Sonnet du jour :   « Vase olivâtre et vain d'où l'âme est envolée, Crâne, tu tournes un  bon regard indulgent Vers nous, et souris de ta bouche crénelée. Mais tu regrettes ton corps, tes cheveux d'argent,   Tes lèvres qui s'ouvraient à la parole ailée. Et l'orbite creuse où mon regard va plongeant, Bâille à l'ombre et soupire et s'ennuie esseulée, Très nette, vide box d'un cheval voyageant.   Tu n'es plus qu'argile et mort. Tes blanches molaires Sur les tons mats de l'os brillent de flammes claires, Tels les cuivres...

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