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samedi, 24 janvier 2026

LES TRIBULATIONS D'UNE TÉGÉNAIRE

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A partir de la photo prise en 1995 d'une extraordinaire toile probablement tissée par cette défunte araignée qui reposait sur la surface immobile et désertée.

mardi, 20 janvier 2026

POUR VALÈRE NOVARINA

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Eh bien voilà ! C'est arrivé ! Et c'est une terrible nouvelle pour la haute idée que je me fais de la littérature française. Le grand, l'immense, l'unique VALÈRE NOVARINA vient de mourir.

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L'homme de théâtre, l'écrivain, le poète m'a nourri tout au long de nombreux repas sublimes au cours desquels j'ai dévoré son écriture irrémédiablement inclassable. 

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La première fois que j'ai rencontré l'univers parallèle et perpendiculaire (si si !) élaboré par Valère Novarina, c'était un 22 janvier 1999 au Théâtre du Point du Jour, à Lyon. Cela s'appelait L'Opérette imaginaire. J'avoue que j'avais simplement été intrigué par ce titre, qui réveillait en moi une très ancienne passion pour un genre méprisé par les beaux esprits qui ont pris en main les destinées de l'Opéra de Lyon en 1969, et congédié dans la foulée tout ce qui passait pour de la "musique légère" dans les oubliettes de l'histoire.

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Mais quelle soirée j'avais passée, mes amis ! Saisi par la grâce de ce cosmos résolument cinglé, inconnu, indescriptible ! Hautement littéraire ! Hautement véridique ! Hautement improbable ! Un texte superbement azimuté mené tambour battant par une petite troupe enthousiaste et enthousiasmante ! 

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De ce jour, je n'ai plus quitté Valère Novarina, livre après livre. J'avais même emmené ma petite famille assister au spectacle qu'il avait donné à l'E.N.S. de Lyon lors d'un probable cycle "Art et Science", découvrant une façon de projeter le texte comme je n'en avais jamais vu (voir photo ci-dessus), en couverture de son Drame de la vie (Poésie / Gallimard, 1995). Et j'avais assisté, possédé par le même émerveillement, à la représentation de L'Espace furieux à la Comédie Française.

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Impossible pour moi de trouver les mots pour qualifier, situer, circonscrire, définir la profusion, le Niagara de l'invention verbale et humaine dont il avait fait son apanage exclusif. Rien que les noms supraterrestres et interplanétaires dont il baptisait ses innombrables personnages rempliraient les pages d'un dictionnaire en douze volumes sur papier bible.

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C'est en entendant le très beau "billet d'humeur" de Guillaume Erner sur France Culture lundi 19 autour de 6 h 55 que j'ai appris la disparition de cet homme. J'avoue que j'ai pris un sacré coup à l'estomac. 

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Bon, ben voilà ! C'est arrivé ! 

***

Presque tous les livres de Valère Novarina cités ici sont édités aux éditions P.O.L. Pour la liste complète et généreuse des œuvres, se reporter aux "du même auteur". Gloire à Paul Otchakovsky-Laurens !!! 

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dimanche, 18 janvier 2026

VOUS AVEZ DIT "VASSAUX" ???

J'ai lu ou entendu plusieurs ravis de la crèche (je veux parler de gens a priori très informés qui exercent des responsabilités plus ou moins lourdes) déclarer — parfois avec des trémolos — que l'Europe doit veiller, face aux divers revirements et rodomontades caractériels du président Trump et aux nouvelles menaces géo-stratégiques qui pèsent sur le monde en général et sur l'Europe en particulier, à ne pas se laisser "vassaliser" par les Etats-Unis. 

Je le dis sans ambages : tous ces gens intelligents, puissants et bardés de diplômes ou de fric sont de purs pignoufs de bazar qui racontent des salades ou qui n'ont rien compris parce que ça les arrange. La vérité, c'est que la France, tout comme l'ancienne Europe de l'Ouest et l'actuelle "Communauté" européenne (qui a de moins en moins d'existence, soit dit en passant), constitue le ban et l'arrière-ban du "Grand Suzerain Américain".

Mais oui, enfin ! Une fois pour toutes, l'Europe est depuis longtemps la vassale de la puissante Amérique !!! On nous dit que le célébrissime "Plan Marshall" a sauvé l'Europe des griffes communistes. C'est probablement vrai. Mais il faudrait, chaque fois que la chose est évoquée, préciser que cette aide massive et magistrale était accordée de façon conditionnelle

Quelles étaient ces conditions ? Eh bien tout simplement, l'Europe, pour remercier le bienfaiteur américain, était — libéralement mais avec une force irrésistible de persuasion — invitée en échange à dépenser aux Etats-Unis les sommes faramineuses que les Etats-Unis lui avaient si généreusement procurées. Et les pays européens ne s'en sont pas privés, en important à qui mieux mieux un tas invraisemblable de choses très concrètes (toutes sortes de machines domestiques conçues et fabriquées pour "libérer la femme" et lui permettre de tomber dans le servage professionnel). Et la France, vieille patrie agricole de la civilisation européenne, a fait de l'agriculture française une usine entièrement mécanisée, remembrée (ah, Edgar Pisani) et finalement rentable. Eh ben, c'est ça qui compte, non ?

Mais rassurez-vous : les choses concrètes n'étaient pas toutes seules. Car les Américains, en matière de "way of life", avaient inventé, avec l'aide considérable de la morale protestante, une interminable procession d'images plaisantes, de sons nouveaux et entraînants, d'objectifs, de principes et de valeurs immatériels hautement désirables, en un mot : tout un idéal de vie, le point ultime du bonheur possible. Le serf, le vilain, et même le hobereau européens avaient un nouveau but, qu'ils pouvaient conquérir à force de travail, de mérite, mais par-dessus tout à force d'acceptation aveugle de ce modèle indépassable.

C'est ainsi que la civilisation européenne tout entière s'est mise à la remorque d'un mode de vie que cinq planètes Terre suffiraient à peine à satisfaire. Tout ce qui était proprement français est devenu franchouillard en un tournemain, voué à s'effacer derrière Sa Majesté le Progrès. Régis Debray, dans son livre Civilisation (Gallimard, 2017), actait de façon lumineuse et probante « comment nous sommes devenus américains » (sous-titre).

De son côté, Jean-Pierre Le Goff, en racontant dans le détail le quotidien de la France dans laquelle il a grandi de 1950 à 1968 (La France d'hier, Stock, 2018), dessinait les traits d'un pays que la plupart des Français d'aujourd'hui qualifieraient d'épouvantablement ringarde, obsolète, rétrograde, quasi-archéologique. Il est vrai que Jean-Marie Colombani, au lendemain du 11 septembre 2001, les avait précédés, dans un éditorial resté célèbre : « Nous sommes tous américains ». 

Bref, la vassalisation n'est plus en cours de réalisation, elle est acquise depuis longtemps. Le Grand Remplacement redouté par Renaud Camus et ses coreligionnaires a déjà un lieu. La cause est entendue. Ce n'est pas pour rien qu'on entend encore régulièrement dans les médias entonner les refrains selon lesquels « la France est en retard » (une marotte de journalistes) ou « des avancées qui mettront dix ans à traverser l'Atlantique ». 

L’anti-américanisme était considéré comme une injure disqualifiante, et les velléités de résistance de De Gaulle à toutes sortes de pression américanophiles n’eurent guère de suite. Et je ne parle pas de l’enthousiasme aveugle des pays européens pour ce qu’ils prenaient pour le « Parapluie Américain ». En fait de parapluie, la guerre froide a installé dans presque tous les pays européens, à l'exception notable de la France (merci Charlot !), dans le confort trompeur d'une sécurité purement promise, mais surtout les a entraînés dans la spirale d'un désarmement militaire qui se révèle aujourd'hui catastrophique. Il n'y a pas à tortiller de l'arrière-train en se gargarisant de notre grandeur passée : en matière de défense, ce sont les Américains qui détiennent les clés du coffre de la sécurité européenne.

Que reste-t-il aujourd'hui de proprement FRANÇAIS en France, cette France vassalisée depuis lurette, cette France dont le destin ne lui appartient plus ? Même la langue que nous parlons s'est travestie, au point que j'ai l'impression ici d'écrire une langue comprise par une minorité vieillissante et promise à la disparition.

samedi, 17 janvier 2026

VARIATIONS SUR L'OMBRE ...

.... DE MA TÊTE SUR LE MUR ...

 

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... en partant de l'original : le soleil envoie le reflet de la surface d'une petite armoire, tout en projetant par le milieu un rai vertical de lumière vive. Le reste est anecdotique.

 

mardi, 13 janvier 2026

INNOCENTS PAR PRINCIPE

Un tribunal vient d'ouvrir toutes grandes ses portes pour le procès en appel d'une nommée Marine Le Pen, fille de. Elle est donc de nouveau "présumée innocente". Pourquoi pas ? C'est du moins ce que dit la loi. Elle affirme d'entrée, après avoir envoyé au bûcher ses juges de première instance, qu'elle va enfin faire éclater son innocence au grand jour et aux yeux du peuple.

C'est pas gagné. 

A quoi reconnaît-on un innocent ? Bon dieu, mais c'est bien sûr ! A ce qu'il a les mains pleines. Notre vieille connaissance Nicolas Sarkozy est un exemple aveuglant de vérité de cette définition. 

Ainsi, Son Excellence Nicolas Sarkozy avait daigné publier mercredi 10 décembre le compte rendu de l'expérience traumatisante qu'il avait subie injustement à la prison de la Santé du fait de quelques juges fanatisés (vous vous rappelez : des boîtes de petits pois bien rangées sur les rayons !) qui ont juré sa perte. L'éditeur a déjà fait le plein de bénéfices et l'écrivain de circonstance de droits d'auteur.

Son Excellence a fait savoir à tous les vents qu'il milite désormais pour l'union de toutes les droites, et « sans aucune exclusive » (entendre : "y compris le Front National"). Au cours d'un entretien téléphonique avec Son Excellence, la future candidate encore inéligible à la présidentielle de 2027 lui a demandé s'il exigerait aux prochaines élections le maintien d'un "Front Républicain" pour faire barrage au dit "Front". Elle a obtenu la réponse négative qu'elle attendait.

Entre innocents essentiels, entre innocents par nature, entre innocents par principe, il faut se serrer les coudes, n'est-ce pas. On ne sera jamais trop nombreux pour mettre à bas une institution judiciaire dévoyée qui a le culot de s'en prendre à des personnes éminentes qui ont eu la maladresse (ou la malchance) d'être prises en flagrant délit en train de piocher sans vergogne dans d'autres poches que les leurs.

SALE TEMPS POUR L'IDÉE DE JUSTICE !!!

dimanche, 11 janvier 2026

C'EST QUOI ÇA ?

OUI, C'EST QUOI ÇA, LA JUSTICE ?

LE COUSIN LINFORD.jpg

Excellente question, jeune homme.

J'explique. Le petit bonhomme à l'air ahuri et aux oreilles comme des pendeloques qui est assis au milieu de flics armés, c'est une de ces créatures qui se sont échappées du laboratoire où le docteur Manghel (j'entends "Mengele", évidemment) se livre à de mystérieuses manipulations génétiques sur des êtres humains, sous la protection des puissants de la région, de quelques infectes crapules et de la police dirigée par "Gras-cul", commissaire compromis qui retrouvera le droit chemin au dernier moment.

Ces "hamsters", comme on les appelle, sont absolument inoffensifs, et même excessivement vulnérables. Mais ils ne doit à aucun prix en rester une seule trace en liberté dans la nature. Le tueur lancé par Manghel n'arrive pas à finir la besogne : on le retrouve à l'hôpital, façon barbecue. In extremis, Gras-cul redevient un vrai bon commissaire de police, mais redoute les foudres de la justice qui ne manquera pas de s'abattre. C'est là que se situe l'image ci-dessus. 

C'est la dernière vignette de l'album Le Cousin Lindford, vingt et unième album de la série "Jérémiah", menée de main de maître par Hermann (Dupuis, 1998).