même genre, il existe aussi "Les Grâces de Brindas" :

« Mon Diu je vos remarcie de ce repâs !

Faites que l'autre ne târde pâs.

A tôt le moins que se retârde que ne manque pas ».

 

Tout cela est recueilli par Justin Godart, alias Catherin Bugnard.

Note : Craponne et Brindas sont des communes de l'ouest "lyonnais", en direction des monts du même nom.

**************************

LA PREMIÈRE BARRE DE LA DUCH' EST EN PLEINE CONSTRUCTION

(photo non datée, vraisemblablement autour de 1960)

 

On tourne le dos à la colline de la Croix-Rousse.

Plusieurs barres de la "Grande Muraille" de La Duchère ont aujourd'hui été détruites dont, tout récemment, la "barre des 200". 

 

 

lundi, 25 mai 2015

DÉTAILS 4

Ferme l’ombre en sortant de toi.

Laisse dans l’insu

Le souvenir des pas.

**********************************************************************************

 

VU A LA CROIX-ROUSSE.

Sommité de la statue de Joseph Marie Jacquard, sur la place de la Croix-Rousse. 

Où l'on voit que Jacquard avait des pellicules.

DETAILS 4.JPG

mercredi, 13 mai 2015

VU A LA CROIX-ROUSSE

 

photographie,lyon,croix-rousse

*************************************************************************************

Réforme du collège : tout le monde s'étripe. Nivellement par le bas contre souci d'équité. Je n'entre plus dans le débat : trop de mal a été fait au système éducatif français depuis quarante ans. 1975 : réforme Haby, le collège unique, je ne veux voir qu'une tête, et surtout pas une qui dépasse. On a continué avec la réforme Legrand : classes indifférenciées contre pédagogie différenciée (il fallait à tout prix « enseigner autrement »). Tout comme ça, ça n'a pas arrêté. A force de faire bouger l'édifice, celui-ci a tremblé sur ses bases, les murs se sont lézardés, le logement a été peu à peu rendu inhabitable. 

On n'a pas cessé de réformer l'école, réacs élitistes de droite contre progressistes égalitaristes de gauche. Le résultat ? Un manteau d'Arlequin, des tranches napolitaines. On dirait que chaque secteur de l'éducation (école, collège, lycée, supérieur) s'est autonomisé et mis à fonctionner pour lui-même.

Le résultat ? Ce qui était une succession d'étapes le long d'un processus continu est devenu un ver de terre tronçonné, dont chaque morceau ignore superbement les autres. Ce qui a disparu du système éducatif français, c'est la continuité nécessaire du processus que constitue l'instruction publique.

Et je ne parle pas du massacre accompli contre les filières techniques et professionnelles : demandons-nous pour quelle raison mystérieuse les entreprises artisanales en France ont toutes les peines du monde à trouver des personnes qualifiées à embaucher.

Qu'est-ce que l'école, finalement ? Voici la conception que j'aimerais partager : l'école, c'est l'effort accompli par une société, par une nation, pour s'élever parmi les sociétés, parmi les nations. Les performances d'une école dépendent de l'ambition (du « projet », de l' « objectif ») de toute une société, de toute une nation. C'est peut-être là précisément que le bât blesse. Qui voit encore la France en perspective, derrière l'école ?

Voilà ce que je dis, moi.

Note : Je ne suis pas le seul à le dire, et à l'écrire (on peut cliquer pour s'en assurer). Je me sens de moins en moins seul

 

*************************************************************************************

 

photographie,lyon,croix-rousse

 

mardi, 05 mai 2015

VU A LA CROIX-ROUSSE

 

PASTA LUNA 6.JPG

 

****************************************

Ça ressemble à une maison

D’avant  l’électricité

L’image a du mal à vivre

Mais l’œil est tout l’être

Quand le corps est tout seul

 

Et se confond avec elle

*****************************************

 

Note : je précise qu'il conviendrait de ne pas prendre un poème pour la légende d'une photo.

jeudi, 05 mars 2015

UN MATIN A LA CROIX ROUSSE

photographie,lyon,croix-rousse

 

photographie,lyon,croix-rousse

 

DIKKENEKE1.JPG

samedi, 13 décembre 2014

LYON EN 1992 2/3

GDE CÔTE 0.jpg

Il était une fois la montée de la Grande-Côte...

L1GD CÔTE 92 COIFFURE.jpg

 Ce qu'on appelle encore "les pentes".

1GD CÔTE 92 COMPTOIR.jpg

Parce que, quand on parle de la Croix-Rousse, il ne faut pas confondre "les pentes" et "le plateau".

1GD CÔTE 92 PILLONS.jpg

Mais c'était dans les "autres fois" (comme disaient les "yonnais", les vrais de vrais) : on l'appelait à raison "la colline qui travaille".

 

GD CÔTE 4.jpg

L'étape intermédiaire.

GD CÔTE 1.jpg

C'est tellement mieux, hein, la ligne droite ?

 

PIERRES PLANTEES.jpg

L'immeuble qui fait l'arrondi entre les rues J.-B. Say (à g.) et des Pierres Plantées (à d.), avec son délicieux jardin suspendu à l'arrière (n'est-ce pas, madame Tupinon ?), possède, juste sous l'avancée du toit, une fenêtre d'où la vue sur la Grande Côte était absolument imprenable. Pour la "vraie vie", il fallait attendre le soir. Je le sais : j'ai habité là.

Non, pas de nostalgie. Juste des moments remarquables.

Cette montée, Nizier du Puitspelu (Clair Tisseur de son vrai nom) l'appelait autrement, comme le prouve son "Littré" à lui.

lyon,photographie,croix-rousse,montée de la grande-côte,le colline qui travaille,canuts,c'est nous les canuts

Sur la page de titre de l'édition originale, on aperçoit une des deux flèches de la bien nommée église Saint Nizier. 

mercredi, 26 novembre 2014

PAS PHOTOGRAPHE, MAIS ...

DIKKENEKE 1.JPG

C'est à Lyon. Les habitués reconnaîtront.

dimanche, 23 novembre 2014

PAS PHOTOGRAPHE, MAIS ...

PLACE X ROUSSE.JPG

C'est à Lyon.

mardi, 20 mai 2014

LE MONDE DANS LA VITRE

 

 

******

« Charles-André Merda, dit Méda, 1773-1812. Plus tard colonel et baron d'Empire. Tué à la bataille de la Moskowa.

Dans la nuit du 9 au 10 Thermidor de l'an II (27 au 28 juillet 1794), Merda est un des premiers à pénétrer dans la salle de l'Hôtel de Ville de Paris où se sont réfugiés Robespierre, Saint-Just, etc. Arrêté dans la nuit, la mâchoire fracassée par un coup de pistolet, Robespierre fut guillotiné sans jugement le 10 Thermidor. »photographie,littérature française,georges perec,je me souviens,roland brasseur,je me souviens de je me souviens,théâtre mogador,sami frey,universitaire,le castor astral éditions,pol éditeur,

On trouve ce souvenir de fait divers dans Je me Souviens de Je me souviens, Le Castor Astral, 1998, l'ouvrage que Roland Brasseur avait, vingt ans après, écrit « à l'usage des générations oublieuses », pour célébrer le Je me Souviens de Georges Perec (POL, 1978). photographie,littérature française,georges perec,je me souviens,roland brasseur,je me souviens de je me souviens,théâtre mogador,sami frey,universitaire,le castor astral éditions,pol éditeur,

Dans le livre de Georges Perec, on trouve exactement, au n° 193 (p.54) : « Je me souviens que Robespierre eut la mâchoire fracassée par le gendarme Merda, qui devint plus tard colonel ». 

La quatrième de couverture du livre de Roland Brasseur nous apprend qu'il avait assisté, le 20 janvier 1989, à la représentation du théâtre Mogador, où Sami Frey récitait, assis sur une bicyclette, les 480 numéros (en fait, c'est ça, les Je me souviens) que comporte le livre de Georges Perec. Je le dis tout net : l'ouvrage de Roland Brasseur est utile mais éminemment regrettable.

Car le principal motif qui pousse le lecteur, dans Je me Souviens, n'est certes pas le désir de trouver les références exactes d'un décor qui fut familier à ses seuls contemporains, mais le bain d'imaginaire poétique et le climat incertain de lointaine et enfouie fraternité dans lesquels l'auteur le plonge par l'accumulation de ses propres souvenirs et par la simple répétition d'une formule qui en devient quasi-sacramentelle, comme le « priez pour nous » des vieilles Litanies des Saints. Même si, du point de vue religieux, alors là, c'est raté.

photographie,littérature française,georges perec,je me souviens,roland brasseur,je me souviens de je me souviens,théâtre mogador,sami frey,universitaire,le castor astral éditions,pol éditeur,claude burgelin,croix-rousse

Roland Brasseur, en réduisant le livre à son contenu purement informationnel, fait semblant de vouloir servir l'écrivain. En fait, il le démolit. Car il fait semblant de croire au "Ding an sich" de Kant, alors que Perec est dans le Schopenhauer de la "Volonté" et de la "Représentation". Cela s'appelle proprement perdre l'esprit pour s'accrocher à la lettre. Comme un vulgaire mollah prenant le Coran au pied de la lettre et se mettant en tête d'appliquer la Charia. Sa Charia à lui. Et sans commencer par se l'appliquer à lui-même, évidemment.

Au fond, Roland Brasseur prend Georges Perec au sérieux. Avec raison. Mais il a tort.

Voilà ce que je dis, moi.