UN POEME
samedi, 18 juin 2016
Je maquille là où je reste.
Je masque mes trésors.
J’assouplis mes humeurs amirales
Qui décomposent la frontière
Entre mon visage et le temps.
Et je compte à chaque minute
Chaque trace du pinceau qui rature
Le sillage creusé de mes traits.
J’ouvre sur hier des fenêtres,
Gouffres possessifs de reflets.
Mais voilà le miroir, jaloux de l’ombre où je le tiens,
Qui voudrait resserrer ses méandres
Autour du nombre de mes vies.
Je l'assigne à redevenir un sosie.
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