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dimanche, 23 avril 2017

REFLUX DE VOTE

Aujourd'hui 23 avril, je reste chez moi. Je suis occupé : j'ai de la lecture.

BUENO ANTOINE NO VOTE.jpg

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PAYSAGE

RUE CUIRE 1.JPG

Photographie Frédéric Chambe.

Ceci est mon bulletin de vote.

Et bonne fête à tous les Georges. Et un très joyeux anniversaire à tous ceux qui sont nés un 23 avril, date indubitablement appelée à un avenir brillant, vu les circonstances politiques présentes, pour ce qui concerne la France, la Française, le Français et autres animaux étranges. 

mardi, 24 avril 2012

CAMPAGNE DEUXIEME TOUR

Oyez, oyez, braves gens, le président-candidat (en même temps que candidat-président, c'est subtil, faut suivre) va donc organiser une GRANDE MANIFESTATION le premier mai, jour de la fête du Travail (avec majuscule). Il espère réunir des foules considérables pour célébrer, tenez-vous bien, à la une, à la deux, à la trois : LE VRAI TRAVAIL.

 

Alors, je vois qu'il faut lui rafraîchir la mémoire. Rappelez-vous : « Je ne vous mentirai pas, je ne vous trahirai pas », qu'il disait ; rappelez-vous : « Travailler plus pour gagner plus ».

 

 

Je lui propose donc de relire un classique de la grande littérature française.

 

 

MARTINE TRAVAILLE PLUS.jpg

Dans son cas à lui, c'est aussi bien que La Princesse de Clèves, non ? Et au moins, c'est à sa portée.

 

 

Voilà ce que je lui dis, moi. 

 

samedi, 16 juillet 2011

VOUS AVEZ DIT ECOLOGIE ?

Donc EVA JOLY 1 – NICOLAS HULOT 0. Ce fut un match assez laid, où la sportivité des adversaires laissa à désirer, où les phrases assassines et les preuves de désamour mutuel furent les plus constantes. Et la grande question est donc : quel score pour le parti Vert à la présidentielle ?  Réponse : je m’en fous.

 

 

Si vous suivez ce blog, vous savez déjà que je suis tout sauf un MILITANT, mais que pour ce qui est du « devoir citoyen », là oui, je MILITE, et pour l’ABSTENTIONNISME. Si les écologistes ont voulu fonder un parti, grand bien leur fasse. Moi monsieur, j’ai fait partie de ceux qui ont manifesté contre le surgénérateur de Malville en 1976, le fameux Superphénix.

 

 

J’ai encore des photos de LANZA DEL VASTO au milieu des CRS, et de AGUIGUI MOUNA faisant répéter son refrain favori : « Les soldats troubadours ! Les soldats troubadours ! » ; il avait même publié quelques-unes de mes photos dans son Mouna frères, alors ! Et j’avais participé à la mise en place de Superpholix, qui s’imprimait dans la propriété d’un certain BOISGONTIER, sise à Saint-Egrève. J’y croyais.

 

 

Et ça allait loin : j’ai opéré quelque temps le retrait 3 % sur mes factures EDF, qui m’a valu un correspondance assidue avec le directeur régional qui me démontrait par a + b que le nucléaire, c’était l’avenir. Je suis allé manifester à Fessenheim, au pylône de Heiteren, c’était donc avant l’ouverture de la centrale, puisque les câbles à très haute tension n’étaient pas encore posés. J’y croyais.

 

 

Je n’y crois plus. Il y a d’un côté les activités humaines, disons, pour faire court, l’industrie, mais TOUT ce qui se rattache à l’industrie. De l’autre, les écologistes. D’un côté, on a donc tout ce qui fait, fabrique, s’active, transforme la nature, apporte du confort et de la facilité dans la vie réelle à un certain nombre de gens. De l’autre, on a tout ce qui parle, discourt, pérore, baratine, bavarde, s’exprime. D’un côté, on a donc ceux qui disent : « Cause toujours ! » à l’autre côté.

 

 

Mais je parle des écologistes, alors que je devrais parler de tous les politiques. D’un côté ceux qui font, de l’autre ceux qui parlent. Tiens, ça vient de sortir : CHRISTOPHE DE MARGERIE est PDG de Total. Il veut augmenter le prix de l’essence (évidemment, le début des vacances, c’est le moment idéal). Le sang du sinistre des finances ne fait qu’un tour : il convoque le PDG. Résultat des courses ? Je ne suis pas devin, mais je veux bien prendre le pari. Ce sera : « Cause toujours ! ».

 

 

Pour que le modèle industriel des sociétés se mette à l’écologie, une seule solution, et pas deux : cesser d’être industriel. Mais déjà nous, ça nous fera mal de renoncer à tous les bienfaits dans lesquels nous avons grandi. Alors vous pouvez comprendre que les deux ou trois milliards d’humains qui sont en passe d’y accéder à leur tour, ils ne sont pas prêts, mais alors pas du tout, à cesser leur mouvement vers l’avant.

 

 

On reparle ces temps-ci de la baisse de la fertilité masculine (les « perturbateurs endocriniens », paraît-il). On reparle de la mortalité inquiétante des abeilles (un cocktail « parasite-produits phytosanitaires, paraît-il). On a parlé quelque temps de la directive européenne REACH,chargée d’analyser en détail et d’établir le bilan environnemental des conséquences des 100.000 molécules chimiques en circulation, mais en se gardant bien de jeter un œil sur le triptyque 1 – les très faibles doses (vous savez, l’histoire des « seuils de tolérance ») ; 2 – les interactions entre les molécules ; 3 – la durée d’exposition à ces molécules.

 

 

Je veux dire que, pour ce qui est des conséquences (néfastes), TOUT LE MONDE EST AU COURANT. Il n’y a même pas besoin des écologistes. Tiens : les femmes japonaises, qui vivent au Japon, ne savent pas ce que c’est que le cancer du sein. Eh bien tu vas rire : quand elles vont habiter sous les cieux plus cléments d’Hawaï, leur taux de prévalence du cancer du sein rejoint illico presto celui des femmes américaines.

 

 

CHARLOTTE DELBO a écrit les livres les plus poignants que je connaisse sur l’enfer d’Auschwitz. L’un est intitulé Une connaissance inutile. Le contexte n’a évidemment rien à voir, mais je pense que ce titre est tout à fait adapté au discours écologiste actuel. Alors la guéguerre HULOT-JOLY, vous me permettrez de m’en tamponner allègrement.

 

 

QUE FAIRE ? Oui : que faire ? Une seule chose : prendre le plus possible, le plus souvent possible, le plus grand plaisir possible. Comme disait le grand PIERRE DESPROGES : « Vivons heureux en attendant la mort ! ».

 

 

Là-dessus, je vais vous laisser prendre quelques vacances. Vous les avez bien méritées.