Il arrive à Alexandre Vialatte de se payer la tête des gens qui font profession de sérieux, ceux qui intellectualisent, ceux qui se paient de mots pour y faire entrer, croient-ils, la réalité ordinaire du monde, ceux qui n’abordent celle-ci que sassée à travers le filtre de concepts dûment érigés par leurs soins, en termes si possible abscons, abstrus, voire aporétiques. Aujourd’hui ( La Montagne , 12 juin 1957), grâce au livre de Jean-François Revel ( Pourquoi des philosophes ? ), il passe les philosophes (et autres phraseurs, savantasses et abstracteurs de quinte essence) par sa...

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