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dimanche, 18 décembre 2016

RUE DUMONT D'URVILLE

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Photographie Frédéric Chambe.

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Combien je suis d’âmes de bêtes,

Avec le mauvais rêve d’une paix sans miséricorde ?

 

Combien je suis de frères de peu d’emphase,

Museau dans l’abreuvoir

Et sabots dans la vanité ? 

 

Combien je suis de secrets en péril,

Combien de portraits en retard,

Combien d’arides à-peu-près,

Et pour quel texte originel ?

 

F.C.

samedi, 10 décembre 2016

LA VIE DERRIÈRE LA VITRE

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Photographie Frédéric Chambe.

 

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PLANÈTE

La France va mieux, ça on le savait de source sûre (François Hollande, surnommé "la bocca della verita", vous savez : "si je mens, je vais en enfer"). La planète, quant à elle, va de mieux en mieux. Elle pète le feu, la santé, la forme et la joie de vivre.

Deux informations pour confirmer la bonne nouvelle : 

1 - Gilles Bœuf, spécialiste de la biodiversité, nous apprend que 100 % des records de pêche en termes de taille et de poids des prises datent d'avant 1950, et que la masse des poissons ramenés par les navires-usines a durablement cessé d'augmenter malgré les investissements colossaux : ça stagne, et même ça baisse. Les poissons sont de plus en plus petits, c'est-à-dire de plus en plus jeunes (car ils ne cessent de grandir et grossir au cours de leur existence), donc de plus en plus immatures. Ne parlons pas du chalutage profond, qui va chercher des espèces dont certaines n'atteignent la maturité sexuelle et l'aptitude à se reproduire que très tardivement (jusqu'à quinze ans pour l'empereur, je crois). Résultat : Gilles Bœuf réfute la disparition des espèces océaniques ("Il y a un seul océan", dit-il, "et il n'est pas possible de démontrer qu'une espèce n'existe pas quelque part"), mais il s'alarme de "l'effondrement des populations" (c'est son expression) : pas le nombre des espèces, donc, mais le nombre des individus de chacune.

2 - Le Monde, journal quotidien, nous apprend qu'entre août 2015 et juillet 2016, 8000 km² de forêt amazonienne ont été rasés au Brésil, en progression de 29 % sur l'année précédente.

Et tout cela sans même évoquer le réchauffement climatique, bien connu désormais de monsieur tout-le-monde. Tout cela va dans une seule et même direction : le suicide.

Heureusement que l'humanité ne cesse de prendre de bonnes résolutions : qu'est-ce que ce serait dans le cas contraire !!! 

On pourra bientôt prendre au sérieux ce qui, sous la plume d'Alexandre Vialatte, n'était qu'une boutade : « On n'arrête pas le Progrès : il s'arrête tout seul ». On peut mettre la phrase au futur : le progrès s'arrêtera tout seul. La boutade se fait prédiction. N'en doutons pas.

Gilles Bœuf ajoute une chose intéressante (et à méditer) : l'humanité ne va pas dans le mur, car il n'y a pas de mur. Simplement, ce qui va arriver, c'est que les hommes vont souffrir de plus en plus.

 

vendredi, 09 décembre 2016

LA VIE DERRIÈRE LA VITRE

L'atelier de reliure.

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Détail.

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Photographie Frédéric Chambe.

jeudi, 08 décembre 2016

LA LUCARNE TOUT EN HAUT

Entrée de la rue d'Austerlitz, le 7 décembre, juste pour la petite fenêtre éclairée, tout en haut du mur (presque) aveugle, sous les toits.

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Photographie Frédéric Chambe.

mardi, 06 décembre 2016

LA VIE DERRIÈRE LA VITRE

La buée sur la baie vitrée du restaurant : c'est qu'il ne fait pas chaud dehors, et que le cuistot prépare la tortore. Il paraît que ce qu'on y mange est plutôt végétal. Peut-être pour ça que je n'ai pas essayé.

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Photographie Frédéric Chambe.

mercredi, 30 novembre 2016

APRÈS LA FERMETURE

Les caisses de Carrefour city (ou comment qu'il se nomme, market, matou, matraque ou quoi), avec leur lecteurs de cartes bancaires cacochymes et désarticulés.

 Rien d'affriolant : c'est juste pris sans reflet intempestif de la rue.

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Photographie Frédéric Chambe.

Me reviennent les paroles d'une petite chanson : quand j'avais rencontré Guy Prunier (cette fois, je vous parle d'il y a vraiment très longtemps), elle n'était pas définitivement au point. Le refrain disait : « Si ça te dit, samedi on ira à Carr'four, c'est chouette l'amour ».

Faire rimer Carrefour et amour, c'était plus original que le sempiternel amour / toujours, et somme toute annonçait assez bien la divinisation démoniaque de la marchandise et de l'univers spectaculaire dont la société de consommation (titre d'un bouquin mémorable de Jean Baudrillard) a su l'entourer pour mieux y enfermer l'esprit des gens.

mardi, 29 novembre 2016

APRÈS LA FERMETURE

Le Riad (coiffure), sans lumière ni reflets ajoutés.

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Photographie Frédéric Chambe.

lundi, 28 novembre 2016

VU DE LA TABLE DU FOND

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Photographie Frédéric Chambe.

dimanche, 27 novembre 2016

HALLOWEEN CHEZ LE FLEURISTE

 

On n'a pas trop forcé sur la déco.

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Photographie Frédéric Chambe.

samedi, 26 novembre 2016

UN JOUR DE FERMETURE

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Après la "vogue des marrons", La Voguette.

Photographie Frédéric Chambe.

jeudi, 24 novembre 2016

LUMIÈRES DE LA VOGUE DES MARRONS

LYON, CROIX-ROUSSE, 1 octobre - 11 novembre MMXVI

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"Le Palais sucré."

Photographie Frédéric Chambe.

samedi, 19 novembre 2016

DE JOUR / DE NUIT

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Ce satané double vitrage !

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Un chantier, rue Dumont.

Photographies Frédéric Chambe.

dimanche, 13 novembre 2016

APRES LA FERMETURE DEFINITIVE

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DÉDIÉ AUX VICTIMES DU 13 NOVEMBRE 2015

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Le lieu est resté vide.

Photographie Frédéric Chambe.

(Plus maintenant, 4 décembre 2017 : y officient un chiropracteur et un psychothérapeute, quand on vous dit que la Croix-Rousse se "boboïse", se "gentrifie".)

mercredi, 09 novembre 2016

AVANT L'OUVERTURE

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Photographies Frédéric Chambe.

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L'installation est pour très bientôt.

Les points clairs en bas à droite (un vert, un rouge) ne sont pas des parasites ou des saletés.

Quelques reflets inopportun à cause du double vitrage.

Pour l'instant, l'accès à la mezzanine semble un peu problématique, sinon compromis. Je me demande si la CHSCT (Commission Hygiène Sécurité et Conditions de Travail) avalisera l'usage de l'échelle télescopique. Cela m'étonnerait un peu.

Ci-dessous la dernière mouture, autrement éclairée, telle qu'elle se présente aujourd'hui même.

photographie,lyon,croix-rousse

 

lundi, 07 novembre 2016

APRES LA FERMETURE

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Photographie Frédéric Chambe.

dimanche, 30 octobre 2016

LE MONDE DANS LA VITRE ...

... ET LA VIE DERRIÈRE LA VITRE

(les deux, mon général !).

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La boulangerie en train de fermer.

Photographie Frédéric Chambe.

mercredi, 26 octobre 2016

LE MONDE DANS LA VITRE

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Photographie Frédéric Chambe.

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Les facéties de l'actualité.

Au printemps, Nuit debout repeint le monde aux couleurs de la révolution.

A l'automne, voilà que c'est au tour de la police de faire sa Nuit debout.

mercredi, 19 octobre 2016

APRÈS LA FERMETURE

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Photographie Frédéric Chambe.

Lors de la réfection des locaux, avant l'agrandissement de la boulangerie (c'était une boutique de sapes). Voir 17 octobre.

lundi, 17 octobre 2016

DES VIES DERRIÈRE LA VITRE

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Ça turbine très fort, y compris le samedi soir, avant la réouverture de la boulangerie, agrandie et embellie. Sa « formidable clientèle » [sic], qui a pris son mal en patience pendant les travaux, se prépare pour l'assaut.

Photographie Frédéric Chambe.

jeudi, 13 octobre 2016

DES VIES DERRIÈRE LA VITRE

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Photographie Frédéric Chambe, 11 octobre 2016.

dimanche, 21 août 2016

VU A LA CROIX-ROUSSE

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Photographie Frédéric Chambe, 19 août 2016.

jeudi, 26 mai 2016

FÉLICITÉ DE LA CROIX-ROUSSE

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Ce n’est pas pour dire, mais Exbrayat, qui n’est que stéphanois (« Tout le monde peuvent pas être de Lyon, il en faut ben d’un peu partout », La Plaisante sagesse lyonnaise, Catherin Bugnard : à noter qu’Exbrayat cite le nom de ce pseudonyme du politicien Justin Godard et même celui de l’Académie des Pierres Plantées qu’il avait fondée), connaît assez bien la Croix-Rousse, et pour un adepte de l’ASSE et du « chaudron » de Geoffroy-Guichard (celui-là même des Guichard-Perrachon qui ont fondé Casino), il n’en dit pas trop de bêtises. Ma foi, je n’en veux pas trop à Exbrayat de l’hommage que ce Vert, dans Félicité de la Croix-Rousse, rend à la capitale des Gaules, ou plus précisément à son quartier le plus ... à son quartier le plus .... Bref, le quartier que ce nom de Félicité caractérise à merveille (soit dit en toute objectivité, cela va de soi).

Son repérage des lieux est impeccable : le terrain de jeu de l’inspecteur (pardon, il faudrait dire l’O.P.) Darius Méjean se situe, d’est en ouest (du Rhône à la Saône), entre les rues Joséphin-Soulary et Chazière et, du nord au sud (de Caluire à la limite des « Pentes »), entre la rue Henri-Chevallier et le boulevard de la Croix-Rousse, où se trouve la poissonnerie « Les Pêcheurs réunis » (sans doute celle qui est devenue « Vianey »). Mais pourquoi faut-il que l’auteur fabrique de toutes pièces un « boulevard Carnot » ? Mystère. 

Exbrayat a visiblement parcouru la Croix-Rousse, ce quartier inimitable, dont il rend finalement assez bien compte, pour un étranger, du « climat » particulier, de la place Commandant-Arnaud à la rue Victor-Fort, en passant par la rue Dumont, la rue Henri-Gorjus et la rue de Cuire (rue de Cuir en version imprimée !). J’imagine que c’est à des contraintes propres à la fiction qu’il imagine que la rue Henri-Gorjus possède un n°104 et la rue Chazière un n°326, rues qui, certes, ne sont pas les plus courtes, mais se gardent bien d’atteindre le n° 100 (ce numéro si présent dans les œuvres de jeunesse d’Alfred Jarry, à cause de l’aspect odoriférant et du « balai innommable » qui s’y rapportent). 

L’autre côté sympathique de ce petit roman de Charles Exbrayat, c’est qu’il invente deux ou trois personnages de vrais Lyonnais de l’ancien temps, qui puisent leur vocabulaire dans la malle au trésor que constitue le Littré de la Grand’Côte. Voilà qui a dû faire plaisir en son temps aux mânes de Clair Tisseur, alias Nizier du Puitspelu. Le meilleur dans le rôle du Lyonnais fondamental s’appelle ici Ulysse Nizerolles, balayeur des rues de son état, et copain de régiment de l’inspecteur (pardon : de l’O.P.) Méjean. 

Voilà un personnage ! Obligé de limiter sa consommation quotidienne à cinq litres de vin, il a l’impression de ne pas être à la hauteur de son défunt père, ancien des chemins de fer, qui en éclusait huit. Les pages où Exbrayat donne la parole à Nizerolles donnent un festival de lyonnaiseries. 

Jugez plutôt : « Et qu’est-ce que tu grabottes dans ce coin ? », « Il me rencontre en train de balayer les équevilles », « une salade de clapotons », « il s’est fait un peu trop serrer le corgnolon », « T’as vu quand ils ont assassiné la Ficelle ». Ah, la Ficelle ! La mienne, c’était pas celle de la rue Terme, c’était la « Ficelle Croix-Paquet », celle avec la passerelle,

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qu’on passait directement du jardin à la montée Saint-Sébastien, celle avec son « truck » à l’arrière, pour les animaux et les "encombrants" (comme on peut le voir ci-dessus). 

Après le festival, le feu d’artifice : « perdre mon temps à bajafler », « elle est toujours à grollasser dans le coin pour apincher ce qui se passe », « mon Alfred, c’était une vraie charipe », « décancane pas, Darius », « la Marguerite, un vrai veson », « grand gognand », « j’ai pas le droit, le dimanche, de me bambaner avec des gones que je connais », « même maintenant, j’en suis encore tout coufle », « le garçon, il doit être pire que toutes ses sœurs réunies. Une bugne, quoi », « t’as bien tort de te bouliguer l’intérieur », « je me sens détrancané ». Ah non, ne comptez pas sur moi pour un glossaire. Trouver des notes de bas de page dans un polar, ce n’est pas courant. Ici, il n’en manque pas une. 

On l’a compris, ce qui me plaît dans Félicité de la Croix-Rousse, c’est le côté très « couleur locale », l’ancrage dans le quartier dont je respire l’air depuis très longtemps, même si mon domaine, autrefois, était plutôt « les Pentes » que « le Plateau », du 16, rue Pouteau au gourbi du peintre Sorokine, des traboules que je connaissais par cœur (aucune n’était fermée) à la rampe métallique du passage Mermet, de P'tit Jo le clochard à l'église Saint-Polycarpe. 

On peut ajouter à cette couleur locale les figures que l’auteur met en scène, en particulier la famille très particulière sur laquelle l’enquête se concentre. Les Sancourt, c’est cinq sœurs et un frère, tous restés vieux célibataires, tous racornis, tous séchés sur pied, qui semblent vivre sous la férule de l’aînée, Félicité. Nul n’a jamais osé franchir le pas de tomber amoureux. Et les deux velléités manifestées ont avorté. Mais c’est là-dessus que l’intrigue est fondée, alors … 

Quant à l’inspecteur (pardon : l’O.P.) Méjean, à ses tribulations avec son chef le commissaire Blaise Bertrand, dit B.B., franchement, on s’en fiche un peu. Que les deux hommes se soient fâchés à cause d’un gratin dauphinois (faut-il ou non râper du fromage dessus ?), cuisiné par l’une des épouses et mal commenté par l’autre, je vois là un « running gag », rien de plus. Les tourments intérieurs et les scrupules de l’inspecteur (pardon : l’O.P.), ça fait plutôt remplissage que ça ne fait avancer l’action. Quant aux scènes à son domicile, en face à face avec l’épouse, je les trouve un peu épaisses. 

Bref, tout ce qui se rapporte au côté policier du polar m’intéresse très moyennement, même si l'auteur dédie son livre « A Georges Simenon, notre maître ». Je garde l’évocation d’une Croix-Rousse vivante. Ce qui n’est, après tout, pas si mal. 

Voilà ce que je dis, moi.

samedi, 26 mars 2016

APRES LA FERMETURE

ARCHEOLOGIE

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Photo Frédéric Chambe.

La particularité de cette image est la suivante : les locaux, à l'abandon depuis longtemps, voient parfois leur surface vitrée couverte d'une peinture blanche, plus ou moins dense, destinée à masquer ce qui se trame là. Il arrive cependant que la surface peinte soit grattée de l'intérieur (l'archéologue aussi fait des trous) et que, dès lors, l'objectif de l'appareil photo puisse se plaquer contre la vitre, pour une sorte de prise en flagrant délit de la déshérence du lieu, sous la surface des apparences.

Je me dis qu'il n'est pas jusqu'à la déshérence d'un lieu dont on ne puisse goûter le charme. 

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Demain, jour de Pâques, j'écouterai la Passion selon Saint Jean, de Jean-Sébastien Bach. Dans la version de René Jacobs. Aujourd'hui, j'écouterai le quatuor n°15 opus 132, de Ludwig van Beethoven (47'13"). Dans la version des Italiano. Beethoven est mort un 26 mars. C'était en 1827.

jeudi, 24 mars 2016

LA VIE DERRIÈRE LA VITRE

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L'atelier de reliure.

Photo Frédéric Chambe.

Ci-dessous : détails.

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photographie,lyon,croix-rousse

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J'avais bien aimé Chirac dans le texte, livre dans lequel Yves Michaud décryptait le langage de l'ancien président. Une démarche salutaire, qu'il faudrait conseiller aux journalistes de généraliser et de systématiser, eux qui, si souvent, n'exercent pas leur métier, mais jouent les porte-voix des politiques, quand ils n'en sont pas de simples perroquets.

Le Canard enchaîné (23 mars) nous annonce la parution de Situation de la France (Desclée de Brouwer), nouveau livre du même Yves Michaud, et je dois dire que l'article de Frédéric Pagès me donne bien envie d'aller voir de plus près de quoi il retourne. Je passe sur ce que l'auteur pense du « Care » (c'était la sinistre Martine Aubry qui avait importé cette notion américaine dans la politique française), mot que Michaud traduit par "bienveillance".

Je retiens juste, pour l'instant, les propos rapportés par le journal, concernant l'islam. Attention les yeux, le philosophe n'y va pas de main morte avec le dos de la cuillère à pot : il parle en effet de l'islam, « "religion obscurantiste, intolérante et antidémocratique" qui ne reconnaît pas la "liberté d'apostasie", c'est-à-dire le droit de la quitter ».

J'approuve entièrement cette façon de considérer l'islam. J'en ai assez, après tout, d'entendre une pléiade de prétendus laïcards plaider sur tous les tons pour la liberté religieuse, pour la tolérance et contre une purement fantasmatique « islamophobie ».

J'avais eu l'impression que les agressions sexuelles contre les femmes dans la nuit de la Saint-Sylvestre à Cologne ressemblaient à s'y méprendre à un attentat concerté. Et j'avais été stupéfait par certaines manifestations, faisant suite à ces attentats sexuels, où ce n'était pas le machisme et le sexisme en vigueur chez les arabes qui était dénoncé, mais le racisme, la xénophobie, l'islamophobie de ceux qui avaient réagi et protesté contre les agressions. Le législateur devrait accorder à certains mots le droit de se défendre et de tirer à vue.

J'en ai assez d'entendre le chœur des loups qui hurlent contre l'écrivain Kamel Daoud, suite à la tribune parue dans Le Monde en réaction à Cologne, au prétexte qu'il y dénonce "la misère sexuelle du monde arabe". 

Qu'on se le dise, il est interdit de nommer les choses et d'appeler un chat un chat : le gang des dénégateurs veille. Eh bien non : l'islam est vraiment une "religion obscurantiste, intolérante et antidémocratique". La France, par rapport à l'islam en tant que tel, est en état d'incompatibilité.

Bienvenue, monsieur Yves Michaud, au club des islamophobes. Alexandre Vialatte pourrait-il encore conclure ses chroniques de son habituel : « Et c'est ainsi qu'Allah est grand » ?

Pas sûr.

Voilà ce que je dis, moi.

mercredi, 23 mars 2016

LA VIE DERRIÈRE LA VITRE

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Photo Frédéric Chambe, 22 mars 2016.