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dimanche, 11 février 2018

GUIGNOL

"Guignol" est un mot qui appartient à la famille des antonomases célèbres, et compte ainsi dans son cousinage par force des gens aussi estimables que le frigidaire, la poubelle ou le sandwich, substantifs en général issus des nobles lignées qui ont eu le génie de faire don de leur patronyme au Dictionnaire. Je ne vais pas réécrire son histoire : ce serait forcément moins bien que tous ceux qui se sont donné la peine de le célébrer.

Parmi ces gens d'un goût très sûr qui savent reconnaître le génie, on trouve Alfred Jarry, que le Père François (je veux dire le pape, qui me l'a dit en confidence la semaine dernière) s'apprête à canoniser en grandes pompes, à cause du culte sans faille que l'illustre écrivain a rendu à sa majesté l'Absinthe, au point de lui faire le sacrifice de son existence (même si l'hypothèse est controversée ; notez que Christophe Colomb lui-même n'a été recalé qu'à la suite d'un procès en canonisation en bonne et due forme, cf. La Harpe et l'ombre d'Alejo Carpentier). Gloire à Alfred Jarry, saint et martyr, qui a inclus dans ses Minutes de sable mémorial un mémorable Guignol qui prouve en l'instaurant la parenté indubitable de son Ubu avec notre marionnette lyonnaise.

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Photos des marionnettes de Guignol (Chignol pour les intimes) et Gnafron, prises au musée de Gadagne dans les autrefois (années 1970). J'ignore comment elles se présentent, aujourd'hui que l'hôtel de Gadagne a été transformé de fond en comble. 

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Ici, admirez juste la rusticité raffinée du travail du sculpteur et la magnifique teinte vermeille qui orne la trogne de ce misérable buvanvin* de Gnafron. C'en est au point qu'une maison de vin de chez nous avait fait de la marionnette un emblème renommé sous nos latitudes.

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Je me sens mauvais Lyonnais : je ne suis retourné à Gadagne que pour m'asseoir en été à une table des "jardins suspendus", au quatrième étage du musée (photo ci-dessous). Je recommande le lieu, on est à hauteur de toit, accroché à la colline, bien loin des rumeurs et des miasmes urbains. Une riche bonne idée ! Mauvais Lyonnais ? Je n'ai jamais été folkloriste, et ai renoncé à le devenir un jour : les folkloristes m'ennuient autant que les touristes revenus d'ailleurs pour une "soirée diapos".

Je ne suis pas davantage le militant de mes origines. Je laisse ce sale boulot à de pauvres excités insulaires même pas comiques, qui nous emboconnent l'atmosphère avec la singularité que leur confère leur insularité. Certaines "singularités collectives" ressemblent à des phénomènes de foire, vous savez, ces "hommes-trépied", "hommes-tronc", "femmes-serpent", frères siamois ou femmes à barbe, qui ne pouvaient gagner leur pain qu'au cirque. Et je ne suis pas non plus un collectionneur frénétique d'images et de "couleur locale". Je me contente de picorer à l'occasion dans le catalogue des fleurs qui un jour ont poussé sur ces terres.

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Pour parler franchement, les Lyonnais ne parlent plus le lyonnais depuis bien longtemps. Combien savent ce qu'était un trancanoir ? Qui parle encore d'équevilles ? Je ne suis même pas certain qu'ils connaissent un peu le théâtre de Guignol, annexé par les "actions culturelles à destination des enfants", alors que Laurent Mourguet destinait aux seuls adultes les dialogues de ses pièces dont, si je ne me trompe, il n'a pas laissé d'originaux. Remarquez, j'ai l'air de critiquer, comme ça, mais j'ai moi-même glissé les mains dans les gaines de quelques pantins en compagnie d'un oncle, très cher à ma mémoire quoiqu'il fût prêtre, pour distraire petits et moins petits, par quelque après-midi pluvieux (Le Déménagement, Les Embiernes, La Racine d'Amérique, ...). Mais c'était indéniablement lui qui prenait l'accent de par chez nous avec le plus d'authenticité (il n'avait pas son pareil pour glisser dans les conversations des lyonnaiseries : "comme un coq en plâtre", "en tapis noir", etc.).

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Le digne magistrat Jean-Baptiste Onofrio, qui assistait incognito aux représentations de Mourguet en a pieusement recueilli assez de bribes (y compris sur ses manchettes – on pense aux omoplates de chameaux de Mahomet pour le Coran) pour offrir un beau recueil de pièces (1865), imité beaucoup plus tard (1925, ci-dessus) par Les Amis de Guignol, Justin Godart, Mgr Lavarenne, Ernest Neichthauser (qui fabriquait les marionnettes) et d'autres.

Ce n'est pas sous la plume de l'auguste magistrat Onofrio qu'on trouve la pièce de Guignol, hélas méconnue, pochade intitulée Le Sarsifi petafiné, à ne pas mettre entre des mains inaverties. La justification du tirage (ou l'achevé d'imprimer) portait fièrement la phrase : « Cette pièce ne sera jamais réimprimée ». A la lecture, on comprend que les éditeurs étaient des gens d'une extrême pudeur. Le thème, bien qu'autrement formulé, s'en retrouve curieusement dans le film de Claire Denis Trouble every day (2001), avec une Béatrice Dalle pleine de dentition aiguisée et d'hémoglobine. Il est question d'un accident subi par Guignol sur une partie de lui-même à laquelle les messieurs tiennent en général beaucoup. Il serait malséant que j'en dise davantage. On devinera à partir de là le rôle des dents de Béatrice Dalle.

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Le dessinateur Berlion et son scénariste Corbeyran, dont j'ai évoqué les "Sales mioches" récemment, donnent un coup de chapeau à Guignol dans les pages de garde de leurs albums : bien maigre consolation, qui n'offre que le côté caricatural du folklore. Ci-dessous on voit le tandem infernal, avec sa mise en abyme pour faire le lien avec les "mioches". Notez que le cadre est sympathique : le castelet du parc de la Tête d'Or, sur fond de kiosque à fleur de la place Bellecour (je ne suis pas sûr de l'exactitude de ce détail, M. Berlion, d'autant que Guignol est dépourvu de la "tresse" que tout bon canut se devait de porter à l'époque de Mourguet).

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Le vieux, le grand, le magnifique Gotlib avait donné une version autrement "moderne", décapante et "détrancanée" à souhait de la caricature. Mais Gotlib était un peu plus "voyou" dans son dessin, puisqu'il s'en passait de belles dans le castelet (Rubrique-à-brac tome I).

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La tradition des bons gones s'est vaille que vaille maintenue et soutenue jusqu'à la deuxième guerre, grâce à la vigilance active de la Société des Amis de Guignol. A partir de 1945, la France semble avoir brutalement rompu avec l'esprit de "Résistance", puisqu'elle a accueilli à bras ouvert le Grand Débarquement des Nouveautés venues par cargos entiers d'outre-Atlantique. C'est alors que la "culture américaine" (si ce n'est pas un oxymore) a supplanté la vieille Culture Française, à laquelle elle s'est contentée de dire, avec ses gros bras musclés : « Ôte-toi de là que je m'y mette ! ». Exit Guignol.

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C'est dans la publication annuelle de cette honorable société (Almanach des Amis de Guignol) qu'on trouve des récits bien canants, comme l'histoire du pari fait par le Glaudius et le Toni ou celle de la Commode de la cousine Stéphanie (Catherin Bugnard, de célèbre mémoire). Je grossis ci-dessous l'exposé des motifs de cet immortel réservoir de lyonnaiseries.

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Le cogne-mou, ça dit bien ce que ça veut dire, si l'on se représente le monsieur en bûcheron. Et pour 159 sous, il n'y a pas de raison de se priver.

Note : Voici la définition que Nizier du Puitspelu donne de "buvanvin" : « Ivrogne. Jean Brunier (prononcez Bruni), notre granger, était un brave homme, mais quelque peu buvanvin. Un dimanche, à trois heures, mon père le trouve le pouce sur le loquet du Bon Coin, à Saint-Irénée. – Eh, Jean, que faites-vous là ? – Monsu, j'allôve à vêpres. – Au moins, disait mon père, s'il n'avait pas eu le pouce sur le loquet ! ».

mercredi, 24 janvier 2018

LA BD EN VISITE A LYON (4)

Aujourd'hui, un nommé LACAF.

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Parmi les BD dont le récit est situé entre Rhône et Saône, il en est une dont le style de dessin ne me plaît guère : rien à voir avec la "ligne claire". L'auteur a le trait épais et le contraste accusé jusqu'à l'expressionnisme, la couleur un peu crade, grasse et glauque. Il tire le décor et les personnages vers un réalisme exacerbé, parfois jusqu'à la violence. L'ensemble ne craint pas de flirter avec la vulgarité. C'est du moins ainsi que je lis la série Macadam de Lacaf (il semblerait que ce soit son vrai nom). Simple question de goût.

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Champ / contre-champ passage Thiaffait, entre Burdeau et René-Leynaud : rien à dire. Avec (en bas) le bout de l'escarpin du malade mental en uniforme de travelo (mais le flic en bas, flanqué de Malika et Farida, deux frangines qui ne se supportent plus à l'idée de s'être succédé dans son lit, ne sait pas que c'est lui).

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On se dit que le sujet n'est pas pour rien dans le choix du style : l'inspecteur Klein (il ne nous laisse pas ignorer qu'il est juif, il évoque avec son père les enfants d'Izieux, « juste avant que Barbie n'envoie tous les enfants à la mort ... en 44 ») est lancé à la poursuite d'un tueur en série particulièrement retors, expéditif dès qu'il s'agit d'échapper à la poursuite, et qui ne recule devant rien, peut-être parce qu'il n'a plus rien à perdre. Il ne faut pas moins de trois épisodes pour en finir (dans le sang) avec le sinistre personnage. Seul le troisième et dernier se déroule dans la "capitale des Gaules", et dans le trente-sixième dessous des bas-fonds sociaux.

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L'inspecteur Klein monte à la Croix-Rousse par la rue Saint-Marie des Terreaux, puis redescend de Fourvière par la montée des Chazeaux, après avoir causé avec son père (par téléphone) sur l'esplanade.

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Personnellement, j'adhère peu à l'histoire, trop "spéciale" si l'on veut, au point de tomber dans la caricature : prenez un assassin complètement à la masse, en liberté dans la bonne ville où coule le beaujolais, faites-en le fils dégénéré de Fernandez, un ancien "soldat" de l'Algérie française auquel quelques musculatures (le sergent Alsarès) sont restées fidèles, faites revenir avec un ponte des Renseignements Généraux, le tout baignant dans la soupe illégale des plus belles fleurs de la pègre lyonnaise, agitez, chauffez, c'est prêt à servir.

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Un rodéo rue Grognard, qui finit tranquillement en compagnie du ponte des RG, juste au-dessus de la rue des Fantasques, véritable balcon avec vue imprenable. Les Fantasques, ce fut aussi un excellent restaurant où, pour bénéficier de la vue, il fallait s'y prendre très à l'avance.

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Rien que l'énumération à la page 37 des "honorables confréries" de l'agglomération fait bien marrer et vaut son pesant de gibelotte à la Bocuse, tout y passe et tout le monde répond à l'appel de "Georges", celui qui réussit à unifier ce beau monde en une assemblée qui diffère en tout point de celle qu'on trouve à la fin de Tintin en Amérique (on comprend l'expression "ligne claire") : « Je peux compter sur la participation de tous ? Les dealers ? - O.K. !... - Les gosses roumains et yougos ? - O.K. ! - Les putes ? - O.K. ! - Les travelos et les pédés ? - O.K. ! - Je m'occupe des jeux clandestins, des clubs et des bordels ! Au boulot ! ». Arrête, on n'en peut plus, coco ! Ils sont unanimes pour dire avec Georges : « Ça veut dire : si on le trouve, on le bute ! C'est clair, non ? ». Il faut les comprendre, ces braves gens : ce malade commence à semer une pagaille noire dans leurs petites affaires. Ce sont des gens d'ordre et au besoin, ils font le ménage.

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On a changé de monde.

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Alors le Lyon de Lacaf, maintenant ? Je dirai la même chose que pour Kraehn : un Lyon parcouru à grandes enjambées, et qui ne sert que de toile de fond. Avec cette différence notable que Lacaf présente beaucoup plus de lieux identifiables que Kraehn. Mais avec quelques menues approximations en passant.

La première est plus une interrogation qu'une affirmation, à propos de la "ficelle" de Fourvière : ce funiculaire est un couple de voitures tenues par un câble ("ficelle") d'acier, qui se croisent au milieu de la pente sur une partie dédoublée de la voie. La gare supérieure abrite le moteur et les poulies qui mettent les deux voitures en mouvement : quand l'une monte, l'autre descend. La question est la suivante : qui conduit ? Il me semble bien que l'initiative revient à une personne depuis une cabine centrale de contrôle, et que le rôle des employés assis dans les deux cabines se réduit à fermer les portes et à signaler au micro que tout est prêt pour le départ. Celui-ci serait donc donné de l'extérieur, l'employé n'étant un "conducteur" que par abus de langage. Si je ne me trompe pas, le "conducteur" peut sans doute freiner d'urgence au cas où, mais il n'a aucun moyen de remettre en route à son gré, comme Lacaf le raconte dans la scène finale (on ne confie aucun véhicule à deux "conducteurs").

Autres approximations, quand il montre la bibliothèque universitaire de Lyon II, incendiée en 1999,

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Il y aurait comme du flou dans la toiture incendiée (ci-dessous photo Sylvestre en 1886) : tout le monde peut admirer le superbe double arrondi latéral du toit.

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ou l'appartement de canut que le héros retrouve sans trop d'émotion (il est originaire de par là) : « ... et mon appart sous les toits, haut de plafond parce qu'on y entassait les métiers à tisser et les ouvriers qui couchaient sur place pour un salaire de misère ... ». Soit dit en passant, on ne connaît guère à la Croix-Rousse d'appartements de canuts qui soient situés sous les toits, justement à cause de la hauteur (4 m. pour le métier). Il s'agit de s'entendre sur "haut de plafond".

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Y a du flou dans le canut (notez la hauteur relative des personnages, les tomettes au sol et l'échelle pour monter à la soupente-chambre à coucher : là, on peut dire que c'est "haut de plafond").

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En dehors de quelques cartes postales (Terreaux, Bellecour, le Rhône, ...), l'auteur s'efforce de disséminer dans son récit des "petits faits vrais", mais toute proportion gardée, cela donne plutôt l'impression de ce qu'un sénateur-maire présente comme l'indispensable "ancrage local" pour bien montrer qu'il tient à garder ses deux mandats, et que la règle du non-cumul, il s'assied dessus (n'est-ce pas, M. le ministre Collomb ? Au fait, touchez-vous toujours votre rémunération de sénateur ?). 

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La "Ficelle" de Fourvière, avant l'assassinat du dingue par les anciens copains de son père. Pour "après", voir l'image de couverture, tout en haut.

Entendons-nous, je ne critique pas la volonté de faire "couleur locale", mais ce Lyon-là manque un peu de "ressenti". La gare de Perrache est parfaite, y compris la traversée du "blockhaus" de Louis Pradel jusqu'à la place Carnot, qui rend parfaitement la violence immédiate et absolue du criminel poursuivi ; le champ / contre-champ pour présenter le passage Thiaffait est parfait (voir plus haut).

Ci-dessous, les vignettes (p.28-29) dans l'exacte suite (à une exception près, voir plus haut) qui défrise ma topographie croix-roussienne.

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Droit en face, sur la rive gauche, la petite place d'Helvétie : est-il possible qu'on se trouve dans la montée du Boulevard ?

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Il faut reconnaître ses erreurs : cet escalier se situe dans le haut de la rue Magneval.

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J'avoue mon insuffisance, et adresse mes excuses à Lacaf pour avoir en l'occurrence ignoré un détail que je connaissais par cœur. Une absence, quoi.

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Mais franchement, je n'ai pas compris l'itinéraire suivi par la moto de l'inspecteur Klein : on le suit dans le "direct Croix-Rousse", entrée et sortie, et jusqu'au monument Sully Prudhomme de la place Bellevue, mais après ? Où Lacaf est-il allé chercher le long escalier rectiligne (5) emprunté par le héros, surtout qu'arrivé en bas, il se retrouve juste en dessous de l'église Saint-Bernard (qui est presque à l'altitude du plateau), nez à nez avec les fachos (par où est-il remonté ?), puis bascule dans l'escalier de la rue Grognard, où la voiture des poursuivants se fracasse ? Il fallait tordre la réalité pour les besoins du rodéo ? Bof.

Moralité : la Croix-Rousse est un quartier bien compliqué.

Voilà ce que je dis, moi.