mercredi, 07 décembre 2011
CARTHAGE, WATERLOO ET VERDUN
« Les taureaux s’ennuient le dimanche », chantait JACQUES BREL. La chanson finissait (et finit toujours, que je sache) par une question sur ce que les taureaux ont dans la tête : « Ne nous pardonneraient-ils pas, en songeant à Carthage, Waterloo et Verdun ? ». BREL répète « Verdun ». Il n’a pas tort. L’homme a fait fort à Verdun, côté rendement, en matière de meurtre collectif, même si c’est un peu moins bien qu’à Hiroshima. A Hiroshima, on dénombra 60.000 morts en un instant. A Verdun, c’est 300.000 morts, mais en huit mois. C’est malgré tout un résultat honorable,...