samedi, 14 février 2026
MON FEUILLETON MADELEINE RIFFAUD ...
... ET SON GENDARME (épisode 1).
Madeleine Riffaud, cette femme d'exception qui est décédée en 2024 (âgée de 100 ans), vient de tuer un Hauptsturmführer sur le pont de Solférino. « J'avais pas le choix, moi ! » dira-t-elle plus tard. Tu parles qu'elle aurait eu le choix ! Un officier nazi venait de lui tuer sous ses yeux son "Picpus", un mec en or qui n'avait peur de rien. Malheureusement, une voiture de la police de Vichy a assisté au geste et la rejoint sans peine pour l'amener direct à la Préfecture, juste sous les tours de Notre-Dame de Paris. Elle a visiblement reçu des coups, et pas des tendres. Voici la première image de cette histoire. C'est le milicien qui s'adresse au brigadier en fonction : « Brigadier, je vous la confie. » Le gendarme salue le milicien.

Visez bien la bobine du gendarme : il s'appelle "Untel", ça peut être n'importe qui. Le gars qu'on voit au second plan, c'est le commissaire divisionnaire David. Il dirige la "Brigade Spéciale", un service entièrement français que les nazi admirent.

Madeleine est menottée. Elle n'a pas le moral. Le flic est là : il fait son boulot.

Madeleine est épuisée. Le gendarme farfouille dans sa musette.

Mais qu'est-ce qu'il fabrique, le gendarme ? Il jette un regard à sa prisonnière, et prend un gros morceau de son propre sandwich !?

Qu'est-ce qu'il fait ? Il lui donne le morceau.

Elle mange un peu. Le gendarme reste dans une attitude en apparence indifférente.

Alors elle peut dormir un peu, mais ici, on peut être réveillé par les cris de gens qu'on torture.


Le gendarme continue a obéir aux ordres : il ne réagit pas, du moins de façon visible, même s'il serre les poings comme si quelque chose le chiffonnait.
Fin du premier épisode.
10:46 Publié dans BANDE DESSINEE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bande dessinée, madeline riffaud résistante, morvan et bertail

