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jeudi, 11 février 2021

LES POÈTES DE MA VIE (13)

MAURICE FOMBEURE

*

TROUVER L’ÂGE DE MON VILLAGE

 

Autour des sentiers blancs, le sommeil de la mer,

Autour des tamaris le sommeil et l’amour,

Risque en alexandrins ces rixes, ces paresses,

Le sommeil de la mort sur la plage des jours.

 

Au coucher du soleil, mon village écarlate,

La mairie à la chaux puis le curé dodu,

Un jardin fou criblé d’oiseaux, de mille-pattes

Et l’église écoutant ses orgues suspendues.

 

Le bruit clair des lavoirs et le bruit sourd des sources.

Sur la place, un tilleul aveugle et répandu

Un chariot que la lune attelle à la grande Ourse

Et saint Eloi, patron des forgerons perdus.

 

Mon lit où la mort prend la forme du sommeil,

Disperse les songes assoupis sous mon toit,

Où je dors toujours seul et toujours avec toi

Car tu es sur ma vie comme une étoile blanche.

 

Au fond des prunelliers mon village éternel

Au bord de ta forêt, déchiré par l’orée

Au bas d’un doux ciel clos cravaché d’hirondelles,

Je t’aime mon village éternel, éternel,

 

Tes fumées tremblent dans mon cœur,

Tes volets s’ouvrent dans mes yeux ;

Je t’aime mon village innocent et joyeux

Où la vie fait un doux bruit d’ailes.

 

MAURICE FOMBEURE

A DOS D’OISEAU.

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